Production des Ressources Numériques pour l’Enseignement des Mathématiques en Afrique centrale
Prenum-AC
Ressource n ° RB 10
Concepteur :
Frédéric NGOMA BALOUNTA
Étudiant à l’École Normale Supérieure de l'université Marien Ngouabi, Congo- Brazzaville.
Encadreurs :
Cyr NGAMOUYIH,
Enseignant au lycée de la Réconciliation, Congo-Brazzaville.
Louis-Marie MOUKALA,
Enseignant-chercheur à l'Ecole Normale Supérieure de l'université Marien Ngouabi, Congo-Brazzaville.
FONCTION EXPONENTIELLE NEPERIENNE
Table des matières
Partie I : Introduction ... 3
1 Historique ... 3
2. Importance ... 3
3. L’enseignement de la fonction exponentielle ... 3
3.1. Objectifs pédagogiques ... 4
3.2. Place dans le programme ... 4
3.3. Pré-requis ... 4
3.4. Utilisations futures ... 5
3.5. Déroulement prévu des activités de la ressource ... 5
Partie II : Cours ... 6
1. Activité préparatoire ... 6
2. Définition ... 7
Conséquences immédiates ... 8
3. Propriétés algébriques ... 8
2.1. Une nouvelle notation ... 9
4. Étude de la fonction exponentielle : ... 10
4. Croissances comparées des fonctions de référence : ... 14
4.1 Fonction exponentielle et puissance : ... 14
4.2. Exercice d'application ... 16
Partie I : Introduction 1 Historique
Dès l'antiquité, les mathématiciens ont utilisé les exposants pour l'écriture des grands nombres.
Cependant, c'est seulement entre le XV e et le XVI e siècle qu'intervient la création des noms : millions et milliard.
Comment lire le plus grand nombre écrit avec trois chiffres ? Ce nombre est 9 9
9
qui a 369 693 100 chiffres !
La notation exponentielle n'a été introduite qu'au XVI
esiècle et l'on ne peut oublier l'apport du mathématicien Ecossais John Neper.
C'est au XVIII e siècle, après la mise en place du concept de fonction, qu'Euler (1707-1783) définit clairement les fonctions exponentielles et puissances.
2. Importance
Les champs d'applications des fonctions exponentielles sont extrêmement vastes. En classe de terminale scientifique, on peut citer ses applications élémentaires dans la résolution des équations différentielles.
L'importance majeure des fonctions exponentielles en sciences, provient du fait qu'elles permettent d'étudier de nombreux phénomènes dans des domaines variés : chimie, biologie, démographie, économie...
3. L’enseignement de la fonction exponentielle
De nombreuses approches permettent d’introduire la fonction exponentielle.
a) Utilisation de l’équation différentielle f’=f.
La fonction exponentielle est définie comme l’unique fonction dérivable sur IR qui est égale à sa dérivée et qui prend la valeur 1 en 0.
exp’ = exp
b) Utilisation de la relation fonctionnelle f(x+y) = f(x) f(y).
On considère que les fonctions f non nulles et dérivables sur IR telles que, pour tout réel x et tout réel y, f(x+y) = f(x) f(y) sont les fonctions x e kx où k est est un réel.
Il suffit de prendre le cas particulier où k est égal à 1 pour retrouver la fonction exponentielle népérienne.
c) La troisième approche est celle qui conforme aux programmes d’enseignement du Congo et du Cameroun. C’est celle que nous avons choisi dans cette ressource, pour étudier la fonction exponentielle.
,
3.1. Objectifs pédagogiques
A la fin de ce cours, l'élève devra être capable de :
donner l'ensemble de définition de la fonction exponentielle népérienne ;
calculer ses limites et dérivées ;
représenter graphiquement sa courbe.
3.2. Place dans le programme
Ce cours intervient après le cours sur la fonction logarithme népérien.
3.3. Pré-requis
Avant de commencer ce cours, l'élève devra être capable de :
bien manipuler les relations fonctionnelles, en particulier celles sur la fonction logarithme
népérien ;
donner l'ensemble de définition de la fonction logarithme népérien, calculer sa dérivée et tracer sa courbe ;
tracer l'image de cette courbe par rapport à la première bissectrice ;
3.4. Utilisations futures
Ce cours sera utile dans :
la résolution des équations différentielles,
l’application des nombres complexes (Formule d'Euler).
