Séminaire sur les singularités des surfaces
École Polytechnique
M. D EMAZURE
Surfaces de Del Pezzo : II - Éclater n points dans P
2Séminaire sur les singularités des surfaces (Polytechnique) (1976-1977), exp. n
o4, p. 1-13
<http://www.numdam.org/item?id=SSS_1976-1977____A5_0>
© Séminaire sur les singularités des surfaces
(École Polytechnique), 1976-1977, tous droits réservés.
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SEMINAIRE SUR LES
SINGULARITES
DES SURFACES
SURFACES DE DEL PEZZO : II - ECLATER
nPOINTS DANS P2
M. DEMAZURE
CENTRE
DEMATHEMATIQUES
PLATEAU DE PALAISEAU - 91128 PALAISEAU CEDEX Téléphone : 9d1.82.00 - Poste N*
Télex : ECOLEX 691596 F
26 Octobre 1976
1. COURBES EXCEPTIONNELLES
Si X est une surface lisse connexe, on note
Pic(X)
le groupe de Picard de la classecanonique (et
aussi le faisceaucanonique)
et . la forme intersection. Par
exemple
si on aPic(X) = i5£ ,
avec-3 et p. q = pq..
Si
x E X,
notonsX(x)
lerésultat
de l’éclatement de x dans X et E le diviseurexceptionnel.
AlorsPic(X(x))
s’identifie naturellementà
Pic(X) x 2Z ,
aveccl(E) = (0,-1), wX(x) = Wx + cl(E) = (WX,-1),
et on a( a, n ) . (b,m)=a.b-m.n,
doncE. E = -1 ; E.(Dy/ ==
-1. Notons que1 ’ isomorphisme X e
a
été
choisi defaçon
que l’on ait( a,b).E = b. Rappelons
aussi que, si D est un diviseur sur
X,
alorsl’injection canonique
Pic{X)c Pic(X(x))
associeà
la classe de D la classe dutransformé
total D’ de, A
D ;
si D esteffectif,
, alorsD’ =D+oeE, où
D est le transformé strict deD,
etoù a=D.E=mult(x;D)~0, donc cl(D) _ (cl(D),mult(x;D) ).
Inversement,
soit Y une surfaceprojective
lisse connexe,et §
unélément exceptionnel
dePic(Y), c’est-à-dire
unélément
tel que§.§=
-1 et- -1. Si
est effectif etirréductible,
alors il est de la formecl(E) où
i
.
*****20132013
, . , .. · 1
E est une courbe
uniquement déterminée (puisque E.E 0)
etisomorphe à lP
(puisque
p q dimH (E,0 )=l+2013E.(E+(i))=0).
E 2D’après
lethéorème
deCastelnuovo,
on
peut
alors contracter E(c’est-à-dire
écrireY= X(x),
avec Xprojective
etlisse,
defaçon
que E soit le diviseurexceptionnel).
On poseraéventuellement
2. LES SURFACES
X(Z),
ET LEURS ELEMENTS EXCEPTIONNELSDans la
suite,
onconsidère
des surfaces obtenuesà partir
deIP2
par
éclatements
successifs. Plusprécisément,
onconsidère
une surface X iso-morphe à]p2
et une suite(x ,...,
depoints
tels que---.--r-- 1 r
et on pose
X (L:) = X (x1 ) (x2) , ... , (xr) .
Si les
projections
desxl
dans X sont toutesdistinctes, c’est-à-dire si ¿cX,
I
X(¿) peut
s’obtenir par éclatement simultané de la famillex 1 ,...,x r
depoints
de X.
On note
Eo l’image réciproque
dansX(Z)
d’une droite deX,
E1,..·,Er les images réciproques totales
dexi’... ,xr
dansX(Z).
On poseD’après
le No1,
on acanoniquement,
par
l’isomorphisme 0 r),
de sorte que les vecteurs de base de2Z [()Ir]
sont les classes de Eo, · -E l, .. . , -Er .
On aA
Si D est le
transformé
strict dansX(S)
d’un diviseur effectif D deX,
et D’son
image réciproque totale,
on a;ala 2’*** an) où a -. deg(D),
a. ==mult(x.;D), cl(D’ ) = (a ;0,...,0).
