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Cours Master1:Espace tangent et Cotangent

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Cours Master1:Espace tangent et Cotangent

Dr. El hendi Hichem

Université Tahri Mohammed Bechar

(2)

Sommaire

1 Espace tangent et Cotangent Espace tangent

Espace cotangent

Application tangent et cotangente Fibrés tangent et cotangent

(3)

Espace tangent Espace cotangent

Application tangent et cotangente Fibrés tangent et cotangent

(4)

Espace tangante

Dans une variété: Considérons maintenant une variété différentielleM et un pointpdeM. On s’intéresse aux courbes dans M qui sont différentiables et qui passent par p

c:]−ϵ, ϵ[→M , c(0) =p t→c(t)

Définition

Deux courbesc1etc2sont tangentes au point p sic1(0) =c2(0) =pet s’il existe une carte locale (U, φ)telle quep∈Uet

d

dt(φ◦c1)(0) = d

dt(φ◦c2)(0)

(5)

La définition est indépendante de la carte choisie. En effet si(V, ψ)est une autre carte autour de p, on a :

d

dt(ψ◦c1)(0) = d

dt[(ψ◦φ−1)◦(φ◦c1)](0)

=D(ψ◦φ−1)◦ d

dt(φ◦c1)(0)

=D(ψ◦φ−1)◦ d

dt(φ◦c2)(0) = d

dt(ψ◦c2)(0)

On définit ainsi une relation d’équivalence (c’est-à-dire une relation qui est transitive, symétrique et réflexive) sur l’ensemble des courbes passant parp:c1∼c2si elles sont tangentes enp.

(6)

Définition

Un vecteur tangent àM enpest une classe d’équivalence de courbes tangentes en p. L’espace tangent àM en p, notéTpM,est l’ensemble des vecteurs tangents àMenp.

Exemple

DansRnil est clair que deux courbesc1,c2sont tangentes au pointxdes que

1(0) = ˙c2(0)

Il y a donc un isomorphisme canonique entre l’ensemble des classes de courbes tangentesTxRn et l’ensemble des directionsc(0). Ce qui est propre à˙ Rnc’est que cet isomorphisme ne dépend pas du pointx.

On peut montrer queTpMest un espace vectoriel en utilisant une carte. La structure vectorielle n’apparait cependant pas clairement. De plus la définition deTpMfait intervenir un espace très gros, l’ensemble des courbes passant par p, qui n’est pas aisé à manipuler.

Nous allons voir maintenant qu’on peut donner une autre définition équivalente des vecteurs tangents qui résoudra ces difficultés.

(7)

Dérivation :

Une dérivation enpest une application linéaire

Dp:Cp (M)→R

qui vérifie la règle de Leibniz . Autrement dit ,Dpest une dérivation si pour touts réelαetβet toute fonction˜f et˜gdansCp (M)on a :

- Dp(α˜f+β˜g) =α˜f +β˜g(linéarité) - Dp(˜f.˜g=g(x)Dp(˜f) +f(x)Dp˜gLeibniz où˜f et˜gsont les classes d’équivalence def etg

(8)

Définition

L’espace tangent en p àM,TpMest l’espace vectoriel des dérivation surCp (M)

Définition

Puisqu’on a un espace vectoriel il est utile d’un trouver une base.

soient(x1, ...,xn)des coordonnées au voisinage dep. Une base deTpMest donnée par lesn dérivations ∂xi(p) , pour1≤i≤ndont les courbes associées sont lesγidéfinies par





xjγi(t) =0 pour j̸=i xjγi(t) =t

(9)

En particulier la dimension deTpMen tant qu’espace vectoriel est la dimension deMen tant que variété. Donc tout vecteurXp∈TpM s’écritXp=Xi(p)∂Xi(p) où lesXi(p)sont des réels .

Cette écriture a l’avantage de suggérer queX(p)est un vecteur puisqu’il ancomposantes (X1(p), ...,Xn(p))et que c’est aussi une dérivation. De plus, si la courbeγdéfinit ce vecteur, avec bien sûrγ(0) =palors on a :

Xi(p) = (γi(t) dt |t=0 On utilise cette relation qu’on écritγ(0) =X(p).

On considère l’effet d’un changement de coordonnées sur lesnnombresXi(p)si on passe les coordonnées(xi)aux coordonnées(yj(xi))alors si :

X(p) =Xi(p) ∂

∂xi(p) =Yi(p) ∂

∂yi(p) On a

Yj(p) = ∂yj

∂xj(p)Xi(p)

(10)

Proposition

L’espace TangentTpMest un espace vectoriel de dimensionnet l’ensemble{∂xi|pi=1, ...,n}

forme une base deTpMen coordonnées locales .

