HAL Id: jpa-00206452
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Submitted on 1 Jan 1966
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Etude par diffraction neutronique de Cr2NiS4
Bernadette Andron, Erwin Félix Bertaut
To cite this version:
Bernadette Andron, Erwin Félix Bertaut. Etude par diffraction neutronique de Cr2NiS4. Journal de
Physique, 1966, 27 (9-10), pp.619-626. �10.1051/jphys:01966002709-10061900�. �jpa-00206452�
ÉTUDE PAR DIFFRACTION
NEUTRONIQUE
DECr2NiS4
Par Mlle BERNADETTE ANDRON et ERWIN FÉLIX
BERTAUT,
C. N. R. S. et C. E.
N.-G.,
Chemin desMartyrs,
Grenoble.Résumé. 2014
Cr2NiS4 (a
=5,94 Å,
b =3,42 Å, c
=11,14 Å ;03B2
=91°3’) composé
mono-clinique pseudo-hexagonal (groupe I/2m) isomorphe
deCr3S4
dérive du type NiAs etpré-
sente un ordre de lacunes.
NiII est dans les
plans
lacunaires.La
configuration antiferromagnétique
observée à T =4,2
°Kpossède
un vecteur de pro-pagation k0 = [1/2 0 1/2]. On constate une réduction de 30 %
des moments magnétiques
théo-
riques
due à des effets de covalence. La direction moyenne des spins
03C3 est définie par 03B8 # 45°
~ # 58° où 03B8 est
l’angle
de 03C3 avec[101] et 03C0/2 -
~l’angle
avec b de laprojection
de 03C3 sur(101).
Des critères sont
développés
pour lapositivité
ounégativité
des liaisonsmagnétiques
àangle
droit faisant intervenir des coefficients de transportf03C0
etf03C3.
La structure observée esten accord satisfaisant avec ces critères.
Abstract. 2014 The
pseudo hexagonal compound Cr2NiS4 (a
= 5.94Å,
b = 3.42Å,
c = 11.14
Å ; 03B2
=91°3’) isomorphous
withCr3S4 (space
groupI/2m) belongs
to a deformedNiAs type structure
presenting
ordered vacancies.NiII is situated in the
planes
in which the vacancies order.The
antiferromagnetic configuration
observed at T = 4.20 °K has apropagation
vectork0 = [1/2 0 1/2]. Covalency effects reduce the magnetic
moments by
30 %
with respect to
the theoritical (spin only)
ones. The direction of spin
03C3 is defined by
03B8 # 45°, ~ #
58° where 03B8
is the
angle
of 03C3 with[101], 03C0/2 -
~ is theangle
with b of theprojection
of 03C3 on(101).
Criteria are
given
for thepositivity
ornegativity
ofmagnetic
interactions atright angles
in terms of transport coefficients
f03C0
andf03C3.
The observed structure agreessatisfactorily
with these criteria.
PHYSIQUE 27, 1966,
Introduction. -
Cr2NiS4 appartient
à la familledes
composés
dits nonstoechiométriques,
dérivantdu type de structure NiAs
(B
-8)
etpossédant
unordre des lacunes. La formule
Cr2NiDS4
rend mieuxcompte de ce
fait,
Dreprésentant
une lacune. L’iso-topie
avecCr3S4
a étésignalée
par Jellinekqui indique
lesparamètres
a =5,94 À,
b =3,42 À,
c =
11,14 À, p =
91°3’. Le grouped’espace
estI
2~m -
Dans ce mémoire nous étudionsCr2N’S4
pardiffraction neutronique.
Dans la pre- mièrepartie
nousprécisons
la structurenucléaire,
dans la deuxième la structure
magnétique.
1. Structure nucléaire. - PRÉPARATION. - Le
produit
estpréparé
àpartir
des éléments sousvide,
dans des tubes scellés de quartz dont les
parois
sontenduites d’une mince
pellicule
decarbone,
selon lestechniques
de Chevreton[2],
afin d’éviter dans unelarge
mesurel’attaque
du quartz.Après
unpremier chauffage
à 1 000 °Cpendant
48heures,
on trempe lesampoules.
Onhomogénéise
et onprocède
à unrecuit,
suivi d’un refroidissement lent(1 jour).
