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IRappels:Généralités Suites TerminaleSpécialité

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Academic year: 2022

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(1)

Suites

Terminale Spécialité

ROC

LesROC, (Restitutions Organisées de Connaissances), sont les démonstrations du cours à connaître. Elle sont indiquées explicite- ment dans le nouveau programme de terminale Spécialité Mathématiques entré en vigueur à la rentrée 2020.

Ce chapitre compte4 ROC.

I Rappels : Généralités

I.1 Suites monotones : sens de variations

Une suite(un)n∈Nest croissante (resp. décroissante) si pour tout entierndeNon a :un6un+1(resp.un>un+1).

Une suitemonotoneest une suite croissante ou décroissante.

Remarque : il peut arriver que la suite soit croissante (ou décroissante) seulement à partir d’un certain rangn0. Définition 1(Suites croissantes, décroissantes)

Pour étudier les variations d’une suite on utilise généralement une des méthodes suivantes :

1. Si la suite(un)est définie explicitement sous la forme d’un fonction densoitun = f(n), alors on peut étudier lesvariations defsur[0 ; +∞[.

2. On peut étudier lesigne de la différenceun+1−un.

Si cette différence est positive (resp. négative) pour toutn, alors la suite est croissante (resp. décroissante).

3. Si on a montré que pour toutn,un>0, on peutcomparer le quotient un+1

un

à 1.

Si pour tout entiern, on a :

 un+1

un

>1

et un>0 , alors(un)est croissante.

Méthode

Une suite peut être ni croissante, ni décroissante comme par exemple la suite définie pour tout entiernparun = (−1)n.

Remarque

I.2 Suites majorées, minorées, bornées

• Une suite(un)estmajoréesi il existe un réelM tel que pour toutnon a :un6M.

• Une suite(un)estminoréesi il existe un réelmtel que pour toutnon a :m6un.

• Une suite(un)estbornéesi elle est à la fois minorée et majorée.

Remarque : une suite majorée admet une infinité de majorants, par ex. si elle est majorée par 10, elle l’est aussi par 11 ...

Définition 2

• Les suites de terme général sinn, cosnet(−1)nsont majorées par 1 et minorées par(−1)(donc bornées).

• La suite de terme généralun=nest minorée par 0 mais n’est pas majorée.

• Toute suite croissante (resp. décroissante) est minorée (resp. majorée) par son premier terme.

Exemples

(2)

II Rappels : Suites géométriques et arithmétiques

II.1 Suite Arithmétique

un−1 un un+1

+r

−r

+r

−r

Une suite (un)n>p est dite arithmétique lorsque chaque terme se déduit du précédent en y ajoutant une constante r, appeléeraison.

(un)n>p : ( up

un+1 =un+r Définition 3(Suite arithmétique)

Pour toutnentier,n>p:

un=up+ (n−p)r Pourp= 0on a pour toutn

entier,n>0: un=u0+nr

Pourp= 1on a pour toutn entier,n>1:

un=u1+ (n−1)r Propriété 1(Terme général suite arithmétique)

• Si la raisonrest positive strictement (r >0), alors la suite arithmétique est croissante.

• Si la raisonrest négative strictement (r <0), alors la suite arithmétique est décroissante.

Propriété 2(Variations d’une suite arithmétique)

Soit(un)une suite arithmétique de raisonret de premier termeu0, alors pour tout entiern,

u0+u1+· · ·+un

| {z }

(n+1)termes

= (n+ 1)×

u0+un

2

Cette formule peut se généraliser de la façon suivante : Xn

k=p

uk=nb termes×1er+dernier 2

Propriété 3(Somme termes consécutifs suite arithmétique)

II.2 Suite Géométrique

un−1 un un+1

×q

÷q

×q

÷q

Une suite (un)n>p est dite géométrique lorsque chaque terme se déduit du précédent en le multipliant par une constanteq, appeléeraison.

(un)n>p : ( up

un+1 =q×un

Définition 4(Définition suite géométrique)

Pour toutnentier,n>p:

un=up×qn−p

Sip= 0, pourn>0: un=u0×qn

Sip= 1, pourn>1: un=u1×qn−1 Propriété 4(Terme général suite géométrique)

Une suite géométrique de raisonqest monotone siq>0.

• Siq= 0ouq= 1, la suite est constante.

• Si le 1erterme est strictement positif : (Siq >1,la suite est croissante ;

Si0< q <1,elle est décroissante.

