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Texte intégral

(1)

Université Pierre & Marie Curie M1 de Mathématiques

MM002 (Algèbre et théorie de Galois) Automne 2013

TD n

8.

1 Résultant

Exercice 1. SoitKun corps. SoitA=anxn+· · ·+a0et B=bmxn+· · ·+b0deux polynômes deK[X]. On considère l’application linéaire Φ de Km−1[X]×Kn−1[X] dansKn+m−1[X], définie par Φ(P, Q) =P A+QB.

a) Montrer que Φ est injective si et seulement si pgcd(A, B) = 1.

b) Montrer que

Res(A, B) := det Φ =

an an−1 · · · a0 0 · · · 0 0 an · · · a0 0 0 ... . .. . .. . .. ... an · · · a0 bm bm−1 · · · b0 0 · · · 0

0 bm · · · b0 0 · · · 0 ... . .. . .. . .. ... ... . .. . .. . .. ... 0 · · · ·bm · · · b0

c) Calculer Res(x7a, x5b).

Solution. a) Les solutions deAP+BQ= 0 sont exactement (P, Q) =k(B/D,−A/D) oùD= pgcd(A, B).

Si D = 1, alors la seule solution de φ(P, Q) = 0 est (P, Q) = (0,0). Sinon, il y en a une non nulle : (B/D,−A/D).

b) Prenons comme base de Rm−1[X]×Rn−1[X] : (Xm−1,0),(Xm−2,0), . . . ,(1,0),(0, Xn−1), . . . ,(0,1) et comme base deRm+n−1[X] : Xn+m−1, . . . ,1

. On a alors les images respectives de la base de départ : Xm−1A, . . . , A, Xn−1B, . . . , B. La matrice deφest donc la transposée de

an an−1 · · · a0 0 · · · 0 0 an · · · a0 0 0 ... . .. . .. . .. ... an · · · a0

bm bm−1 · · · b0 0 · · · 0 0 bm · · · b0 0 · · · 0 ... . .. . .. . .. ... ... . .. . .. . .. ... 0 · · · bm · · · b0

c) Considérons le déterminant Res(A, B) dans k(X). Remplaçons la dernière colonne Cn+m par Cn+m+ XCn+m−1+· · ·Xn+m−1C1. On obtient comme coefficients de la dernière colonne :

(Xm−1A, . . . , A, Xn−1B, . . . , B). Développant ce déterminant par raport à la dernière colonne, on a alors Res(A, B) =A

m

X

i=1

Mi,n+mXn−i+B

n

X

j=1

Mj+m,n+mXm−i=AP+BQ où lesMi,j sont les cofacteurs de la matriceM.

d) On en déduit que Res(A, B) = 0 si et seulement si φ n’est pas injective, c’est-à-dire si et seulement si deg(A, B)≤1. Dans ce cas ils ont une racine commune, racine de leur pgcd.

e) On trouvea5b7. (matrice blocs).

Exercice 2. SoitA=anQn

i=1(X−αi) etB=bmQm

i=1(X−βi).

a) i) Montrer que Res(a, B) =am, Res(A, b) =bn, Res(B, A) = (−1)nmRes(A, B).

(2)

ii) Montrer que Res((X−α)A, B) =B(a) Res(A, B).

iii) En déduire que Res(A, B) =anmQm

i=1B(αi) =anmbmn Qm i=1

Qn

j=1iβj)..

b) En déduire que Disc(A) = Res(A, A0) =Qn

i=1A0i) =a2m−2m Q

i<jiαj)2.

Solution. a) i) Montrer que Res(a, B) =am,Res(A, b) =bn,Res(B, A) = (−1)nmRes(A, B).

Simple calcul. Pour le dernier, il faut intervertir les mpremières lignes avec les ndernières. ceci se fait en appliquant le cycle (1, . . . , n+m) de signature (−1)n+m−1, m fois. La signature est donc (−1)(n+m−1)m= (−1)nm(−1)m2−m= (−1)nm.

ii) Montrer que Res((X−α)A, B) =B(a) Res(A, B).

Posons C= (X−a)A. Dans la matrice de Res(C, B), remplaçons, la dernière colonneCn+m+1 par Pn+m

i=0 Cn+m−iai. On obtient sur la dernière colonne

amC(a), . . . , C(a), anB(a), . . . , B(a) =B(a)(0, . . . ,0, an, an−1, . . . ,1).

On peut mettre B(a) en facteur dans la dernière colonne. Mais Res(C, B) est un polynôme de degré m en a (1 a sur les m premières lignes). Donc Res(C, B) = B(a)∆(a) = B(a)∆(0). Mais

∆(0) = Res(A, B).

iii) En déduire que Res(A, B) =anmQm

i=1B(αi) =anmbmn Qm i=1

Qn

j=1iβj)..

