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Problème du concours général de 1894

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N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

R AYMOND S ÉE

Problème du concours général de 1894

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 14 (1895), p. 272-280

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1895_3_14__272_1>

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(2)

PROBLÈME DU CONCOURS GÉNÉRAL »E 1 8 9 4 ;

PAU M. RAYMOND S É E ,

Elève de Malhématiqueh spéciales au lycée Janson de Sailly.

On donne un triangle ABC dont les côtés ont respec- tivement pour équations

= o,

une conique S touchant en A et B les côtés CA et CB de l'angle ACB et dont l'équation est XY = Z2.

Sur cette conique S, on prend le point u. défini par les

(3)

équations X = Y = Z, et un point variable M ; enfin on désigne par v le point où la droite Cfx rencontre la corde de contact AB.

Gela posé, on joint le point M à l'un des points m de AB qui ont même polaire par rapport aux angles AMB

et JJLMV :

i° Démontrer que, M décrivant S, la droite Mm en- veloppe une courbe S du quatrième ordre et de la troi- sième classe, dont l'équation tangentielle est

II3-h V*— UVW = O.

2° Aux points où une droite D rencontre la courbe S, on mène à cette courbe les quatre tangentes TM T2, T3, T4, et l'on considère la conique C* inscrite dans le pen- tagone formé par ces quatre tangentes et la droite AB.

Démontrer que, si Ton assujettit C* à passer par un point P, la droite D enveloppe une conique C2 ;

3° Montrer que la conique C2 se réduit à deux points ƒ, ƒ ' quand le point P est sur une certaine conique C3. Trouver dans ce cas l'enveloppe S' de la droite ff' et Je lieu des points ƒ et/7.

S JXY —Z2=

BG X = o, GA Y = o, AB Z = o,

X = Y = Z,

X = Y, Z = o ,

X

I A

Y

i

X

z

i i

M

Z = o, X = Y.

Les points de AI3, qui ont même polaire par rapport

(4)

aux deux angles AMB, fxMv, ont même conjugué har- monique par rapport aux deux segments AB et pv et, par suite, même polaire par rapport aux angles ACB et pCv.

sa polaire par rapport à

ACB, aX + Y = o ,

pGv, X [ a ( X — I ) + Î ] + Y(— '2<xl-+- X — i ) = o, a ( — 2 a X - h X — i ) = a ( X — i ) - i - 2 ,

c'est-à-dire

a2X -f-1 — o .

Donc à tout point M correspondent deux points

)

= o,

réels si X < o.

A

(5)

x = \z,

I.

= o, Y = X Y Z

1 i J'identifie avec

= o>

a = y

•> I Cv A « - r = — 9

ou, en éliminant a et A, courbe de la troisième classe.

Pour avoir l'équation ponctuelle, je cherche l'enve- loppe de

(obtenue en remplaçant A dans M//*), c'est-à-dire que j'élimine a entre

' V i / Y V , . 7 2 \ « 2 / / o V 7 Y î \ / Q Y 7

— 3Z = o,

courbe du quatrième ordre.

U.

Soit une droite D de coordonnées u0,

S r= W3— P3— UVW = O.

— «o ( 3 M2 — r«»)-+- i'o ( 3 f2 — M(t' ) —

(6)

représente une conique tangente aux quatre droites T<, T2, T3, T4. Elle est de plus tangente à AB (puisque pas de ternie en w2). 11 n'y a qu'une seule conique tangente à cinq droites. L'équation précédente est donc celle de la conique C<,

Ci = 3 u0 u2 -+- 3 vQ P2 — u0 vw — p0 wu

Soit

ux0 -f- vy0 -+- wz0 — o

l'équation d'un point P. Pour exprimer qu'il est sur la conique Cl7 j'élimine tv et j'exprime que l'équation ho- mogène

3 u0 a2 -h 3 v0 v2 — w0 uv -+- (u0 P + P§W — )

\ ^o

a ses racines égales.