• Si le 1erterme est strictement négatif : (Siq >1,la suite est décroissante ;

Si0< q <1,elle est croissante.

Propriété 5(Variations suite géométrique)

Soit(un)géométrique de raisonq 6= 1et de premier terme u0, alors pourn∈N,

u0+u1+· · ·+un

| {z }

(n+1)termes

=u0×

1−qn+1 1−q

Cette formule peut se généraliser de la façon suivante : Xn

k=p

uk =1erterme ×1−qnb termes 1−q

Propriété 6(Somme termes consécutifs suite géométrique)

(3)

III Suites convergentes

III.1 Définition

1. On dit qu’un suite(un)converge vers le réelℓsi et seulement si tout intervalle ouvert contenantℓcontient toutes les valeursunà partir d’un certain rangp. On écrira :

n→lim+ un=ℓ 2. Interprétation graphique

Si on représente la suite convergente par un nuage de points dans un repère, à partir d’un certain rangp, tous les points sont dans la bande délimitée par les droites d’équationy=ℓ−ǫety=ℓ+ǫ.

un

b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b

ℓ−ǫℓ ℓ+ǫ

Le rangpest le rang à partir duquel «unest à une distance deℓinférieure àǫ» 3. Remarques

• La suite(un)n∈Nconverge versℓsi et seulement si la suite(un−ℓ)converge vers 0.

• Si(un)converge versℓ, alors il en est de même pour les suite(un+1),(u2n),(u2n+1).

• Toute suite constante est convergente.

Définition 5(Suite convergente)

Tout intervalle contenantℓcontient un intervalle centré enℓde la forme]ℓ−ǫ;ℓ+ǫ[avecǫ >0. On a donc aussi :

• La suite(un)converge versℓsi et seulement si pour tout réelǫ >0, il existe un entierptel que pour toutn>p, un∈]ℓ−ǫ;ℓ+ǫ[

• La suite(un)converge versℓsi et seulement si pour tout réelǫ >0, il existe un entierptel que pour toutn>p,

|un−ℓ|< ǫ

• Ou encore comme en Fac ou en prépa. : la suite(un)converge versℓsi et seulement si

∀ǫ >0 , ∃p∈N , ∀n∈N ,

n>p=⇒ |un−ℓ|< ǫ Définition 6(Pour le supérieur)

Pourquoi des intervalles ouverts ?

Dans la définition d’une limite finie on a des intervalles ouverts. Si on remplace "intervalle ouvert" par "intervalle fermé", cela voudrait dire par exemple que l’intervalle[ℓ; ℓ] ={ℓ}(qui est bien un "intervalle fermé contenantℓ") doit contenir tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. Avec cette définition, seules les suites constantes égales à ℓ pourraient donc converger (ou au moins constantes à partir d’un certain rang), ce ne serait pas très intéressant.

Pour éviter cela :

• soit on reste sur les intervalles ouverts (l’intervalle]ℓ; ℓ[= ∅ne contient pasℓet on ne peut donc pas l’utiliser dans la définition ; on évite ainsi le problème) ;

• soit on ne prend en considération que les "intervalles fermés contenantℓet dontℓn’est pas une borne" .

Remarque

(4)

III.2 Exemples de référence

Les suites de termes général 1

√n,1 n, 1

n2, 1

n3,· · ·, 1

np (p∈N)sont convergentes vers 0.

Propriété 7

Convergence de la suite de terme généralun= 1 n.

On cherche à montrer que cette suite tend vers 0. Donc pour toutǫ >0, on chercheptel que :

∀n > p −ǫ < un < ǫ SoitI=]−ǫ; ǫ[un intervalle ouvert de centre 0 , avecǫréel positif non nul.

Soitn >0. Remarquons que si 1

n ∈I, alors puisquen >0, on a0< 1

n < ǫet réciproquement. De ce fait la décroissance de la fonction inverse surR

+implique que : 1

n∈]−ǫ; ǫ[⇐⇒ 0< 1

n < ǫ ⇐⇒ n > 1 ǫ =p

Donc en prenantp= 1

ǫ on obtient que pour tout entierntel quen > p = 1

ǫ on aun = 1

n qui appartient à l’intervalle I=]−ǫ; ǫ[=]0−ǫ; 0 +ǫ[.

Par définition, on a prouvé que la suite(un)tend vers 0.

n→+∞lim 1 n = 0 Remarque : la démonstration s’adapte facilement pour les autres suites.