Notons que dire que les
points xi
sont deprojections
distinctesdans
lP2 signifie
que lesE.
sontirréductibles,
ou encore que, pour leséléments cl(E .) - cl(E. )
ne sont pas effectifs.j i _ .
Lemme 1 :
a) Si §
esteffectif,
alors§.E 0~~ 0.
b)
Si~oE ~-2,
alorsH (~)=0.
Si deplus !=;~~~(ju, alors
est effectif.a )
Ce larésu lte aussitôt
de ce queE 0
est mobile( E°. Eo ~~tO)
: siavec D effectif ne contenant pas
E ,
alors.E =D.E +a0.
0 0 " 0 0
b )
Si. E -2,
alors((jo-).E =-3-.E 0,
doncH°(w-§ ) = 0 d’ après a) .
Par
dualité
deSerre,
s cela donneH 2 (§)= 0,
donc parRiemann-Roch
si donc
(~-o)).~>0,
il e~~résulte que §
est effectif.Proposition
1 :a)
Si r9,
la restriction de la forme intersectionà
l’or-thogonal
de (1) estnégative ;
elle est nondégénérée
si r9, dégénérée
si r’= 9.b)
Sir~9,
tousles éléments exceptionnels
dePic(X(¿:»
sont
effectifs ;
i ls sont en nombre f ini si r9,
en nombre inf ini sinon.Supposons
Pourtout §
dansPic(X),
on adonc
§. § 0 (formules (~)).
Cela donneet
r9,
on en tirealors soit donc si
r19.
Pourr ~ 9,
on a0, d’ où a).
Si §
estexceptionnel, (4)
donnedonc,
pour r :9 9et §
est effectifd’après
le lemme1, b).
Sir 9, (5) s’écrit
aussiqui
n’aqu’un
nombre fini desolutions, puisque ~~ (-~.~)
est une formequadra-
tique positive
et nondégénérée.
Pourr ~: 9,
les conditions§.§=
-1 et§.w = -1 s’écrivent
qui
aévidemment
uneinfinité
de solutions(correspondant à
tousles ~
tels que~. ~ ~ -3,
etqui
donnentpour § calculé
par la formuleprécédente
unevaleur
"entière").
Remarques : 1) D,après a)
l’ensemble des solutions de est fini pour r9. Il est infini pour r = ~puisque ~ = nw
convient(A >_ 0 ! ).
2)
Cequi précède permet
dedéterminer
tous leséléments
excep- tionnels pour r9(cf.
table3).
Nous donnerons un autreprocédé
de calcul ci- dessous. Nous prouverons aussi(corollaire
2 de la prop.4)
l’assertion suivan-te, qui pourrait simplement
sevérifier
sur la liste des solutions :(6)
Pourr 9)
toutélément a6Pic(X)
tel ue a,. oc = -2 etce.w= 0 s’écrit
sous la
forme § 1- 2
- -2ù- § 1
1 .-.--et § 2
sontexceptionnels orth ogonaux (la réciproque
estévidente).
3. COURBES ANORMALES
Si, d’après
cequi pi,écède,la
structurealgébrique formée
par le groupePic(X(E))
munide w
et de la formequadratique
nedépend
pas de la"géométrie"
dusystème ~,
il n’en est pas demême
despropriétés liées à
l’ef-fectivité
ouà l’amplitude
des diviseurs.Nous dirons
qu’une
courbeirréductible
r surX(Z)
est anormale si~.~’>_ 0.
Il existe des courbesirréductibles
anormales et verticales surX(Z)
si et seulement si l’un au moins desEi
n’est pasirréductible, c’est-à-
dire si l’on n’a
pas 7,cX.
Par ai lleurs :Proposition
2 :a)
Pourr ~ 8,
les courbesirréductibles
anormales non verti- cales surX(~)
sont lestransformés
stricts des courbes suivantes de X : les droitespassant
par trois au moins despoints
deZ,
lesconiques irréductibles passant
par six au moins despoints
deE,
et lescubiques irréductibles
pas-sant par
sept
au moins despoints
de Z etayant
en outre unpoint
double en unautre
point
de L.b)
Pour r >9,
i 1 exi stetou jours
des courbes anormales.Remarquons
d’abord queb)
estévident : prendre
unecubique
pas- par 9 despoints
de E.Démontrons a).
