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(1)

WORLD HEALTH

ORGANIZATION

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ORGANISATION

MOMIbAL.

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Ia norbidlté

dans

les

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d-Afrique

de }'OuesE.

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ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRA}diC IN ÉST

pRocRAl.rME DE LUrrE CONTRE L-ONCHOCE-.}ffi EN AFRTQTTB Oftr.'OUnSt

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Dêpenses annuelleê pour

la sanÈe'fanillale

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I En Republiqud Togolalse.

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0uagadougo 1988.

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I

(2)

t

1-

DEPENSES ANNUELLES POUR LA FAMILIALE ET VOLUI'TE LA MORBIDITE DANS LES VILLAGES DIAFRIQUE DE LIOUEST 1

l.

E}I REPUBLIQUE TOGOLAISE Par

IALj.

Programne de LuE,te coDtre

,t

lrOnchocercose en

Afrlque

de ItOuest

B.p.

549, OUAGADOUGOU, (BURKINA FASO)

INTRODUCTION

Au cours de nos enquêtes diEvaluaElon Epldémlologlque dans

le

cadre du prog,ranne de Lutt'e

contre

lronchocercose en

Afrlque

de

Itouest

(OCP), nous avons

à

plueleurs

reprlses étê

frappês pour

le

polds des dépenses de sautÉ

Ç!l

pèseot

sur les faullles vlllageolses

des onze

(lI)

pays

de lroCP.

DêJà en

l{h,

dans une conmuolcatlon lnterne#r. nous aEtirerona I

tattentlon sur la

sl EuaEtoilsanl

ralie précalre

des zones

Itbêrêes

de

Itonchocercose.

Les progrès

réallsêe sont lente ; tl est vral

que les

vlllages

onchocerqulens êvaluês

par les

êqulpes de I|OCP sonE gén6ralemenE de petlEs

vlllages

(de 9O

à

3OO habltanEs), perdus dans

les

conflne de

la

brousse,

et

draccès

extrêmemen E

dlff lclle.

De

janvler à

mars 1987, nous avons

lnterrogé

cent vlngE quaE,re (124)

fanilles sur leure

dépenses annuelles de santê eE

la

norbldlEé

fanlllale. Il

sraglE de

E,rentre

(30) fanllles

proveDant de

cloq (5) vtllages

en Répubtlque

populalre

du Bénln,

vlngt, trols (23) famtlles

de quaEre

(4) vlllages

en Rêpubllque de CôEe

drlvolre,

quarante

(4o) famllles

de hulE

(8) vlllages

en Républlque du

Mali,

Trent,e- une

(31) famllles

de quarre

(4) vlllages

en Réprrbrlque Togolalse.

Les

résultats qul

sulvenE

sont

ceux

récoltés

auprè

janvler

1987.

fanllles togolaises,

en

*

BA.

O.

Solns de Santê

Prlnalres :

Rêsultrt"..àrune enquête par questlonnalre

réallsable

pa

les

AgenEs de SanEê

Vlllageols

dans

les

zones

llbérées

de

lronchocercose.

Doc. Tech. OCP/EPI/81.52.

s

des

t

Dlsponlble auprès

de I'auteur sur

demande

(3)

'l

METHODOLOGIE Page 2

L'enquête

a

porEê

sur

31

farullles

toEallsanE 231 personnes

origlnalres

de 4

vlllages togolals z 2 vtllages

peuplée de EI,IE (Kesstbo-tJawa

et

Tokpo),

I vlllage

dtANA (f.onlgbo)

et l vlllage

de KABYE (YoEo-Kopè).

Iel, la fanllle eet prlse

dans sa

conceptlon

afrlcaloe du terne, creet-à-dlre

pouvant conpreDdre

:

Épouses, enfants,

frèree et

soeurs, couslns

et

couslnes, Deveux

et nlèces, êtc...,

tous placés sous

lrautorlté

du chef de

faullle, qul

assune

la

charge

et la

gestlon de

la fanllle.

Dane ce

contexte, la naladle

drun uenbre de

la fanllle nrest plus lndlvlduelle,

uals faml

llale.

Lrenquête

a

concerné unlquemenE

les faullles

ayant en

leur seln

un ou plueleurs enfants de molns drun

arr.

Ce

cholx llnltattf a

êzé

dlcL6, outre les contralntes

de

temps,

par le soucl: t)

de

proflter

de souveDlrs encore rêceote dane

les eeprlts;

11) drharmooleer

les

renselgnenents en

les

enfermant, daos un eapace

de

tenps

(1

an)

de conceptlon presque ldenElque pour EouB,

lrâge I

an de lrenfanE

étant prls

comme

répère

de lrlntervalle de

temps conaldéré

; 11f) drobtenlr

des lnformat,lone sur

IIacte

de IIaceoucheuent.

Les

famllles soot

lnterrog6es

les

unes après

les

autree.,

nals

Jamala ensemble.

Chaque

fanllle est

lnEerrogêe

sur les

cas de naladles aurveouea au cours druue annêe

à

chaque membre de

la fanllle prle

lsoleEenE,

à parElr

du recensement

éEabll

par

lréqulpe

drEvaluaElon Epldêmlologlque de

lrOCP.

La

naladle, ei le coût afférant

à

§oD

tral

t,emen

t

son E cons lgnês.

Les

affectlons

slgnalées mals non tralLées ne aont, pas

prlses

en conpte,

nl leurs

coûEs

estlués.

.

Les Sacrlflces-Aumônes (chaplEre

5.) traltenE

dee seuls Sacrlflces-Aumônes falEs part,

la faullle, aur

6oD

lnltlaElve propre,

dans

l'unlque

cadre de

la sanEê.

En

partlculler,

ce

chapltre

ne prend pas en compEe

les

Sacrlflces-Aunônes

falte

dans le cadre drun

traltenent,

effecEué en Médeclne

Tradltlonnelle.

RESULTATS

Les

résultat6

sonE cooslgnês dans

les slx (6) tableaux, l trols (3)

annexes eE une

(l) carte qul sulvent

:

Dans

le texte,

Eous

les coûts transcrlEs

en US

§ sont calculés aur la

base de

I

US

$ -

323 FCFA

(taux

de

Janvler

1987).

