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Détermination des volumes d'activation pour la diffusion des atomes dans l'or, le cuivre et l'aluminium

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(1)

HAL Id: jpa-00206657

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00206657

Submitted on 1 Jan 1968

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Détermination des volumes d’activation pour la diffusion des atomes dans l’or, le cuivre et l’aluminium

M. Beyeler, Y. Adda

To cite this version:

M. Beyeler, Y. Adda. Détermination des volumes d’activation pour la diffusion des atomes dans l’or, le cuivre et l’aluminium. Journal de Physique, 1968, 29 (4), pp.345-352.

�10.1051/jphys:01968002904034500�. �jpa-00206657�

(2)

DÉTERMINATION

DES

VOLUMES D’ACTIVATION

POUR

LA

DIFFUSION

DES ATOMES

DANS L’OR,

LE

CUIVRE

ET

L’ALUMINIUM (1)

Par M. BEYELER et Y.

ADDA,

Département de Métallurgie, Centre d’Études Nucléaires de Saclay.

(Reçu

le 9 novembre

1967.)

Résumé. 2014 On a étudié l’autodiffusion dans l’or, le cuivre et l’aluminium à

partir

de

monocristaux traités sous des

pressions

de 0 à 10 kbars dans les domaines de

température

de 700 °C à 990 °C dans le cas de l’or et du cuivre, et de 400 °C à 610 °C dans le cas de l’aluminium.

L’influence de la

pression

sur les coefficients d’autodiffusion et sur les

énergies

d’activation de ces métaux a pu être mesurée.

Les volumes d’activation obtenus pour le cuivre

(0,91

volume

molaire),

l’or

(0,72

volume

molaire)

et l’aluminium

(1,29

volume

molaire)

sont en bon accord avec les

prévisions théoriques.

Abstract. 2014 Self-diffusion of

gold,

copper and aluminium has been

investigated

for

single crystals

treated under pressures of 0 to 10 kbars in a

temperature

range of 700 °C to 990 °C for copper and

gold

and 400-610 °C for aluminium.

The influence of pressure on the coefficients and activation

énergies

for self-diffusion in these metals has been measured.

The activation volumes obtained : 0.91 molar volume for copper, 0.72 for

gold

and 1.29 for

aluminium are in

good agreement

with

theory.

Introduction. -

Lorsque

des atomes

migrent

à

l’int6rieur d’un

cristal,

le volume de celui-ci varie d’une

quantite qui depend

du m6canisme de diffusion.

La connaissance du volume d’activation de

diffusion,

c’est-a-dire la variation de volume

qui

accompagne

un saut de

diffusion, permet

donc en

principe

de

pr6ciser

ce m6canisme.

Ceci n’est

possible

en toute

rigueur

que si l’on

peut

comparer le volume d’activation determine

exp6ri-

mentalement a celui calcule

théoriquement.

Mais

l’évaluation

theorique

du volume d’activation de diffusion est rendue difficile par le fait que l’on ne sait pas calculer avec

precision

la relaxation des

atomes autour des défauts. De nombreux mod6les

th6oriques

ont

cependant

ete établis pour les mé-

taux c.f.c. La determination

expérimentale

des

volumes d’activation doit permettre d’am6liorer les mod6les

th6oriques proposes.

La mesure de l’autodiffusion dans les solides sous

haute

pression hydrostatique [1

a

10]

constitue une

methode

precise

pour la determination de la valeur

globale

du volume d’activation de diffusion du metal

envisage (c’est-a-dire

la somme des variations de volume due a la creation et a la

migration

du d6faut

n6cessaire pour faire diffuser un

atome).