Soit r une courbeirréductible
de Xd’image réciproque
stricte anormale et soit(a
o0;a,,...,ar)
rl’élément
correspon-dant
,...,a )==-3a + a1 + ... + ar ,
doncPar ailleurs
a = (a ;...,a ).E =deg(r), a.=(a ;...,a ).E.=mult(x.;r)
pouro 0 0 r 1 1
1 > 0.
’
Nntons que, si un
point
x. ide Z
se trouve au-dessus d’unpoint
x . de,
alorsL J
On
peut
donc supposer avoiréclaté
les xi dans un ordre tel quei j
1
- .Si
ao = 1,
on a donc r >_ 3 etai = a2= a3= 1.
Siao = 2,
on aai ~ 1,
doncon a soit
a 1 auquel
cas r > 9Supposons
donca 0 >_ 4.
Si alors ce
qui
est exclu. Si2 s r _ 5, appliquant
Bezoutà
a
r et à
ladroi te j oi gnant x à
1x ,
on obtienta 0 > a 1 +
01a ,
donca --°
2 etce
qui
est exclu. Si6 ~ r ~ 7, appliquant
Bezout
à
F età
uneconique passant
parx 1"."x5’
10 on obtient2a >_ a + ...+ a ,
0 1 5
considérons
unecubique passant
parx1, ... , x8 et
un autrepoint
y de~’
’d’ après Bezout,
on a3a >a +... +a~+ 1,
cequi
contredit la conditionimpo- sée.
Celaachève
dedémontrer a).
Remarque : Supposons
r8. Alorsd’après
cequi précède,
les classes dansPic(X(¿»
des courbesirréductibles anormales
surX(Z)
sont de l’une des formes.", .. . tT ., .. , . .
a) a =0,
l’un des a., i > 0égal à -1,
les autres > 0 et non tous nuls.o 1
p)
a= 1,
au moins trois des ai,i > 0, égaux à 1,
les autres nuls.o 1
y) ao = 2,
au moins six desa. , , i > 0, égaux à 1,
les autres nuls.o i
6) a o =3,
l’un desai égal à 2,
lessept
autreségaux à
1( r = 8 ) .
Elles sont donc toutes de la forme
a- 0, où
0 est combinaisonlinéaire à
coef- ficientspositifs
des etoù 0152
est de l’une des formes suivantes(à
per-1-
mutation
près
des indices >0)
:(0;-1,1,0,...), (1;1,1,1,0,...), (2;1.1,1,i,~,l,...), (3;2,1,1,1,1,1,1,1).
Comme on le vérifie
aussi tôt,
on atoujours cx,.OE= -2,
ce.w = 0.Théorème
1 : Lesconditions
suivantes sontéquivalentes :
(i)
Lesystème anticanonique
de(1.e.
le faisceau estample.
(ii) r8,
et tous les diviseursexceptionnels
deX(2:)
sont(effectifs et) irréductibles.
(iii) r 8, tous
lespoints
de Eappartiennent à X,
troisquelconques
d’entreeux ne sont pas
alignés,
sixquelconques
ne sont pas sur unemême
coni-1
et il n’existe aucunecubique qui passe
parsept
despoints
etet
ait unpoint
double en unhuitième.
(iv)
Il n’existe aucune courbe(irréductible)
anormale surX(Z).
(v)
r8 et il n’existe aucunélément
effectif tel queoc. a =
-2,
a.ou == 0.D’après
lecritère
deNakar, ou est ample
si et seulement si pour tout diviseur effectif(irréductible)
D surX(Z),
on aD.(jo >0,
i.e.Cela donne
l’équivalence
de(i)
et(iv). L’équivalence
de(iii)
et(iv) résul-
te de la
détermination
des courbes anormales surX(Z)
faite ci-dessus.Si est
ample,
etsi §
estexceptionnel (donc effectif,
prop.1)
et non ir-réductible,
onpeut
avec~.o) ~0, S2"w-1>O,
cequi
contre-dit
.tu -1 = 1, d’où (i)~ (ii).