3.5. Déroulement prévu des activités de la ressource
Cette ressource a un seul chapitre, et suit le schéma pédagogique suivant : Activités préparatoires- Cours – Exemples d'illustration – Exercices d'application.
En plus du cours, il est aussi proposé à l'utilisateur un devoir sur table de deux heures avec
corrigé, deux devoirs "maison" et une feuille de 15 exercices d'approfondissement pour
vérifier si les notions enseignées ont été bien assimilées.
Partie II : Activité préparatoire et cours 1. Activité préparatoire
Énoncé de l'activité préparatoire
On considère la fonction logarithme népérien f, de la variable réelle x, définie par f(x) = ln(x). Étudier les variations de f. Tracer la courbe C ln de f puis, tracer l’image de C ln par la symétrie par rapport à la première bissectrice (la droite d’équation y = x).
Résolution de l'activité préparatoire
L'ensemble de définition de la fonction ln est : I = ]0;+∞[.
La fonction ln est dérivable sur I et sa dérivée est la fonction x 1 x
Or 1 0
,
x I x , donc la fonction ln est strictement croissante sur]0;+∞[.
Limites aux bornes de l'ensemble de définition
-
ln( ) lim 0 x
x . La droite d’équation x = 0 est asymptote verticale à la courbe de la fonction ln.
-
ln( )
lim x
x
Tableau de variation
x 0 1 e + ∞
[ln (x)] ’ +
[ln (x)]
+ ∞
- ∞
0
1
Nous obtenons d’abord la courbe C ln (en dessous) qui est la courbe de la fonction logarithme.
L’image de cette courbe par la symétrie axiale d’axe est la courbe C exp . Cette courbe est celle de la fonction exponentielle népérienne que nous étudions dans cette ressource.
2. Cours
2.1. Définition
La fonction exponentielle notée exp est la bijection réciproque de la fonction logarithme népérien notée ln.
ln
]0 ; +∞ [ IR
exp
exp : IR ]0;+∞[
x exp (x). (exp(x) > 0, pour tout réel x).
Conséquences immédiates
a) Pour tout x élément de IR et pour tout y élément de ]0;+∞[ , on a : y = exp (x) ln(y) = x b) ln[exp(x)] = x et exp [ln(x)] = x
2.1. Propriétés algébriques
Pour tout réel x, tout réel y, et tout entier n :
P1) Preuve
Posons A= exp(x) et B = exp(y) ; donc ln(A) = x et ln(B) = y ;
x + y = ln (A) + ln(B) x+y = ln(A x B) exp(x+y) = exp[ln(A x B)] d’où )
exp(
) exp(
)
exp( x y x y .
P2) Preuve
Avec la propriété caractéristique P1), pour tout réel x, exp [x + (-x)] = exp(x) + exp(-x), c’est-à-dire exp(0) = exp(x) exp(-x) ; or exp(0) = 1, donc
) exp(
) 1
exp( x x .
P3) Preuve
) exp(
) exp(
)
exp( x y x y
) exp(
) 1
exp( x x
) exp(
) ) exp(
exp( y
y x
x
Pour tous réels x et y, exp[x + (-y)] = exp(x) + exp(-y)
Or exp( )
) 1
exp( y y , donc
) exp(
) ) exp(
exp( y
y x x
P4)
) exp(
. . . ) exp(
) exp(
) ...
exp( x 1 x 2 x n x 1 x 2 x n
Conséquence :
Si x 1 = x 2 = … = x n = x, alors
Preuve
Montrons que exp( nx ) (exp( x )) n
- Lorsque n>0, on obtient l’égalité en appliquant la propriété précédente dans le cas où x 1 = x 2 = … = x n = x.
- Lorsque n = 0, l’égalité est vérifiée car exp(0) = 1.
- Lorsque n < 0, exp(nx) = [(-n) (-x)]
Or –n > 0, donc d’après le premier cas exp(nx) = [exp(-x)] -n .
Donc n x n
nx x
exp( )
) exp(
) 1
exp( .