ÉTUDE
AUX RAYONS X. - Dans unpremier
stadenous avons redéterminé les
paramètres
de la mailleet en
particulier l’angle ~
en utilisant des dia- grammes de Guinier en rayonnement monochro-matique.
Nous obtenons :ÉTUDE
AUX NEUTRONS. - DansCr3S4
les atomesde Cr occupent des sites 2c et 4i. Le
premier
pro-blème
qui
se pose est de savoir si Ni occupe despositions
ordonnées ou désordonnées sur les sitesdisponibles.
A cause de la trèsgrande
différence deslongueurs
de Fermi de Ni et de Cr(b(Ni)
=1,025 ; b(Cr)
-0,35)
il est facile de résoudre ceproblème
par une
simple comparaison
d’intensités. Le rapport des intensités de raies1(110, 200)/7(002, loi, 101)
est calculé
12,7
pour un désordrecomplet
alors que l’on observe2,8
en bon accord avecl’hypothèse
d’un ordre
complet
de Ni sur les sites 2c associésaux
plans
lacunaires(cf. fig. 3).
Le tableau 1précise
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01966002709-10061900
620
TABLEAU I
INDEXATION ET FACTEURS DE STRUCTURE NUCLÉAIRE
(TEMPÉRATURE AMBIANTE).
X =1,158 Â.
TABLEAU II
les
angles
deBragg
dudiagramme
de diffraction neu-tronique représenté
dans lafigure 1,
les sin2 0observés et
calculés,
ainsi que les facteurs de struc- ture observés et calculésaprès plusieurs cycles
d’affinement sur machine
électronique.
Le facteurde confiance R = est de 8
%.
Le tableau II résume les coordonnées finales des
positions atomiques.
II. Structures
magnétiques.
- Le diffracto- gramme a étéenregistré
à latempérature
de l’héliumliquide
T =4,2’OK.
L’échantillon se trouve dans untube de
vanadium, placé
dans un cryostat dont lesparois
en aluminium ont un diamètre assezgrand
pour que les réflexions de AI ne
parviennent
pas aucompteur.
Lesréflexions magnétiques
peuvent êtreFIG.
1. -Cr2NiS4. Diffractogramme neutronique
à la
température
ambiante. À =1,158 Â.
FIG. 2.
-Diffractogramme neutronique
à4,2
OK.Les indices des raies
magnétiques
sontprimés.
indexées dans une maille double selon a et c. Elles
sont
indiquées
par des indicesprimés
sur lafigure
2.La situation a
déjà
été discutée dans[3].
On a lechoix entre quatre
configurations antiferromagné-
tiques possibles,
notéesA, B,
C et D où le vecteurIci le
signe supérieur
est valable pour A etC,
lesigne
inférieur pour B et D. On aoù le
signe
- doit êtrepris
pour k =k1,
lesigne
+pour k =
k2.
Dans les
configurations
A et B les réflexions per- mises sont telles quetandis que dans C et D
(vecteur
k =k2)
les réflexionspermises
sont du typeOn peut donc
distinguer
entrekt
etk2
par desmesures exactes de
positions
de raies. Le tableau III compare les différencesd’angles
deBragg
calculéesdans
l’hypothèse
k =k1
et k =k2
aux différences observéeslesquelles
sont nettement en faveur de k=k2.
La structure doit doncpouvoir
se décrire commeune succession de
plans ferromagnétiques (101).
Nousavons
déjà
fait remarquer[3]
que cesplans jouent
un rôle
privilégié
dans la structure. Eneffet,
y ils contiennenttoujours
une seule sorte d’atomes. Enparticulier
il y a unplan (101) complètement vide,
c’est-à-dire
passant
par les lacunes en 2a. Un calcul facile d’intensitésimpose
le modèleC, représenté
sur la
figure
3. On doitpréciser
ensuite les gran- deurs et les orientations par rapport auréseau,
desspins
de Cr et de Ni. Comme dans la référence[31,
nous avons noté par 0
l’angle
que fait lespin
avecla direction
1°il
etpar ~ -
9l’angle
que fait laTABLEAU III
VECTEURS DE PROPAGATION ET POSITION DE RAIES
622
FIG. 3. - Structure
magnétique
deNiCr2S4.