Par
ailleurs,
sia6Pic(X(Z))
est tel que a.a =-2 eta.(i)==0,
il existe(No 2)
des diviseurs
exceptionnels S1 et S2 avec §1- ~2=oc.
Si a esteffectif,
alorsSi = § 2 +OE
n’est pasirréductible,
donc( ii ) ~ (v). Enfin,
s’il existe surX(Z)
des courbes
anormales,
il existe unélément
effectif a, dePie(X(7-»
tel quea.a =-2, (remarque précédant
lethéorème 1),
donc(v)=> (iv).
4.
RACINES,
GROUPE DE WEYLPour
l’instant,
nous abandonnons lagéométrie
pourétudier
la situa- tionalgébrique
suivante : on donne un entier onconsidère
iiuni de sa base
canonique, notée EO,TE1,-E2’...’
de la formequadratique
telleque
et du
vecteur a) = -3E
+ ¿:E. = -(3;1,1,1,.,..).
r o 1
On
note Q
rl’orthogonal
de w r dansP ,
r doncet on pose
Les éléments de
1 sont
les élémentsexceptionnels,
leséléments
deR rles
racines.
Pour rs, on identifie P
r
à
sonimage
naturelle dansP ,
et on ar s
On
appellera
racinessimples
les racines définies parOn note S l’ensemble des racines
simples.
On apour r ¿ 3.
Proposition 3
:a ) R2 =
b )
Pour r >3,
les a,i , i =1, ... ,
r, f orment une base du%-module
Q ;
on a cc ..OE . =-2,
et a..a.=0 pouri 1 j
sauf pour lespaires
sui-ï .- .- - . - .
vantes,
-. pourlesquelles
--. ,-.- a..a.= i J 1 :(1,4), (2,3), (3,4),
...(r-l,r) :
:c)
La formequadratique
induite par . - surQ
r -. est -.-. -négative
non
dégénérée
pourr 8, négative et dégénérée pour
r = 9.C’est trivial pour
a)
etb),
et adéjà été démontré
pourc).
Pour
chaque
soit s la réflexionorthogonale
deP définie
par
a r
par
On a
s (a)
=-a,s respecte
la forme intersection etfixe W , r
donc induit desa a " r ’
permutations
deQ , 1 ,
r R On note W le sous-groupe deengendré
parr r r r
s ai ,....,8 ar
; onl’appelle
legroupe de Weyi. Enonçons
tout de suite :Théorème
2 :Supposons
r~9. Alors :a)
- Le roupe W est le groupe de tous lesautomorphismes
de P laissantr r
fi xe jsj
et .. Il est fini pourr 8,
infini pour r9.b)
Le fixateur deEr
dansW est (r_>_1).
"c) W~ opère
transitivement dansR
pourr> 2 ;
ilopère transitivement
dans
1 r
oar r3 ;
pour r=0,1, 2,
le nombre d’ orbites de W dans 1 est0,1, 2.
Nous
démontrons
cethéorème
ci-dessous. Notons seulement ici les faits suivants :a)
Pour i >1,
laréflexion
s laisse
fixeE. pour j/ i-l,i,
etpermute
Ei_1
etEi ;
lessa,
pourengendrent
donc le groupef5 r
de toutes les1
permutations
descoordonnées
deP r
laissant fixe la0-ième.
b)
Laréflexion
sa applique l’élément (a 0 ;a1,...,a ) r
dePr (r:2:3)
surl’ é lément
l ’’ a2 + m, a + m, a4’ a , ... ) où
c)
On aW 0=
on aW = E2-
Pourr~~!3,
le groupeW
estengendré
par
6 r
et par la transformations l précédente.
d)
laisse fixeEr , (r ~ 1).
5. LES ELEMENTS EXCEPTIONNELS ET LES RACINES
(r s 9)
Lemme 2 : Pour
3 s r s 9,
le groupeWr opère transitivement
dansIr .