Preuve

III.3 Unicité de la limite

Si une suite(un)converge, alors sa limite est unique.

Propriété 8(Unicité de la limite)

Démonstration avec un raisonnement par l’absurde.

Supposons que la suite(un)converge vers deux limites distinctesℓ1etℓ2avecℓ1< ℓ2.

• Alors puisque la suite(un)converge versℓ1, l’intervalle ouvert

1−1 ; ℓ1+ℓ2

2

contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rangp1.

• Et puisque la suite(un)converge versℓ2, l’intervalle ouvert

1+ℓ2

2 ; ℓ2+ 1

contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rangp2.

1−1 ℓ2+ 1

1+ℓ2

1 2 ℓ2

Donc pournplus grand queN =max(p1; p2), on devrait avoirunqui appartient aux deux intervalles qui sont disjoints.

C’est donc impossible ce qui prouve que la suite(un)ne peut pas avoir deux limites finies distinctes.

Démonstration (non exigible)

(5)

III.4 Suite convergente = ⇒ bornée

Toute suite convergente est bornée Propriété 9

Supposons que la suite(un)converge versℓ. A partir d’un certain rangp, l’intervalle ouvert]ℓ−1 ;ℓ+ 1[contient tous les termes de la suite.

ℓ−1 ℓ+ 1

• Donc partir du rangp, tous les termes sont donc inférieur àℓ+ 1et supérieurs àℓ−1.

Pourn>p, on aℓ−16un6ℓ+ 1.

• Avant, il y a un nombre fini de termes dont on peut trouver le maximum. Donc si on noteM =max(u0; u1; · · · ; up) etm=min(u0; u1; · · · ; up), on a pour06n6p, alorsm6un6N.

• Conclusion : pour tout entiern, on a :

min(m; ℓ−1)un6max(M; ℓ+ 1) Ce qui prouve que la suite(un)est bornée.

Démonstration (non exigible)

III.5 Algorithmes de seuil 1

Des algorithmes cherchent à déterminer à partir de quel rang, les termes de la suite , sont supérieurs ou inférieurs à une valeur donnée.

Par exemple si on sait que la suite(un)tend vers une limiteℓ, on peut chercher à savoir à partir de quand tous les termes de la suite sont dans l’intervalle :]ℓ−ǫ;ℓ+ǫ[. Il est alors utile de remarquer que :

un∈]ℓ−ǫ;ℓ+ǫ[ ⇐⇒ ℓ−ǫ < un< ℓ+ǫ ⇐⇒ |un−ℓ|< ǫ Par exemple considérons la suite(un)n∈Ndéfinie par la relation de récurrenceun+1 = f(un) et de premier termeu0. Si on sait que (un)n∈Ntends versℓ = 2, on peut chercher à partir de quel rang, tous les termes sont dans l’intervalle

2−10−2;ℓ+ 10−2 . Ce qui nous donne :

U ←u0

N ←0

Tant que|U−2|>10−2 Faire U ←f(U)

N ←N+ 1 Fin Tant que afficherN

Pseudo Code

IV Suites divergentes

IV.1 Définitions

On dit qu’un suitedivergesi et seulement si elle ne converge pas.

Définition 7(Suite divergente)

(6)

• On dit qu’un suitedivergevers+∞si et seulement tout intervalle de la forme]A; +∞[contient toutes les valeurs unà partir d’un certain rangp.

• Interprétation graphique

n un

b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b

p A

Pour tout entiern>p,un> A. Doncpest le rang à partir duquelun> A

• Remarque: on dit aussi que la suite(un)n∈Ntend vers+∞et on écrit :

n→+∞lim un= +∞ Définition 8(Suite divergente vers+∞)

On dit qu’un suitedivergevers−∞si et seulement tout intervalle de la forme]− ∞; A[contient toutes les valeursunà partir d’un certain rangp.

Remarques

• On dit aussi que la suite(un)n∈Ntend vers−∞et on écrit :

n→+∞lim un=−∞

• Si la suite(un)diverge vers+∞alors la suite(−un)diverge vers−∞. Définition 9(Suite divergente vers−∞)

IV.2 Exemples de référence

Les suites de termes général√

n, n, n2, n3,· · · , np (p∈N)sontdivergentes vers+∞. Propriété 10

Montrons que la suite de terme général√

nest divergente vers+∞. SoitAun réel que l’on peut supposé être positif et aussi grand que l’on veut.