Déduction immédiate de la question précédente.

b) En déduire queDisc(A) = Res(A, A0) =Qn

i=1P0i) =a2n−1n (−1)n(n−1)/2Q

i<jiαj)2. Posons Disc(A) = Res(A, A0). SupposonsA=anQn

i=1(X−αi). On a alors A0 =an

n

X

i=1

Y

i6=j

(X−αj) doncA0i) =anQ

i6=jiαj) et Disc(A) =an−1n

n

Y

i=1

A0i) =a2n−1n Y

i6=j

iαj) =a2n−1n (−1)n(n−1)/2Y

i<j

iαj)2. Exercice 3. SoitA=amQm

i=1(X−αi) etB=bnQn

i=1(X−βi).

a) Quelles sont les racines der(x) = Res((A(xy), B(y)) ?

b) Construire des polynômes dont les racines sont lesα2i, lesB(αi).

c) Construire des polynômes dont les racines sont lesαiβj, lesαiβj et lesαij (siB(0)6= 0).

Solution. a) Quelles sont les racines de r(x) = Res((A(xy), B(y))?

r(x) = 0 lorsqueA(xy) et B(y) ont une racine commune. Les racines de A(xy) sont les xαi et celles deB(y) sont lesβj. On obtientx=αi+βj.

b) Construire des polynômes dont les racines sont lesα2i, lesB(αi).

Il suffit de considérerr(x) = Res(xy2, B(y)) etr(x) = Res(xB(y), A(y)).

c) Construire des polynômes dont les racines sont lesαiβj, lesαiβj et lesαij (siB(0)6= 0).

On prendr(x) = Res(A(x+y), B(y)),r(x) =res(ynA(x/y), B(y)),r(x) = Res(A(xy), B(y)).

Exercice 4. SoientKun corps de caractéristique 0 etα,βdeux éléments algébriques surK. Soitα1=α, . . . , αn

et β1=β, . . . , bmles racines des polynômes minimauxA etB deαetβ.

a) Montrer qu’il existen∈Ztel que lesαi+j soient tous distincts.

b) Trouver un polynôme annulateurC, sans facteur carré, de γ=α+nβ.

c) SoitL=K(γ). Que vaut pgcd(A(γnX), B(X)) dansL[X] ? d) En déduire queK(α, β) =K(γ).

e) En déduire que toute extension finie de corps de caractéristique 0 admet un élément primitif.

Solution. a) Siαi+tβj =αk+l, alors,βj6=βl, sinonαi =αk. Donct= αβi−αk

l−βj. Il n’y en a qu’un nombre fini. Tout autretconvient. Une autre méthode : le polynômer(x) = Res(A(xty), B(y)) a pour racines lesαi+j. Disc(r(x)) est un polynôme en tqui a un nombre fini de racines. Pour t=nassez grand il n’est pas nul et toutes les racines sont distinctes.

b) On prend C(x) = Res(A(xny), B(y)), dont les racines sontαi+j, toutes distinctes.

c) D= pgcd(A(γ−nX), B(X)) a pour racine les racines communes deB et deA(γnX). D’un côté, ce

(3)

2 Séparabilité

Exercice 5. SoientX etY deux indéterminées etpun nombre premier. On pose K=Fp(Xp, Yp) et L=Fp(X, Y).

(ı) Montrer queLest une extension finie deK de degrép2. (ıı) Montrer qu’il n’existe pas d’élémentθL tel queL=K(θ).

Solution. (ı) L’élémentX est algébrique surK de degrép. En effet, considérons le polynômeF =TpXpK[T]. On aF = (T−X)p, de sorte queX est la seule racine deF dans une clôture algébrique de K. Puisque X n’appartient pas àK, l’élémentXpn’est pas une puissancep-ième dansK. D’après l’exercice??,F est donc irréductible surK, et est ainsi le polynôme minimal deX surK. De même,Y est algébrique surK(X) de degré p, comme on le constate en considérant le polynômeTpYpK(X)[T] qui est irréductible surK(X). Compte tenu du fait que l’on aL=K(X, Y), on en déduit le résultat.

(ıı) Supposons qu’il existeθLtel queL=K(θ). Il existe des élémentsF etGdansFp[X, Y] tels que l’on ait θ= F(X, Y)

G(X, Y). PuisqueL est de caractéristiquep, on a

θp= F(Xp, Yp) G(Xp, Yp),

et doncθpappartient àK. On en déduit que le degré deθsurKest au plusp, ce qui contredit le fait queL/K soit de degrép2. D’où le résultat.

Exercice 6. SoientK un corps ,F =X3−3X−1∈K[X] etαune racine deF dans une clôture algébrique deK. Montrer queK(α) est une extension séparable deK.