On n’apas tracé les
positions
des anions. La déformationmonoclinique
est trèsfaible,
mais rend les distances ret r’
inégales.
projection
duspin
sur leplan (fOl)
avec l’axe bcontenu dans ce
plan.
Les meilleures valeurs sontdéterminées par
approximations
successives en com-parant des rapports observés et calculés d’intensités
antiferromagnétiques.
En effet de tels rapports sont relativementindépendants
d’éventuelles réductions despins
par covalence. On a trouvé 0 = 45° et cp = 580.Comparant
ensuite les intensitésmagné- tiques
aux intensitésnucléaires,
on s’est vite aperçu que l’on était enprésence
d’uneimportante
réduc-tion de
spins
par des effets decovalence,
les inten-sités
magnétiques
observées étantsystématique-
ment trop faibles
(de
50%)
par rapport aux inten- sités calculées avec lesspins théoriques S(Ni2 + ~ = 1
et
S(Cr3+)
=3/2.
Nous sommes donc conduits à la conclusion d’une réduction despins
de 30%.
Cetteréduction est raisonnable en remarquant que dans les
oxydes
de chrome(LaCr03)
on mesure uneréduction
[4]
despins
de 20%.
Dans le tableau IVl’on compare les intensités observées et calculées
(deux
dernièrescolonnes)
des raiesmagnétiques repérées
par les indices h’k’l’ de lapremière
colonne.La deuxième colonne contient les
pF2
calculésselon
(1)
à(3)
etnormalisés.
Le facteur de0,5 correspond
à la réduction desspins
de 30%
TABLEAU IV RAIES MAGNÉTIQUES
(TEMPÉRATURE
DE L’HÉLIUMLIQUIDE)
-Y,
facteur de normalisation =3,19.
(0,72
^_’0,5).
La troisième colonne contient les fac-teurs
d’anisotropie sin2oc,
où oc estl’angle
entre lesspins
et le vecteur h de diffusion. L’accord entrp intensités observées et calculées estsatisfaisant,
vules difficultés d’une estimation
précise
de faibliesintensités et de la délimitation du fond continu.
Interactions
magnétiques.
- Nous allons exami.ner si la structure C
(fig. 3)
dont les conditions de stabilité ont été dérivées dans la réf.[3]
est compa- tible avec ce que l’on saitqualitativement
des inter-actions de
superéchange
etd’échange
direct. Nousconsidérons en
première approximation
levoisinage
des cations comme étant de
symétrie cubique.
Rappelons
que lechamp
cristallin dédouble les niveaud5
du cation en untriplet
ou de et undoublet eg
oudy
et que les orbitalesdy (dx2
-y2, dz2)
sont orientées vers lesanions,
alors que les orbitales dE(dxy, dyz, dzx)
sont orientées vers lesmilieux des arêtes de l’octaèdre. Dans celui-ci le
triplet
estplus
bas que le doublet. Dans Ni2+ dont laconfiguration
est t6 e2 letriplet
est saturé et lesorbitales eg
sont à moitiéremplies.
Dans Cr3+ lesous-niveau est à moitié
rempli,
les orbi..tales eg
étant vides.Dans notre discussion nous allons
appliquer
lesrègles
suivantesr5i
à[7J :
Règle
1. -Lorsque
l’on peut transférer deuxspins électroniques
de deux cations vers une mêmeorbitale de l’anion
(et vice versa), il
y a une corré-lation
négative (antiparallèle)
entre les deuxspins transférés,
en vertu duprincipe
de Pauli.Règle
2. - De mêmelorsqu’on
peut transférer deuxspins
de deux cations vers deux orbitales del’anion,
il y a une corrélationpositive (parallèle)
entre les deux
spins transférés,
en vertu de larègle
de Hund.
Lorsque
les deux mécanismescoexistent,
le
premier l’emporte généralement
sur le second.Nous utilisons les mêmes
règles
pour le transfert inverse d’électrons de l’anion vers les orbitales vides des cations. Ceci est illustré par lesfigures
4 à 6.FIG. 4. - Illustration
schématique
de transfert parempiètement.
Le processus a est illustré par le dessin du haut dans le cas de Cr3+(cf. éq. (5)
et(6)).