2.3. Une nouvelle notation
Pour tout n dans Z, exp( n ) exp( n 1 ) (exp( 1 )) n
On notera e le réel exp(1) ; on a alors, pour tout n dans Z, exp(n) = e n . Par convention, pour tout réel x, on notera e x au lieu de exp(x).
x n
nx ) (exp( ))
exp(
La calculatrice affiche pour e = 2,718182…
Avec cette nouvelle notation, les propriétés algébriques de la fonction exponentielle se traduisent comme les règles de calculs sur les exposants déjà connues.
Règles de calculs
e 0 1
e x y e x e y
y
x y x
e e e
e nx ( e x ) n
Exemple :
Résolvez dans IR l'équation : e 2x −e x −6=0.
Solution
On veut trouver x tel que (e x ) 2 −e x −6=0 . Posons e
x=r ; l'équation dévient : r 2 − r−6=0
r 2 −r−6 =(r+2)⋅(r−3)=0⇒ r =−2 et r= 3 or e x > 0 alors e x =3⇒ x=ln (3) D'où S ={ln(3)}
2.4. Étude de la fonction exponentielle :
Ensemble de définition :
La fonction exponentielle est définie sur IR, c’est-à-dire son ensemble de définition D est IR.
Continuité et sens de variation
Comme sa fonction réciproque, le logarithme népérien, la fonction exponentielle f : x e x est
continue et strictement croissante sur IR
En effet,
la fonction réciproque d’une fonction f continue et strictement monotone sur un intervalle est monotone et varie dans le même sens que f.
Pour tous réels a et b : a < b e a < e b et a = b e a = e b
Dérivée de la fonction exponentielle On utilise le théorème suivant :
Si une fonction strictement monotone de F vers E est dérivable sur F t si la fonction dérivée ne s’annule pas sur F, alors la fonction réciproque f-1 de f est dérivable sur E, et sa dérivée est la fonction 1 1 1
)
(
f f f
Inverse de la fonction logarithme népérien, la fonction f : x e x est dérivable sur son ensemble de définition.
Sa fonction dérivée est : Si on pose y = f(x) = ex (ou x = ln y avec y >0), )
1 ( 1 ) (ln ) 1
( f x
y x y
f
La fonction exponentielle népérienne est égale sa dérivée Donc : x IR, f’(x) = e x
Limites aux bornes de l’ensemble de définition D :
a) lim
x →+∞ e x =+∞ et b) lim
x →−∞ e x =0 Preuve
a) On note f la fonction la fonction définie sur [0 ; + ∞[ par f(x) = e x – x. Pour tout réel x ≥ 0,
f’(x) = e x – 1 et donc f’(x) ≥ 0 car e x ≥ 1 La fonction f st croissante sur [0 ; + ∞[ et f(0) = 1 donc pour tout réel x ≥ 0, f(x) ≥ 0, c’est-à-dire e x ≥ x.
Les réels e x dépassent donc n’importe quel réel A aussi grand que l’on veut pour vu que x le dépasse lui-même. Ainsi lim
x →+∞ e x =+∞
b) Pour tout réel x, x x e e 1
. Lorsque x tend vers - ∞, - x tend vers +∞, donc e -x tend vers +∞, et x
e
1 tend vers 0. Donc lim
x →−∞ e x =0 .
Tableau de variation et représentation graphique
Dans un repère orthonormal, notons C exp la courbe de la fonction exponentielle. L’axe des abscisses est asymptote horizontale de C exp en - ∞.
X - ∞. + ∞
exp’(x) +
exp(x) + ∞
0
Approximation affine de e h pour h proche de 0:
L'approximation affine de e h pour h proche de 0 associée à la fonction exp est donnée par :
e h e 0 + h exp'(0), c’est-à-dire e h 1 + h.
Conséquence.
Pour tout réel h, e h = 1 + h + h (h) avec
0
0 ) ( lim
h
h
Ainsi pour tout réel h 0, 1 1 ( ) h h
e h
et 1 1
lim
0
h
e h
h
Tangentes à la courbe représentative de exp:
Au point d'abscisse 0: l'équation de la tangente est y = exp'(0)(x – 0) + exp(0) soit y = x + 1.
