D143 Promenade dans le triangle heptagonal [*** à la main]
Solution
Les trois sommets A, B et C du triangle heptagonal sont trois des sommets de l’heptagone régulier inscrit dans le cercle de centre O et de rayon 1.
Calculs liminaires Par convention, on prend
Cˆ 7 7 et Bˆ 2 7 ,
Aˆ4
.On en déduit BOC = 7 6
puis AOC = 7 4
et enfin AOB =
7 2
Les côtés du triangle heptagonal sont alors respectivement égaux à : BC = 2sin 7 3
, AC = 2sin 7 2
et AB = 2sin
7
.
Déterminons l’équation qui permet de calculer ces trois côtés. On part de l’identité (b)
2sin(a)cos b)
sin(a b)
sin(a et on pose a = (n-1)u et b =u. D’où sin(nu) = 2sin[(n-1)u]*cos(u) – sin[(n-2)u].
Pour n=7, on calcule par étapes successives sin(7u) en fonction de sin(6u) et sin(5u) puis en fonction de sin(5u) et sin(4u) etc… soit au final en fonction de sin(u).
Tous calculs intermédiaires faits, on
obtient :
(u)]
64sin (u)
112sin (u)
56sin - sin(u).[7
sin(7u) 2 4 6
Avec les égalités 7u = , 7u = 2 et 7u = 3 correspondant aux valeurs
7 ,3 7 ,2 7
, le premier membre de la dernière identité est nul. D’où l’équation du sixième degré en sin(u) :
0 7 - (u) 56sin (u)
112sin -
(u)
64sin6 4 2
Avec x = sin2(u), on obtient l’équation cubique : 0 64 x 7 8 x 7 4
x37 2 [E]
Si l’on exprime [E] avec y =1- x =cos2(u),on obtient 0 64 y 1 8 y 3 4
y35 2 [E’]
Enfin si l’on pose z = cos(u) [E’] s’écrit 0 64 z 1 8 z 3 4
z65 4 2 ou
encore )
8 1 2 z 2 (z z
2
3 . )
8 1 2 z 2 (z z
2
3 = 0 ce qui donne les deux équations cubiques : 0
1 4 4
8z3 z2 z et 8z34z24z10 [E’’], la première s’annulant pour z = 7),
cos(π )
7 cos(3π et 7 )
cos(2π et la seconde s’annulant pour ) 7 cos(6
, )
7 cos(4π et 7 )
cos(5π .
Pour résoudre les questions qui sont posées, nous n’aurons pas besoin de calculer les valeurs numériques de chacune des racines de ces équations. A l’inverse, nous utiliserons souvent les coefficients des monômes figurant au premier membre.
Question n°1 : aire du triangle ABC
Cette aire S est donnée par la relation S= AB*sin 7 2
*BC/2 =
sin7 7 . .sin2 7 sin3
2
. S est donc égale au double de la racine carré du produit des trois racines de [E] qui est au signe près le terme constant de [E] =
64 7 .
D’où S = 4
7 .
Question n°2 : somme des carrés des côtés du triangle ABC
Cette somme est égale à S1 = ]
sin 7 7 sin 2 7 [sin 3
4 2 2 2
. S1 est donc égale au signe près à 4 fois le coefficient de x dans [E]. 2
D’où S1 = 7.
Question n°3 : somme des carrés des inverses des côtés du triangle ABC Cette somme est définie par
7 sin 3 4
1 7
sin 2 4
1 sin 7
4 1
2 2
2
2
S . D’où
7 sin 3 7 sin 2 sin 7 4
7 sin 2 sin 7 7 sin 3 sin 7 7 sin 3 7 sin 2
2 2
2
2 2 2
2 2
2
2
S . Le numérateur est le coefficient de x dans
l’équation [E] tandis que le produit des carrés des sinus dans le dénominateur est au signe près le terme constant de [E].
Il en résulte S2 2
Question n°4 : somme des carrés des hauteurs issues des sommets A,B et C.
Les hauteurs issues de A,B et C sont respectivement égales à
BC et 2S AC , 2S AB
2S avec S aire du triangle égale la moitié du produit de chaque côté par la hauteur perpendiculaire à ce côté.
D’où la somme S3= ]
7 4sin 3π
1 7
4sin 2π 1 7
4sin π .[ 1 4S
2 2
2
2 =4S2S2=
2 7
Question n°5 : carré de la distance du centre du cercle circonscrit à l’orthocentre.
Dans la figure ci-dessus, K point d’intersection des hauteurs issues de A,B et C est l’orthocentre du triangle ABC. Le triangle OKC a pour angle au sommet C OCK = OCB + BCK =
7 ) 2 (2 14
= 7
2 et pour côtés OC = 1 et KC =
7 ) 2π 2 cos(π
HC
avec HC = AC.
7 cos =2π
7 sin2
. 7
cosπ . Il en résulte KC = 2 7
cos . La loi des cosinus appliquée au triangle OKC π donne la relation OK2 OC2 KC22OC.KC.cos(OCK).
