• Aucun résultat trouvé

année 56 pages Fr. 2.50

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager " année 56 pages Fr. 2.50 "

Copied!
56
0
0

Texte intégral

(1)

No 10 29

e

année 56 pages Fr. 2.50

REFLETS FRIBDURGEOIS

Vf'

i'<■*!%

w

4

f

fcv-

ïî»?. <

t

FRANQOISE RIME: son destin vaincu par la chanson

(2)

r

29e année Octobre 1974 No 318

SOMMAIRE

Editorial 3 Calendrier des manifestations 4 Un peintre de chez nous 5 Fête nationale à Châtonnaye 6 Chasseurs de la Glâne 7 Flashes de la Glâne 8 Concours FI 9 Art de bien manger 10 8e district fribourgeois 14 Si vous aimez le gibier... 17 Les sports 18 Lastec SA, Alterswil 20 Une excursion à Schwytz 22 Flashes de la Gruyère 24 Bénichon de la Gruyère 25 Les Coraules de Bulle 28 Françoise Rime, vedette de la

chanson, et Paul Pasquier, acteur 29 FI découvre Saint-Aubin 30 Flashes de la Broyé 37 Flashes de la Veveyse 41 Bénichon de Châtel-St-Denis 42 Flashes de la Sarine 44 Piscine de Morat 46 Flashes du Lac 47 Nouvelle rubrique mensuelle:

Le troisième âge 49 Entre l'église et la pinte... 51 Les défunts 52

FRANÇOISE RIME, troubadour du château de Gruyères lors de la finale suisse du concours Eurovision de la chanson 1974 à Zurich. (Voir page 29)

Photo: Raphaël Fessier

Dans les 7 districts fribourgeois

DISTRICT DE LA SARINE Chef-lieu: Fribourg (037) Feu: abonnés de Fribourg: 18 Autres réseaux: 22 30 18 Police: appels urgents: 17 Brigade de circulation: 21 11 11 Ambulance: 24 75 00

Administration communale: 81 21 11 Préfecture de la Sarine: 21 11 11

Union fribourgeoise du tourisme: 23 33 63

DISTRICT DE LA GRUYERE Chef-lieu: Bulle (029)

Feu: 18 — Police: 2 56 66 Ambulance: 2 75 21

Administration communale: 2 78 91 Préfecture de la Gruyère: 2 88 88 Office du tourisme: 2 80 22

DISTRICT DE LA BROYE Chef-lieu: Estavayer-le-Lac (037) Feu: 18 — Police: 63 13 93 Ambulance: 63 21 21

Administration communale: 56 70 52 Préfecture de la Broyé: 63 10 05 Office du tourisme: 63 12 17 Aide familiale: 63 16 95

DISTRICT DE LA VEVEYSE Chef-lieu: Châtel-St-Denis (021) Feu: 56 75 18 — Police: 56 72 35 Ambulance: 56 71 78

Administration communale: 56 70 52 Préfecture de la Veveyse: 56 70 14 Société de développement: 56 71 51 DISTRICT DE LA GLANE

Chef-lieu: Romont (037) Feu: 18 — Police: 52 23 59 Ambulance: 52 27 71

Administration communale: 52 21 74 Préfecture de la Glâne: 52 23 08 DISTRICT DU LAC

Chef-lieu: Morat (037)

Feu: 18 — Autres réseaux: 71 20 10 Police: 71 20 31

Ambulance: 71 28 52

Administration communale: 71 33 33 Préfecture du Lac: 71 22 57

DISTRICT DE LA SINGINE Chef-lieu : Tavel (037) Feu: 18 — Police: 44 11 95 Ambulance: 44 14 12

Administration communale: 44 11 56 Préfecture de la Singine: 44 11 20

Edition, impression, administration:

Imprimerie Fragnière S. A.

Route de la Glâne 35

1700 Fribourg Tél. (037) 24 75 75

Régie des annonces:

Annonces Suisses S. A. ASSA Pérolles 8 1700 Fribourg Tél. (037) 23 24 24

Rédacteur responsable:

Gérard Bourquenoud

Abonnements:

Du 1er octobre au 31.12.74: Fr. 5.—

Etranger:

envoi normal Fr. 32.50 envoi par avion Fr. 55.—

Compte de chèques postaux 17-2851

FRI BOURG-ILLUSTRÉ:

Organe officiel des Fribourgeois Hors-les-murs

J

NOUVEAU en Gruyère R. Chotogny

Cone. PTT

Location Vente Reprise

Facilité de payement

Dépositaire officiel:

Philips - Grundig

Hitachi

(3)

Editorial

Evénements

et que des milliers d'individus ont péris. On l'accuse aussi d'avoir su mettre sa fortune personnelle à l'abri dans les banques occi¬

dentales.

Ainsi, dans cette Afrique qui se réveille, et où les anciens maîtres disparaissent les uns après les autres, seul Hussan II roi du Maroc garde son trône. Mais cela ne va pas sans problèmes.

Le calme est revenu à Washington

de nombreuses institutions philantropiques et des instituts de recherches.

Issu d'un milieu de milliardaires, le nou¬

veau vice-président des Etats-Unis n'a pas eu une enfance dorée, bien au contraire. Il fut élevé par un père méthodiste d'une extrême rigueur. Etudiant, il lui fallu faire de petits métiers pour se procurer son argent de po¬

che.

Brevets d'impuissance

Convulsions en Ethiopie

Rien ne semble plus aller à Addis Abbeba.

Un des plus anciens pays organisé d'Afrique connait aujourd'hui des convulsions politi¬

ques; elles troubles singulièrement le pays.

Le Roi des Rois, Haïlé Sélassié, ne pourra pas connaître une paisible fin de règne. Il doit songer aux temps ou, pourchassé par les Italiens de Mussolini, il était forcé de quitter sa capitale.

L'Ethiopie est un pays de très ancienne culture. Les historiens se sont penchés sur son passé qui reste assez énigmatique. On sait cependant que le christianisme naissant se répandit rapidement dans cette région de l'Afrique. C'est du reste encore la religion d'Etat. La ferveur est d'autant plus grande qu'une légende fortement enracinée dans les esprits et dans les consciences veut que l'em¬

pereur soit le descendant direct d'un fils du grand Salomon et de la reine de Saba.

En Ethiopie, le rôle des femmes fut souvent considérable. Elles pouvaient prendre les armes et faire partie de l'armée. Des anciens bas-reliefs montrent des femmes revêtues des insignes de la royauté.

Le Négus était encore récemment un monarque absolu. Propriétaire effectif de tout le territoire, il avait le droit d'en dis¬

poser à sa guise, et ne s'en privait pas.

Il faut aussi savoir que la succession n'était pas assurée. L'héritier présomptif est depuis de nombreuses années en Suisse, souffrant d'une paralysie grave. Le petit-fils poursuit ses études en Grande-Bretagne tandis que la fille de l'empereur a une très mauvaise réputation en Ethiopie même.

La révolte est partie du sein de l'armée.

Les officiers rebelles ont agi très prudem¬

ment. Ils se sont gardés d'agir par un coup d'éclat. Il s'agissait de ne pas choquer le peuple, car ce dernier éprouve encore une certaine dévotion vis-à-vis de l'empereur qui est aussi le chef de l'Eglise.

C'est donc progressivement que le Roi des Rois a été dépossédé de tous ses pouvoirs.

Sans bruit, l'armée a arrêté d'abord les mi¬

nistres et les conseillers du souverain et en dernier lieu les officiers de la garde du palais.

Les observateurs assurent que depuis la fin du mois d'aôut le Négus est isolé, prisonnier dans sa résidence.

L'armée est consciente de sa force et c'est elle qui est la maîtresse virtuelle du pays. Elle compte environ une quarantaine de mille hommes. Equipée par les soins et en grande partie aux frais des Etats-Unis elle possède des armes modernes et est bien structurée.

Les officiers contestataires reprochent au souverain une mauvaise gestion. Ils disent que les conséquences terribles de la séche¬

resse qui a sévit en Ethiopie comme ailleurs en Afrique a été cachée au reste du monde

Pourtant, c'est aussi à une sorte de révo¬

lution à laquelle nous avons assisté aux Etats-Unis, une révolution qui s'est faite dans le cadre de la Constitution. M. Nixon a dû en effet quitter la Maison-Blanche. Les ac¬

cusations portées contre lui ont finalement eut raison de son obstination à conserver le pouvoir. C'est aujourd'hui un homme fini, qui sera tout heureux s'il peut conserver la pension qui pourra lui être versée par l'Etat.

Rappelons que c'est son manque de fortune qui l'a contraint en quelle sorte à faire une politique assez curieuse en matière finan¬

cière. Ses agissements vis-à-vis de ses adver¬

saires politiques et surtout la fameuse affaire du Watergate ont sapéj une position qui semblait solidement assise sur une élection qui lui fut particulièrement favorable.