On cherche donc à déterminer un entierptel que pour toutn > p, on a :un =√n > A.

Or on a d’après la croissance surR+de la fonctionx7−→√ x:

√n > A ⇐⇒ n > A2=p

Donc il suffit de prendrep=A2, ainsi si

n > p=A2=⇒un=√ n > A Donc sin > A2, alorsun =√

nappartient à l’intervalle]A; +∞[ce qui prouve que la suite de terme général√ nest divergente vers+∞.

Remarque : la démonstration s’adapte facilement pour les autres suites.

Preuve

(7)

IV.3 Un exemple à connaître : u

n

= ( − 1)

n

La suite de terme généralun = (−1)ndiverge et est bornée.

Exemples 1

• La suite de terme généralun = (−1)n prend les valeurs(−1)et 1 selon la parité dendonc elle est bornée. Pour toutnon a :

−16un61

• La suite de terme généralun= (−1)nest bornée donc elle ne peut pas tendre (ou diverger) vers+∞ou−∞.

• Si on suppose que(un)tende vers une limite finieℓ. Alors l’intervalle]ℓ−0,1 ;ℓ+ 0,1[devrait contenir tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. Or cet intervalle est de longueur 0,2, donc il ne peut contenir à la fois 1 et(−1)(les termes de la suite).

La suite ne converge donc pas vers une limiteℓ.

• Conclusion : le suite(un)diverge. Elle n’admet pas de limite mais elle est bornée.

Preuve

IV.4 Divergente vers + ∞ = ⇒ minorée

1. Toute suite réelle divergeant vers+∞est minorée.

2. Toute suite réelle divergeant vers−∞est majorée.

Propriété 11

1. Supposons que suite réelle(un)n∈Ndiverge vers+∞, alors à partir d’un certain rangp, tous les termes sont supé- rieurs àA= 1par exemple.

De ce fait la suite(un)est minorée par :

m=inf(u0; u1; u2; · · · ; up; 1) 2. Le cas (2) se ramène au cas (1) en considérant la suite(−un).

Démonstration (à connaître)

IV.5 Algorithmes de seuil 2

Par exemple si on sait que la suite(un)tend vers une limite+∞, on peut chercher à savoir à partir de quand tous les termes de la suite sont dans l’intervalle :]A; +∞[.

Par exemple considérons la suite(un)n∈Ndéfinie par la relation de récurrenceun+1 = f(un) et de premier termeu0. Si on sait que (un)n∈Ntends vers+∞, on peut chercher à partir de quel rang, tous les termes sont supérieur strictement à106. Ce qui nous donne :

U ←u0

N ←0

Tant queU 6106 Faire U ←f(U) N ←N+ 1 Fin Tant que afficherN

Pseudo Code

(8)

V Opérations sur les limites

Dans ce qui suit,ℓetℓdésignent des réels. On va considérer tous les cas, c’est à dire quand la suite(un)tend versℓ, vers+∞ou vers

−∞et quand la suite(vn)tend versℓ, vers+∞ou vers−∞. On résume les résultats dans un tableau, aucune démonstration n’est exigible.

V.1 Limite d’une somme

n→lim+ un ℓ ℓ +∞ −∞ +∞

n→+∞lim vn +∞(resp.− ∞) +∞ −∞ −∞

n→+∞lim un+ vn

ℓ+ℓ +∞(resp.− ∞) +∞ −∞ Forme indéterminée

∞ − ∞

V.2 Limite d’un produit

n→+∞lim un ℓ ℓ >0 ou +∞ ℓ <0 ou − ∞ 0

n→+∞lim vn +∞(resp.− ∞) +∞(resp.− ∞) +∞ ou − ∞

n→+∞lim un× vn

ℓℓ +∞(resp.− ∞) −∞(resp.+∞) Forme indéterminée 0× ∞

V.3 Limite d’un inverse

n→lim+ un ℓ6= 0

0avecun>0à partir d’un certain

rang soit0+

0avecun<0à partir d’un certain

rang soit0

+∞ ou − ∞

n→+∞lim 1 un

1

ℓ +∞ −∞ 0

V.4 Limite d’un quotient

Pour déterminer la limite d’un quotient, on peut l’écrire sous la forme d’un produit : un

vn

=un× 1 vn

.