Nous avons 6tudi6 l’autodiffusion dans

l’or,

le

cuivre et 1’aluminium a

partir

de monocristaux trait6s

sous des

pressions

de 0 a 10 kbars dans des domaines de

temperatures

de 700 OC a 990 OC dans le cas de l’or et du cuivre et de 4000C a 6100C dans le cas

de l’aluminium. Le but de cette etude etait de d6ter- miner l’influence de la

pression

sur les coefficients d’autodiffusion et sur

1’energie

d’activation de ces mé- taux, d’en d6duire les volumes d’activation de diffusion du cuivre et de l’or pour

lesquels

de nombreux mod6les

th6oriques

existent

[11

a

16],

et d’obtenir

exp6rimen-

talement le volume d’activation de 1’aluminium pour

lequel

des considerations

th6oriques [17

a

19]

laissent

pr6voir

une valeur

sup6rieure

au volume molaire.

Rappel

sur la theorie du volume d’activation. - Dans un cristal

cubique,

le coefficient de diffusion

peut

s’6crire :

ou la variation

d’enthalpie

libre AG

repr6sente

le

travail isotherme et isobare n6cessaire pour

d6placer

un atome d’un site a un site

voisin,

y est une constante

num6rique dependant

de la

g6o-

métrie du

réseau,

a le

parametre cristallin,

v une

frequence

de vibration

prise g6n6ralement 6gale

à la

frequence

de

Debye.

(1)

Ce travail fait

partie

d’une these de Doctorat 6s Sciences

qui

sera

pr6sent6e

en 1968 par Michel

Beyeler

a la Faculte des Sciences de Paris.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01968002904034500

(3)

346

On peut

exprimer

en terme de volume la variation

d’enthalpie

libre en fonction de la

pression,

a une

temperature

donnée :

Si l’on consid6re la variation

d’enthalpie

n6cessaire

pour faire diffuser un atome, on obtient :

AV

repr6sente

la variation de volume du cristal durant le saut de diffusion

[20

a

22].

Dans le cas d’un m6ca-

nisme de diffusion par

defauts,

cette variation peut

etre

d6compos6e

en deux

termes : Ll VF et AV,, correspondant respectivement

a la formation et a la

migration

du d6faut.

En utilisant

l’equation (1),

le volume d’activation par mole est donne par la relation :

On determine

exp6rimentalement

le

premier

terme

de

1’6quation (3)

en mesurant le coefficient de dif- fusion a une

temperature

donnee en fonction de la

pression.

Le second terme de cette

equation

est

g6n6-

ralement

n6gligeable

devant le

premier,

il est

possible cependant

de 1’6valuer.

Dans le cas des m6taux

cubiques

de

parametre a,

on

peut

écrire :

ou ZT

repr6sente

la

compressibilité

isotherme du métal.

On obtient ainsi :

Le terme

0 log -V/ aP

peut etre évalué en utilisant la relation de Grüneisen :

ou p

est la constante de

Grüneisen, 6D

la

temperature

de

Debye,

oc le coefficient de dilatation en

volume,

Zo la

compressibilite

au zero

absolu, Cy

la chaleur

spécifique

molaire a volume constant,

Vo

le volume

molaire au zero absolu.

Comme on

prend g6n6ralement pour v

la

frequence

de

Debye,

on

peut

écrire :

Influence de la

pression

sur

l’énergie

d’activation. -

L’6nergie

d’activation de diffusion est reli6e a la

pression

en

premiere approximation

par la relation :

ou

Q,o

et

Q,op representent 1’energie

d’activation de diffusion a

pression

nulle et pour une variation de

pression

AP.

En utilisant les relations

thermodynamiques :

on obtient :

d’oii :

ou oc

repr6sente

la dilatation

thermique

en volume

et AV le volume d’activation de diffusion.

Techniques expérimentales.

- La determination des volumes d’activation de diffusion des m6taux à

partir

d’6tudes d’autodiffusion sous

pression

necessite

l’utilisation d’un

appareillage permettant

de travailler a haute

temperature

dans une

atmosphere

exempte

d’impuret6s

sous des

pressions

6lev6es

(10

000

bars)

et

purement hydrostatiques.

Ces conditions

imperatives

nous ont conduits a

utiliser un

appareil (2)

de

type Bridgman

avec un

chauffage

interieur a 1’enceinte sous

pression

et de

I’argon purifi6 (sous

une

pression

de 1 000

bars)

comme fluide transmetteur de

pression.