.Le Tableau

Ia

donne

les

penaes effectuêes

par les

31

famllles

réunles Pour

des

affectlons

tralEées

à la

Mêdeclne

Tradlt,lonnelle,

au

llarché,

au Dlspensalre, à

IrHôpltal

eE

les

soûutes

lnvestles

en Sacrlflces-Aumônes. Les

frals de

transporE EonE lndexés par TRP eE stenEendent

Aller et

Retour

(A/R). I1 ressort

de

ce

tableau que

;

(4)

,

paee

) les faullles

consacrenE 5O,OZ de

leur

budgeE, de santê eo Sacrlflces-Aumônes. Les soûrnes dévolues

à la

Médecloe TradlElonnelle

et

au Dlspensalre sont du même

ordre

de

grandeur (respectlvenenE

16r2l

eL

L6r7l,».

La d6pense ooyenne

par

persoone

et par

an

est

conprlse

entre

FCFA 42L4,2 eE 15963,2

(solt

de us

$ l3ro à 4914).

La dépenee troyenne par

affectlon

EralEêe eE

part

an 8têtab11Ë de FCFA 1537,3 à 3939,7

(sott

de US §

4,8 e l2r2).

Dans ce

cadre, lrHôpttal

cooetttue

la

e'tructure

la plus chère:

de FCFA 3777t5

à

10951,5

(sotr

de

us $

11,7

à 33,9) ;

Médecrne Tratlonnelte,

Dlspensaire

et

Sacrlflces-Auuônes

sont

du mêne

ordre

de

grandeur.

Au march6,

le

coûE rnoyen de

la ualadle est

envlron

clnq (5) fols

molndre.

.La

prêsence ou lrabsence drun Dlspensalre dans

le vlllage a

un

tnpact sur

les dépeoses de ean r,é :

- lableau Ib

: Dans

le vlllage

de YoEo-Kopé possedant un Dlspenealre (V.A.D.),

t

seulemenE 516Z du budgeE de santé

farnlllale sont

consacrés

à Ia

Mêdeclne

Tradltlonnelle contre lSrll

dans

les vlllages

sans Dlspensalre

(V.S.D.),

28r7T au

Dlspenealre

contre l3r8Z.

Par

contre, la

parE du Marché esE

plue forte

dans les V.A.D. (3162) que dans V.S.D.

(2r5f).

-

Tableau

Ic:

Dans

les V.S.D., la

dêpense Eoyenne

par

persoDDe

et par

an

est

3

fols plus

élevêe que dans

les V.A.D.,

eE

2 fole

plue en ce

qut

coDcerDe

la

dépenee Eoyenne

par affecLlon

EratEêe

et par an,

eauf

à lthôptEal

elle eet contralre

2

fols

molndre.

.Tableau

IIa

: Sur lrensemble des 411

affectloos

slgnalées

par les 3l famlIles,

seulenent 30'97

oot étê

Eraltêes au

Dlspensalre.

Mêdeclne

Tradttloonelle et

Marché

sont

du oêne

ordre

de grandeur (respectlvemeoE

27rlZ el 26132). Il

eoovlent de noter que

la

Mêdeclne

Tradltlonnelle

esE consulEée prêalablement au Marchê

et à

IthôptEat

dans

lr5Z

des cas

et

au Dlspensalre d,aos 2141.

.Tableau

IIb :

En rêpartlssanE

les affectloos

par

cas

tralEés dans chaque sys Eène

de tral

temeD

f,,

on con6 Ea

te

:

-

dans

les V.A.D., sur

145 cas

d'affectlons

EralEées, 46191

lroos été

dans

le

Dlspensalre

et

77r27.

à

1a Médeclne

Tradltlonnelle.

-

dans

les V.S.D., sur

295 cas

draffectlons tralÈêee,

eeulenenL24r77.

ltonE

6ré dans un Dlspensalre

et

38r32

à la

Mêdeclne

Tradltlonnelle.

- les

consultaElons

hospitallères sont

molns lnporEanÈes dans

les

V.A.D. (2r17.) que dans

les

V.S.D. (14167).

-

Paradoxaleuent,

le

voluue des

affectlons traltées par ltlntermédlalre

du Ùlarché

est

beaucoup

plus

luportanE dans

les

V.A.D.

(33rlZ)

que dans

les

V.S.D.

(22,42).

.Tableau

III

donne

le prlx unltalre

de quelques

prodults

pharmaceutlques vendus

sur les

narchês

togolals

eE

à Eltre lndlcatlf

ceux dlsponlbles dans un Poste de Soins de Santé Prlmalres du Burklna

Faso.

Nous avons

fal!,

personnellement acheEer ces

prodults

par un

vlIlageols.

(5)

Pa.ge 4

.Lrannexe

I

dresse

la llste

des 144

affectlons

du

vlllage

de YoEo-Kopè, vl1lage où

exlste

un Dlspensalre (V.A.D.).

.Lrannexe

II falt état

des 267 af.f.ectlons des

vIllages

de Keselbo-lrlawa, Konlgbo

et

Tokpo,

vlllages

nrexlsteot nl

Dlspensalre,

nl

Poste de Solns de Santé Prlmalres

(v.s.D.).

{,,,,

.Lrannexe

III

donne un apergu de

la

nature des Sacrlflques-Auuônes consentls dans

le

cadre de

la

santé

et leurs

coûts.

.La

carEe

l. sltue les

formaElons sanlEalres auxquellee

les vlllages

oot recours.

DISCUSSIONS

Nous avons uoDtré que

la

dépense annuelle EoyenDe consent,le par peraonne

est

de FCFA

4

21412

à

15 963,2

(solt

US

$ l3r0 à 49,4).

Ce Eontant

est très

élevê par

rapport

aux montants avancês par FRED T.SAI

(3),

chez

qul "la

pluparE des paye en

développemenE consacreDE de US

$ 3 à

lO

par

habtEant pour

lee

solne de

santê".

Notre échanElllon,

nalgré

sa

petlÈe tal1le,

prêsente lravantage

(ou lrloconvenlent

selon

les

polnEe de vue

de tout

un chacun) de prendre en conpte

les

dÉpenaee effecEuêes en Sacrlflcee-Aumônes daos

le

cadre unlque de

la

sanEé

fanlllale.

Cependant, même en falsanE

abstractlon

de ce paranètre,

notre'per

caplEa- demeure eDcore

très élevê:

de FCFA

2

417,

9 à 7

683,3

(solt

de US

§ 7,5 à

23,8).

Icl, le

système

de

È,raltetreDt (Médeclne

Tradlonnelle,

Marché, Dlspensalre,

Hôpltal)

eE

Ia

présence ou lrabsence de Dlspensalre dans

le vlllage,

onE un lnpact consldérable

sur le

coût de

la

santé.

l.