n→+∞lim un ℓ ℓ ℓ >0 ℓ >0 ℓ <0 ℓ <0 +∞ ou

−∞ 0

n→+∞lim vn6= 0 +∞ ou

−∞

0et vn >0

0et

vn<0 0etvn >0 0et vn <0

+∞ ou

−∞ 0

n→lim+

un

vn

0 +∞ −∞ −∞ +∞ F. I.: ∞

∞ F. I.: 0 0

Pour étudier la limite d’une suite on utilise les opérations élémentaires sur les limites. Si l’on est confronté à une des 4 formes indéterminées on transforme l’expression. On peut essayer les méthodes suivantes :

1. Factoriser les expressions par le terme4 qui tend le plus vite vers l’infini, le terme dominant avec dans cet

ordre : √

n։n։n2։n3· · · 2. Penser à l’expression conjuguée si des racines carrées apparaissent.

3. On peut aussi majorer l’expression, en valeur absolue ou trouver un encadrement par des suites dont on connait les limites et appliquer les théorèmes de comparaison.

Voir les exercices du TD n°2.

Méthode : pour lever l’indétermination

(9)

VI Théorèmes de comparaison

VI.1 Comparaison pour les limites infinies : ROC (exigible)

Si les suites(un)et(vn)sont telles que :

• un6vnà partir d’un certain rang ;

• la suite(un) a pour limite +∞ quand n tend vers +∞.

alors, la suite(vn)tend vers+∞.

(un6vn

n→+∞lim un = +∞ =⇒ lim

n→+ vn= +∞ Théorème 1

• Puisqueun6vnà partir d’un certain rangn0, sin>n0, alorsun6vn. n>n0=⇒un6vn

• SoitAun réel quelconque (aussi grand soit-il). Puisque la suite(un)a pour limite+∞quandntend vers +∞, il existe un entiern1tel que pourn>n1, on a :un> A.

n>n1=⇒un> A

• On cherche à montrer qu’il existe un entierptel que pourn > p, alorsvn > A. Il suffit d’après ce qui précède de choisirp=max(n0; n1)et l’on a bien :

n>p=max(n0; n1) =⇒

(un > A un 6vn

=⇒vn> A Ce qui prouve que la suite(vn)tend vers+∞.

ROC 1 : Exigible

Si les suites(un)et(vn)sont telles que :

• un6vnà partir d’un certain rang ;

• la suite (vn) a pour limite −∞ quandn tend vers +∞.

alors, la suite(un)tend vers−∞

(un6vn

n→+∞lim vn=−∞ =⇒ lim

n→+ un=−∞

Théorème 2

Ce démontre en appliquant le théorème 1 aux suites(−un)et(−vn).

Preuve

(10)

VI.2 Comparaison pour les limites finies

VI.2.1 Passage à la limite d’un une inégalité

• Si la suite(un)a pour limiteℓquandntend vers+∞.

• et que la suite(vn)a pour limiteℓquandntend vers +∞.

• etun6vnà partir d’un certain rang alors,ℓ6ℓ.





un6vn n→+∞lim un =ℓ

n→lim+ vn=ℓ

=⇒ℓ6ℓ

ATTENTION: en passant à la limite on obtient des inégalités au sens large.





un<vn n→+∞lim un=ℓ

n→+∞lim vn=ℓ

=⇒ℓ6ℓ Propriété 12(Admis)

Pour tout entiern >0on a :

un = 1

n+ 5 < vn= 1 n Et pourtant

n→+∞lim un= 0 = lim

n→+∞ vn

Exemple

VI.2.2 Théorème d’encadrement ou des gendarmes

Si les suites(un),(vn)et(wn)sont telles que :

• un6vn6wnà partir d’un certain rang ,

• les suites(un)et(wn)ont la même limite finieℓ, alors, la suite(vn)a pour limite finieℓ.





un6vn6wn n→lim+ un =ℓ

n→+∞lim wn =ℓ

=⇒ lim

n→+∞ vn=ℓ Théorème 3(Admis)

Lorsque la suite n’est pas de signe constant, on utilise souvent une majoration avec la valeur absolue.

Par exemple soit la suite de terme généralun= (−1)n

n définie pourn >0. Pour tout entiern >0on a :

|un|=

(−1)n n

6 1

n ⇐⇒ −1

n 6 (−1)n

n 6 1

n Et

n→+∞lim 1 n = 0 Donc par théorème d’encadrement (ou des gendarmes)

n→lim+ un= 0 Exemples 2(Important)

(11)

VII Limite d’une suite géométrique : ROC

Soitqun nombre réel :

• Siq >1alors la suite géométrique de terme généralqna pour limite+∞:

n→+∞lim qn= +∞

• Si−1< q <1alors la suite géométrique de terme généralqnconverge vers 0 :

n→+∞lim qn = 0

• Siq <−1alors la suite géométrique de terme généralqnn’admet pas de limite finie ou infinie.