Soit §= ( a , ...,ar 1 r.
Notons d’ abord quea 0~:0 ;
celarésulte
en effet de la prop. 1
b).
Onpeut
aussi ledémontrer
ici directement : ondoit avoir
ce
qui
donneDonc a
~-1 ;
,· mais a _ -1 est
impossible, puisque
cela donne EaÎ = 2,
o 0
E a. = -4. Par
ailleurs,
si a= 0, alors §
est l’un desE. , i > 0, qui
sonti>O 1
°permutés
transitivement parr r
Supposons
ao >0. Quitte à permuter
les indices >0,
onpeut
supposerMontrons
qu’ alors ai + a~ + a3 > ao’
cequi permettra
de conclure(en effet,
parapplication
des
, on diminue alorsa ,
et on termine parrécurrence). Suppo-
a
sons +
a 2
2 +a3 ,
et posonsb i =
iai - 3 ;
i 3 9 alorsSi
b3~0,
alorsbl, b , b3
sont nuls et de somme ~-1, donc
§
est l’un desE, i
et ao = 0, ,contrairement à l’hypothèse.
Sib 3 0,
alorscela
implique r 4,
etLemme 3 : Pour 2 r
9,
Wopère
transitivement dans P .- r r
En raisonnant comme dans le lemme 2
(c’est
d’ailleursplus facile),
on voit que toute racine (1. =
(ao; al’ ...)
telle queao ~ 0
esttransformée
decx’2
par W . Si a 0 alors r -(1. est une racine du
type précédent,
et il existeo
wEWr’
avec-a,=w(a,2)’
doncRemarques : 1)
Sia E R9’
alors Eneffet,
on a.(=0.
Ils’ensuit que
R9
estinfini,
donc aussiWg8
"y *y
Il en
résulte
deplus
que toute racine ex deR9 peut s’écrire
(ao;a1,...,ag)’ (ao;a1,...,ag)ERg
etao=-1,O,1.
Mai s cela donnepour
a =0,
O on 1 1i / j, i, j > 0 ;
J
pour
ao = ±1, 0, = ±(E0- F,i- Ek), i , j , k
di sti ncts > 0.D’ où
la li ste de toutes les racines deRg,
et par restriction auxPr, r 9,
celle des racines deRr
(voir
table2).
2) L’application St-+ S + w8
est unebijection
de1 8
surR$ ;
ondéduit
donc de la liste des racines deR8
obtenue ci-dessus celle deséléments
deI., puis
deIr
pour r ~ 8(voir
table3).
Appelons système exceptionnel
unesuite s
d’éléments deIr
telle pour
i’ j.
1 J
Proposition 4 :
Pour 2 s r i9,
le groupeWr opère
transitivement sur l’ensem-- r
des
systèmes excepti onnels
delongueur
s pours / r-l,
et il a deux orbitesdans l’ensemble des
systèmes exceptionnels
delongueur
r-1.Raisonnons par
récurrence
sur r.Pour r=2, on a W2 = 62’
les orbites deW 2
dans1 2
sont
[E,,E 21
et~E -E -E ~ ;
il y a deuxsystèmes exceptionnels
delongueur 2,
etSupposons
r~3. Soit( §1 , ... , §~ )
unsystème
exceptionnel
delongueur
s;d’après
le lemme2,
il existewE W 2
tel queAlors
(w(§ 1),...,W(§ s-1 »
est unsystème exceptionnel
delongueur
s r 1 s-1
s-1 dans
l’orthogonal P 1
r- de E .D’après l’hypothèse
derécurrence,
le fixa-r
teur de
E , qui
contient W,
,possède
auplus
une(resp. deux)
orbites dansl’ensemble
analogue
pour P r-1 sis/r-1 (resp. s= r-1).
Celaimplique
la pro-position, à
ceciprès qu’il
faut encorevérifier qu’il
y a bien deux orbites distinctes pours= r-1, c’est-à-dire qu’il
n’existe aucunélément
dewE W 2
tel que
Or un tel w doit transformer
E 2
en un vecteurexceptionnel orthogonal à
Eo-E1-E2,E3,...,Er’
doncs’écrivant
aE + bE + cE
aveca+b+c=0,
222 22
3a + b + c 0 a -b -c =-1,
cequi
donnea=0, b+ c=0, b + c2 _ 1
et estimpossible.