La Médeclne Tradl t,lonnel le

La parL

de la

Mêdeclne TradlElopnelle dans

le

budget de sanEé

famlllal

esE de

L6r27..

Les

famllles ont

recours

à

ce systèue

de

traltemeDt pour 31162'de leurs

naladles.

Mals

ces

taux

varlent

énornénenL dès

lors

que

lron tlent

conPte

de

la

présence ou de lrabsence drun Dlspensalre dans

le vlllage.

1.1. Inpact de la

présence dtun Dlspen

salre

dans

le vlllaee sur le coût

des

s

affectlons traltées à la

Mêdeclne

Traditlonnelle.

Dans

le vlllage

de YoEo-f\opè

exlste

un Dlspensalre

(A.V.D.), la part

du

budget de sanEé

famlllal

consacrée aux traltenenCs

à la

tt6decloe

Tradltlonnelle

nrest que

5r62, contre

18,71 dans

les

vl

llages

de Kesslbo-[,lawa, Konlgho

et

Tokpo, tous dépourvus de Dlspensalre

(V.S.D.), solt

un coût

global 3 fols oolodre.

(Tableau

Ib).

Falt

remarquable,

la

dépense annuelle moyenne par meubre de

faullle est l0 fols

plus élevêe dans

les

V.S.D. que dans

les V.A.D., et la

dêpense annuelle unyeDDe Par

affecglon 3 fols plus.

(Tableau

Ic).

Ces donnêes tendenE

à

nonErer que

la

présene

d'un

Dlspeosalre dans un

vIllage

conr,rlbue

à falre balsser d'au

nolns

3 fols

les

(6)

pa6e

I

dépenses de san(ê consacrêes

à la

Mêdeclne

Tradltlonnelle. Trols (3)

arguments

coocourent

à expllquer

ce coûE relatlvement élevé des tralEements

effectués à la

llédeclne

Tradltloonelle: 1)

blen que

la

consultaLlon propremenE dlEe

y solt falble,

une nême

affectlon eet

EralEée

plusleurs fols à la

Médeclne

Tradltlonnelle et

gênêralemenE pendant longÈemp6, eE

à

chaque

fols, 1l faut

donner quelque chose, en

espèces

et/ou

eD

nature; rr) les

m6thodes de EraltemenE de

la

Médecine

Tradltloonelle font

appel

à plusteurs facteurs,

notan'''eDE planEes nêdlclnales et

surtout forces

oeculEes

dont les

coûts de

consultatlon

augurcnEenE généralement avec

les revrsltes ; ttt) les

bons guerlsseure sonE de

plue

en

plus rares,

car

contralremeDt au

epéclaltste

de

la

Mêdeclne Moderne,

plus

conpÉEenE

eet

le

guerlsseur,

uoLns eher

il est,

de

lravls

général.

1.2. Inpact

de

la

présence drun Dlspen

salre

dans

le vlllage sur le

volume des

f,

affec tlons

tral

tées

à la

Mêdeclne Tradl Elonn

elIe.

Dans

les V.A.D.,

17r27 des

affectlona aont tralt6es à la

MÉdeclne

Tradltlonnelle

coDtre 38r32 dane

les V.S.D.

La

dlfférence est

hautemenE

atgnlflcatlve

(p(OrOOOI).

Deux

(2)

arguoents peuvent

être

avancés pour

expllquer

uoe

dlfférence sl

slgnlficatlve: 1)

dans

les V.S.D.; les faulllee

connenceDt

par coosulter

ce qurelles oDt Eous

la naln; 11)

cerÈ,alnes naladles seublent

relever'naturellenent'de la

Mêdeclne

Tradltlonnelle: cltons

eDtre

autres : éptlepsle,

oedèmes des nembres

loférleurs,

convulslons (même

el Ituolque

cas de Yoto-Kopè

a Été

EralEê au

Dlepensalre),

épletaxls, €tc...

Ces naladles

sont

enveloppées dans

une'culture sanlEalre'(6)

lraffectlon est

causée, solE par une

tlerce

peraonne couune dans

lee

syndrones oedemageux

(lnformaElon

personnelle),

solE

par

un

anlmal,

en lroccurrence un olseau dans les ualadlee convulslvanEee

(l).

BonneE

(f)

retrouve

ce llen

méronynlque

entre

lrolseau

et les

syndromes convulslvaots au Burklna Faso (chez

les

BISA,

les

BAI,IBARA, les

PEULH'

Ies

Bl{4,

les

GURUNSE-KASSENA,

les

GOI), au Congo sepEentrlonal, en Ouganda, en

Auérlque du Nord (chez

les Iroquols et les NavaJo).

"Les plunes de

lranlnal

sopt confectloonêes sous

forne

dramulette6 eÈ porEêes en

colller

ou en celnEure par

lrenfanE

à

des

flns

préventlves"

6crlE-elle.

Nous avooa rencorrtrê

plusleurs

de ces

enfants au Bênln

et

au Togo.

2.

Le Marchê

La parE du budget de sanE6

famlllal

consacrê

à

lrachaE de prodults

pharmaceuÈlques

sur la

place du Marchê ou avec

les

narchands ambulants

est

nodeste:

2172.

La dépense annuelle rooyenne par membre de

famllle

nresE que de FCFA 15118 à

391rO

(solE

de US

$ 0,5 à 1,2).

Le

coût

noyen de

lraffectlon varle

de FCFA 375,0 à 72418 (US

§ 1,2 à 2,2>.

La modesEle de ces somnes

relève de la

nature mêue du Marché

vlllageo1s.

Contralrenenf, aux

offlclnes, le

Marchê consEltue 1a strucEure

qul

répond

(7)

Page 6

le

mleux aux habltudes drachaE des paysans, DoEaoment des femmes

:

au }larché, on

achète ce que

Iron veut

(sans ordonnance ou selon

consells fournls

gratulteoenE par

le

marchand)

;

on achète ce que

lron

peut acheEer (vente au peElt

dêtall,

par

conprlmé, par

gelule,

par dêpoE de pomnade dans

les

yeux

eEc...);

oD peut marchander

le prlx;

on peut payer solE en espèces,

solt

par

elnple troc.

Tous ces aepects

donnent

lrlupreselon

du uolns

cher, alors

qu'en

réalltê

ce Dreat

polnt le

cas

(Tableau

III).

2.1.

La présence drun Dlspenealre dans

le

vl11age a-È-11 un lmpact

sur

les dêpenees de san fat Ees au MarchÉ ?