Lesigne
""’~ marque les transferts dans lapaire
liante-antiliante Le
processus ~ (dessin
dumilieu) correspond
au transfert de l’anion vers lecation,
dûà l’orbitale liante non
apparié ~B~ ~, (cf.
encoreéq. (5)
et
(6)
dansCr3+).
Les processus ocet ~
réduisent lespin
de Cr3 +(dans
les liaisons Cr-S-Cr àangle droit).
Le dessin du bas illustre le cas d’un processus aug- mentant le
spin
sur le cation Cr3~ et ayant lieu dans des liaisons à 1800 du typedy
- pa -dy’ lesquelles
n’interviennent pas dans
Cr,NiS,.
FIG. 5. - Transfert par une orbitale p. Liaison dE - p7t - dz. La
figure
illustre la relation(6)
datexte.
FIG. 6. - Transfert par deux orbitales p. La
figure
illustre un processus
~3, dy
- p6,pa’
-dy’ (cf.
rela-tion
(7)
dutexte).
Lapossibilité
d’unéchange
directce - dE est
indiquée
en trait fin.La
possibilité
de transfert d’un électron est liée à lanon-orthogonalité
des orbitales sur le cation et sur l’anion. Un transfert d’électrons entre Ni2+et S2--- ne peut se faire que par des liaisons du type
dy -
pa nonorthogonales.
Entre Cr3+ et S2- onpeut avoir transfert par des liaisons du type de - pr mais aussi du type
dy
- psgrâce
aux orbitalesvides de Cr3+.
Dans
NiCr2S4
les liaisons desuperéchange Ni-S-Ni,
Ni-S-Cr et Cr-S-Cr sont
pratiquement
àangle
droit.LIAISONS MAGNÉTIQUES A ANGLE DROIT. - NOUS prenons l’anion comme
origine
etplaçons
unpremier
cation noté a sur l’axe
des x,
un second cation noté bsur l’axe
perpendiculaire
des y. Les seuls cheminsmagnétiques possibles
entre a et b à travers uneorbitale p de l’anion et donnant lieu à deux trans-
ferts font intervenir les orbitales suivantes :
Notons
qu’une
même orbitale px del’anion,
parexemple,
peut former une liaison du type 6 avec le cation a et du type 7C avec le cation b.Les chemins
magnétiques qui
font intervenir deux transferts à travers deux orbitales de l’anion sontplus
nombreux. Ils sont624
Dans la théorie des orbitales moléculaires on
forme des combinaisons linéaires d’orbitales d du cation et p de l’anion
qui
sont en l’occurrence uneorbitale liante
(« bonding ») ~ Bt (13)
et une orbitaleantiliante
(13), orthogonale
à Ici A et Bsont des coefficients
petits
devant l’unité et reliéspar
(14)
où S estl’intégrale
del’empiètement (« overlap »). NA
etNB
sont des coefficients de normalisationproches
de l’unité. Le transfert net despins
du cation vers l’anion dû à lapaire
liante-De
plus
nous considérons un transfert despin
del’anion vers une orbitale vide de
cation,
fait donttient compte l’orbitale
liante,
nonappariée (15) (0f. [8]).
Les deux processus, transferts dans la
paire
liante-antiliante y At, y Bt (noté
processusoc)
et transfertdans l’orbitale liante
c~B~~,,
nonappariée (noté
pro-cessus
~3)
réduisent lespin
localisé sur le cation.Même
lorsque
lesparamètres
de covalence B et B’sont nuls
(et
aussilorsque B
=B’),
il y atrans f ert
de
spin
du cation versl’anion,
mesuré parf
= NA2 =S2@
c’est-à-dire nedépendant
alors que del’empiètement,
Dans les coefficients de transfertf
nous
indiquerons
par un indice 6 ou n la nature de la liaison. On notera les coefficients de transferts dans lapaire
liante-antiliante§Bf (pro-
cessus
oc)
partrr
et dans l’orbitale non appa-(processus B)
parf 6, f,27.
La contribution àl’intégrale d’échange
des mécanismes(4)
à(12)
estmesurée par des
produits
de tels coefficients detransfert, figurant
à droite des mécanismes invo-qués (4)
à(12),
et affectés de coefficients de propor- tionnalité c et d tels que(c)
>1 dl.