PREPARATION DES ECHANTILLONS DE DIFFUSION. -

Les monocristaux sont

prepares

par la

technique

de

Czochralski. Les echantillons de diffusion dans le cas

de l’or et du cuivre sont obtenus par

evaporation

sur

la surface des monocristaux de l’or 198 ou du cuivre 64 obtenus par irradiation aux neutrons de ces deux m6taux. Dans le cas de

l’aluminium,

on utilise

l’isotope

26AI

[23]

sous forme de solution. Une goutte de cette solution est

d6pos6e

sur la surface d’un mono-

cristal et un traitement

pr6alable

a 100 OC est effectue

pour faciliter

1’6change isotopique

de 26Al avec 2’Al.

Mdthode

d’analyse.

-

Apr6s

traitement de diffu-

sion,

les echantillons sont abras6s a 1’aide d’un dis-

positif

de

precision [24].

On

procède

a des abrasions de l’ordre de 2 a 10 microns. Les

papiers

abrasifs

sont recueillis et

analyses

a 1’aide d’un s6lecteur a 400 canaux

equipe

d’un scintillateur a

puits,

les

6paisseurs

du metal enlev6es par abrasion sont d6ter- min6es par

pes6e.

Dans le cas de

l’aluminium,

par suite de la faible activite

spécifique

de

26AI,

on

compte

l’activité

globale

de l’échantillon

après chaque

abrasion. Celles-ci sont

(2)

Construit par les

ftablissements

Basset

(Sevres,

France).

(4)

de l’ordre de 10 a 15 microns de

faCon

a obtenir une

difference de

comptage significative.

Dans le cas de la

géométrie

choisie pour les

couples

de

diffusion,

la

r6partition

du traceur radioactif

apr6s

diffusion suit la fonction :

ou M

repr6sente

la masse par unite de surface du

depot

actif et

C(x, t )

la concentration du traceur a

une distance x au

temps

t. La

figure

1

repr6sente

une

courbe d’autodiffusion ainsi obtenue.

FIG. I .

Rdsultats

experimentaux.

- Les coefficients d’auto- diffusion ont ete determines a

partir

d’6chantillons monocristallins traites sous des

pressions

de 0 a 10 kbars

dans des domaines de

temperature

de 700 OC a 990 OC

dans le cas de l’or et du cuivre et de 400 OC a 610°C dans le cas de l’aluminium. Les valeurs obtenues sont rassemblees dans les tableaux

I,

II et III.

L’analyse

de ces r6sultats met en evidence une décroissance

exponentielle

du coefficient d’autodiffusion en fonction de la

pression.

Les

pentes

des droites ainsi trac6es dans les

diagrammes log D,

P

( fig. 2,

3 et

4) permettent

FIG. 2.

TABLEAU I AUTODIFFUSION DE L’OR

SOUS PRESSION HYDROSTATIQUE D’ARGON

(5)

348

TABLEAU II AUTODIFFUSION DU CUIVRE SOUS PRESSION HYDROSTATIQUE D’ARGON

FIG. 3.

TABLEAU III

AUTODIFFUSION DE L’ALUMINIUM

SOUS PRESSION HYDROSTATIQUE D’ARGON

FIG. 4.

(6)

de determiner les volumes d’activation de diffusion de ces metaux. On obtient ainsi a 900°C en

premiere approximation

pour For AF=

7,02 cm3/mole

et pour le cuivre AV=

6,25 cm3jmole;

en tenant

compte

de 1’evaluation du second terme de

1’equation (3),

les

volumes d’activation sont

respectivement

de

7,20

et

6,40 cm3/mole,

ce

qui repr6sente

dans le cas de l’or

0,72

volume molaire

(resultat

en bon accord avec

celui de

Dickerson),

et dans le cas du cuivre

0,91

vo-

lume molaire de ce metal.

Le volume d’activation de diffusion obtenu pour 1’aluminium a 570°C est en

première approximation

de

12,5 cm3 Jmole;

en tenant

compte

de l’évaluation du second terme de

1’6quation (3),

on obtient un

AV de

12,9 CM3/mole repr6sentant 1,29

volume molaire de ce metal.

