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Pulsation d'une décharge H. F. par filament de zirconium

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HAL Id: jpa-00235330

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235330

Submitted on 1 Jan 1956

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Pulsation d’une décharge H. F. par filament de zirconium

J. Desjonquières, R. Geller, F. Prévot, R. Vienet

To cite this version:

J. Desjonquières, R. Geller, F. Prévot, R. Vienet. Pulsation d’une décharge H. F. par filament de

zirconium. J. Phys. Radium, 1956, 17 (2), pp.166-167. �10.1051/jphysrad:01956001702016601�. �jpa-

00235330�

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DISPOSITIF POUR L’ÉTUDE

DE LA PROPAGATION DES ULTRASONS DANS LES GAZ FORTEMENT COMPRIMÉS

Par Jack NOURY,

Laboratoire des Hautes Pressions, Bellevue La méthode de la diffraction de la. lumière [1] ayant permis de mesurer la vitesse des ondes ultra-sonores dans les gaz comprimés et en particulier dans le

domaine critique [2] [3], j’ai été amené il y a quelques

années à étudier une bombe spécialement conçue pour étendre ces mesures au domaine des pressions élevées.

Celle-ci est constituée par un corps cylindrique massif

en acier 819 percé de part en part suivant son axe de révolution et un axe perpendiculaire. Ces deux perçages sont usinés de manière à recevoir l’entrée de gaz à la

partie supérieure, l’entrée de courant à la partie infé-

rieure de la bombe et les deux fenêtres en regard dans

la direction perpendiculaire à celle de propagation des

ultra-sons.

Une coupe verticale de cet appareil est représentée

par la figure ci-contre.

Les différentes entrées de la bombe sont toutes conçues suivant le même principe :

Une embase percée en acier traité est fixée sur le

corps de la bombe au moyen d’un écrou et d’un contre-

écrou, l’étanchéité de ce montage est assurée par un

joint de plomb enserré entre deux rondelles d’acier dur. Ce dispositif est auto-serreur.

L’extrémité de l’embase qui est située à l’intérieur de la bombe est polie et optiquement plane, sur celle-ci

vient s’appliquer un disque de verre Calex dont la face est planée de la même manière.

Ce disque est maintenu au contact de l’embase au

moyen d’une bague métallique vissée sur celle-ci.

L’entrée de courant a. été étudiée de manière a avoir des dimensions juste suffisantes pour supporter sans claquage.une tension H. F. d’environ 2 000 volts.

Ceci conditionnait l’ensemble des dimensions de la bombe qu’il convenait de rendre minimum pour en faciliter la manutention.

Dans l’entrée de courant, le disque de verre des fenè-

tres est remplacé par un ensemble de petites pièces comprenant une cuvette, un ressort et un doigt qui

conduit le courant H. F. sur la face inférieure du quartz piezoélectrique. Cet ensemble se trouve donc isolé

,

électriquement de l’embase

et par conséquent de la

masse, on y injecte la tension H. F. depuis le coaxial

du générateur au moyen d’une longue tige d’acier de

petit diamètre traversant l’embase et simplement

vissée dans la petite cuvette précédemment citée ;

celle-ci est centrée et isolée de l’embase au moyen d’un tube de cibanite.

On peut équiper l’entrée de courant avec des cris-

taux oscillants ayant des épaisseurs comprises entre 2

et 10 mm et ajuster sa position dans la bombe de

manière à éloigner plus ou moins le vibrateur du fais-

ceau lumineux, ceci pouvant permettre une éventuelle

mesure de l’absorption des ultrasons en fonction de la

distance au cristal.

Le volume intérieur de la bombe est d’environ 2 cm3 dans le cas de montage de l’entrée de courant repré-

senté sur la figure.

Cet appareil, qui a été réalisé au laboratoire, a permis

de mesurer la vitesse des ondes ultrasonores dans dif- férents fluides jusqu’à 1 200 atm, à la température de

25- C [4]. Elle a donné entière satisfaction du point de

vue de l’étanchéité et de la résistance mécanique.

L’entrée de courant a supporté sans inconvénients sérieux des tensions H. F. de l’ordre de 2 000 volts.

En cours d’usage quelques modifications lui ont été

apportées. On en trouvera la description ailleurs [5].

Manuscrit reçu le 24 novembre 1955.

BIBLIOGRAPHIE

[1] LUCAS (R.) et BIQUARD (P.), C. R. Acad. Sc., 1932, 194, 2132.

[2] NOURY (J.), C. R. Acad. Sc., 1946, 223, 377.

[3] NOURY (J.), C. R. Acad. Sc., 1951, 233, 516.

[4] LACAM (A.) et NOURY (J.), C. R. Acad. Sc., 1953, 234,

362.

[5] LACAM (A.), Thèse de Doctorat. (A paraître.)

PULSATION D’UNE DÉCHARGE H. F.

