M ATHÉMATIQUES ET SCIENCES HUMAINES
Le goulot d’étranglement
Mathématiques et sciences humaines, tome 5 (1964), p. 59-60
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59.
LE GOULOT D’ETRANGLEMENT
Le
problème du
choix dessupports
depublicité
conduità analyser
lephénomène
de la
"duplication
de lecture": si l’onplace
des annonces dans un certain nombre dema,gazines,
yquelle
est laprobabilité
pourqu’une ’personne
soit touchée par la même annonce dansplusieurs magazines ?
La
duplication
entre lesmagazines
A et Bpeut être
mesurée par le nombre de personnesqui
lisent à la fois A et B: N(AB),
y ou par laproportion
de cespersonnes dans la
population:
P(AB).
Plus
généralement
on pourrareprésenter
lesduplications entre q supports
par un ensemble de 2 n
proportions:
Ces nombres ne sont pas directement utilisables: d’une
part
engénéral
unepartie
d’entre eux seulement sont connus; d’autrepart,
y il suffit que le nombre de lecteurs d’unsupport
se modifie pour que toutes lesduplications
où ilfigure
semodifient.
On désire donc
représenter
laduplication
par des coefficientsqui présentent
une certaines stabilité
lorsque
lesproportions
varient dans des limites àpréciser
et
qui permettent
par suite d’évaluer les valeursprobables
desduplications
in-connues à
partir
de cellesqui
sont connues.Le
problème
sembleprésenter
unintérêt très général puisqu’il
se posechaque
fois que l’on doit
manipuler
destableaux, dichotomiques à q
dimensions(soit
pour évaluer la valeur de certaines cases à
partir
des marges, soit pourapprécier
la
dépendance
entre les diversesvariables).
M.J. Ville
(Principes d’analyse matricielle,
page191 )
définit un coefficient:Ces coefficients
peuvent
êtregénéralisés
pour un nombrequelconque
de varia-bles :
Ces coefficients ont
l’avantage
d’êtresimples
etsymétriques:
ils utilisentla totalité de l’information
disponible (il
y aégalement
2ncoefficients A ).
60.
En
outre,
y ilspermettent
de formuler defaçon simple
les diverseshypothèses d’indépendance (indépendance complète, indépendance marginale, indépendance
par-tielle, etc... ) :
chacune consiste àégaler
à 1 certains coefficients ou certainsproduits
de coefficients. Enfait,
on constate d’ailleurs quelorsque
le nombre devariables s’accroît les coefficients tendent vers 1.
Si ces coefficients étaient sensiblement
constants,
ilspermettaient
parexemple
de calculer P(AB)
connaissant P(A)
et P(B),
etc...Mais ils
offrent
l’inconvénient de ne pasêtre
stables: parexemple,
siP
(AB)
donné par la formule serasupérieur
à 1 pour des valeursélevées
de P(A)
ou de P
(B) (cf. figure ci-jointe).
’On est donc conduit à utiliser une relation
non linéaire entre
On a obtenu par
exemple
de bons résultatsexpérimentaux avec :
- - -iofMais dans .cette
formule,
y le coefficient K n’a pas designification
intuitive et ellecesse
d’être symétrique
au-delà de 2 varia-bles.
J. Du~.r and