En supprimant les indices,

équation de la conique enveloppée par D.

III.

Pour que la conique C2 se réduise à deux points, il faut que le premier membre de son équation soit une somme de deux carrés au plus. Il faut donc que les trois deini-dérivées partielles, égalées à zéro, aient en M, Ç>, W un système commun de solutions, qui sont précisément les coordonnées de la droite ƒƒ'.

C2 est de la forme R2

Q = 'ïvzu uy

•oR—aj'oP — 6-30Q = o,

(7)

J'élimine P, Q, R : i

G conique bitangente à

Enveloppe deff1.

P

( - 7 7 ) 1 vient

AB Z = or

, = XY — 9 Z * = o ,

S aux deux points À et B.

— Posons Xo= 3XZ0, Yo= — •

X

11 faut éliminer \ entre les deux équations auxquelles se réduit le système (i),

Y0P-f-3Z0Q = o,

R = o, 3 ( llk -h r- ) -f- w = O, 3— J uvw — o.

Liea des points f et f'. — Je remplace, dans C2, Xo, Yo, Zo en fonction de "k,

A / A

C2 se décompose alors en deux fonctions linéaires, équa- tions des points dont nous cherchons le lieu.

Soit

Je pose y/A = t,

r-

— — O.

Je résous donc les deux équations

(8)

( ' 7 8 )

= tu,

L'enveloppe de ff\ le lieu de ƒ, le lieu de ƒ ' sont donc une seule et même courbe : cette courbe Sr est du quatrième ordre et de la troisième classe, comme S.

SOLUTION GÉOMÉTRIQUE.

Les deux points f?/, qui ont même polaire par rapport aux deux angles AIVJB, p.Mv, sont les points de AB

Fig. 2.

communs aux deux involutions définies par leurs points doubles A, B, p, v.

Cela posé, je projette la figure de manière que la droite AB devienne la droite de l'infini, et les points AB les points cycliques. La conique S devient un cercle de centre C' projection de C. Le point [JL devient un cer- tain point JJL'.

(9)

Le faisceau en involution MA, MB se projette suivant un nouveau faisceau en involution. Ce dernier traçant sur la droite de l'infini une involution dont les points

Fig. 3.

doubles sont les points cycliques est engendré par uu angle droit tournant autour de M', et son point image est C', quel que soit M'.

Le deuxième faisceau en involution a pour point image le point V. Par suite, les droites dont nous cher- chons l'enveloppe sont les droites M'L', M'L',.

Cette enveloppe doit être une hypocycloïde à trois

rebroussements : car elle est de troisième classe, de quatrième ordre, et bitangente à la droite de l'infini aux points cycliques. De plus, cette hypocycloïde doit avoir

(10)

( 28o )

pour centre le point (7 et pour cercle de roulement un cercle de rayon égal au triple de celui de S', car les deux droites M'L' et M/L'4 sont rectangulaires, et l'on sait que le lieu des points, d'où Ton peut mener à l'hy- pocycloïde à trois rebroussements deux tangentes rectan- gulaires, est le cercle inscrit à cette hypocycloïde.

Nous allons le démontrer directement.

Considérons le cercle de centre G et de rayon égal au triple de celui de S', et le cercle de rayon égal à celui de S'tangent à S' en L/. La droite M'L' rencontre le second cercle en D'. Cherchons le lieu deD',

co = 2. TT -h G' E' D' = -m -f-1 M'L'L\, aiM'L'L; = M ' C y — ( I Ï — O ) , 2(iu — o ) = ?u — M ' c y ,

w 4- air -|- TT a (TT — O) — (7T — O) = 3 O.

(0 = 3 0 . Donc D' décrit une hypocycloïde à trois rebroussements, et l'on sait que la tangente à cette hypocycloïde eu D' est la droite L'D'. Donc M'L/ enve- loppe une hypocycloïde à trois rebroussements.

La courbe S est donc la perspective d'une hypocy- cloïde à trois rebroussements.

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