D’où en posant z = 7
cosπ , OK = 1 + 2 4z - 4z. 2 7
cos2π = 1 + 4z - 4z.(22 z -1) . 2 D’après la première équation de [E’’], on en conclut OK2 2ouOK 2
Question n°6 :calcul du produit des tangentes des angles au sommet.
Soit P= tan Aˆ .tan Bˆ . tanCˆ= . 7 tan2 7 .
tan4 tan7
= .
7 tan3π
7
.tan π 7 tan2π
On a
sin7 7 . .sin2 7
sin3
= 8 7 .
Par ailleurs le terme constant de la première équation [E’’] donne
7 .cosπ 7 .cos2π 7
cos3π =
8 1 > 0.
Il en découle immédiatement que P = 7.
Question n°7 : le double du plus petit côté est égal à la moyenne harmonique des deux autres côtés.
Par la trigonométrie :
Par construction le plus petit côté est AB qui est opposé à l’angle 7
. La propriété énoncée est vérifiée
si et seulement si )
BC 1 AC .( 1 2 1 2AB
1 . Il s’agit donc de démonter que
7 sin 3
1 7
sin 2 1 sin 7
1
π π
π .
En mettant ces trois fractions au premier membre et en les réduisant au même dénominateur, on obtient le numérateur
7 sin2 sin7 7 sin3 sin7 7 sin3 7
sin2
= )
7 sin2 7 sin3 7 sin3 cos7 2 7(
sin
Or sin(ab)sin(ab)2sin(a)cos(b). D’où
7 sin3 cos7
2
= 7
sin2 7
sin4
=
7 sin2 7
sin3
et
7 sin2 sin7 7 sin3 sin7 7 sin3 7
sin2
= 0.
Par la géométrie :
Soit le point S l’un des sept sommets de l’heptagone régulier symétrique de A par rapport à OB (voir figure de la question n°9 ci-après). Les quatre points A,B,S et C sont cocycliques. Le théorème de Ptolémée permet d’écrire que le produit des diagonales BC et AS est égal à la somme du produits des côtés opposés pris 2 à 2. Il en résulte que BC.AS = AC.BS + AB.CS. Or AB = BS, AS = AC et CS = BC.
D’où BC.AC = AC.AB + AB.BC = AB.(AC + BC), ce qui donne AB =
BC AC
AC.BC
.CQFD.
Question n°8 :comparer les triangles PQR et HIJ.
Le triangle PQR dont les côtés sont les médianes du triangle heptagonal est évidemment semblable au triangle ABC avec un coefficient d’homothétie égal à 1/2.
S’agissant du triangle orthique HIJ, on observe tout d’abord que le triangle IJK défini par l’orthocentre K et deux des sommets du triangle orthique est semblable au triangle KBC. En effet on vérifie que les angles aux sommets valent
14 et 3π 14 ,5π 7
3π . Il en découle
OC BC OJ
IJ avec OJ = OC.cos 7
3π. D’où IJ = BC.cos 7 3π= 2.
7 sin3
.cos 7
3π= 7 sin6
=sin7
= 2 AB.
De la même manière, on peut déterminer HI = 2
BC et HJ = 2
AC. Les deux triangles PQR et HJIJ sont donc égaux entre eux et sont homothétiques au triangle heptagonal avec un coefficient de réduction égal à 1/2.
Question n°9 : quelle est la nature du triangle DEF ? Le triangle DEF est isocèle de sommet D.
On a par hypothèse BAC=
7 4
,ABC=
7 2
et ACB=
7
.
Comme AD est bissectrice de l’angle BAC, il en résulte que ABC = BAD = 7 2
. Le triangle DAB est isocèle de sommet D. D’où AD = BD.
Comme AD,BE et CF sont bissectrices concourantes en G, il en résulte que ADB = 7 3
et
BGD=ABG+BAG = 7 3
. Le triangle BGD est donc isocèle de sommet B avec GD = d. Par ailleurs CAG=
7 2
, AEB=- 7 4
- 7
= 7 2
. Le triangle GAE est isocèle de sommet G. Enfin
AFG = 14 5
et FGA= CAG+ACG = 14 5
. Le triangle AFG est donc isocèle de sommet A. Il en résulte que AF = AG = GE = a.
Dans le triangle ABD, BG étant bissectrice, on a la relation
GD BD AG
AB =
GD GD AG GD
AD =
d d a
et dans le triangle ABE, AG étant bissectrice, on a la relation
GB AB GE
AE =
d a
AB AD AB BD AB
=
d a d
AG . En rapprochant toutes les identités ainsi obtenues, on déduit que BF = AB – AF = a
d d) a(a
= d a2
et AE =
d a2
. Par conséquent BF = AE et les deux triangles BFD et ADE qui ont deux côtés égaux (BD = AD et BF = AE) et le même angle adjacent à ces deux côtés égal à
7 2
, sont égaux. D’où DF = DE et le triangle DEF est isocèle de sommet D.