Le nouveau président M. Gérald Ford est un américain moyen dans tout le sens du terme. Il est bon père de famille, conscient de ses devoirs et en outre c'est un sportif accompli. Pourtant plusieurs hommes poli¬

tiques l'avaient dans le passé traité de par¬

faite nullité.

Un des premiers actes du nouveau prési¬

dent a été de désigner son second, c'est-à- dire le vice-président. Pendant plus d'une semaine, le peuple, est resté dans l'expecta¬

tive, car la liste des candidats était assez bien fournie.

Or, au lendemain où la presse d'antici¬

pation américaine affirmait que Nelson Ro- kefeller était exclu de la liste des candidats, son nom fut brusquement mis en lumière.

L'ancien gouverneur de New-York était dé¬

signé pour occuper le siège de son prédé¬

cesseur Ford.

C'est peut-être le moment de faire un peu d'histoire. Tous ceux qui ont étudié celle du pétrole savent la place qu'y a tenue le pre¬

mier du nom: John David Rokefeller. Il fut le champion du développement de l'indus¬

trie pétrolifère aux Etats-Unis. Dans les pre¬

miers temps de son activité, John-David laissa aux prospecteurs le risque de trouver de nouveaux gisements et s'employa à mono¬

poliser tous les moyens de transports, ce qui le rendait maître du marché.

Avant même que l'emploi massif de l'es¬

sence devienne une réalité quotidienne, John-David Rokefeller, fit distribuer en Chine des lampes à pétrole, elles étaient gratuites. Il voulait ainsi pousser à la con¬

sommation dans ce pays déjà surpeuplé.

Les moyens employés pour asseoir sa puis¬

sance ne furent pas toujours orthodoxe.

L'histoire raconte que les Roumains ayant découvert des gisements dans le sous-sol de leur pays, l'homme d'affaire américain inonda la Roumanie de pétrole vendu à des prix de dumping, ruinant ainsi les prospecteurs locaux.

Sa conception particulière des affaires pro¬

voqua un mécontentement croissant aux Etats-Unis. Sur la fin de sa vie, quelques an¬

nées après la fin de la première guerre mon¬

diale, le vieux Rokefeller ne pouvait plus sortir en public. Pour se racheter, il fonda

Le monde politique suit avec une attention soutenue les événements de Chypre et leurs répercussions internationales. Pour l'heure, et malgré les efforts des diplomates améri¬

cains, anglais et du marché commun, aucun accord n'apparaît à l'horizon. Si on en croit les analystes professionnels, le secrétaire d'Etat américain Kissinger aurait prêté la main à une action dont il n'a pas su mesurer les suites. Il est patent en effet que les mili¬

taires qui ont amorcé la révolution contre Mgr Makarios avaient reçu une sorte de feu vert de l'administration des Etats-Unis.

L'affaire de Chypre confirme une opinion qui commence à se répandre de plus en plus à savoir l'impuissance des organisations inter¬

nationales a prévenir, puis a maîtriser des actions militaires de second ordre, si on peut s'exprimer ainsi.

Il s'agit tout d'abord d'une sorte de faillite de l'OTAN. Cette association de défense de l'Occident avait été mise sur pied pour assu¬

rer l'indépendance de l'Occident en face de la menace soviétique. Or, la Grèce et la Turquie faisaient partie intégrante de cet organisme.

Comment se fait-il donc que les grandes puis¬

sances aient permis qu'entre deux partenaires de l'OTAN puisse éclater un conflit de la nature de celui qui empoisonne depuis deux mois les relations internationales?

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas donné non plus une image réjouissante. Les résolutions votées par cet organisme sont restées lettre morte.

C'est peut-être l'heure d'évoquer une célè¬

bre machine qui fit s'exclamer les badaux lors de l'exposition nationale de Lausanne. On se souvient qu'un humoriste nommé Tinguely y exposait une étrange machine. On y voyait tourner des roues, reliées entre elles par des courroies et des engrenages bruyants. Tout ce bruit n'aboutissait finalement a rien de concret.

Si on réfléchit bien, son auteur, qui a eu du mal à placer son œuvre étrange, aurait dû en faire don aux Nations-Unies. Elle pourrait avoir sa place dans la grande halle de verre du Palais de l'ONU à New-York.

Car, en définitive, rien ne saurait mieux illustrer, aujourd'hui encore, l'activité du Conseil de sécurité, et de l'assemblée généra¬

le des Nations-Unies.

La machine à Tinguely pourrait continuer à tourner sans rimes ni raison. Constatons que tout dernièrement encore une nouvelle pièce a été adjointe: celle de la Guinée Bissau.

On constate en effet que sitôt qu'un nouvel Etat est formé, son premier geste est de de¬

mander son admission à l'ONU, admission qui est immédiatement acceptée.

Les véritables bénéficiaires de l'opération sont les quelques diplomates qui s'envolent pour la grande capitale. Ils sont certains d'y poursuivre une existence tranquille et dorée.

En définitive l'ONU pourrait bien être ce que le général de Gaulle appelait ironique¬

ment un «machin».

Géo

Il n'existe pas de mauvais mois pour faire de la publicité

dans «Fribourg-lllustré»

(4)

Manifestations annoncées par l'Union fribourgeoise du tourisme

Bulle

19 octobre Hôtel de Ville Commission culturelle (théâtre)

26 octobre Hôtel de Ville Choeur mixte (manifest.) Charmey

6 octobre Fête de la Desalpe Orchestre champêtre 12-13 octobre Au village Bénichon (fête populaire) 13 octobre Au village Course de charrettes

de Charmey, org. par la Sté de Jeunesse 20 octobre Au village Recrotzon Jaun (Bellegarde)

12 octobre Im Fang - Freib.

Soldatenhaus Berglauf Moléson-Village

12-13 octobre Restaurant Duo Raymond Thomet Pierre-à-Catillon dans le cadre de la

Bénichon

18-19-20 oct. Restaurant Orchestre, musique Pierre-à-Catillon d'ambiance dans le cadre

de la Fête du Vin.

Morat (Murten) 9 et 16

novembre Jodlerklub «Echo v. Bodenmünsi»

25 ans Fribourg (sports) Hockey

12 octobre 19 octobre 2 novembre 9 novembre

Fribourg - Neuchâtel Fribourg - Visp Fribourg - LHC Fribourg - Forward Fribourg (divers)

9 octobre Aula de l'Université 20 h. 30

21 octobre Aula de l'Université 20 h. 30

24 octobre Livio, 20 h. 30 29 octobre

5 novembre 7 novembre 12 novembre 13 novembre 15 novembre 15-16-17 nov.

Aula de l'Université 20 h. 30

Théâtre Livio 20 h. 30

Aula de l'Université 20 h. 30

Concert Guitare et flûte par

Théâtre Livio Aula de l'Université 20 h.

Salle de la Grenette

Unterhaltungsabend

Patinoire des Augustins Patinoire des Augustins Patinoire des Augustins Patinoire des Augustins Concert de Jazz Org. Jeunesses music.

Concert par les Stars of Faith Conférence

Connaissance du Monde Org. Ecole Club Migros Récital des

Compagnons de la Chanson Théâtre à l'abonnement

«Ce formidable bordel»

de Ionesco Conférence

Connaissance du Monde (Ecole Club Migros) Marianne Clément et Paul Sanchez

Org. Jeunesses musicales Récital

de Pauline Julien Concert abonnement Orch. de la Suisse romande Kermesse de l'Office familial

Expositions au Musée d'Art et d'Histoire de Fribourg 9 novembre au 29 décembre 74 Salon des peintres frib.

Toute l'année: Musée d'histoire naturelle Musée d'art et d'histoire Jardin botanique

A nos lecteurs Les textes et photos que vous désirez faire paraître dans notre revue, doivent parvenir à l'adresse suivante:

► Rédaction de Fribourg-lllustré 35, rte de la Glâne

1701 Fribourg

^ ^ OPTIQUE - LUNETTERIE Verres de contact

La marque du bon opticien IAJF/I5ELSA\ IF/4SELS/T

Rue St-Pierre 26 Tél. (037) 22 98 99 Fribourg

61 suggestions utiles pour ceux qui

attendent avec impatiente le 9

e

mois

64

\ su^n Ces 61 suggestions concernent l'ensemble \

n

àîU«

cc

des questions importantes qui se rattachent à la nais¬

sance d'un enfant. Elles reprennent dans le détail certains aspects du problème qui vous ont peut-être échappé jus¬

qu'ici.

Savez-vous, par exemple, de quoi se compose la layette de Bébé? Quels papiers il vous faut présenter à la mater¬

nité? Quelles sont les différentes étapes du développement de votre enfant durant la première année? Ou encore, comment l'heureux futur père peut se rendre utile pendant la grossesse?