Le

vlllage

de Yoto-Kopè

(V.A.D.)

consacre 316l d,e son budget de saoté

fanlltal

à

lrachat, de nédlcaments au Marchê conÈ,re

2r5l

daoe

les V.S.D. Toutefole,

cee mêmee

V.S.D. dépeneent annuellement

2 fols plus

drargeoE

par

peraonDe conme par ualadle

que a

dane

les V.A.D.

Cela se

Juetlfle par Ie falt que: 1) les

V.A.D. BoDt gênÉralenent de gros

vlllages

possêdant

structure admlnlstratlve, école,

Dispensalre

et

surEout gros Marché,

lleu draffluence

des

vlllages avolslnants, et

ou

les

narchands de médlcamente Jouent

le rôle

de grosslsEes

; tt) les fanllles

des V.S.D. vlenneDt se

ravltalller

dans ces gros

vlllages

seulemenE

le

Jour de March6 (en géoéral uoe

fols par

semaloe) eE

le reste du

Eenps, auprès des narchands anbulants

qul flxenE

les

prix

en conséquence.

En

réallEé, la

prêsence drun Dlspensalre

nra

aucune

lnfluence aur la

veote des

produlte

pharnaceutlques

sur Ia

place du Marché.

La

floralson

de nédlcanents

aur la

place du MarchÉ

villageols

se retrouve dans

tous

les

onze

(11)

pays

de

ITOCP.

Elle est Ie falt

de

la

penurle de nêdlcaments daos

les fornatlons sanltalres, et

dans

certalnes

clrconstances, des AgenEs de sanEé

y

onc

recours.

Au Sênégal,

'rr,

phénonène

partlculler

au moode

rural

esE

lrachat,

per

des chefs de poste (Dlspensalre) ou

par les

secourlstes (cases de santé) de

médlcamenEs

sur le

narché clandesEln"

(2).

TouJoura au Séoégal,

-blen

souvent, le

cholx nre6t

pa6 enEre

le

nédlcamenE des narchés et,

le

nédlcament des pharnacles, mals

entre le

uêdlcamenÈ vendu

1llégaleoent et

lrabsence de nêdlcamenE"

(2).

2.2.

ImpacÈ du Marchê

sur le

volume des affec

tlons tral

f,êes au Dlspensalre Le llarché

e6t

un gros pourvoyeur de

prodults

pharmaceuElgues. A

ce tltre,

et

surtout

de

par

se

nature,

11 peut êEre constdérÉ corme un

centre prlvlllglé

drautotralEenenE, doublé drun

lmportanE'cablnet

de déléguÉs nêdlcaux- que

soot

les marchands de

prodults

pharnaceutlques. En

effeE

:

2.2.1. Sl

nous

falsons iouer

au Marché

le rôle

de prescrlpEeur de produl Es pharuaceutlques au même

tltre

que 1es formatlons

sanltalres

(Dlspeoealre

et

HôplEal),

le

volume des

affectlons traltées

dans upe

telle

strucEure (Dlspensalre

+ Hôpttal

+ [larché)

devlent slgnlflcatlveuent plus

lmportanE dans

les

V.A.D. que dans

les

V.S-D-

(p(0,oool).

2.2.2. Sl

nous consldérons

le

Marché comne une 6trucEure

ldentlque à

la

(8)

rd6,c I Médeclne

Tradltlonnelle, le

voluue dee

affectlons

tralE,ées dans

les

fornaElons

sanltalres

(Dlspensalre

+ HôpItal)

eE dans

les

formatlons autres que sanEalres (Médeclne Tradl Elonnelle

+

l,larché) es

t

lden Elque dans

les

V.A.D. e

t

dans

les

V.S.D.

(p)0,05).

2.2.3.

En couparanE

le

volume des

affectlons traltÉes par Ie

canal du Harché dans

les

V.A.D.

(33.f2) et

dans

les

V.S.D.

(2214/),

on aboutlÈ au

falt

que ce volume eBt

slgnlflcatlvenenE plus

lmportant dane

les

V.A.Do euê dans

les

V.S.D.

(p(OrO2).

En

drautres

termee,

le

Marché Joueralt, un

rôle

coosletant

à

détourDer une bonne parEle des

affectlons dont le traltenent devralt

loglqueuent

revenlr

aux

formatlons

eanltatrea

à la

Médeclne TradlElonnelle (ce

dernler e

uD degrê uolndre

peu t-ê tre) .

2.2.4. Sl

nous consldérons

Ie

t'tarchê comne uDe

atructure

batarde et lrexcluons

arElflclellement

du

clrcult, Ie

volume dee

affectlone

EralEêeB dans les

fornatlone sanltalres devlent stgnlflcatlvenenf plus lnportant

dans

les

V.A.D. que dane

les

V.S.D.

(p(OrOOl).

ED

drautres

t,ermes, dans

les

V.A.D,

le

déEournement drune bonne

partle

des

affectlons par le

Marché

sreffectue

au dêErlnent des formatlons eanl

talres.

2.2.5.

Or nous savons que

s t)

dans

les V.A.D.,

seulenenE

rrots

(3)

affectlong

onE

6tê

tralEées

à IthôplEal

(Tableau

IIb) ;

11) eE

ces trols

(3)

affecElons

conslstent

en

I

cesarlenne,

I

prématurê,

I

hêmoprysle (Annexe

I),

Eoutes

affect,lons

dont le

traltement ne

sauralt relever

que de

la

seule compétence drun hôpl Eal.

Force

est

donc de reconnaltre que dans

les V.A.D., Ie

dêtournement drune bonne

partle

des affecElons

par le

Marché

sreffectue

au

dêtrlneot

du

seul Dlspensalre. Il y a

1à nanlfestement un problène de

quallté

de servlces

offerts par le

Dlspensalre.

Tout se

passeralt

comme

sl,

dans

certalnes

clrconsEarrces donnêes,

les famllles, lnsatlsfalEes

de

la quallté

des servlces

offerte par Ie

DlspensaLre, 8e rabattralenE

sur le

Marché

qul r6pondralt alors le

mleux

à leur attente.