Solution. Supposons la caractéristique de K différente de 3. Le polynôme dérivé de F, qui est 3(X2 −1), est premier avec F, ce qui montre queF est séparable dans ce cas et donc que α est séparable sur K. Si la caractéristique deK vaut 3, on aF = (X−1)3, d’oùα= 1 puisK(α) =K.

Exercice 7. Soient Kun corps de caractéristique un nombre premierpetf un polynôme irréductible surK.

Montrer quef n’est pas séparable si et seulement si il existeg dansK[X] tel quef(X) =g(Xp).

Solution. Si f est de la forme g(Xp), le polynôme dérivé de f est nul, doncf est inséparable. Inversement, supposonsf inséparable. Posonsf =Pn

i=0aiXi. On a f0=

n

X

i=1

iaiXi−1.

D’après l’hypothèse faite, on a f0 = 0, d’oùiai = 0 pour i= 1,· · · , n. Si ai n’est pas nul, iest donc divisible parp, ce qui entraîne le résultat.

Exercice 8. SoientK un corps de caractéristique un nombre premierpetLune extension finie deK de degré non divisible parp. Montrer queLest séparable surK.

Solution. Soientαun élément deLetFson polynôme minimal surK. Il s’agit de montrer queF est séparable.

Dans le cas contraire,F étant irréductible, il existeGK[X] tel queF(X) =G(Xp) (exercice 7). Il en résulte que le degré deF est multiple dep, par suitepdivise le degré deLsurK. D’où une contradiction et le résultat.

Exercice 9. SoientK=Fp(X) et P=tpX. Montrer queP n’est pas séparable.

Solution. On a P0 = 0. P est irréductible dans k[X]. En effet, si P = P1·P2, alors P1(0)P2(0) = X, donc P1(0) =X, par exemple. Mais, siαest une racine de P, alors dansK(α), on aP =tpαp= (t−α)p. Donc P1 = (t−α)n et X =αn =αp, donc p =n et P1 = P. P est irréductible dans k[X] donc aussi dans k(X) (lemme de Gauss) et donc non séparable.

(4)

3 Extensions galoisiennes

Exercice 10. Soitn∈N. Soit Φn=Q

k∈(Z/nZ)(X−e2iπk/n)∈C[X].

a) Montrer que Xn−1 =Q

d|nΦd. En déduire que Φn∈Z[X].

b) Soitζune racine primitivenede 1 etpun nombre premier premier àn. Soitf etgles polynômes minimaux unitaire surQdeζet ζ0 =ζp. On supposef 6=g.

i) Montrer quef g|Φn etf|g(Xp).

ii) Montrer que l’image de ΦndansFp[X] a un facteur irréductible ayant multiplicité au moins deux, et en déduire une contradiction.

c) En déduire que Φn est un polynôme irréductible.

d) Montrer que Q(e2iπ/n) est une extension galoisienne deQet décrire son groupe de Galois.

e) SoitK une extension finie deQ. Montrer queK ne contient qu’un nombre fini de racines de 1.

Solution. a) Soitµle groupe multiplicatif des racines de 1,µ(n)l’ensemble des éléments deµdont l’ordre multiplicatif estn, et µn l’ensemble des racines nesde 1 (c’est-à-dire dont l’ordre multiplicatif divisen).

AlorsXn−1 = Q

ζ∈µn(X −ζ) et Φn = Q

ζ∈µ(n)(X −ζ). Or µn est l’union disjointe des m(d) pour d divisantn, donc

Xn−1 = Y

ζ∈µn

(X−ζ) =Y

d|n

Y

ζ∈µ(d)

(X−ζ) =Y

d|n

Φd. Φn est le quotient de Xn−1 ∈Z[X] par Q

d|n,d6=nΦd, qui par récurrence est un polynôme unitaire de Z[X], donc la division euclidienne par un polynôme unitaire, nous dit que Φn est à coefficient s dans Z. b) i) Comme Φn(ζ) = 0, fn, de mêmeg|Φn. Or, en tant que polynômes minimaux,f etgsont irréduc-

tibles, donc l’hypothèse f 6=gimplique qu’ils sont premiers entre eux. Doncf g|Φn. De même, g(ζp) = 0, doncζest une racine deg(Xp) doncf|g(Xp).

ii) Soit h un facteur irréductible de ¯f. Donc h|f¯|¯g(Xp) = ¯gp. Comme h est irréductible, h|g. Donc h2|f g|Φn|Xn−1. Donch|pgcd(Xn−1, nXn−1) = 1 carnest premier àp. Contradiction.

c) Soit k premier àn, et soitk =Q

ipαii. En appliquant b)P

iαi fois, on en déduit que e2iπk/n est racine du polynôme minimalf dee2iπ/n. Donc Φn|f et donc Φn est bien irréductible.

d) Sixest un conjugué deζ =e2iπ/n, alors xest une racine de Φn, donc de la formee2iπk/n=ζk ∈Q(ζ).