Ce sont 4 questions prises au hasard dans notre bro¬

chure, rédigée avec le concours de divers spécialistes.

Cette brochure vous est offerte gratuitement. Profitez- en ou faites-en profiter vos connaissances. Pour la recevoir, il vous suffit de nous retourner le bon ci-dessous. Vous pouvez également l'obtenir à tous les guichets UBS, avec d'autres publi¬

cations consacrées à divers aspects de l'existence.

Votre brochure « 61 suggestions sur la naissance» m'intéresse. Veuillez, je vous I prie, me l'envoyer. |

M./M

mc

/M"

c

Profession Rue

NP Localité

Ecrire en caractères d'imprimerie. A envoyer à l'une des succursales ou agences de l'Union de Banques Suisses mentionnées ci-dessous.

/S\

(UBS) VGy

Union de Banques Suisses

(5)

Eugène Devaud:

artiste peintre de la nature Fribourg

L'art: une retraite et une expression.

Entre ces deux impératifs s'insère la vie, avec ses exigences, son potentiel d'enrichissement, sa réalité quotidien¬

ne dont il faut, bon gré mal gré, tenir compte. Et selon que l'artiste lui op¬

pose une résistance rigide ou nuancée de souplesse, poussé qu'il est par un désir, une aspiration qui viennent de l'enfance, il se forge une personnalité qu'il imprime à son art. Une visite à Eugène Devaud, dans sa demeure de Fribourg, m'a permis, non d'en faire la preuve, mais bien de le découvrir.

Le vent de l'inspiration souffle aussi dans les fleurs. A

Une placejau soleil

Fils de paysan, originaire de Porsel, Eugène Devaud est né dans ce village en 1906. Enfant, il est doué pour le dessin.

Rapidement, il est attiré par la peinture qui devient son «hobby» préféré. Aîné d'une famille de sept enfants, il ne peut rester à la charge de ses parents. Il décide de se lancer dans cette profession artistique et lutte durant une dizaine d'années pour se faire une place au soleil. Cette période fut certainement remplie de rêves, de révoltes, d'essais de concrétisation, de labeur acharné devant des feuilles blanches, toutes choses par lesquelles se forge le métier. Sa char¬

mante femme le soutient moralement.

Pendant deux ans, il suit des cours de peinture à la Société des études artistiques de Lausanne. Il travaille beaucoup, perfec¬

tionne et enrichit son métier, lentement, autant par nature que par souci du travail bien fait et longuement mûri. Il est alors âgé de vingt-six ans et vit uniquement de sa peinture.

La nature,'une'expression

J Devenu septuagénaire, Eugène Devaud, connu comme un peintre de talent, il a toujours désiré redonner vie à tout ce qui l'entoure. Il a une véritable passion pour l'eau, le lac, les rivières, les roseaux, les arbres, les fleurs, les paysages, les endroits sauvages, les nus, les vieilles maisons et tout ce qui fait la beauté de la nature.

Après avoir vécu trois ans à Renens, qua¬

torze à Lausanne, dix-huit à Montreux, il a choisi d'habiter Fribourg. «Je ne quitterai

A L'artiste au travail devant la tour de Bourguillon.

plus jamais cette cité pittoresque et combien enrichissante pour un peintre!», dit-il.

C'est vrai, Eugène Devaud aime ce coin de terre où il se sent à l'aise, où les motifs d'inspiration sont intarissables, d'où la soli¬

tude en pleine campagne lui permet de mieux s'exprimer. La constante curiosité et la recherche de la liberté font jaillir ses harmonies dans une sorte d'élan où il trouve son plein épanouissement.

Vouloir^créer et attendre...

Eugène Devaud se souvient de sa première exposition organisée en 1939 à Lausanne.

Pour beaucoup de gens, la gloire est le seul critère du talent. On veut ardemment créer et il faut attendre, souffrir dans l'in¬

certitude, dans l'angoisse. Il suffit quelque¬

fois d'un état de santé déficient pour être traqué et démuni d'argent. L'expérience faite par ce peintre fribourgeois donne un exemple impressionnant de courage et de ténacité. Dix fois de suite, il a exposé ses œuvres au Comptoir suisse de Lausanne.

Quatre expositions ont été organisées à Zurich, deux à Munich, deux à Hambourg, une à Nice, une au restaurant Duc Berthold à Fribourg, en 1971. A l'Hôtel Touring, sis à la rue de Lausanne, établissement exploité par son fils André, il expose en permanence une vingtaine de gouaches et de peintures à l'huile. Lors d'une exposition à Zurich en 1943, Eugène Devaud reçoit le titre profes¬

sionnel d'artiste-peintre avec inscription de son nom dans le Dictionnaire des artistes suisses. Son fils Jean est aussi artiste-peintre en France. N'est-ce pas la plus belle satis¬

faction de sa vie consacrée entièrement à la peinture?

Une source de réconfort et d'équilibre Ce peintre paysagiste interprète dans ses oeuvres, la grandeur de la Création avec le jeu de la lumière et de l'ombre, apporte de la joie à tous ceux qui admirent la nature.

Faire de la peinture est pour Eugène Devaud non seulement une profession, mais un besoin intérieur et une passion. Le manie¬

ment du pinceau, à son chevalet installé sur les pierres d'une rivière, loin du bruit, est pour lui une source de réconfort, d'équi¬

libre. Le style de ses oeuvres a un point commun nettement déterminé avec celui d'un grand artiste: Camille Corot. Il ne laisse d'imprécision dans aucune chose. Sa peinture est vraiment le produit d'une observation attentive, tendue, voire quel¬

quefois anxieuse chez un artiste dont la main est ferme sur le pinceau. La mutilation d'un arbre que l'on taille le fait souffrir, comme toutes les agressions contre la nature, contre la vie. Cette approche de l'homme au travers de ses œuvres s'est faite avec une pointe d'émotion bien compréhensible. Eu¬

gène Devaud envisage d'organiser encore une exposition dans une galerie de Berne.

«Le projet, dit-il, est au chaud, dans le subconscient, où il fermente».

Ces quelques mots illustrent parfaitement la considération, le respect, l'admiration que nous devons à cet artiste peintre de chez nous.

Gérard Bourquenoud

«La Vaudoise», dernière barque à voile

du Léman à avoir transporté le sable

de Savoie. ▼

(6)

Une image du cortège qui parcourut le village ▼

X Réception de M. René Grandjean, préfet de la Glâne, par M. Francis Fra- gnière, président de la fanfare de Châ- tonnaye

VI

« »

Photos Monnat y Vue de la manifestation officielle

Le 1

er

Août dans

la Basse Glâne Il est courant de distinguer la Haute-Glâne des flancs du Gibloux, la Moyenne, qui a Romont pour centre, et la Basse qui, elle, se compose de deux parcelles, celle de l'Ouest dont Rue fut le chef-lieu d'un bailliage et d'un district, et celle du Nord, avec les com¬

munes de Châtonnaye, Middes et Torny-le- Grand. Les eaux de la Basse-Glâne se jettent dans la Broyé, celles de la Haute dans la Neirigue, et celles de la Moyenne, dans la Glâne proprement dite. Cette distinction vient donc du régime des eaux, bien que la séparation ne soit pas toujours nettement définie. On y distinguait même, au temps où le patois était langue courante, un; influence du «gruvèrin» dans la Haute (sauf la région d'Orsonnens), du «broyao» dans la Basse, tandis que Romont parlait le pur «kouètsou».

Un brin de géographie et d'histoire locales.

Une fanfare qui a de l'initiative

Présidée par M. François Fragnière, qui a le privilège de revêtir deux uniformes, de gendarme et de musicien, la Fanfare de Châ¬

tonnaye semble s'être souvenue que ces trois petites communes du Nord du district actuel ont été fort «bringuebalées» quant à leur appartenance administrative. Qu'on sache donc qu'elles furent du bailliage de Romont de 1536 à 1798, du district de Payerne sous le régime de la République helvétique 1798- 1803, de l'arrondissement de Romont 1803- 1815, du district de Montagny 1815-1830, du district de Dompierre 1830-1848, et enfin du district de la Glâne, dès 1848. Aussi, à l'occasion de ce dernier premier Août, la dite Fanfare a-t-elle voulu, elle aussi, faire son petit rassemblement.

Avec l'assentiment du Conseil communal de Châtonnaye, une circulaire officielle est adressée à la population des trois villages, l'avisantqu'une manifestation commune, pour commémorer la fondation de notre Confédé¬

ration, serait organisée à Châtonnaye, par les soins de la Fanfare qui, il faut le dire recrute des membres dans tout le secteur.

L'invitation fut bien comprise, et il y eut foule, dans la cour de l'école, ce dernier soir du 1er Août.

