Introduction à la mécanique quantique - CORRIGES
1. Nombre de photons :
a) Flux solaire moyen : ϕ = 0,5 kW.m
-2; pour chaque photon solaire, de longueur d’onde moyenne λ = 0,5 µm l’énergie transportée est E = hν =h.(c/λ).
L’énergie reçue sur une surface S = 1 m² durant ∆t = 0,1 s sera ϕ.∆t.
Le nombre de photons est donc le rapport (ϕ.∆t)/E. A.N. : 1,3.10
20photons.
b) Flux solaire moyen : ϕ
o= 0,5 kW.m
-2, pour une magnitude m
o= -26,8. Pour l’étoile, on cherche son flux stellaire ϕ
eavec un écart de magnitude m – m
o= 2,5.log(ϕ
e/ϕ
o)
ce qui amène :
= . 10
,= 2,4. 10
.
Le flux lumineux entrant dans la pupille sera : . ²/4 avec D= 7.10
-3m.
L’énergie reçue durant ∆t = 0,1 s sera : ∆. ²/4 ce qui correspond à un nombre de photons :
(ϕ. ∆t) 4
ℎ = 230 "ℎ##$%
2. Etude d’une cellule photoélectrique au potassium.
1) Travail d’extraction du potassium, pour un électron : W
o= 2,25 eV. Chaque photon transporte l’énergie E = hν soit E = hc/λ.
Pour λ = 490 nm ; E = 4,05.10
-19J = 2,53 eV (1 eV = 1,602.10
-19J).
Pour λ = 660 nm ; E = 3,01.10
-19J = 1,88 eV.
Il faut E > W
opour que l’extraction soit possible, ce qui s’obtient donc seulement pour λ = 490 nm.
2) Bilan énergétique : le photon communique l’ensemble de son énergie qui se partage en le travail d’extraction et une énergie cinétique communiquée à l’électron.
E = h.ν = hc/λ = W
o+ E
cDonc E
c= E – W
o= 0,28 eV = 4,48.10
-20J.
Si l’on suppose l’électron non relativiste : E
c= mv²/2 ce qui amène :
& = ' 2(
)= 3,14. 10
/%
ce qui confirme son caractère non relativiste (v << c= 2,98.10
8m/s).
I = 4,0.10
-8A correspond à une quantité de charge électrique par unité de temps. Comme chaque électron transporte la charge électrique élémentaire e , l’intensité I correspond à un nombre d’électrons par unité de temps N = I/e = 2,5.10
11électrons par seconde.
La puissance lumineuse émise est P = 9,0.10
-7W pour des photons d’énergie E = 4,05.10
-19J.
Le flux de photons incidents est N
i= P/E = 2,2.10
12photons par seconde.
D’où le rendement quantique : ρ = N/N
i= 0,113 = 11,3 % 3. Microscopie électronique.
a) Pour des détails de taille a < λ, le phénomène de diffraction rend l’image inexploitable.
Dans le visible 400 nm < λ < 800 nm. Il faut donc a > λ, soit dans le visible des détails de dimension supérieur au micromètre (en ordre de grandeur).
b) E
c= 100 eV =1,602.10
-17J (1 eV = 1,602.10
-19J)
Si l’on suppose l’électron non relativiste : E
c= mv²/2 ce qui amène :
& = ' 2(
)= 5,9. 10
,/%
ce qui confirme l’aspect non relativiste de cette particule.
La relation de De Broglie donne λ = h/p = h/(mv) =1,23.10
-10m ≈ 0,1 nm.
Même démarche, par la mécanique classique, qui donnerait E
c= mv²/2 ce qui amène :
& = ' 2(
)= 1,8. 10
.. %
= 0,6.
Cette fois la particule est relativiste.
Dans ces conditions, l’expression classique de l’énergie cinétique ( ) = &²
n’est plus valide, mais doit être remplacée par l’expression relativiste : ( ) = (0 − 1)²
où :
0 = 1 21 − &² ² Ce qui donne ici : γ = 1 + (Ec/mc²) = 1,20 et donc :
& = . '1 − 1
0
= 1,66. 10
./%
Alors p = γmv et λ = h/p = h/(γmv) = 3,7 pm.
4. Expérience des fentes de Young avec des particules matérielles :
a) La différence de marche (d.d.m.) δ perçue en le point P, entre les ondes issues des fentes F
1et F
2est : δ = F
2P – F
1P.
La distance d entre les deux fentes étant très inférieure à la distance D entre le système de fentes et l’écran récepteur, les segments [F
1P], [OP] et [F
2P] sont pratiquement parallèles, c’est à dire qu’ils forment pratiquement le même angle α avec la direction horizontale (Ox).
δ = F
2H où H est le projeté orthogonal de F
1sur (F
2P) ; vue la construction δ = d.sinα et comme le point P est relativement proche de l’axe (Ox) : α ≈ tan α = y/D
d’où finalement : δ = dy/D.
L’interfrange i correspond à une variation ∆y de l’ordonnée y du point P amenant une variation de 1 unité de l’ordre d’interférence δ/λ, c’est à dire à une variation de une longueur d’onde de la d.d.m. δ : ∆y = λD/d = i.
P
O
O
F
1F
1
F
2
α α
α x
F x
2