M ATHÉMATIQUES ET SCIENCES HUMAINES
Le goulot d’étranglement
Mathématiques et sciences humaines, tome 2 (1963), p. 51-52
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51.
LE GOULOT D’ETRANGLEMENT
NOTE DE LA REDACTION SUR LE
CAS ? !
1L’énoncé de ce cas
(p.34,
Bulletin n°1 )
aété
renduincompréhensible
par demalencontreuses
fautesd’impression;
enparticulier
le mot"rejeter"
a étérempla-
cé par le mot"répéter" (dernière ligne p.34) qui
n’a aucun sens dans le contexte.Nous
prions
les lecteurs de nous excuser de ceserreurs,
yqui
rendent néces-saires de formuler de nouveau le
problème posé.
L’auteur anonyme de ce "cas" es-time
qu’on peut
le faire de lafaçon
suivante :y
"Un
expérimentateur
avait des raisonsde’supposer
que deux variables X et Y à valeurs dans des ensemblescomplètements
ordonnées E et Frespectivement,
étaient liées par une relation du
type :
Y = f
(X)
où f est une fonction monotone.
Après
avoir effectué des mesures sur un échantillon fini decouples (X, Y),
eon constate que les
points
obtenusempiriquement
ne s’ordonnent pas selon une suite monotone dans leproduit
cartésienE x F~
mais que, les X étantrangés
par valeurs
croissantes,
les Ycorrespondants croissent, passent
par unmaximum,
epuis décroissent.
Le test de corrélation de rangs de
Kendall, appliqué
à cettesérie
de mesu-res, conduit à
rejeter l’hypothèse
de monotonie dans la variation de Y en fonc- tion deX,
cequi
estrassurant;
mais par contre ce test nepermet
pas de con-firmer l’existence d’un et un seul maximum. -
Dans ces
conditions,
y existe-t-il un testpermettant
de confirmer(ou
infir-mer) l’hypothèse:
la variable ordinale Y est fonction unimodale de la variableordinale X ? "
Ajoutons qu’en
cequi
concerne laquestion
ainsiposée,
l’article de G. Th.Guilbaud dans le
présent numéro,
e et lesdéveloppements qu’il comportera
dans lessuivants,
e sont de nature à l’éclaircir.Mais il serait néanmoins
utile,
pourqu’une réponse puisse
lui être appor-tée,
que l’auteur de laquestion apporte
desprécisions supplémentaires
sur l’ex-périence
dont ils’agit,
les conditions danslesquelles
elle esteffectuée,
ceque sont les ensembles E et
F,
s’il seréfère à
un"modèle d’urne",
et si ouilequel ?,
y etc... ,~
CAS
N°
2: UN PROBLEME DECLASSIFICATION
Je
considère
unensemble,
parexemple,
e de motsfrançais désignant
les rela-tions de
parenté: père, mère, nièce, grand-père,...; je
peux les classer de di-verses
façons,
e àchaque
fois selon unpoint
de vueunique:
le mot est-il mascu-lin ou féminin?
-désigne-t-il
unascendant,
undescendant,
uncollatéral,... ?
- est-il
simple
oucomposé ? -
etc. - En combinantplusieurs classifications,
ej’obtient
une classificationplus
fine: ascendantmasculin,
ascendantféminin,
52.
descendant
masculin,
etc..Lorsque j’obtiens
une classification ultrafine, qui
isole
chaque
mot dans uneclasse,
lelinguiste
ditqu’on
a construit une "struc- turecomponentielle"
du vocabuLaireétudié.
Un même vocabulaire estsusceptible
de
supporter plusieurs
structurescomponentielles.
Comment, lorsque
les données duproblème
sont assezcomplexes,
trouver au-tomatiquement
toutes les structures(bien- sûr,
sans construire toutes les classi- fications pour voir si elles sont ou nonultra-fines).
Deplus,
nous voulons seu-lement les structures minimales
(telles
que si on en retire uncritère
de classi-fication,
larésultante
ne soitplus ultra-fine).
Première voie:
Soit A l’ensemble à classer.
Chaque critère
de .classification détermine dans A unepartition
Onpeut plonger
cespartitions
données par la nature des cho-ses dans l’ensemble de toutes les
partitions ossibles
de A - On sait que cet en-semble, organisé
par la relation de finesse entrepartitions
et parl’opération
de
composition
de deuxpartitions,
y a une structure detreillis,
y dont un extrêmum est lapartition
ultra-fine que nous recherchons. Peut-on utiliser ce treillis pour résoudre notreproblème?
Cela sembledifficile,
car le treillis n’est pasmodulaire. ’
Deuxième voie:
Dans la
partition ultra-fine,
y les deux éléments de toutepaire
de A sontdissociés,
etceci,
parcequ’au
moins unepartition composante
dissocie ces deuxéléments.
Il faut doncprendre,
pourchaque paire,
y l’une ou l’autre desparti-
tions
qui
dissocie cettepaire,
et faire demême
pourchaque paire.
Ce ou et ceet étant les
opérations
ducalcul booléen,
on obtient uneexpression
booléenne dutype : ( ... ou... )
et( ... ou... ou... )
et ... ,chaque parenthèse correspondant
à unepaire
d’éléments deA,
les ... dans uneparenthèse représentant
lespartitions
dissociant la
paire considérée.
A l’aide de la distributivitéréciproque
desopé-
rations