Au point d'abscisse 1: l'équation de la tangente est y = exp'(1)(x – 1) + exp(1) = ex – e + e soit y = ex. Cette tangente passe par l'origine du repère.
2.5. Quelques limites à connaître
Preuve :
a) Posons x=lnt , t >0 si x tend vers +∞ alors t tend vers +∞ : x=lnt ⇔ e x =t lim
x→+∞
e x x = lim
t →+∞
t
lnt = lim
x →+∞
1 lnt
t
= 1 0 =+∞
. D'où on en déduit que lim
x →+∞
e x x =+∞
b) Posons x=lnt , t > 0 si x tend vers −∞ alors t tend vers 0 : x=lnt ⇔e x =t
x→−∞ lim xe x =lim
t →0 tlnt =0
d'où x lim →−∞ xe
x =0 et lim
x →−∞ x a e x =0 ∀a∈ℝ
c) lim
x →0
e x −1 x =lim
x→0
e x −e 0
x−0 =[( e x ) ' ](0 ) d'où : lim
x →0
e x −1
x =1
2.6. Croissances comparées des fonctions de référence : Fonction exponentielle et puissance
Propriété:( admise)
Soit a un réel quelconque : lim
x →+∞
e x
x =+∞ ; lim
x →+∞ x a e −x =0
Ces deux limites traduisent le fait qu’au voisinage de +∞ la fonction exponentielle l'emporte sur toute la fonction puissance en croissance.
3. Travaux pratiques : Utilisation d’un tableur
Construire des représentations graphiques approchées de la fonction exponentielle avec la méthode d’Euler
Enoncé :
Pour un entier naturel non nul n, on pose et on découpe l'intervalle à l'aide des nombres
a) En considérant l'approximation affine associé à la fonction exponentielle, démontrer que pour tout entier tel que , une valeur approchée de est .
b) A l'aide d’un tableur,
construire pour n =5, n=10, n=20, un tableau des valeurs de pour .
Tracer les représentations graphiques approchées de la fonction exponentielle sur l'intervalle obtenues pour les valeurs de n de la question b).
Solution
a) Pour tout l'approximation affine de est égale à
On écrit : exp( x k 1 ) ( 1 h ) exp( x k ).
A partir de on obtient de proche en proche, exp( x 1 ) ( 1 h ). ,
2
2 ) ( 1 )
exp( x h , … … …, exp( x n ) ( 1 h ) n . b) Avec le tableur, on obtient :
Information :
Avec un h de plus en plus petit, le tracé obtenu est de plus en plus proche de la courbe de la
fonction exponentielle
4. Exercice d'entrainement
Soit f la fonction définie sur ℝ par f (x )=x−1 +( x 2 +2) e −x . On note (C) la courbe représentative de f dans un repère orthonormal (0; i ; ⃗ ⃗ j) (unité graphique 1cm).
Partie A.
Soit g la fonction définie sur ℝ par g ( x)=1−( x 2 −2x+2) e −x 1°) Étudier les limites de g à - ∞ et +∞.
2°) Calculer la dérivée de g et déterminer son signe.
3°) En déduire le tableau de variation de g.
4°) Démontrer que l'équation g(x)=0 admet une solution unique α dans IR. Donner un encadrement d'amplitude 10 -2 de α.
5°) En déduire le signe de g.
Partie B.
1°) Étudier les limites de f en - ∞ et +∞.
2°) Déterminer f’(x) pour tout x réel.
3°) En déduire à l'aide de la partie A ; les variations de f et donner son tableau de variation.
4°) Démontrer f (α)=α(1+2 e −α )
5° ) Démontrer que la droite d'équation y= x-1 est asymptote à (C) en +∞.
Préciser la position de (C) par rapport à .
6° ) Donner une équation de la tangente T à (C) au point d'abscisse 0.