De nombreux

facteurs nlllEent

en faveur druo

tel

conûPorLemenE, enEre

autres:

1)

lraEElEude négatlve de cerEalns agenEs de santé cerEes, mals §urf,out

la

pênurle assez

frêquente en produlEs pharmaceutlques eÈ, son

corollalre, la

déllvraoce quasl

systênatlque drordonnances aouvent mal adaptêes

et qurll faudralt

preeque toujours

aller

acheger en

vllle; lf) les nodalltés

de venE,e des nédlcauenEs dans les pharuacles

et les

dépôts de pharnacies

(par bolte

eE Lube

entlers etc...),

cons t,ras r,an

t,

d I une par r. avec

la

pra

tlque

du pe

tl

t, tal

I

chère au vl I

lageols,

e

t drautre

parE avec IthablEude

qu'à

ce

dernler

de soulager ses uaux

plutôf

que de les

tralter; ltl) lrhabllltê

des marchands dans

leur publlclré (de

bouches

à orellles

dans un

vernis

de confldences secrèEes)

; 1v) la

nature uême des affecElons Eraltêes

par Ie

canal du

llarchê:

paludlsme, céphalées,

fébrlcules, fatlgue

génêrale,

certalnes

formes

de lonbalgles,

de gonalgles

et

de naux de

ventre, êtc"'

Ces

{

(9)

Page B

affectlons sont Ie lot

quoEldlen du paysan

et 1l

esLlme sea connalssances médlcales

sufflsantes

pour

les soulager; v) la

mauvalse hablEude de

la

graLulEé des solns uédlcaux que nous avons nous-mêues lnculquêe aux paysans

les

anenant

à

poser

lréquaÈ,lon: Dlspensalre

-

médlcaments, ou ce

qul est plus

graver SanEé

-

nêd I camen ts.

3.

Le Dlspensalre

3.1.

Le coûE des

solns

prodlgués par

le

Dispensalre

Les

3t fanllles

consacrent L6r77 de

leur

budgec de SanEé

fanlllal

en solns

de

Dlspenealre.

La dépense annuelle Eoyenne par nembre de

fanllle etétabllE

de FCFA 901,5

à

2464,9 eE

le coût

de

lraffecElon

de FCFA 1611,9 A 3903,3 (Tableau

Ia)

solL reepectlveuent de US

§

2rB

à716

et, de US

$

5rO

à 1211.

Les

fanlllee

des V.S.D. ÿ d6pensent

lr5 fols ptus par

personne

et 2 fols plus par affectlon

que leurs

homologues des

V.A.D.

Ces coûEs sont obJectlvement

êlevés,

conme

Ie

coneEate aussl lréEude

falEe

au Burklna Faso

par le lltnls!ère

de

la

SanEê eE

lrUnlversltê

de

Heldelberg

(4).

Dans

cette

êEude,

le

coûe noyen des

frals

de

solos (frats

de dêplacenenE

t

mêdlcameDEs

*

soln6 proprement

dlrs) sréÈabllt

coome

sult,

en FCFA:

rualadlee graves,

2

225 pour

lee

soloe

et I

595 pour

le

traDsPorE

;

llaladlee des 2

dernlères semalnes,

|

125 pour

les solns et I llo

pour

le transport ;

maladles

faEa1es,

4

698 pour

les

solns

et 3

475 pour

le

trarrsporE,. Les auteure écrlvent, : -ceux

qul ont

payê

ont

eu

à

supporter des

frals é1evé8...

Quand on

salt

que certalns

uénages

ont

eu jusqurà

ctnq (5)

malades dans

cette pêrlode,

on lnaglne

le coût

réel que ces nênages onE dû supporEer'.

Le

coûf

éIevê des

solns

prodlguês

par Ie

Dlspensalre t,lenE dans une

très

large neaure au

prlx

drachaE Erès cher des produiEs pharnaceutlques au nLveau des

pharnacles eE des dêpôrs de

pharuacles.

En

effeE, les frals

de consultatlon

proprement

dlte

ne dépassent guère FCFA 5OO (US

$ 1r5).

Les

frale de

f,ransPort sont

relatlvenenr

négllgeables (OrlZ du budget de sanÈ.é

fanlltat) ; les

dlstances au Togo

êEant génêralemept assez

courtes, les villageols

se rendent au Dlspensalre

solt'

à

pleds,

solE à

vélos, solI

en mobylettes, solE en charreE,te6. Le recours en Eaxls- brousse

a lleu

surtoug pour

les consultatlons à lrhôpltal.

Dans ce

cadre,

les

EransporEeurs n'héslEent pas

à mulElpller les prlx par 5, volre par lO.

Exemple:

de Yoto-Kopè

à

Afagnan (5O

km), les

transporteurs Prennent FCFA 10 OOO

alors

que le

prtx

normal

est

de ECFA 8OO

à I

OOO

;

de Konlgbo

à

ALakpamé (33

ko)'

FCFA

I

OO0 au

lieu

de FCFA 250-300,

eÈ.c...

Au Burklna Faso,

le transport

représente 427,

à

5OZ des coûts eE nombreux soDE

les

nÉnages

qul

en fonE

les frals:

"dans

les

straEes"*

II et

ll

* Srrate Il

:

* Strate III

vlllage

pourvu drun CSPS (Cenrre de Santé eE de Promotlon Soclale)

vl1Iage

pourvu dtun PSP (poste de solos de santô Prlmalre).

(10)

Page ÿ

III

respecÈlvemenL 22,32 eÈ 52151, des malades

ont

parcouru

entre I

et,

plus

de 20 km

pour rechercher

les

solns malgré

la

présence drun CSPS

et

drun PSP dans

leur vlllage"

(4).

Cet.t,e exploltaElon de

la naladle par les

transporteurs

est

aussl nonnale

couraDte dans

les vlllages

du Bênln, de

la

Côre

dtlvolre

eE du

Mall

(référence notre communlcaElon

loterne,

chaplEre

lntroductlon).

Ce comportement

tout

au

plus slnguller

du

vlllageols vls-à-vls

drun Dlspensalre

qul

ne

lul

procure pas enElère saÈlefactlon mals où

1l eoglouttt

drênorues sommes drargent, at,teeÈ,e:

1)

que pour

les famllles vlllageolsee, la

Sant6

est

beaucoup plus une quesr,lon de

qualttê

de aervlces offerÈ,8

par le

Dlspenealre qurune guestlon du

coût de ces servtces

; tt)

que

le vlllageols,

dans une

certalne

meEure, a

effectlvenent, conflance en

la

Médeclne Moderne.

3.2.

Le volune des

affectlons tral

Eées au Dlspensalre

Le

Eaux dee cas de maladles tralEéee au Dlspensalre

est

en géoÉral

falble:

32rOZ Dans

les V.A.D.,

malgré

un

taux de 461911

Ie

volune

eat

encore

falble,

au

regard des obJecÈ1fs asstgnês aux dlspensalres

vlllageols.

Deux argunents peuvenE

être

avancés pour

expllquer la falblesee drun tel

taux :

3.2.1. Ltlnsat,lsfact,lon

des faml

lles

pour

lee

eervlces du Dlspensalre Nous lravons argumentée

plus haut.