Exemple

Soitγ:I→Sn une courbe sur la sphère unité dansRn+1tel queγ(0) =petγ(0) =˙ X. La courbe satisfait à⟨γ(t), γ(t)⟩=1, alors :

⟨γ(t), γ(t)⟩˙ +⟨γ(t),γ(t)⟩˙ =0

donc⟨p,X⟩=0, c’est-à dire tout vecteur tangentX∈TpSnest orthogonal àp. D’autre part , si X̸=0tel que⟨p,x⟩=0, alorsγ:R→Snavec

γ:t→cos(t|X|).p+ sin(t|X|). X

|X|

est une courbe surSn avecγ(0) =petγ(0) =˙ x. Par conséquent :

TpSn ={X∈Rn+1/⟨p,x⟩=0}

(11)

Une forme (ou covecteur) enp∈M est une forme linéaire surTpM, c’est-à-dire une application linéaire :

ωp:TpM→R Xp7→ωp(Xp)

On noteωp(Xp) =⟨ωp,Xp⟩le crochet étant ici le crochet de dualité.

Définition

L’espace cotangent àMenp, notéTpMest l’espace vectoriel des formes en p. C’est l’espace vectoriel dual deTpM( C’est-à-direTpM= (TpM))

(12)

Exemple

Soitg:M→Rune fonction différentiable surM. Alors, en identifiantTtRavec R, la différentielle de genp,dgp:TpM→R, peut etre vue comme une 1-forme.

Cet exemple justifie les notations ci-dessous en coordonnées. Rappelons d’abord que, sie1, ...,en

est la base d’un espace vectorielV, il existe une unique base dualee1, ...,en du dualVtelle que ei(ej) =δij.

Considérons maintenant des coordonnées localesφ= (x1, ...,xn)enpetdxip:TpM→Rla différentielle de la i-ème coordonnées (on identifie de nouveauTtRavecR). Par définition dxip(Xp) =Xp.xi. En particulier, pour tout couplei,j:

⟨dxip, ∂

∂xj|p⟩=dxip( ∂

∂xj|p) = ∂xi

∂xj|pij

Ainsidx1p, ...,dxnp est une base deTpM duale de la base∂x1|p, ...,∂xn|pdeTpM.

(13)

Une base de l’espace cotangent :

Localement, au dessus d’un ouvertUd’une carte locale(U, ϕ),{xi(p)}est une base deTpMpour toutp∈U. On note{dxi|p}sa base duale. Cette écriture se justifie en effet par la définition de la différentielle, puisque lesxisontnfonctions définies localement surMet puisqu’on a par définition même de la différentielle

⟨dxi|p,∂

xi(p)⟩=∂xj

∂xi(p) =δji Alors dans cette base ,

df|p= ∂f

∂xi(p)dxi|p

(14)

Soitϕune application de classeC1définie au voisinage d’un pointpd’une variétéMà valeurs dans une variétéN.

Définition

On définit une unique application linéaire, appelée application tangente àϕet notéeTpϕdéfinie de TpMà valeurs dansTϕ(p)N, vérifiant

dϕ(p)f ◦Tpϕ=dp(f ◦ϕ) pour toute fonctionf ∈C(N)

De même, on définit une unique application linéaire, appelée application cotangente àϕet notée Tpϕdéfinie deTϕ(p)Nà valeurs dansTpM, vérifiant :

Tpϕ(dϕ(p)ϕ=dp(f ◦ϕ) L’application cotangent est la transposée de la tangente.

(15)

Soientϕetψdeux applications différentiables.

i) On aTp(ϕ◦ψ) =Tψ(p)ϕTpψ

ii) Sicest une courbe, alorsTc(t0)ϕ(c(t0)) = (ϕ◦c)(t0)

iii) SoitX= (x1, ...,xn)des coordonnées locales au voisinage dep. SoitY = (y1, ...,yp) sont des coordonnées locales au voisinage deϕ(p). posonsϕj=yj(ϕ)Alors les coefficients de la matrice deTpϕdans les bases associées aux coordonnées sont

∂ϕj

x .

(16)

Définition

L’ensemble{TM= (p,Xp),p∈M,Xp∈TpM}est appelé le fibré tangent de la variétéM . de même l’ensemble{TM = (p, ωp),p∈M, ωp∈TpM}est appelé le fibré cotangent deM. Le fibré tangent est l’union des espaces tangents :

TM=∪p∈Mp×TpM ou simplement ∪p∈MpTpM

mais il faut bien préciser que cette union est disjointe : on ne peut pas additionner des élémentsXp

etYp0appartenant à des espaces tangents différents.

On appelle projection canonique surTMla projection :

π: TM→M (p,Xp)7→p et la fibre au-dessus de p la pré-imageπ−1(p) ={p} ×TpM d’un pointp

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Référence

F.Lamourie.Géométrie différentielle, 25 Septembre 2013.

F.JEAN.Géométrie Différentielle et Application au Contrôle Géométrique,2011/2012.

M. BERGER, B. GOSTIAUX.Géométrie différentielle:Deuxième édition,Collection

Mathématiques. Presses Universitaires de France, Paris, (1992).

H. Cartan.Calcul différentiel Hermann, 1967.

S. Gudmundsson.An introduction to Riemannian geometry, Lund University ,2000.

Références

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