7°) Tracer ; T puis (C)
Solution 1°) On sait que x→−∞ lim ( x 2 − 2x+2) e −x =+∞
et x→−∞ lim ( 1−( x 2 −2x+2) e −x )=−∞
donc lim
x→−∞ g ( x)=−∞
D'autre part ; lorsque x≠0 on peut écrire
x→+∞ lim ( 1−( x 2 − 2x+2) e −x )= lim
x →+∞ (1− x 2 (1 − 2 x + 2
x 2 ) e −x )=1 lim
x→+∞ g ( x)=1
2°) g est définie sur ℝ par g ( x)=1−( x 2 −2x+2) e −x ; g est donc somme ; produit et composée de fonctions dérivables sur ℝ ; donc g est dérivable sur ℝ .
g ' (x )=0−[( 2x−2) e −x +(x 2 −2x+2)(−e −x )]=( x 2 −4x+4)e −x donc g ' ( x )=( x−2) 2 e −x Pour tout x ∈ℝ
La fonction exponentielle étant strictement positive ; on en déduit que g’(x) ≥ 0 pour tout x IR.
3°) g' étant positive sur IR et ne s'annulant qu'en 2 ; on en déduit que la fonction g est strictement croissante sur IR.
De plus la fonction g est dérivable sur IR ; donc elle est continue sur IR.
g(2) = 0.73
x - ∞ 2 + ∞ g’(x) + 0 +
g(x)
1
- ∞
4°) g est une fonction définie ; continue et strictement croissante sur IR. Donc g est une bijection de IR sur ]- ∞; 1[ . On en déduit que pour tout k ]- ∞; 1[ ; l'équation g(x) = k a une solution unique
1−2e
−2Comme 0 ] −∞ ;1[ l'équation g(x) = 0 admet une solution unique α.
On sait que g ( 2)>0 et g (0)=−1 ;donc g (0)< 0 , la fonction g étant strictement croissante, α appartient donc à l'intervalle ]0;2[ .
Par balayages successifs, on obtient avec la calculatrice : 0,35<α<0,36 . En effet g ( 0,35)<g (α)<g (0,36) avec g(0,35)=0,0024 et g(0,36)=0,1656
5°) g étant strictement croissante sur IR, on en déduit que :
Pour tout x ]- ∞; α[ g(x) < g(), donc g(x) < 0, pour tout x ]- ∞; α[
Pour tout x ]α ; + ∞[ g(x) > g(), donc g(x) > 0 pour tout x ]α ; + ∞ [ et g(α) = 0.
Partie B : Étude de f f est définie sur IR par f ( x )=x−1+( x 2 +2)e −x
1°) Pour x≠0 , on peut écrire f (x )= x [1−
1
x +( x+ 2 x ) e −x ]
On a : x lim →−∞ f ( x )= x→−∞ lim x [1−
1
x +( x+ 2
x ) e −x ]=+∞⇒ lim
x →−∞ f ( x )=+∞
Pour tout réel x, on peut écrire
f ( x )=x−1+( x 2 +2) e −x =x−1+ x 2 e −x +2 e −x f ( x )=x−1+x 2 e −x +2 e −x on a :
x→+∞ lim f ( x )= lim
x →+∞ ( x−1+ x 2 e −x +2 e −x )=+∞
donc x lim →+∞ f (x )=+∞
2°) f est la somme, le produit et la composée de fonctions dérivables sur ℝ
f ' ( x)=(x −1+x 2 e −x +2 e −x )' =1+2xe −x −x 2 e −x −2 e −x ; f ' ( x)=1−( x 2 −2x+2)e −x =g ( x)
donc f ' ( x)=g (x ) pour tout x IR.
3°) En utilisant le signe de la fonction g déterminé dans la partie A, on en déduit que : f est strictement décroissante sur ]- ∞;α] et strictement croissante sur [α ; + ∞ [.
On peut alors donner le tableau de variation de f.
X - ∞ α +∞
f’(x) - 0 +
f(x)
+∞ +∞
f(α)
4°) On a : f (α)=α−1+(α 2 +2)e −α , on sait que α est la solution de l'équation g(α)=0.