De

plus,

Doua evoDe vu qurau Burklna Faso,

de nombreux nénages,

ualgré Ia

présence dans

leur vlllage

dtun CSPS ou drun PSP, nrhêsltenE pas

à parcourlr plus

de 2O km

à la

recherche drune

nellleure

quatlEé de

solns (4).

3.2.2.

Le

cholx

ralsonné du système

de

traltement

Dès qurune

ualadle

se déclare chez un de ses membres,

la fanllle

procède

à

un

cholx

ralsonné du syst,ème

de

tralEemenE

: f) la

maladle

est

Jugêe

culturelle (6),

le

cholx porte alors sur la

!,lêdeclne

Tradltlonnelle; ff) la naladle est

Jugée banale, PouvanE êE,re Eraltêe grâce aux seules connalsaances de

la faullle

en

natlère

de l'tédeclne Moderne,

le cholx porte alora sur le llarchÉ; tlt) la naladle

ne

relève

nl.

de

la

Èlédeclne TradlÈ,lonnelle,

nl

du }larché,

alore

deux

(2)

atEltudes

sont

envlsagée

: solE la fanllle

consulte une formatlon

sanltalre (crest le

cas généralement dans

les V.A.D.), solt elle falt

drabord un

essal à la

tlêdeclne

TradlElonnelle, puls

se

rabaE

sur les

formatlons

sanltalres

ou

le

Marché

(crest le

cas gÉnÉralenent dans les v. s.D.

).

Il y a

donc un

cholx

lmo6dlat que, selon 6on eDtendemenE,

la fanllle

Juge Juste,

et

un

cholx

secondalre

qul

en

falt, eet

une

erreur

comnlse

sur le

premler cholx.

3.2.2.1.

Le

reflexe

de

cholx

tmnêdlat pour uD système

de

tralEeEenE Le

reflexe

de se rendre dlrecE,eoent dans Eel

ou tel

sysEème

de tralteuenc

dès

qu'une

ualadle

se déclare chez un des membres de

la fanllle lntervlenE

pour beaucoup dans

Ia rêparEltlon

du volume des affecLlons du Tableau

IIa.

Ce

reflexe

concerne 27r72 des affecE,lons Eraltées

à la

Médeclne

Tradltlonnelle,

26,32 au Marché, 3O,91 au

Dlspensalre

et

8rB 7.

à l'Hôpltal.

Comme on

le volt, Ia

parE du Dlspensalre

est

Erès

ü

(11)

Jr

Pa6e 10

falble,

surtouE lorsque

le vlllage

eD esE pourvu

(46r9f)

eu égard aux obJecE,lfs asslgnês aux Dlspensalres

vlllageols. Toutefols,

JueElce

devralt

êEre rendue

à

1a

Secglon Ma;ernlÈé du Dlspensalre de

Yoto-Kopè'

En

effeL,

dana

la

SecElon Maternltê du Dlspensalre de ce

vlllage: 1)

100102 dee aecouchenenEe euLoclques

y

sonE

pratlquês ; 11)

IOOrOZ des menus problèmea lnhéranE

à Ia

pÉrlode Per-gesÈ,atlonnalre eE posE-parLuxû

y sont rêsolus ;

111)

les

évacuatlol,B

vere lrhôptEal y

sonE

plelnemenE

JusElflées :

césarlenne, prêmaturlEé (annexe

I).

A lroppoeé, dans les

vlllages

d6pourvus de Dlspensalre (donc de materntÈ,ê) eE de Poete de Solns de SanÈê

Prlnalres,

Eur uD EoEal de 22

parturlantee,

seulemenE

3 (sott 13,6'l)

ooÈ, accouché dans un

dlspensalre, I (eotL

4157.) dans un

hôplEal,

conEre 18 (solE SlrBZ)

à la

Médeclne

TradlElonnelle

(Annexe

II).

La nère

et

Bon

enfant, plerre

angulalre de Ia

famllle afrlcalne,

consElr,uenE

les clbles sur lesquelles dolvent

srappuyer les acE,lons de

santé,

notanmenE dans

la

recherche des facEeurs

uodlflables

du

cooporteoenE.. Lradage populalre Bambara ne

dlE-ll

pas

i

"ayez lrenfanE

et

vous avez

sa mère

i

ayez

la

mère eE voue avez 6on

enfant ;

ayez

la

mère

et

son enfant

et

vous

avez

le

chef de fanl11e".

3.2.2.2. Iterreur

commlse

sur Ie reflexe

de

cholx

lmnédlaE

La déctslon que prend

la famllle

de

consulter la

tlédeclne TradlEloonelle pour

ensulte

se

rabattre sur

un

autre

eystème

de

traltenenE se produlE dane 1r5Z des cae avec

le

Marchê, 2147 avec

le

Dlspensalre, 115Z avec

IrHôpltal,

eLOr77 avec

le

Dlspensalre

et lrHôplEal.

En

faleant Ia

parE des choees, on conatate:

-

Dans

les V.A.D., sur

144

affectlons, I

seule

fols (0r7f) h

Médeclne

TradtElonnelle

a été

consulEê prêalablenenE, au

Dlepensalre. I1 sraglssalt,

en lroccurence dtuD cas dtoedèmes des membres

lnférieure,

syndrome relevanE

génêralenenE de

la

Mêdeclne

TradlElonnelle

(Annexe

I).

-

Dans

les V.S.D.,

La Mêdectne TradlEionnelle

a été

coneulrée prêalablement

:

1)

au Marché

6 fols

eoLL

2127. I1

etaglssalE drun cae de paludlsme,

2

d,e maux de

ventre, I

de

dlarrhêe, I

de eêphalêe,

I

de syndroue

fébrlle; lt)

au Dlspensalre 9

fols solL 3r4Z: I

cas de maux de

ventre, I

de vouleseneDt,

I de toux, I

de dlarrh6e,

2

de syndrome

fêbrlIe, 1

de crachat de serpenE dane

les yeux, I

dranalgrlssement,

I

de dyspnée

; tfl) à lrHôplral 6 fols eolL 2r2l: I

cas de séquellee de pollomyellÈe,

1

de

Eoux,

I

sourd-Buet,

1

de dysnenorrhêe,

I

de

sLérlll86 prlnalre,

1

d'amalgrissenenE

; lv)

aux formatlons

sanltalres

(Dlspenaaire

f

HôplEal)

3 fols

solE

solt lrll z I

cas de séquelles de

pollomyellte, I

de nycoee cutanée,

I

drasEhénle.