Il fallait, bien sûr, en plus du feu de joie, un appât oratoire, et l'on fit appel à M. le préfet René Grandjean, heureux, en une telle cir¬

constance, d'y rencontrer, in corpore, les trois conseils communaux, conduits par leurs syndics respectifs, MM. Schmid de Châton¬

naye, Linder de Middes, et Bugnon de Torny- le-Grand. Drapeaux et bannières firent le déplacement, et le cortège, cavaliers et fanfare en tête, prit belle allure.

Citant volontiers ses auteurs favoris, à l'appui de son exposé, M. le Préfet traita de l'évolution de notre Confédération, des régi¬

mes qui la gouvernèrent pour en arriver à la démocratie directe qui caractérise notre constitution centenaire, dont la «robe» au cours des années, a subi maintes retouches.

Et ses conseils furent des recommandations:

soyons conscients non seulement de nos droits, mais aussi de nos devoirs, que priorité soit toujours accordée à l'intérêt général, soyons prudents dans nos initiatives, et atten¬

tifs aux graves problèmes qui se posent actuellement à nos communautés publiques.

Une manifestation patriotique digne et enthousiaste, conduite par M. le syndic Schmid qui ne cacha pas sa fierté et celle de tous les assistants d'accueillir M. le Préfet dans cette communauté animée d'un même idéal.

Ls Page

FRIBOURG ILLUSTRÉ:

revue feuilletée chaque mois par 60 000 lecteurs

(7)

Le Cinquantenaire de la société des chasseurs de la Glane

(Bd) - Le grand jour, c'est celui de l'ou¬

verture de la chasse. Dans nos vallées alpestres règne une certaine agitation. Au village, les discussions sont animées, les chasseurs se préparent et commentent avec ardeur leurs promenades futures dans la nature. La veille, ils étaient partis en re¬

connaissance, puis sont convenus d'attaquer une région glânoise, de se séparer à tel éboulis et de se retrouver à un endroit connu pour faire le point. Cela fut le cas à La Montagne de Lussy, où la Société des chasseurs de la Glane a fêté le cinquantenaire de sa fondation.

L'accueil des invités, parmi lesquels se trouvaient quelques membres de la gent féminine, se fit par un apéritif que servit un personnel très sympathique. Il fut suivi d'un repas préparé par M. Bertschy, tenancier de l'Auberge du Pèlerin, à Berlens, et animé par M. Louis Page, de Romont, promu major de table. Heureux, le fusil en ban¬

doulière, M. André Codourey, président, fit l'historique de cette société qui fut fondée le 27 août 1924- par une douzaine de chas¬

seurs réunis à l'Hôtel du Saint-Jacques, à Romont; son objectif principal était la lutte contre l'affermage. Il rendit hommage aux fondateurs, à tous les présidents qui se sont succédé à la tête des chasseurs glânois, soit MM. Louis Bourqui, d'Hennens, Joseph Crausaz, de Lussy, le Dr Alfred Criblet, de Romont, Oscar Liénard, directeur de la banque de la Glâne, Henri Grandjean, Georges Leuba, Otto Frey, Henri Devaud, de Siviriez, qui a pris l'an passé son septante- quatrième permis de chasse, le Dr Francis Lang, de Romont, l'actuel président can¬

tonal. Il évoqua la mémoire de quelques membres disparus, MM. Georges Stajessi, César Baumgartner, Félix Rosset et Otto Frey. Il adressa des félicitations et remer¬

ciements à ses collègues du comité, MM.

Léon Bourqui, secrétaire, et Auguste De¬

vaud, caissier, qui accomplissent leur tâche

avec dévouement et donnent toute satis¬

faction. M. Codourey eut également le plaisir de saluer la présence de nombreuses personnalités, tels les représentants des autres sections fribourgeoises, MM. Ernest Maeder pour le Lac, Robert Genoud pour la Veveyse, Roger Spicher pour le Gibloux, et Claude Glasson pour la Gruyère.

Prirent également la parole au cours de la partie officielle, le Dr Francis Lang, pré¬

sident cantonal; le Dr Henri Crausaz, de Lausanne; MM. Henri Ball if, député, Villaz- Saint-Pierre; Ernest Maeder, vice-président de la Diana fribourgeoise; Léon Bays, se¬

crétaire cantonal; Léon Oberson, député, ancien syndic de Lussy; Philippe Vallat, intendant de la place d'armes de Drognens;

et Henri Devaud, doyen des chasseurs fri- bourgeois, qui ne manque pas de verve malgré ses nonante ans. Les discours furent entrecoupés par de jolies chansons inter¬

prétées par le populaire Henri Spichty, de Grangettes, et des anecdotes de M. Page sur l'histoire de la chasse et des loups en pays fribourgeois. M. André Codourey remercia tous ses amis chasseurs, qui ont su animer dans une belle atmosphère cette manifestation du cinquantenaire, le fruit d'un bel exemple de fidélité. Il souhaita bon vent et longue vie à la Société des chasseurs de la Glâne qu'il préside avec beaucoup de dynamisme.

Simultanément, deux coups de fusil sont partis sur des chevreuils qui fonçaient dans ce magnifique paysage de la Montagne de Lussy. L'un fut atteint par le plomb et s'écroula dans l'herbe. Les nemrods ont contemplé leur prise, l'ont caressée longue¬

ment, presque à regret. Pourquoi ont-ils tiré? Ils ne le savent pas. Est-ce l'instinct primitif qui sommeille au fond de chaque homme? Mais déjà le soleil a disparu à l'horizon: il faut songer au retour dans les foyers. La rentrée se fit dans la joie la plus saine. La fête du cinquantenaire restera

— telle une journée de chasse — gravée dans le cœur de chaque chasseur glânois.

Photos G. Bd-FI

M. Henri Spichty, de Grangettes, chan¬

teur et chasseur. ^ Vue partielle de la salle lors du banquet.

^ La table d'honneur.

M. Henri Devaud, nonagénaire, doyen

des chasseurs fribourgeois avec septante-

quatre permis de chasse.

(8)

Glâne

La jubilaire entourée par sa nombreuse famille.

Quatre générations en bonne santé.

Le Châtelard :

Un bel anniversaire

Photo J.-R. Seydoux

Entourée de son mari, de ses enfants et petits-enfants, jusqu'à la quatrième géné¬

ration, Mme Ida Roch, du Châtelard, a fêté son quatre-vingtième anniversaire. Cette réunion fut l'occasion pour ses huit enfants de prouver toute l'affection que l'on peut avoir envers une maman qui a consacré toute sa vie à élever chrétiennement une belle famille.

A notre tour, nous adressons à la jubilaire nos vives félicitations et nos vœux de bonheur et de santé.

Châtonnaye:

Un bel anniversaire

Entourée de ses enfants et petits-enfants, Mme Vve Nestor Péclat, du hameau de Beauregard, a fêté dans la joie son septan- tième anniversaire. Pour la maman et grand-maman, cette réunion de famille fut une journée de reconnaissance dont elle se souviendra toute sa vie.

A cette fidèle abonnée à notre revue, Fribourg-lllustré adresse ses félicitations et ses vœux de santé et bonheur parmi les siens.

Villaranon:

Noces de rubis

Entourés de leurs six enfants et dix petits-enfants, M. et Mme Max Giroud- Demierre, de Villaranon, ont fêté leurs quarante ans de mariage. Cette journée de reconnaissance aux jubilaires a été complétée par un repas servi à l'hôtel Corbetta, aux Paccots.

Fribourg-lllustré adresse à M. et Mme Giroud ses félicitations et ses vœux de bonheur et santé.

Photo Bourquard Romont

(9)

1000 Francs de prix à gagner

Grâce à la collaboration de ses lecteurs, Fribourg-lllustré rompt l'isolement et élargit la nombreuse famille de ses fidèles abonnés.

Chaque lecteur peut participer à ce concours puisqu'il suffit de recruter le plus grand nombre de nouveaux abonnés pour gagner l'un des magnifiques prix, toujours bienvenus à l'approche des fêtes de fin d'année.

CONCOURS

FRIBOURG- ILLUSTRË

Reflets fribourgeois

1974

1000 Francs de prix 1er prix

2e prix 3e

4e 5e 6e

prix prix prix prix

Fr. 250.- Fr. 150.- Fr. 100.- Fr. 75.- Fr. 75.- Fr. 50.- 7e au 16e prix:

10 abonnements d'une année à Fribourg-lllustré Fr. 300.-

Sx

Du

1er octobre au

31 décembre 1974

Les gagnants du concours seront avisés personnellement. Le nom et la photo de chacun d'eux paraîtront dans notre édition de mars 1975.

Il ne sera échangé aucune correspondance au sujet de ce concours.