On a donc f ' ( x)=1−(α 2 −2 α+2) e −α =0 c'est-à-dire 1−(α 2 −2 α+2)e −α =0 et 1−(α 2 +2) e −α +2 α e −α =0 donc (α 2 +2) e −α =1+2 αe −α
En remplaçant (α 2 +2) e −α =1+2 α e −α dans f(α) on trouve :
f (α)=α−1+(α 2 +2)e −α =α−1+1+2 α e −α donc f (α)=α+2 αe −α ⇒ f (α)=α(1+2 e −α ) 5°) Pour tout x IR, on a : f ( x )−( x−1)=( x 2 +2) e −x = x 2 e −x +2 e −x
x→+∞ lim ( f ( x)−( x−1))= lim
x →+∞ ( x 2 e −x +2 e −x )=0 ⇒ lim
x →+∞ ( f (x)−( x−1))=0
alors la droite d'équation y = x-1 est donc asymptote oblique à (C) au voisinage de +∞ .
Pour tout réel x, on a : f (x )−( x−1)=( x 2 +2) e −x .
On sait que x 2 +2 et e − x sont strictement positifs, on en déduit donc que f (x )>x−1 pour tout réel
x IR. La courbe (C) se trouve au dessus de .
6) La tangente T à (C) au point d'abscisse 0 a pour équation: y= f ' ( x)( x−0)− f (0) on a : f ' ( 0)=g (0)=− 1 et f (0)=−1+2 e 0 =−1+2= 1
Donc (T) a pour équation y=-x+1.
7°) Une calculatrice permet d'obtenir une valeur approchée de f(α) : f (α)≃ 0,85 . La courbe (C) a,
au point d'abscisse α, une tangente horizontale
Devoirs sur table : analyse a priori Ce devoir a pour objectif :
contrôler les acquisitions des apprenants en vue de détecter les faiblesses des uns et la force des autres.
donner aussi la possibilité à chaque apprenant de s'auto-évaluer. Cependant, c'est l'occasion pour l'enseignant de vérifier ses objectifs en vue d'une amélioration (s'il y a lieu).
vérifier si les élèves ont la parfaite maîtrise des propriétés de la fonction exponentielle népérienne.
Devoir n°1
Durée du devoir : 2 heures.
Classe : Terminale D
Attention : Calculatrices non autorisées
Pour chaque exercice, la notation est la suivante :
1 point par réponse exacte.
0 point s'il n'y a pas de réponse.
0.5 point par réponse fausse.
Exercice n°1
Pour chacune des affirmations proposées, répondez par vrai ou faux ce qui convient.
1°) e
5 e −3
(e 4−1 ) 2 =e −4 2°) Pour tout réel x,
9 ) 3 (
5 2 2
3 x
x x
x e
e e
e
3°) Pour tout réel x, (2 e x −e −x ) 2 −(e x −e −x ) 2 =3 e 2x −2
4°) La fonction f définie sur IR par
1 ) 1
( 2
2
x x x e
e x e
f est paire.
5°) Soient a et b deux réels tels que a < b, alors √ e 1 −a > √ e 1 −b
6°) Soit a un nombre réel tel que 1 < a et n un entier naturel, alors (e
a ) n ⩾ 1 e −n
7°) L'unique solution de l'équation e 2x −(e+1)e x +e=0 est 0.
8°) x lim →+∞ ( 1 e x −x )=0
9°) x lim →+∞ ( 1
xe x − x )=−∞
10°) lim x →0 ( e
2x −1 2x )=0
11°) lim
x →−∞ ( e
1
x
2−1)× x 2 =1
12°) f est définie sur IR par
2 ) 1
( x x e
f , alors
) 2
(
x
x
e x e f
Exercice 2
Pour chacune des affirmations, répondez par vrai ou faux.
1°) La fonction x
x
e x e
f
) 1
( définie sur IR,
a) est impaire
b) admet le point K(0 ;
−1
2 ) pour centre de symétrie
2) La fonction définie sur [0 ; +∞ [ par f ( x )= −2 e
x
3x+1 est : a) strictement décroissante sur [0 ; +∞ [
b) strictement croissante sur [0 ; 2
3 [ et strictement décroissante sur ] 2
3 ; +∞ [ .
3) x→−∞ lim ( 1
xe x )=0 ? ou x→−∞ lim ( 1
xe x )=−∞ ?
Correction du devoir n°1 Exercice n°1
1) e 5 e −3
(e 4−1 ) 2 =e −4 Vrai ; 2°) Pour tout réel x, e
3x e 2x
2