Corollaire 1 : Pour r s 9 et
r-1,
toutsystème exceptionnel
delongueur
sest contenu dans un
système exceptionnel
delongueur
r.Les
systèmes exceptionnels
delongueur
r-1 sont donc de deuxtypes,
ceux
qui
sont maximaux et ceuxqui
ne le sont pas.Corollaire 2 :
sont exceptionnels
etorthogonaux,
alors~2
estune racine. Inversement. si
r:,;; 9,
toute racines’écrit où
- 1 2 - 1 n
est un
système exceptionnel
delongueur
r.Cela
résulte aussitôt
de laproposition
3 et du lemme 3.Proposition
5 :Supposons
9.a)
Si( ,..., ) et, (S1"...’’)
sont deuxsystèmes exceptionnels
de lon-- r r - r
gjpur r, il 1 exi ste un
é lément
w et un seul 1 de W tel 1 uew(.)=’, i 1, ... , r,
.- r i 1
b)
Pour toute ...permutation
--..- c - deI r
r tel le = pour tous, il existe un
uni que w E W
r tel que o. ’
. r r r
a )
Pour prouvera)
et aussi achever dedémontrer
lethéorème 2,
il suffitde prouver que si u est un
automorphisme
dePr respectant uur et .,
et siu(Ei ) = Ei pour i = 1,... ,r,
alors u = Id. Mais c’esttrivial, puisque
i 1
W = -3E0+ Z
E . ,
doncu ( E ) = E .
r o
1>0 1
0 0b)
Soit ri unepermutation
de Ir
respectant
lesproduits
d’intersection.Alors
o(E1),...,a(Er)
est unsystème exceptionnel
delongueur
r. Modifiant c par un élément convenable deW ,
onpeut
supposer quecr(Ei)= E
pourr i 1
Soit
alors 1
; ona O’(IS).E. =.E.,
donc+
avecÀEZ.
Maisr l 1 0
-l=(?().jo =-3À.+ .(i) =-3B-1,
donc. = 0, ci
et (1 = Id.Remarques : 1)
Pourr ~ 3,
on aCard(Wr) - Card{Ir).Card(Wr-1), d’où
la tabledonnée.
2)
Cherchons s’il existe unélément 8 E Wr
tel que0(cc) = -cc
pour oc E Rr . On doit alors avoir8 ( X ) _ -X
pourX.W= 0,
donc8 ( X ) _ ( X. cu ) a - X.
Prenantr
X= w,
on trouve(w.w)a= Zw.
Cela est doncimpossible
pour r = 9. Pourr 9,
cela donne
impose
w.w = 1 ou2,
donc r = 7 ou 8.w.w
Si
r=7,
on a0(X) = (X.w)w- X,
et enparticulier 0(§)= -w- § pour SEI.
r Pourr = 8,
on a0 (X) = 2(X.c)uu - X,
et enparticulier 0(§)= -2w- § pour SE Ir .
r Ilest
aisé
devérifier
que ces deuxéléments conviennent, puisqu’ils respectent
le
produit
d’intersection(comme composé
de XH-X et d’uneréflexion orthogo-
nale). Contempler
les colonnes 7 et 8 de la table 3.Table 1
Table 2 : Racines
(2 r s 9)
_______ -..
Dans cette table et la
suivante,
on ditqu’un élément
dePr
est detype
n n
r
n1 n2
, ., ,(a0;a, ,a ,...)si
sescomposantes
sontégales,
la0-ième à ao, n1
des autresà a , n
desautres à a etc, c’est-à-dire
s’ils’écrit
sous la formei 2 --
n., n2
a E -
Fou
tous les indices sont distincts.j?l li.... 2i’.’
’J=1
JJ’ =1
J Les racines deRg
s’obtiennentà partir
des racines des deuxpremiers types,
en
ajoutant
lesmultiples
de -w=(3;1 9 ).
Table 3 : Eléments