La rédaction de Fribourg-lllustré

Pour obtenir les cartes d'abonnement, les concurrents n'ont qu'à remplir le coupon ci-dessous. Ces cartes doivent être signées par les nouveaux abonnés et retournées jusqu'au 31 décembre 1974 à l'adresse ci-après:

Rédaction de Fribourg-lllustré Concours 1974

35, route de la Glâne 1701 FRIBOURG

Veuillez m'envoyer

abonné à Fribourg-lllustré.

Nom Prénom

cartes de nouvel

Rue

Lieu et date

No postal et localité

Signature

(10)

l'art

de bien manger

L'Hôtel de la Gare Payeme

Admirablement situé au car¬

refour de l'avenue de la Gare et de la rue du Temple, l'Hôtel de la Gare, à Payerne, est une magnifique maison fleurie. C'est un plaisir de la parcourir, de découvrir cette terrasse qui vous invite à la détente. Ré¬

jouissant aussi est l'accueil ac¬

cordé par les propriétaires, M. et Mme Rosario Skoric- Rothenbühler, qui ont repris l'exploitation le 17 avril 1972.

Cette maison parfaitement tenue et propre abrite une salle à boire de quarante places, une petite salle réservée à la res¬

tauration quotidienne, qui com¬

prend vingt-cinq chaises, une salle à manger appelée «res¬

taurant français», étonnant par son décor, de septante couverts, un bar-dancing «Le Scotch» de cinquante places, une grande salle polyvalente de cent soi¬

xante places pour banquets de sociétés et repas de noces.

L'hôtel compte vingt chambres claires et ensoleillées, avec eau chaude et froide, douches et WC à chaque étage. Cet établis¬

sement bénéficie d'une cuisine moderne, spacieuse et bien équipée pour satisfaire la clien¬

tèle. La carte des mets se révèle d'une sagesse qui sort des sen¬

tiers battus. Deux menus du jour à choix sont servis sur assiette pour Fr. 6.50 et com¬

plet dès Fr. 13.50. L'Hôtel de la Gare est à l'avant-garde de la révolution culinaire à laquelle nous avons donné le nom de

«nouvelle cuisine française».

La cave est fort bien garnie de vins d'excellente qualité, le service assuré par un personnel qualifié qui collabore à la bonne renommée de l'établissement, le décor clair, accueillant. Bref, c'est une adresse sérieuse. L'éta¬

blissement est aussi le lieu de rencontres de nombreuses so¬

ciétés culturelles et sportives de Payerne. Les clients peuvent parquer leurs véhicules aux alentours de l'hôtel, ou sur la place de la Concorde, qui est à proximité.

M. Skoric est un homme dynamique qui, après avoir fré¬

quenté l'Ecole hôtelière de Zagreb en 1949, accomplit des stages en qualité de chef de rang et maître d'hôtel à Franc¬

fort, Lausanne, Genève, Gstaad.

Il exploita ensuite durant trois ans l'Hôtel de la Cigogne, à Henniez, avant de devenir pro¬

priétaire et tenancier de l'Hôtel de la Gare à Payerne. Il en assure actuellement la direc¬

tion avec une dextérité remar¬

quable. Il étudie certaines spé¬

cialités gastronomiques, veille à la bonne marche du service et au bien-être du personnel.

D'un caractère très ouvert, M.

Skoric parle le français, l'alle¬

mand, l'anglais, l'italien, le sereo-croate et a des notions de russe et d'espagnol.

Sitôt le seuil franchi, on est charmé par la gentillesse de Dorly, sa jeune, gracieuse et jolie femme qui, malgré ses trois enfants, trouve le temps d'épauler son mari en s'occu- pant de la tenue des chambres, de la lingerie et de la réception des hôtes.

L'Hôtel de la Gare est l'éta¬

blissement le plus élégant et le plus séduisant de la région de Payerne. C'est un endroit idéal pour les déjeuners d'affaires.

Par son atmosphère détendue, qui séduit chaque client, il fournit la preuve que le talent perce toujours les murailles.

Texte G. Bourquenoud Photos Beutier et FI

M. et Mme Skoric-Rothen-

bühler, les tenanciers. A. L'étonnant décor de la salle à manger. T

Spécialités:

Steak tartare Scampis au wisky Rognons flambés Filets de perches Filets de bœuf Voronoff Spécialités yougoslaves Chasse:

Selle de chevreuil Noisette de chevreuil Civet

Râble de lièvre Faisan à la russe

Une image du bar-dancing.

Hôtel de la Gare à Payerne

Restaurant français Cuisine soignée

A la carte et sur assiette Spécialités de saison

Salles pour noces et][réceptions de 10 à 250 personnes

Chambres avec confort

M. Mme R. Skoric-Rothenbühler

Tél. 037/61 26 79

(11)

Ce ® VAULRUZ

PENSION Restaurator! soignée Chambres confort Cadre magnifique Séjours toutes durées

Fam. BERNARD FIVAT Chef de cuisine Téléphone 029 2 59 40

HOTEL DU LION D'OR Relais routier

ST-MARTIN-ORON Michel Schrago Balocchi Tél. 021 93 71 98

SPECIALITES

Jambon à l'os - Charbonnade Salles pour sociétés

2 jeux de quilles automatiques

Hôtel de la Grappe Cheyres

Fam.

H. Monney-Rapo Tél. 037/63 11 66

**»*•

Spécialités:

Filets de perches Jambon à l'os et chaque jour la CHARBONNADE Salle pour sociétés et banquets

La recette du mois

La cervelle de bœuf Préparation 20 minutes Proportions pour 4 personnes 1 cervelle de bœuf

50 g de beurre 20 g de farine 1 verre de farine 1 verre de bouillon 1 verre de madère

1 cuillerée à soupe de maizena Persil, sel, poivre

Cuisson 50 minutes 1 casserole

1 poêle, 1 plat En tranches dorées

Faites dégorger pendant 2 heures la cervelle dans de l'eau froide. Otez la membrane qui la recouvre, puis faites cuire la cervelle 20 minutes au court- bouillon.

Une fois cuite, découpez-la en 4 belles tranches que vous saupoudrerez de farine. Dans une poêle, faites dorer les tranches dans le beurre 5 mi¬

nutes environ. Dès qu'elles sont dorées, disposez-les sur un plat chaud. Ajoutez au beurre de cuisson le bouillon, le madère, laissez frissonner 1 minute, parsemez de persil haché, puis liez la sauce avec la maïzena.

Nappez les tranches de cer¬

velle et servez immédiatement.

Plat fribourgeois

Ingrédients: 2 têtes de choux moyens, 1 saucisson de cam¬

pagne, 500 g de porc fumé, un peu de pis de vache et de langue de bœuf fumés.

Préparation: Faire tremper le pis et la langue pendant toute la nuit à l'eau froide. Cuire dans passablement d'eau bouil¬

lante les choux émincés au couteau ou au rabot et le porc avec le pis et la langue. Temps de cuisson 2/

z

heures. N'ajouter le saucisson que 30 minutes avant de servir. Ce plat est généralement complété de pom¬

mes vapeur. Le bouillon de cuisson sert à confectionner le potage en y ajoutant du persil haché, quelques pommes de terre écrasées et de fines tran¬

ches de pain.

Beignets de bénichon Ingrédients: 3 jaunes d'œufs, 3 œufs entiers, 60 g de sucre, 2 cuillerées à thé de kirsch, 1 dl de crème, env. 450 g de farine, 1 prise de sel, graisse pour frire.

Préparation: Battre conscien¬

cieusement les œufs entiers avec les jaunes pendant 20 mi¬

nutes, puis ajouter sucre, kirsch, sel, crème et enfin autant de farine tamisée qu'il en faut pour une pâte ferme pouvant être travaillée à la main. Pétrir la pâte pendant 1/4 d'heure sur la table bien enfarinée, puis la former en petites boules qu'on laissera reposer 2 heures avant de les abaisser aussi minces que possible. Faire prendre aux beignets couleur jaune doré à la grande friture et ensuite les saupoudrer immédiatement de sucre glace.

Hôtel de la Belle-Croix

1680 Romont Tél. 037/52 23 41

Famille Dorthe-Ecoffey Restauration soignée Truites de rivière Cave réputée Jardin ombragé Chambres tout confort Et chaque jour, e jambon de campa¬

gne à l'os fermé le jeudi

CAFE-RESTAURANT AUX 4»

4» TROIS TREFLES 4»

P. Vallelian - Stucki

Rue de Vevey BULLE Tél. 029/2 7278

RESTAURANT RENOMMÉ POUR SON SERVICE SUR ASSIETTE ET SES SPÉCIALITÉS A LA CARTE (accessible à toutes les bourses)

Restaurant Snack Self-Service

Famille J.C. Bailsman 037 6321 36

AU SAFARI 1468 CHEYRES / FR

Relais gastronomique dans son cadre naturel au bord du lac de Neuchâtel.