PAR FILAMENT DE ZIRCONIUM

Par J. DESJONQUIÈRES, R. GELLER, F. PRÉVOT

et R. VIENET,

Centre d’Études nucléaires de Saclay

L’intensité du courant d’ions que l’on peut extraire

d’une source augmente avec les dimensions de l’orifice de sortie, mais il en est de même pour la consom- mation de gaz de la source.

Comme on doit maintenir un bon vide en aval de la

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01956001702016601

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source d’ions, l’intensité maximum du faisceau est conditionnée par, la vitesse de pompage au niveau de l’orifice d’extraction. Dans le cas d’un accélérateur

électrostatique par exemple, l’on doit en général

pomper à travers tout le tube d’accélération, cette

limitation est très sévère (quelques milliampères).

Dans le cas spécial d’une source d’ions pulsée, dont

la durée des pulses serait d’une fraction de seconde et le taux de répétition de l’ordre de 10 par minutes la consommation de gaz pourrait être réduite par la pul-

sation de la pression dans la source. Il en résulterait donc une possibilité d’augmentation de l’intensité maximum.

Parmi les différents procédés possibles, nous avons

utilisé les propriétés absorbantes et désorbantes du zirconium. Nous avons pu obtenir une décharge H. F.

pulsée dans l’hydrogène, en pulsant uniquement la pression dans l’ampoule à l’aide du dispositif expéri-

mental indiqué sur la figure.

La puissance H. F. disponible étant constante, on envoie des impulsions de courant d’amplitude et de

durée déterminées dans un filament de zirconium.

L’effet Joule dans ce dernier a pour résultat de libérer des quantités importantes d’hydrogène, et de pulser

ainsi la décharge H. F. par variation de pression. Par ailleurs, en dehors des impulsions, le zirconium main-

tenu à une température suffisante de l’ordre de 2000, peut réabsorber une certaine quantité d’hydrogène qu’il libérera à l’impulsion suivante.

La pression dans la source varie de 10-2 à 10-1 mm

de Hg. La puissance dans la décharge passe alors de 50 à 250 watts environ. Dans cette expérience, la décharge

entre les impulsions n’est pas complètement éteinte,

ceci facilite le réallumage à haute intensité pendant les impulsions. Il faut, en effet, pour entretenir une décharge haute fréquence, un champ plus faible que

pour poùr l’allumer. l’allumer.

Manuscrit reçu le 10 décembre 1955.

THÉORIE CINÉTIQUE DU GAZ DE LORENTZ ;

CAS DES MOLÉCULES « MAXWELLIENNES »

Par M. BAYET,

Faculté des Sciences de Toulouse

Dans un article récent [11, Jancel et Kahan (dési- gnés dans la suite par J. et K.) critiquent la méthode du

libre parcours moyen, telle qu’elle a été utilisée de façon générale par Huxley [2], et par moi-même dans

le cas de particules légères et lourdes exerçant entre

elles une force en f5 (molécules maxwelliennes) [3,4],

à propos duquel j’ai écrit que, dans ce cas particulier

(et dans ce cas seulement d’ailleurs), les résultats,

pour les anisotropies du premier ordre tout au moins,

étaient indépendants de la vitesse des particules légères, et par suite de leur fonction de distribution,

- ce que contestent ces auteurs.

Or, si l’on examine les 3 comparaisons qu’ils

avancent à l’appui de leur thèse, on constate : a) que les deux premières conduisent au même

résultat, ainsi qu’ils le reconnaissent d’ailleurs, que l’on utilise leur méthode, basée sur l’équation de Boltz-

mann, ou la mienne, plus simple, qui évite l’emploi des

fonctions de distribution ;

b) que dans le troisième cas (champ électrique alter-

~ ~)

natif perpendiculaire au champ magnétique H

on obtient également la même formule, qui peut s’écrire, ainsi qu’on le constate facilement :

avec :

Que les deux méthodes conduisent dans ces trois cas

aux mêmes résultats est d’ailleurs naturel, puisque

nous avons signalé que la théorie de J. et K. [5] cons-

~

tituait une approximation valable dans le cas où H

~

est faible ou perpendiculaire àE [4,6].

~ ~

Toutefois il n’en n’est plus de même si E et H font

un angle p différent de Tr/2, et ce sont alors les formules

’ de J. et K., d’ailleurs difilciles à utiliser dans ces condi-

tions, qui sont inexactes, même si l’on tient compte de leurs dernières rectifications [7]. Par exemple, consi-

dérons le rapport ai, /ci, où crll désigne la conductibi-

~

lité dans le sens du champ électique lorsque, H lui est parallèle (q = 0), et ci cette même conductibilité,

~

lorsque H lui est perpendiculaire (p = n j2) ; pour

simplifier, nous supposerons le champ électrique

continu (cô = 0) ; dans ces conditions, ce rapport soit être supérieur à 1 (on peut dire, en première approxi- mation, que la conductibilité ao en l’absence de

champ magnétique n’est pas modifiée par l’adjonction

~

d’un champ magnétique parallèle à E , mais qu’elle

est réduite par celle d’un champ magnétique perpen-

diculaire) ; or mon calcul (réf. [4], formules 1) donne :

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