INFLUENCE DE LA PRESSION SUR L’ENERGIE D’ACTI-

VATION. - On a determine les

energies

d’activation de diffusion a 0 bar pour les trois m6taux etudies.

Les valeurs obtenues : 40

kcal/mole

pour l’or

( fig. 5), 46,9 kcal/mole

pour le cuivre

( fig. 6)

et

34,5 kcal/mole

pour 1’aluminium

(fig. 7)

sont en bon accord avec les r6sultats anterieurs sur Fautodifnision de ces mé-

taux

[23], [25

a

27].

Les

energies

d’activation ont

egalement

ete d6ter-

min6es pour une

pression

de 6 kbars : elles sont res-

pectivement

de 41

kcal/mole

dans le cas de l’or

( fig. 5),

48

kcal/mole

pour le cuivre

( fig. 6)

et

36,6 kcal/mole

dans le cas de 1’aluminium

(fig. 7).

FIG. 5.

FIG. 6.

FiG.7.

(7)

350

Le calcul des

energies

d’activation d’autodiffusion a 6 kbars a 1’aide de

l’expression (7)

conduit a des

valeurs tres

proches

de celles obtenues

expérimenta-

lement :

47,8 kcal/mole

pour le

cuivre, 40,9 kcal/mole

pour l’or et

36,3 kcal/mole

pour l’aluminium.

Discussion et conclusion. - Nous avons rassemblé dans le tableau IV les valeurs

expérimentales

des vo-

lumes d’activation de diffusion pour les m6taux c.f.c.

Les

techniques

de traceurs et de sectionnement ont

6t6 utilisees pour toutes ces

determinations,

sauf dans

le cas de 1’aluminium ou le volume d’activation a 6t6

determine a

partir

d’une etude de

fluage

par

Butcher,

Hutto et Ruoff

[28]

et d’une etude de 1’effet de la

pression

sur le recuit des boucles de dislocations par Norris

[29].

Toutes les valeurs obtenues pour les cristaux a structure c.f.c.

indiquent

une relaxation

importante

autour d’un site vacant dans le cristal. Si nous consi- d6rons une diffusion par

lacune,

pour creer ce d6faut il faut

prendre

un atome en un site a l’int6rieur du cristal et le

placer

a la surface. A cette

operation correspond

une variation de volume

6gale

au volume

atomique.

Au

voisinage

du site ou a ete cr66e la

TABLEAU IV

VOLUMES D’ACTIVATION POUR L’AUTODIFFUSION DANS LES CRISTAUX A STRUCTURE C.f.C.

TABLEAU V

VALEURS

THÉORIQ.UES

DU VOLUME DE FORMATION D’UNE LACUNE DANS LE CUIVRE

A TT

(8)

TABLEAU VI

VOLUMES D’ACTIVATION D’AUTODIFFUSION DANS LES METAUX NOBLES

lacune,

il y a une modification de la

configuration

du

cristal

qui

se traduit par un

deplacement

des atomes

voisins de la lacune caractérisé par un volume dit de relaxation.

De nombreux mod6les

th6oriques [11

a

15],

,

[31

a

34],

concernant le volume de relaxation dans le cuivre ont ete

publiés.

Le tableau V groupe un

certain nombre de r6sultats de calculs

appliques

au

cuivre ou

0 vF

et

AVM

sont

exprim6s

en fonction du volume

molaire;

on notera que ces valeurs varient tres

rapidement

en fonction des

potentiels

de

repulsion

choisis. Dans le tableau

V,

nous avons

reporte

les

r6sultats concernant les valeurs

expérimentales

de AV

pour les metaux

nobles,

ainsi que ceux des calculs

th6oriques

de

Schottky, Seeger

et Schmid

[16].

On

constate un bon accord entre les valeurs

expérimentales

et les valeurs calcul6es pour

l’argent

et le

cuivre,

l’accord est moins satisfaisant dans le cas de l’or. La valeur obtenue pour 1’aluminium est en bon accord

avec les r6sultats

experimentaux

de Ruoff

[28]

et

correspond

a un volume d’activation de diffusion

sup6rieur

au volume molaire comme le laissaient supposer les

previsions th6oriques

de Friedel

[17], [18]

et Harrison

[19].