[~P~| Grand parking

Places de port réservées aux clients

te Castel m*

Restaurant-Rôtisserie-Hôtel 1661 Le Pâquier (Gruyère) Cuisine française

Spécialités à la carte et de saison Au café service sur assiette Site idéal pour vacances F. Freiburghaus, chef de cuisine Téléphone 029 2,72 31

s

Spécialités à la carte En saison:

Chasse

Cuisses de grenouilles

Ph. Michel 021 93 80 75

Auberge Restaurant 1699 Ecoteaux

(12)

Atmosphère typique au

¥

Café

Fribourgeois Bulle;

Pierre et Yvonne Chassot, prop.

Se recommandent et se réjouissent de vous faire déguster leurs spécialités du pays:

tous les jours, notre salé, fondues, cuisses de grenouilles etc.

Fermé le mardi Tél. (029) 2 71 39

gjjôttl » Restaurant öu ferf

1470 Estavayer-le-Lac

Tél. 037 63 10 07 Fondée en 1562 Nombreuses SPECIALITES à la broche et au gril

Poissons du Lac Chambres confortables Famille Michel

Dancing:

Tous les soirs,

orcnestre-anractions-danse Restaurant:

Spécialités à la carte Tournedos aux morilles fr. 12.-

service compris Scampis à l'Indienne fr. 14.-

service compris et toute une gamme d'autres mets.

HOTEL RESTAURANT

■It

Salles pour banquets et sociétés

Spécialités maison LA FONDUE CHINOISE Fam. R. Dévaud Tél. 22 3219 Rue de Lausanne 25 1700 Fribourg

Auberge de Garmiswil près de Guin Tél. 037 43 11 23 Menu, carte, spécialités Terrasse d'été

Jeux d'enfants Jeux de quilles

Le guide gastronomique de Fribourg-lllustré

vous recommande ces restaurants

Fermé le lundi Fam. Jungo-Mulhauser

Quelques mots sur nos bons

fromages suisses...

Partout dans le monde où il y a du lait, on fait du fro¬

mage: En Yougoslavie ou en Allemagne, en France comme en Grande-Bretagne ou en Amé¬

rique. Et pourtant, lorsqu'il est question de fromage, tout un chacun pense d'abord aux fromages suisses, tant est grande leur réputation. A quoi donc doivent-ils cette renommée? A notre climat, au lait de nos montagnes, à la tradition an- cestrale voulant que le métier de fromager se perpétue de père en fils depuis des généra¬

tions? Certes oui, mais aussi aux recherches scientifiques qui sont inlassablement poursuivies pour améliorer la santé du bétail, la qualité du lait et celle du fromage. Nous allons tenter de satisfaire votre légitime curiosité, comme le fera volon¬

tiers encore votre marchand de fromage si vous souhaitez d'au¬

tres précisions.

Le gruyère

vous dira-t-il par exemple, est le roi des fromages, un roi aimé, apprécié, considéré et dont la suprématie n'est guère contestée qu'en Suisse alleman¬

de, où on lui oppose l'emmen¬

tal. Cela ne fait qu'animer de plaisantes controverses — plai¬

santes mais passionnées sou¬

vent — sur le rôle qui revient à ce grand seigneur dans la gloire de maintes préparations à base de fromage et de la célèbre fondue entre autres.

Le gruyère se présente en meules de 40 kilogrammes en¬

viron. Au toucher, sa croûte, d'une couleur allant du brun au jaune gris, révèle une certaine humidité qui est le fait de son processus de maturation.

Dans la fraîcheur et l'humi¬

dité des caves d'affinage, où il subit des soins journaliers pen¬

dant quelques mois, sa croûte est continuellement traitée avec une saumure appelée «morge»;

Beau raisin donnera bon vin.

cette saumure provoque une fermentation allant de l'exté¬

rieur à l'intérieur de la meule

— contrairement à l'emmental, on le verra plus loin — et donne au fromage son goût particu¬

lier; en outre, la fermentation propionique provoque des trous dans la pâte appelés «ouver¬

tures». Lorsqu'il juge de la qualité d'un gruyère, l'expert attache une certaine importance à ses ouvertures, qui doivent être peu nombreuses et ne pas dépasser le format d'un noyau de cerise. Après les soins en cave d'affinage, le fromage est, en principe, prêt à être con¬

sommé; on l'entrepose alors dans la cave du marchand, mais, au même titre que le vin jeune, il n'est pas encore fait. C'est au cours des mois suivants qu'il mûrira et acquerra l'arôme et le goût relevé qui le caracté¬

risent.

L'amateur, il faut le dire, lui a découvert une autre grande qualité, celle de ne jamais lasser, et c'est la raison de sa popula¬

rité. Autrefois, le gruyère était préparé uniquement dans la région dont il porte le nom;

aujourd'hui, il se fabrique dans les cantons de Fribourg, Vaud, Neuchâtel ainsi que dans le Jura bernois.

Le sourire de Heidi. ▼

(13)

Auberge

de la Croix-Blanche Téléphone 037 3311 53 1™ TREYVAUX

Restauration soignée

Locaux agréables et idéals pour banquets, noces, sociétés et fêtes >de familles Chambres confortables Jeux de quilles

[~P"| H. Stöckli-Jendly, chef de cuisine L'emmental

ne présente pratiquement aucune similitude avec son frère romand, le gruyère.

Il est malaisé de comparer les mérites respectifs de ces deux fromages, car ceux-ci sont fonction, avant tout, des pré¬

férences de celui qui les mange;

au reste, ils se complètent ad¬

mirablement. L'emmental, par exemple, est plus doux que le gruyère, mais son goût très fin de noix fraîche lui confère une saveur particulièrement atta¬

chante. Quant à sa pâte, jaune dorée, elle présente de nom¬

breuses ouvertures de la gros¬

seur d'une cerise.

Le poids d'une meule d'em¬

mental varie entre 80 et 100 kilogrammes, parfois même plus. A l'inverse du gruyère, ce fromage mûrit dans des caves tempérées et sèches; les meules sont enrobées de sel, à sec, et une fermentation interne pro¬

voque la formation des trous.

Au toucher, sa croûte est dure et sèche; on la reconnaît à son grain serré ainsi qu'à sa couleur jaune d'or.

L'emmental est actuellement le principal fromage suisse d'ex¬

portation, vers la France, l'Italie notamment, ainsi que les USA.

Pour éviter les contrefaçons in¬

nombrables dont il est l'objet à l'étranger, on l'authentifie en Imprimant, sur toute la surface de ses meules, le mot SWITZER¬

LAND en rouge.

L'amateur de fromage aime la fantaisie, aussi tente-t-il de la créer en variant son choix.

Mais il est remarquable de constater que l'emmental oc¬

cupe toujours une place d'hon¬

neur au milieu de n'importe quelle diversité de fromages, dont il est un symbole classique.

Comment conserver le fromage?

Choisissez tout simplement un endroit frais, mieux encore et cela malgré tous les préjugés, le réfrigérateur, l'essentiel étant de bien l'emballer. Mettez cha¬

que morceau, isolément, dans une feuille de papier paraffiné ou d'aluminium, puis le tout dans une boîte à provision ou dans un sac de plastique que vous placerez au bas du réfrigé¬

rateur ou dans le compartiment prévu à cet effet.

Les fromages à pâte dure se conservent de cette façon une à deux semaines, dans un état de fraîcheur irréprochable. Du reste, avec eux, rien n'est jamais perdu car ce qui n'est plus présentable part en cui¬

sine!

Les fromages à pâte molle doivent être consommés lors¬

qu'ils sont à point. Ils seront donc conservés à la tempéra¬

ture ambiante jusqu'au moment voulu, puis au réfrigérateur pour ralentir le processus de maturation. Souvenez-vous que les fromages — pâte dure et pâte molle — doivent être sortis du réfrigérateur une bon¬

ne heure avant d'être apportés sur table.

S icest dans les vieilles marmites que l'on fait la meilleure soupe...

C'est dans la cadre ancien et ro¬

mantique de ce vieux moulin de¬

venu

Hôtel-Rôtisserie que vous trouverez l'atmosphère chaude et tranquille, complément agréable poursavourer l'excellence de notre cuisine.

HOTEL rustique, 20 lits, eau courante, douche, bain ROTISSERIE, avec ses spécialités au feu de bois

SALLE DE BANQUET, dans un cadre unique, 120-130 places BAR-CARNOTZET, avec sa cave voûtée, et son service sur assiettes

RELAIS DU VIEUX MOULIN 1751 Corserey.près-Fribourg Tél. 3014 44

Hôtel de la Menu du jour JAMBON A L'OS Entrecôtes aux morilles Fondue moitié-moitié Salle pour sociétés et banquets CHAMBRES CONFORT Sa bonne cave Famille

M. Pythoud-Sciboz Tél. 029 85142

Café-

Restaurant du

Chevreuil Villorlod Restauration soignée

Spécialité: jambon de campagne Salle pour banquets noces et sociétés Famille Perritaz Tél. 037 31 11 48 Croix Fédérale

1699 LE CRET / Fr Rte Bulle-Oron

Hôtel-Restaurant

des Bains Un aperçu de notre carte:

Filets de perches Lac-Noir Filet de bœuf Voronoff

Tournedos au poivre à la fine- Fam. Neuhaus Champagne avec gratin Dauphinois

Chateaubriand à la Périgourdine Rognon de veau flambé, etc.