IIIAISONS Ni-S-Cr. - Nous étudions d’abord les interactions ayant lieu dans le chaînon Cr-Ni-Cr selon l’axe C
(fig. 7).
Nous identifions le cations aavec
Ni,
et b avec Cr.Processus à uue orbitale p. - Selon
(4)
Ni2+ peut transférer duspin
d’uneorbitale 80
et Cr8+ d’une orbitale t2~ vers une même orbitale p de l’anion S(processus oc).
La corrélation entrespins
transférésest
négative
et favorisel’antiparallélisme
observédes
spins
dans le chaînon Cr-Ni-Cr. Cela reste encorevrai pour le transfert de
spin
de l’anion vers lecation
(processus f3).
La contribution àl’intégrale d’échange
est +/~’ , /~).
Les processus(5)
et(6)
ne
s’appliquent
pas, la couchet20 de Ni
étantsaturée.
Processus à deux orbitales. - Les traiisferts
(8)
et
(9)
favorisent unparallélisme
desspins (pro-
FIG. 7. - Transfert par une orbitale p illustrant la relation
(4)
du texte. Liaisoncessus a et
6),
tandis que(7) (processus ~)
favorisel’antiparallélisme.
I,e bilan total estLIAISONS Cr-S-Cr.
Processus à une orbitale. - Le mécanisme
(6)
permet un transfert de
spins
selon les processus ocet ~
cequi produit
une orientationantiparallèle
desspins.
Par contre(4)
et(5)
permettent un transfert despins
de l’anion vers une orbitale vide e, d’un des cations et une orbitale t2g,déjà
à moitiépleine,
de l’autre
cation,
favorisant une orientationparal-
lèle des
spins.
Processus à deux orbitales. -
(7), (10)
à(12)
favorisent une orientation
parallèle
tandis que les mécanismes(8)
et(9)
fournissent uncouplage
négatif.
direct. - Pour une distance Cr-Cr très courte
(2,65
~l dansCr203)
on peut avoirempiè-
tement des orbitales t2u ce
qui
selonGoodenough [4]
donne lieu à une très forte interaction
négative
quenous noterons -
q2.
Le bilan total fournit une contribution
négative :
Les liaisons 7t ainsi que
l’échange
direct sontplus
sensibles à un écartement des cations que les liaisons 6, donc
f
ainsique g2
diminuentplus rapi-
dement avec la distance que
ta.
Il est tout à faitplausible que l’interaction soit
négative
aux faiblesdistances pour passer à une valeur
positive
auxdistances suffisamment
grandes
des cations.LiAisoNs Ni-S-Ni. - Le seul mécanisme
opératif
de
superéchange
est(7) (processus
ocet ~
à deuxorbitales)
favorisant leparallélisme
desspins
de Niselon l’axe
biliaire
b. Cetteinteraction positive
despins
est mesurée par +~) 2).
Cequi
a été ditplus haut
sur l’effet del’échange
direct reste valahleici. Le bilan total est
probablement positif.
Citonscomme
exemple
d’interactionpositive
la liaisonNi-0-Ni à
angle
droit dansGeNi204 191.
Comparaison
avec lesparamètres d’échange.
-Le tableau V résume les distances entre cations a, b
TABLEAU V
DISTANCES ET ANGLES DE LIAISON
Légende :
Le nombre entre un cation a ou b et l’anion Sreprésente
leur distance enA.
cp est
l’angle
cation-anion-cation.8 est la distance cation-cation.
et
anions,
lesangles
des liaisonsmagnétiques
a-S-bainsi que les
paramètres d’échange
de la réf.[3].
La structure
(fig. 3)
est stable si les conditions suivantes sont vérifiéesCes conditions sont établies par la discussion de la matrice
1)(k) (cf.
réf.[3], éq. (8))
selon laprocédure
décrite dans
[10].