Pour Friedel par

exemple,

creer

une lacune revient a retirer une

charge

nucl6aire. 11 y a alors une redistribution des electrons de

façon

a

écranter la variation de

charge,

ce

qui

entraine des

oscillations de la densite

electronique

de

longueur

d’onde 1 A F

autour du d6faut

(où ÀF

est la

longueur

d’onde au niveau de

Fermi).

La lacune introduit donc

un

potentiel perturbateur

oscillant dont la

p6riode

varie avec la valence de la matrice. On montre alors facilement

qu’il

s’ensuit une force

qui

a tendance a

d6placer

les atomes vers le centre de la lacune dans les m6taux nobles et en sens inverse pour 1’aluminium.

L’accord obtenu entre les valeurs

expérimentales

et

les mod6les

th6oriques proposes

montre que ces

mod6les,

s’ils ne sont pas encore

parfaits,

d6crivent assez bien

la relaxation des atomes autour des defauts

ponctuels.

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RÉSISTIVITÉ

A BASSE

TEMPÉRATURE

DES

ALLIAGES

GeTe-MnTe Par

J.

E. LEWIS

(1)

et M.

RODOT,

Laboratoire de Magnétisme et Physique du Solide, C.N.R.S., 92-Meudon-Bellevue.

(Reçu

le 6 octobre

1967.)

Résumé. 2014 On a étudié des échantillons

monophasés polycristallins d’alliages

semi-

conducteurs

magnétiques Ge1-xMnxTe.

On a mesuré leur résistivité et leur constante de Hall,

en

particulier

pour 0,01 x 0,10, dans l’intervalle de

température

4,2-400 °K. On montre

qu’une importante

contribution à la résistivité due à la diffusion s-d

s’ajoute

à la diffusion

normale s-s

qui

suit la loi de Nordheim. La contribution due à la diffusion s-d,

qui

existe à

toute

température,

est trouvée

proportionnelle

à x2. Ces résultats sont en accord avec les théories

proposées

par Mott

[15]

pour les

alliages Ag-Pd.

Abstract. 2014

Single phase polycrystalline samples

of the

magnetic

semiconductor

alloys Ge1-xMnx

Te have been studied. Their

resistivity

and Hall constant have been measured, in

particular

for the

alloys

0.01 x 0.10, in the

temperature

interval 4.2-400 °K. It is shown that there is an

important

contribution to the resistivities due to s-d

scattering,

the

normal s-s

scattering closely following

Nordheim’s law. The excess

resistivity

due to s-d scat-

termg,

which exists at all

temperatures,

is found to be

proportional

to the square of the Mn content of the

alloys.

These results are in close agreement with the theories of Mott

[15]

which were first

proposed

for the

Ag-Pd

system.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 29, AVRIL 1968, PAGU 352.

Introduction. - L’effet

d’impuretés

de m6taux de transition sur les

propri6t6s

de metaux a couches

completes

a ete 6tudi6 par de nombreux auteurs

[1].

On a

signale plusieurs

anomalies des effets de trans-

port,

en

particulier

le

pouvoir thermoelectrique

«

geant » [2]

et le minimum de r6sistivit6

[3].

Plu-

(1)

N.A.T.O. Postdoctoral Research

Fellowship,

1965-

1967.

sieurs theories ont ete

propos6es

pour en rendre

compte,

notamment celles de Blandin et Friedel

[4],

Kondo

[5]

et

Kasuya [6].

Elles

invoquent

une combi-

naison d’interactions s-d et d-d entre les

porteurs.

Les

propri6t6s magn6tiques

de ces

alliages

aux basses

temperatures

sont celles de mat6riaux antiferroma-

gn6tiques

ou faiblement

ferromagnétiques.

Quelques composes

semiconducteurs II-VI et IV- VI

peuvent

former des solutions solides de

composition

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