Sl

nous adueEEons que

les

fornaElons

sanltalres

consElEuent,

lee

eErucEures les

plus

approprlêes pour

le

tralEenenE des

affecf,loos,

Dous Pouvone adnetEre du coup que

Ies faullles,

en consulEanE

la

M6declne TradlÈ,lonne1le prêalablemenE aux formatlons

sanltalres,

commeEEent, une

erreur

de JugenenE de

lrordre

de OrTZ lorsque dans le

vlllage exlste

un dlspensalre

et

une

erreur

de Jugenent de

lrordre

de 617Z lorsque dans

Ie vlllage

nrexlsEe

nl

Dlspensalre,

nl

Poste de Solns de Santé Prlmalres.

I

(12)

r d,drj IJ.

Au cas où nous d6cldoos que

les

st,ructures

sanltalres

aont

les

seules valables,

lrerreur

devlent

alors ênoroe:

51,02 pour

les v.A.D. et

60,72 pour

les

v.S.D.

S1 nous réusslssons

à falre

dlsparalEre lrachat, de prodult.s pharmaceuÈ,lques au

t'larchê,

lrerreur

devlenE

alors :

pour

les

V.A.D. 17r

2l et

pour

les

V.S.D. 38r3L.

Il est

curleux de constater que Jamals

les famlllea

ne consultent, un sysÈème de

traltenent

après

le Marchê.

Ce

qul revlent à dlre

quten coosulLant préalablenenr le Marché,

les fanllles

sont, sûres de

leur falE: lraffectloD

rle rélève

nl

drune

fornatlon santtalre, nl

de

Ia

Médeclne

Tradlt,lonnelle.

SlgnaloDs que

le falt

de

conaulter une

fornatlon

sanlÈalre pour enaulte

solllclter le

secoure de

la

MÉdeclne

TradlElonnelle

est

excepÈ,lonnel dans

les vlllages.

Ce conporteneot

est

surEout, le

falt

des gens de

vllle.

4 L I Hôpl Eal

Les sonnes engagées dans

les

EralË,enents

hospltallers

représenEenE 14r5Z du budget, de santé

fanillal.

Les

frals de

t,ransport fonE

!162.

En moyenne, les

famllles y

dépensent annuellement,

par

personDe de FCFA 44715

à

248516

(eott

de US g

1r4

à 7r7).

Les

frals

hosplEallers

par affectlon traltée

eonL Erèe

êlevÉe:

eo

noyenne de FCFA 377715

a

10951,5

(solt

de US

$

11,7

à

33,9).

4.1.

Impact de

la

présence dtun Dlspensalre dans

le

vl11 age

sur Ie

coût, des

tral

tements

à IIHôpltal

Dans

le vlllage

de YoEo-Kopè

(V.A.D.), les faullles

dépensent, grOZ de leur

budgeE de santé en

solns

hosplÈ,allers

contre l5r9l

dans

les

autres

vlllages

(V.S.D.).

Les ressort,lssants de ces V.S.D. dépensent en Eoyenne

5 fols plus

drargenE par uenbre de

famllle

que ceux des

V.A.D.,

ce

qul

est, ênorme. Cependanr

le

coût, Eoyen

de

lraffect,lon

ÈralÈêe

à Ithôpital leur revlenr 2 fols

molns cher (Tableau

Ic).

LrexpllcaE,lon en est,

que:

4.1.1.

Dans

les V.A.D.1)

seules sont t,ral t,ées

à

lrHôpl Eal

les

af fectlons a§aez graves, nécesslEanE généralemenE des EralEenenEs eÈ sêJours relatlvenenE longs

; lf) les frals de

transporE

par taxl

brousse sont, preeque È,ouJours

multlpllés

par

5, volre par 10,

consêquence des p6culaE.lons

aur la

naladle.

4.1.2.

Dans

les

V.S.D.

1) soct t,raltées à

IIHôplEal des affecEloos relaElveuenE

bénlgnes,

ne nécéssiEanE, pas généralemenÈ des

solns

eE séJours

prolongés

.

Nous avons vu que

les

consultaLlons

à lrHôplEal

sonE dêcldées selon le propre JugeuenE de

la famllle; 11) les

spêculatloos

sur les

taux dréchanges

nonét.alres aonE mlses

à proflE par les vlllages frontallers. Alnsl, (cartel)

Kesslbo-tJawa

prêfère

ae tralE.er

à lrHôplral

de Papase en

EerrlEolre

ghan6en (dlsEance envlron

lO

km) plutôE

qu'à

Badou, eD

terrlEolre

Eogolals

(dlstance

envlron

8 kn).

On

conçol E alsenent, pourquol Kesslbo{'lawa accuse

le plus fort.

taux de f réquen taE,lon

hosplEallère :

19 parml 59

affectlons sott

32,21.

(13)

Page 12

4.2.

Impact de

la

présence drun Dlspensalre dans

le vlllage sur le

volume des af f ec t,lons E,ral rées

à

I 'Hôpl

ral

Yoto-Kopè

falÈ t,ralter

seulemenE

2rlZ

de ses affect,lons

à

lrHôplEaI conLre L416l pour

les V.S.D.

La

dlfférence

esE haut,ement

elgnlflcatlve

(p(OrOO01). Plusleurs

facteurs

concourenE

à favorlser

ce

falE,

notamment:

1)

Yoto-Kopè adresse ses

affecElons

à lrHôpttal

gênêralemenE

sur

conselle du Dlspenaalre, ce

qul

contrlbue à

en

llnlter

consldêrablement,

le volume; tl)

au nlveau des

V.S.D., les affectlons

sont adreesêes

à lrHôpltal

presque touJoure suivanE

le

JugenenE de

la famllle rIa

proxlnltê

du

vlllage,

ea poslElon

fronEallère, êtc...

5.

Les Sacriflces-Aumônes

Les Sacrlflces-Aumônee sont de

pratlque

courante dans

toutes les

soclétés

afrlcalnes,

sans

dlsÈlnctlons drethnle,

de

rellglon,

de

mllleu soclal.

LrobJectlf

vlsé est

lrobtenElon drun secours trancendanElel pour

la

soluÈlon druo problème prêoccupanE, ou

la

prêvent,lon ou lraÈtenuatlon des

effets

drun évènerenÈ devaot lnêlucEablemen

t

survenlr.

Icl,

nous Dravons

Eralté

que des seuls Sacrlflces-Aumônee coosentls

par

1a

fanllle, sur

sa propre

lnlElaÈlve

exclusivenerlE dans

lrunlque

cadre de

la

sanEé.