Les trois conditions(16)
se retrou-vent aussi
facilement,
en cherchant lesigne qu’il
fautdonner aux
intégrales d’échange
pour propager la structuremagnétique
dans les trois dimensions.La
négativité
deJI.1I
dans le chaînon Cr-Ni-Crexige
que c > 2d c’est-à-dire que le mécanisme de lapremière règle l’emporte largement
sur celui de ladeuxième
règle,
cequi
estgénéralement
admis.Ji,,
relatif à lagrande
distance r’(Cr-Cr)
=3,5 A,
doit être
positif
tandis queJu,
relatif à la distancer =
3,3 A
doit êtrenégatif. 11"est
donc trèsprobable
que selon le mécanisme
indiqué plus
hautl’intégrale d’échange change
designe
entre r et r’.JIIb qui correspond
à la liaison Cr-S-Cr àangle
droit du
couple
Cr-Cr selon b =3,4 A
doit êtrecompris
entreJi,
et.’11, JII JIIb Jij (sans
que l’on
puisse spécifier
lesigne qui
dans les limites del’inégalité (17),
peut êtrenégatif).
J1b qui correspond
à la liaison Ni-S-Ni estproba-
blement
positif
selon notre discussion.En
résumé,
l’examenqualitatif
des interactionsd’échange,
selon les critères donnésplus haut,
est enaccord satisfaisant avec la structure observée.
Réductions de
spins.
- Marshall et Hubbard[11]
ont dérivé les formules suivantes pour la réduction des
spins
dans unvoisinage octaédrique
Nathans et Will
[1:J
ont trouvé dans lesoxydes f Q
+f
=0,06 pour
Ni2+ et +f
=0,046
pourCr3+. Les formules ci-dessus tiennent compte de transferts vers les orbitales
4s,
mais non pas desprocessus R
de covalence. Pour une réduction despins
de30 %
dansNiCrIS4
nous pouvons donc estimerce
qui paraît
raisonnable pour uncomposé
sulfurecertainement
plus
covalent et semiconducteur(R
=0,8 0./cm
à latempérature ambiante).
Manuscrit reçu le 8 avril 1966.
RÉFÉRENCES
[1]
JELLINEK(F.),
ActaCryst., 1957, 10, 620.
[2]
CHEVRETON(M.),
Thèsed’État,
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Faculté des
Sciences,
1964, n° 325.[3]
BERTAUT(E. F.),
ROULT(G.),
ALÉONARD(R.),
PAUTHENET
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CHEVRETON(M.)
et JANSEN(R.),
J.Physique, 1964, 25,
582. Le tableau IX(intensités
observées et calculées deCr3S4)
esterroné. Une correction
paraîtra prochainement.
626
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NATHANS(R.),
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J.Phy
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256
(cf.
p. 261 et265).
[11]
MARSHALL(W.)
et HUBBARD(J.),
Nonpublié,
cité par NATHANS
[4].
Note corrective sur la structure
magnétique
de~4,
nous ontpermis
depréciser
dans la structuremagnétique
par Mlle B.
ANDRON,
Centred’Études Nucléaire,
et deCr3 S4 :
E. F.
BERTAUT,
Centre d’Études nucléaires et 1° la direction desspins ;
C. N. R.
S.,
Grenoble. 2° la réduction du momentthéorique
despin,
due à lacovalence. On trouve . 0 étant
l’angle
duspin
avecAu
Colloque
International de DiffractionNeutronique,
- cpl’angle
avec b de laprojection
duspin
Bertaut et al. avaient trouvé un accord tout au
plus
~ ~ 2 Q ~~~ ~ ~~~~ ~ ~ P~°J~~ ~°~ ~ ~P~~qualitatif
entre les intensitésmagnétiques
observées et sur leplan (101)
0 -29°,
fp ~ 106°.calculées de la structure
antiferromagnétique
deCr3 S4
La réduction du momentthéorique
est d’environ(cf.
tableauIX,
réf.(1~).
Enparticulier
l’intensité 25%.
Elle est du même ordre que celle trouvée pour observée de lapremière
raiemagnétique (103) qui
étaitCr2 NiS~ [2].
de 50
%
inférieure à la valeur calculée étaitinexpli-
Les valeurs des intensités observées et calculées aveccable. ces
hypothèses figurent
dans le tableau 1qui
doit rem-De nouveaux
diagrammes
en diffractionneutronique placer
le tableau IX de la référence[1].
TABLEAU I
INTENSITÉS DES EAIES MAGNÉTIQUES
RÉFÉRENCES [1]
BERTAUT(E. F.),
ROULT(G.),
ALEONARD(R.),
PAUTHENET
(R.),
CHEVRETON(M.)
et JANSEN(R.),
J.