Remarques

Pourq= 1, la suite(qn)est constante et égale à 1 donc convergente.

Pourq=−1, la suite(qn)prend alternativement les valeurs 1 et−1suivant la parité den, elle n’admet pas de limite. Voir la démonstration dans l’exemple 1 du IV.3 page 7.

Théorème 4(Limite d’une suite géométrique de terme général(qn))

• Étape 1: on suppose connue l’inégalité de Bernoulli démontrée lors du chapitre précédent.

Soit un réelα >0, alors pour tout entier natureln.

(1 +α)n>1 +nα

• Étape 2: on étudie cas par cas en utilisant le résultat précédent.

– Cas 1 : siq >1.

Puisqueq > 1on peut écrireqsous la formeq = 1 +αavecα > 0. On applique alors le résultat précédent :

qn= (1 +α)n>1 +nα Or puisqueα >0,

n→lim+ 1 +nα= +∞ On applique alors le théorème de comparaison qui implique que :

(qn= (1 +α)n>1 +nα

n→+∞lim 1 +nα= +∞ =⇒

Par th. comparaison lim

n→+ qn= +∞ q >1 =⇒ lim

n→+∞ qn= +∞ – Cas 2 : si−1< q <1⇐⇒ |q|<1(Non Exigible).

Si|q|<1alors 1

|q| >1et on peut appliquer le résultat du cas 1 :

n→lim+

1

|q| n

= +∞

On passe alors à l’inverse (opérations sur les limites) et donc :

n→+∞lim 1

|q| n

= +∞ =⇒

Par passage inverse lim

n→+∞ |q|n= 0

ROC 2 : Exigible

(12)

Or on a :

− |q|n6qn6|q|n Donc par théorème d’encadrement (ou des gendarmes) on obtient :

(− |q|n6qn 6|q|n

n→+∞lim |q|n= 0 =⇒ |q|<1 =⇒ lim

n→+ qn= 0

Au bac on procède souvent par étapes successives.

Par exemple

Soit(an)la suite définie pour tout entiernpar

an= 200×0,75n+ 500

Ici,−1< q= 0,75<1et d’après le théorème 4, la suite géométrique de terme général0,75nconverge vers 0 et :

n→lim+ (0,75)n= 0

Donc en multipliant par 200

n→+∞lim (0,75)n = 0 =⇒ lim

n→+∞ 200×(0,75)n = 0 Ce qui nous donne la limite de la suite(an)en ajoutant 500 :

n→+∞lim 200×0,75n+ 500 = 500 soit lim

n→+∞ an = 500

Point Bac

VIII Limites des suites monotones

VIII.1 Suite croissante de limite ℓ : ROC

Si une suitecroissantea pour limiteℓ, alors tous les termes de la suite sont inférieurs ou égaux àℓ Propriété 13(ROC)

Si la suite n’est pas monotone, la propriété n’est pas toujours vérifiée.

Soit par exemple la suite de TGun=(−1)n

n définie pourn >0de l’exemple 2 de la page 10.

On a montré que la suite tendait vers 0 mais tous les termes ne sont pas inférieurs à 0.

Attention

Soit(un)une suite croissante de limiteℓ.

On va raisonner par l’absurde en supposant qu’il existe un termeup> ℓet aboutir à une contradiction.

• Supposons qu’il existe un termeup> ℓ, alors puisque la suite est croissante on a pour toutn>p:

∀n>p=⇒un>up> ℓ > ℓ−1

Donc l’intervalle]ℓ−1 ;up[contientℓmais aucun des termes qui sont de rang supérieur àp.

• Cela contredit le fait que la suite(un)soit de limiteℓ, et donc il n’existe pas de terme supérieur àℓ.

ROC 3 : Exigible

(13)

VIII.2 Suite croissante et majorée , décroissante et minorée (Admis)

1. Toute suitecroissante et majoréepar un réelM est convergente et sa limiteℓvérifie :ℓ6M. 2. Toute suitedécroissante et minoréepar un réelmest convergente et sa limiteℓvérifie :m6ℓ.