Icl,

De soDt, pae

prls

en conpt,e

les

Sacrlflces-Aumônes

déllvrés

dans

le

cadre des

t,raltenent,s ef fectuês en Mêdeclne TradlElonnelle.

Les sommes

engloutles par les faullles

eo Sacrlflces-Aunônes dans

le

cadre de Ia

sanÈé sont, exhorblÈanEes

:

5OrOl du budgeE de sanEê

fantltal.

Pour chaque meubre de

famllle,

on dêpense en moyenne

par

an de FCFA 1456,8

à

861915 solE de US $

4,5

à

26,7.

Le coûE moyen

afférent à lraffectlon

va de FCFA 1156,9

à

4506,3

solt

de US § 314

à l4rO.

La naEure des Sacrlflces-Auuônes est, exErêment,

varlêe

(Annexe

III).

Mals

elle

se coupose presque EouJours dranlmaux, de cÉrêalea, de boleeons

Ie

plus

aouvenE

alcoollsêes.

Drune façon générale,

lrlnportaDce floaoclère, la

naEure, la quallEé des Sacrlflces-Aunônes

sont

foncEloo, druoe parE, du rang

quallEaElf

de

lrlndtvldu

dans sa

famllle

eE/ou dans

la

conmunauté

et

de sa

faullle

dans

la

soclêEê,

drauÈ,re part, de

la

culEure sanlEalre

(6)

de

la naladle

eD cause, touEe chose

étroltenenE 11ée aux concepElons phllosophlques de

lreEhnle. Aussl, la

classl flca Elon

ul

sul t eE

qul

ne donne que quelques exeoPles

lllusEraElfs

esÈ

manlfes temeo

t

arbl

tralre.

5.1.

Du rang

qualltat.lf

de

lrlndlvidu

dans

la famllle

Ce rang quallEaEIf conporEe

plusleurs

facetEe6 eE slEue

le

suJet généralenent,

par

rapporE. au

chef

de

famllle.

5.1.1.

La

valeur affectlve

.Une

famllle

de 14 menbres du

vlllage

de Yoto-Kopè

(ethnle

IGBYE)

a

d6peneê en

Sacrlflces-Aumônes

la

somme de FCFA 40 250

repartle

comne srrlE.

: lO

5O0

francs

pour

le chef

de

famllle;

8OO

francs

pour sa premlère

6pouse;

1 70O

fraocs

pour sa

(14)

Paee

U

deuxlème

épouse;

14 60O pour

sa

Erolslène

épouse; le

resEe pour ses enfants et collatêraux.

.Une

famllle

de

7

neobres du nêne

vlllage a

rêparEl ses FCFA 48 IOO comme

sulL

:

14 600

francs

pour

le

chef de

fanllle ;

25 9OO

francs

pour son unlque épouse, nère de

clnq (5)

gargons

; le

resEe pour

les

enfants.

.Une

famllle

de

3

personnes du

vlltage

de Kesslbo-l'lawa (eEhnle EtlE)

a

ocEroy6

la totallEê

de ses Sacrlflces-Aumônes au

seul

chef de

faullle. Il senbleralt

que

1répouse ne JoulesalE, pas dtune bonne rêputaElon.

.Pour une

fanllle

de

2

personnes du même

vlllage

(une

fllle-uère

eE §on enfant),

le

père de

la ftlle a sacrlflé

seulemenE FCFA

I

9OO pour ceE,te

dernlère,

mals rlen

pour lrenfaDt.

5.L.2.

La

valeur

de

renrablllté

.Une

fanllle

du

vlllage

de Kesslbo-[,lawa (eEhnle El.lE)

a

conaenEl des

Sacrlflces-

Aunônes pour tous ses membres,

à |texceptlon

drun Jeune honme de 21 anst

onchocerquien aveugle

et crêt,ln.

A

notre

quesElon,

Ie chef

de

fanllle

réPondlt "cer.

enfaoE ne

sert à rlen".

5.1.3.

La

valeur

poEenÈlelle

.Les parenEs dtune

fanllle

de

3

personnes du

vlllage

de T0KP0

(ethole

El'lE)' aur

FCFA lO7 OOO,

ont

con6enEl pour

leur

unlque enfaoE (un garçon)

la

soune de 7O 0OO

francs

(65147.» cont,re 30 OOO

francs

pour

le

père de

7

OOO

francs

pour

la

uère'

'CreBE,

celul qul

solgnera tneÊ

vleux

os eE perpétuera rnoD nom',

dlE le

père'

5.2

De

la

culEure sanlEalre de

la

maladle

.pour une séquelle de

pollonyellEe se

EradulsaoE par un dêrobage

à la

marche

chez une

fl1lette,

une

famllle

de

9

personnes du

vlllage

de Konlgbo

(efhole

ANA) a

sacrlflê

FCFA 61 3OO

§ur un

Eotal de 168 745

ftaocs

(36,32).

.pour une cachexle Erès marquée

drorlglne

tuberculeuse probalble sur

onchocercose eE pyodermlEe générallsée chez un garçoo de 2O an6, une

famllle

de 5

personne6 du

vlllage

de Kesslbo{,Iawa (echnle EWE)

nra

absolument,

rlep dêpensé'

Selon

le

chef de

faullle,

'cetEe méchanEe

naladle lncurable

esE

la

manlfesEaEloo du retour vengeur d,un anclen donE

la

u6chanceE6 légendalre avalE

fal111

couproEettre de fagon lnÈolérable

lréquillbre

eE même

le -devenlr

de

Ia

grande

fanllle" ; cet

enfant nren

est

que

ltenveloppe". llals

on peut

érlr

cerÈe maladle avons-Dous

dlt ; -sl

on

combat ceE anclen

, 1l a la faculté

de

revenlr; par

conEre

sl

on

le lalsse

savourer sa vengeance Jusqutà saEtéEé,

dêflnlt.lveoent, ll

ne Pourra

plus

Jamals

revenlr"

rêpondl E

le

père.

.Une

famltle

de

Io

personnes du nême

vlllage

coupt,ant.3 enfanrs épllepElques nra consentl que FCFA 3 OO0

par

épllept.lque

alors

que

le

tralt'emect

à la

t'têdeclne

Tradlrlonnelle a

coûEé FCFA 21 OOO

par ca8.

Pourquol ceE écarE

sl

grand

? -Je

ne

puls

vous

le dlre Docteur...

mals

crest

colDoe ga"

dlt Ie

père.

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