Donc Q(ζ) contient tous les conjugués de ζ donc est une extension normale de Q. Comme on est en caractéristique 0, c’est une extension galoisienne.

SoitG = Gal(Q(ζ)/Q). D’après la question précédente, les conjugués de ζ sont exactement lesζk avec k∈ (Z/nZ)×. Il existe doncgkGtel que g(ζ) =ζk, unique puisque Q(ζ) est engendrée par ζ. Donc G={gk}k∈(Z/nZ)×. Décrivons la loi de groupe de G. On agkgk0(ζ) =gkk0) =gk(ζ)k0 =ζkk0. Donc la bijection (Z/nZ)×Gqui envoieksurgk est un isomorphisme de groupe. DoncG'(Z/nZ)×.

Exercice 11. Soitaun entier sans facteur carré, différent de 0,1 et−1. Soitpun nombre premier. SoitKun corps de décomposition de XpasurQ. Calculer [K:Q].

SoitG= Gal(K/Q). Montrer queGa un sous-groupe distinguéH isomorphe àZ/pZtel queG/Hsoit isomorphe à (Z/pZ).

Solution. Le polynômeXpaest irréductible d’après le critère d’eisenstein, donc si αest une racinepedea, Q(α)/Qest une extension de degré p.

Soit ζ = e2iπ/p. Alors les conjugués de α sont les αk = ζkα, avec k ∈ Z/pZ. Donc ζ = α10K = Q(α0,· · ·, αp−1). Réciproquementαk∈Q(α, ζ), doncK=Q(α, ζ).

Or [Q(ζ) :Q] =p−1 est premier àp= [Q(α) :Q] donc [K:Q] = [Q(ζ) :Q][Q(α) :Q] =p(p−1).

CommeQ(ζ)/Qest une extension galoisienne de groupe de GaloisN = (Z/pZ)×,N =G/HH = Gal(K : Q(ζ)). Comme [Q(ζ)(α) :Q(ζ)] = [Q(α) :Q],Xp−aest encore le polynôme minimal deαdansQ(ζ)[X], donc les conjugués deαsont les αk. Comme dans l’exercice précédent, il existe un uniquehkH tel quehk(α) =αk et l’applicationφ:Z/pZ→Hqui envoieksurhkest donc bijective. Orhk0hk(α) =hk0kα) =ζkhk0(α) =ζk+k0α, ce qui prouve que φest un isomorphisme de groupe.

Exercice 12. SoitK=Q(√ 2,√

3,√

5). Montrer queKest une extension galoisienne deQet décrire son groupe

(5)

Solution. Comme les conjugués de

d sont ±p

(d) (si d n’est pas un carré), K contient les conjugués de

√2,√ 3 et√

5 donc est galoisienne.

Q(p

(d))/Qest une extension galoisienne de groupe de GaloisGd={1, σd}oùσ(a+b

d) =abd.

Si p

(3) ∈ Q(p

(2), on aurait σ2(√

3) = ±√

3, et donc √

3 ∈ Q ou ∈ Q

√2, ce qui n’est pas possible. Donc [Q(√

3,√

2) :Q] = 4 et a pour groupe de galoisG2×G3' {±1}2où (e, f)(a+b√ 2 +c

3 +d

6) =a+be√ 2 + cf

3 +def

6 sie, f ∈ {±1}.

Si √

5 ∈ Q(√ 3,√

2), on aurait un morphisme de groupe (surjectif) χ : G2 ×G3 → Z/2Z tel que σ(√ 5) = (−1)χ(σ)

5. Or {x ∈Q(√ 3,√

2), σ(x) = (−1)χ(σ)x} =

2χ(σ2)3χ(σ3)Qet donc 5 ∈ 2χ(σ2)3χ(σ3)(Q×)2, ce qui n’est pas possible d’après l’unicité de la factorisation en facteurs premiers.

DoncQ(√ 5,√

3,√

2) est une extension galoisienne de degré 8 deQ, et son groupe de Galois est (Z/2Z)3. Exercice 13. Soient f un polynôme irréductible de Q[X] et K le corps de décomposition de f dans C. On suppose que le groupe de Galois deK surQest abélien. Montrer que pour toute racineαdef, on aK=Q(α).

Solution. Posons G= Gal(K/Q). Soientαune racine de f dansC etσ un élément de Gal K/Q(α) . Soit τ un élément deG. On aτ(α) =τσ(α), d’où puisqueGest abélien,στ(α) =τ(α). L’extensionK/Q(α) étant galoisienne, on en déduit que τ(α) est dansQ(α). Par ailleurs,f étant irréductible, Gagit transitivement sur l’ensemble des racines def. Autrement dit, pour toute racineβ def il existeτGtel queτ(α) =β. Ainsi, les racines def sont dansQ(α), d’oùK=Q(α).

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