Théorème 5(Suite croissante et majorée, décroissante et minorée (Admis))

VIII.3 Suite croissante et non majorée : ROC

1. Toute suitecroissante et non majoréediverge vers+∞. 2. Toute suitedécroissante et non minoréediverge vers−∞. Théorème 6(Suite croissante et non majorée : ROC)

Soit(un)une suite croissante et non majorée. SoitAun réel.

• La suite(un)n’est pas majorée parAdonc il existe un entierptel queup> A.

• La suite(un)est croissante donc pour toutn>p, on aun>upet donc : (up> A

un>up

=⇒un>up>A

• On vient de montrer que l’intervalle]A; +∞[contient toutes les valeursun à partir d’un certain rangp.

Donc la suite(un)est divergente vers+∞.

ROC 4 : Exigible

IX Complément : Algorithmes de seuil

Des algorithmes cherchent à déterminer à partir de quel rang, les termes de la suite qui est supposée monotone, sont supérieurs ou inférieurs à une valeur donnée. On cherche le seuil à partir duquel le terme général d’une suite est inférieur ou supérieur à un nombre donné.

Soit(rn)la suite géométrique de raisonq= 0,96et de premier termer0= 50 000donc son terme général est :

∀n∈N; rn= 50 000×0,96n

On cherche le seuil à partir duquel le terme général de la suite est inférieur à 30 000 par exemple. C’est à dire que l’on veut déterminer le plus petit entierptel que pour tout entiern>p,

rn= 50 000×0,96n630 000

• D’après le théorème 4, comme la raison0< q= 0,96<1alors

n→+∞lim 0,96n= 0

et donc en multipliant par 50 000

n→+∞lim 50 000×0,96n= 0

• D’après la propriété 5, la suite(rn)est décroissante car de premier terme strictement positif et de raisonq∈]0; 1[.

Exemple

(14)

IX.0.1 Avec un tableau de valeurs

On peut utiliser la calculatrice pour obtenir ce seuil (arrondi à l’unité on obtient) :

n 0 1 2 3 4 5 6 7 ... 11 12 13

rn 50 000 48 000 46 080 44 237 42 467 40 769 39 138 37 572 ... 31 912 30 635 29 410 On voit que pourp= 13, on ar13<30 000et le plus petit entierptel que pour tout entiern>p,rn630 000est bienp= 13.

IX.0.2 Avec un algorithme en pseudo code

L’algorithme suivant permet d’obtenir le seuil à partir duquel le terme général de la suite est inférieur à 30 000.

C’est à dire déterminer le plus petit entierptel que pour tout entiern>p,50 000×0,96n630 000.

Puisque(rn)est la suite géométrique de raisonq = 0,96et de premier termer0= 50 000donc pour tout

n: (

rn+1= 0,96×rn

r0= 50 000

U ←50 000 N←0

Tant queU >30 000 Faire U ←0,96×U N ←N+ 1 Fin Tant que afficherN

Pseudo Code Exemple

Puisque(rn)est la suite géométrique de raisonq = 0,96et de premier termer0= 50 000donc son terme général est :

∀n∈N; rn= 50 000×0,96n

U ←50 000 N ←0

Tant queU >30 000 Faire U ←50 000×0.96N N ←N+ 1

Fin Tant que afficherN

Pseudo Code Exemple

PROGRAMMATION SUR CALCULATRICES

TEXAS CASIO

PROGRAM : SEUIL : 0 → N

: 50000 → U : While U > 30000 : N + 1 → N : 0.96*U → U : End

: Disp N

===== SEUIL =====

0 → N 50000 → U While U > 30000 N + 1 → N 0.96*U → U WhileEnd N

• Analyse de l’algorithme

Tant que la conditionU >30 000est vraie, on effectue la suite d’instructions situées à l’intérieur de la boucle.

Étapes Tests N U

Initialisation X 0 50000

Étape 1 U = 50 000>30 000: Vrai 1 48000 Étape 2 U = 48 000>30 000: Vrai 2 46080 Étape 3 U ≈46 080>30 000: Vrai 3 44237

... ... ... ...

Étape 12 U ≈31 912>30 000: Vrai 12 30635 Étape 13 U ≈30 635>30 000: Vrai 13 29410 Etape 14 U ≈29 410>30 000 : FAUX STOP

L’algorithme afficheN = 13. Donc pour tout entiern>13, on a50000×0,96n630000.

" Fin du cours #

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