Menu du jour

Salles pour banquets et sociétés Bar-Dancing

Tél. 037/3211 04 Chambres tout coufort

Hôtel îtotauratit

?8ar Baittttts 3Rttïjemont

Bian et bon on m<»nge au> Richemont

AU DANCING: Ambiance tous les soirs dès 22 h.

au matin

La bonne adresse pour vos vacances été comme hiver

CHATEAU-D'ŒX J/Schiner Tél. 029/4 64 88

(14)

le huitième district ïri boni'geois

Une chronique

«Hors les Murs»

de Gérard Bourquenoud Rassemblement des Fribourgeois

du dehors Fête au Lac-IMoir - 23 juin 1974 Grand lâcher de ballons — Résultats du concours

Rang Carte No Carte trouvée à Expéditeur gagnant 1. 1143

2. 1444 3. 1377 4. 1357 5. 1660 6. 1961 7. 1650 8. 1572 9. 1576 10. 1462 11. 1908 12. 1697 13. 1655 14. 1778 15. 1553 16. 1675 17. 1534 18. 1509 19. 2099 20. 1200

Unterschwarzach (Allemagne) Lüdwigshafen am Bodensee

Endingen - Aargau Trimbach - SO Langenbruck - BL Hägendorf - SO Interbach - SO Rüttenen - SO

Girard Pierre - Onex-Genève Ritzi Sandra - Montreux Oberson Annette - Onex-Gve Gendre Eric - Lausanne Broillet M.-Christine - Prilly Tinner Stéphane - Renens

Moura Gertrude - Nyon Rappo Corinne - Corcelle Ntel Schloss Steinbrugg - SO Bugnon Joseph - Genève In Recherswil - SO

Heinrichswil - SO Flumenthal - SO Recherswil - SO Gerlafingen - SO Gerlafingen - SO Obergerlafingen - SO Utzenstorf - BE Utzenstorf - BE Aefligen b/Kirchberg - BE Bolligen - BE

Bochud Chantal - Bévilard Plancherel Bernard - Yverdon Scherwey Edith - Lausanne Gougler Catherine - Peseux Ntel Simonet Roland - Cressier Ntel Schor Marie-Laurence - Yverdon Gumy Elisabeth -

La Chaux-de-Fonds

Sal I i n Bernard - La Chaux-de-Fds Karth Constance - Lausanne Gogniat Frédéric - Le Locle Maradan Vincent - Grolley FR 2000 cartes environ ont été lâchées et confiées aux courants capri¬

cieux du Lac Noir et ses montagnes environnantes, le dimanche 23 juin 1974.

Plus de 200 cartes nous ont été retournées par d'aimables personnes qui ont, souvent, pris soin de sécher les cartes avant de les confier à la poste.

Hélas, la plupart des cartes sont restées en Pays de Fribourg étant donné le froid et la pluie dont nous fûmes gratifiés le dimanche matin.

Comme vous le constaterez par le classement ci-dessus, des cartes ont fait un beau voyage pour atteindre l'Allemagne et les cantons d'Argovie, de Soleure et de Berne.

Nous remercions très chaleureusement la Direction des Grands Magasins MMM Avry-Centre qui a mis gratuitement à notre disposi¬

tion le matériel nécessaire à ce divertissement. Les gagnants recevront directement leur prix par courrier postal.

Le^Chœur mixte bâlois en Gruyère

Le Choeur mixte de la Mis¬

sion catholique de langue fran¬

çaise de Bâte, fort de 30 mem¬

bres actifs et présidé avec dis¬

tinction par Mme Marie Auder- set, avait choisi la Gruyère pour sa sortie annuelle. La journée débuta par une «Messe»

de Pierre Carraz, chantée en l'église de Saint-Théodule, à Gruyères. Au pupitre de di¬

rection, un Romontois, M. Jac¬

ques Chatton; à l'orgue, le père Jean-Paul Haas, fils de l'ancien organiste de la cathé¬

drale de Saint-Nicolas, à Fri¬

bourg.

Nos amis de Bâle visitèrent ensuite le château comtal et la fromagerie modèle de Gruyères- Epagny-Pringy et terminèrent leur excursion au village du Pâquier, chez Lison, née Mül¬

hausen qui fit partie du Chœur mixte bâlois. Une rencontre fribourgeoise et bâloise qui ne laisse que d'heureux souvenirs!

a. sch.

Le charme et le frais sourire de Mlle Astrid Schmitt, se¬

crétaire du Chœur mixte de Bâle.

Photos Albert Schmidt

Le comité du Chœur mixte bâlois lors de sa visite ap¬

préciée en Gruyère.

Une rencontre dzodzette très réussie

Le Cercle fribourgeois «La Berra» du Landeron et environs a organisé dimanche 25 août son deuxième pique-nique à

«La Raisse» sur Cressier. Cette rencontre dzodzette a obtenu plein succès grâce non seule¬

ment à la parfaite organisation, mais au magnifique soleil qui a

réchauffé tous les cœurs. Le responsable de la buvette a vendu plus de 130 bouteilles, tandis que le cuistaud a cuit huit jambons et servi 145 as¬

siettes de spécialités de la borne.

Les membres du comité possè¬

dent vraiment le don de l'orga¬

nisation. Ils méritent, comme leurs collaborateurs, un grand coup de chapeau. Notons que plus de 150 Fribourgeois ont profité de cette agréable jour¬

née de détente dans la nature.

Ils s'en souviendront certaine¬

ment longtemps...

Gilbert Barbey, secrétaire

de la société, entouré de sa

femme et de ses deux enfants.

(15)

Chronique

des Fribourgeois hors- les- murs Les Fribourgeois du Val-de-Ruz ont bénichonné

Un char préparé par l'Ami¬

cale du Val-de-Ruz.

T

La tradition veut que l'Ami¬

cale fribourgeoise «L'Echo des Monts» du Val-de-Ruz organise chaque année sa Bénichon le dernier week-end du mois d'août. Emmenés par plusieurs fanfares nos compatriotes ont défilé dans les rues de Cernier pour la plus grande joie du public venu nombreux se diver¬

tir dans une atmosphère typi¬

quement dzodzette et combien réconfortante. Cette manifes¬

tation a connu le même succès que les précédentes. Félicita¬

tions aux organisateurs.

La fête annuelle des Fribourgeois de Montreux et environs

L'homme a toujours chanté.

Pour bercer son travail quand son âme est à la joie et son cœur à la paix, il fredonne des mélodies improvisées. Cette voix qui murmure, parle et chante, qui se joint à celle d'un groupe, d'un chœur qui réunit toutes les belles voix d'une

société telle que celle des Amis Fribourgeois de Montreux et environs, a réchauffé le cœur de tous nos compatriotes qui habitent la Riviera vaudoise.

Une fois l'an c'est leur fête. Ils ont chanté et dansé sur le pont du Marché-Couvert pour la plus grande joie des touristes en séjour sur les bords du Lé¬

man. Le chant, comme toute autre manifestation humaine, se doit de contribuer à cette bienfaisante harmonie entre le spirituel et le matériel. Les Fribourgeois de Montreux l'ont fort bien compris. C'est pour¬

quoi, la Bénichon organisée le dernier week-end du mois d'août a obtenu un grand succès.

Nous tirons notre couvre-chef à M. Félix Brulhart, président, et à sa belle équipe de colla¬

borateurs.

Les Fribourgeois du Val-de-Travers et de Sainte-Croix découvrent

leur terre d'origine

Quelle excellente idée du comité de faire découvrir aux membres de la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers et de Sainte-Croix, un coin de la terre d'origine. Ils étaient plus de quarante à prendre place dans un car qui les con¬

duisit en pays fribourgeois.

Après une pause-café dans le district de la Sarine, ils em¬

pruntèrent un chemin de mon¬

tagne. A pied, sac au dos, canne à la main, ils arrivèrent au Cou- simbert, puis, à travers pâtu¬

rages et forêts, atteignèrent le sommet de la Berra où un accueil chaleureux leur fut ac¬

cordé dans un chalet. Repre¬

nant la route en direction de la Valsainte où le car les attendait, nos compatriotes ont été ravis par la beauté du paysage, le pittoresque des pâturages, la vie simple du chalet où la crème était savoureuse (merci, M.

Louis Brodard!), les sonnailles des troupeaux, le spectacle des montagnes environnantes, le contact des gens de l'alpe.

Chacun a emporté un excellent bol d'air de la montagne, ce¬

pendant qu'une joie exception¬

nelle se lisait sur tous les visages.

Cette excursion pédestre sur la terre d'origine leur permit de renouer les liens d'amitié qui sont nécessaires dans une so¬

ciété dzodzette du dehors. Nous sommes convaincus que chaque participant gardera un excellent souvenir de la journée en souhaitant que cette course annuelle soit renouvelée l'an prochain. Un seul arrêt sur le chemin du retour, à Prévon- loup, pour le repas du soir.

G. Bd

Un groupe de Fribourgeois descendant de la Berra.

M. et Mme Jules Frossard de Sainte-Croix.

T

Abonnez-vous à «Fribourg-lllustré»

"rj

Société

fribourgeoise de Colombier

et environs:

-4 Une séance de comité

(16)

Chronique

des Fribourgeois hors- les- murs

Famille Pierre Fasel Corcelles

Employé PTT, M. Pierre Fasel habite le beau village de Cor¬

celles depuis trois ans. Origi¬

naire de Vuissens, il est membre du Cercle fribourgeois de la Côte neuchâteloise. Je l'ai ren¬

contré en compagnie de sa femme, née Noëlle Pittet, de Siviriez, sa fille Janique et son garçon Pascal. Il participait avec sa famille au pique-nique des sections fribourgeoises du can¬

ton de Neuchâtel. A cette occasion, il a découvert que Fribourg-lllustré est particu¬

lièrement intéressant. Nous lui adressons tous nos vœux de santé et de bonheur.

Famille

Bernard Sallin, La Chaux-de-Fonds

Originaire de Villarimboud, Fuyens et Villaz-Saint-Pierre, Bernard Sallin a accompli ses classes primaires dans cette dernière localité. En 1952, il quittait sa terre natale pour La Chaux-de-Fonds où il exerce la profession de polisseur-lapi- deur sur boîtes de montres.

Sa femme, née Thérèse Page, de Châtonnaye, lui a donné deux filles, Marie-Josée, qui mourut en 1954-, et Gisèle, âgée aujourd'hui de quatorze ans.

Membre de l'Amicale des Fribourgeois de La Chaux-de- Fonds depuis sa fondation, Ber¬

nard Sallin en est actuellement le dévoué porte-drapeau. Il occupe ses loisirs en pratiquant l'apiculture et des sorties en Gruyère. Sa femme et sa fille ont elles aussi un «hobby»:

chanter. Elles sont de fidèles membres de la chorale «Le Moléson».

Cette sympathique famille dzodzette se plaît à «La Tschaux», où elle compte de nombreux amis. Fribourg-lllus¬

tré lui adresse ses vœux de bonheur et santé dans la mé¬

tropole de l'horlogerie.

Photo Bd-FI

Amicale des Fribourgeois de Morges et environs

MM. Francis Monney et William De- mierre, menbre du comité et de l'Ami¬

cale depuis la fondation.

(17)

C'est parti

pour la chasse

(Bd) - A une époque très lointaine, les os des grands gibiers étaient utilisés à fabriquer des armes perforantes, et leur peau servait à vêtir, à couvrir des huttes et faire des outres. A partir du néolithique, la chasse servit à protéger les cultures et les animaux domestiques contre les bêtes nui¬

sibles. Dès l'Antiquité, elle devint un agrément.

A ses débuts, la chasse était, avec la cueillette, le seul moyen de subsistance du genre humain. Les Australopithèques, qui vivaient en bandes quelque deux millions d'années avant Jésus-Christ, étaient om¬

nivores et devaient, comme le font les babouins, s'attaquer à du petit gibier. A la fonte des calottes glaciaires vers l'an 9000, correspond la disparition du renne, qui obliga l'homme, mésolithique à piéger et chasser le cerf, le petit gibier et l'oiseau.

La reforestation lui fit découvrir l'utilisation de l'élasticité végétale: il inventa le piège à ressort, puis l'arc, qui devait rester l'arme principale de chasse ou de guerre jusqu'à l'invention de l'arbalète, et ensuite du fusil.

Longtemps après les débuts du pastoralisme et de l'agriculture, la chasse continua de servir d'appoint, comptant pour un quart ou un tiers dans la nourriture des habitants des palafittes jusqu'à l'âge du bronze. Les anciens Egyptiens chassaient le petit gibier à l'arc ou au boomerang; les Assyriens et les Perses traquaient les grands herbivores au lasso et le petit gibier à l'aide de faucons.

Les Grecs et les Romains pratiquèrent la chasse comme un plaisir aristocratique. Ils rabattaient le cerf ou le sanglier vers des filets. Les Gaulois, bons cavaliers, semblent avoir inauguré la chasse à courre, où le gibier est poursuivi par des chiens courants et des chasseurs à cheval. Le rigoureux clivage social imposé par la féodalité réserva la chasse à courre aux seigneurs, les vilains en étant réduits à un braconnage toujours plus réprimé.

La chasse est pour beaucoup, il est vrai, une occasion de faire de longues chevauchées à travers la campagne sur un terrain le plus souvent parsemé d'obstacles de toute sorte.

Il existe plusieurs manières de la pratiquer.

La plus en faveur chez nous est la chasse devant soi avec un chien d'arrêt. Ce pro¬

cédé individuel ou en petits groupes, consiste à parcourir le terrain, fusil au bras, pour y découvrir le gibier (arrêté le plus souvent par le chien), le lever et le tirer dès le début de sa fuite. Ce mode le plus commun, est très apprécié par la plupart des chasseurs de notre canton. Il vise surtout le lièvre en plaine, le chevreuil dans les vallées alpestres, le faisan au bois.

Sport, mais aussi gastronomie

De nos jours, la chasse, plus qu'un moyen de subsistance, est considérée comme un sport. Elle a ses fervents en Gruyère comme un peu partout dans notre pays, ses us et coutumes, mais aussi son caractère gastro¬

nomique. Ce dernier point est particulière¬

ment apprécié par les non-chasseurs. Cha¬

cun sait que la chasse à une incidence très marquée sur l'économie hôtelière durant les mois de septembre, octobre et novembre.

Le sanglier, le chamois, le cerf, le chevreuil, le lièvre, ne sont-ils pas d'excellents sujets de gastronomie dans les mains des maître- queux? Devant une belle table de gibier, au restaurant Gruyérien, à Bulle, personne ne contestera la noblesse du sport qu'est la chasse.

Antoine et Denise Santarossa-Vallélian, dans l'accueillante salle à manger de leur établissement. A.

Fera-t-il jour demain? semble se deman¬

der ce chevreuil. ▼

Photos Fribourg-lllustré REPORTAGE PUBLICITAIRE

ï

7

-,y

f

v

$0*I

Restaurant

GRUYERIEN Rulle Fam. A. Santarossa-Vallélian Tél. 029/2 75 75

Un chasseur gruérien et son gibier à plumes.

Spécialités de la chasse:

(octobre et novembre)

Chevreuil

Médaillon à la crème

Selle à la mode de Saint-Hubert Civet «chasseur 2»

Lièvre Civet

Rable «Grand veneur»

Sanglier

A l'aigre doux (sur réservation) Gibier à plumes

Faisan en volière

Caille à la vigneronne

Spécialités de flambés

Références

Documents relatifs

* ,.. la maison pontificale en 1894 ; en 1898, Mgr Villard' était promu à la dignité de protonotaire apostolique. Revenu en Suisse en 1911, il fut appelé comme professeur à

Au total ce sont 334 898 journées enfants pour une moyenne de 480 enfants par jour sur l’ensemble des maisons de l’enfance (env.85% des enfants scolarisés sur les

Les billets offrent aux porteurs des remboursements de capital partiels semestriels de 3,55 $ US par billet si le niveau de clôture de l’indice est supérieur au niveau de la

Au douzième siècle, beaucoup de villes neuves ont été fondées dans les pays de colonisation, mais aussi dans la vieille Allemagne.. A chacune il fallait bien, pour attirer

programme for modernising 22 road tunnels Innovative technologies for improved safety E Marmier. 56 Des enrobés à froid avec 100 % de

Nous dirons que deux nombres consécutifs A~, À*H-i présentent une variation lorsque l'un d'eux est résidu, l'autre non-résidu qua- dratique de /?.. Cela posé, on voit facilement que

L'appareil peut être combiné à un bloc à déchirer dans lequel les étiquettes correspondant aux différentes touches du clavier sont disposées dans

La fin d’une présentation a toujours pour but de remercier et pour tout le ski-club, je m’adresse aux acteurs qui permettent à nos jeunes de pratiquer ce magnifique