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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Devoir à la maison n°05

• Le devoir devra être rédigé sur des copies doubles.

• Les copies ne devront comporter ni rature, ni renvoi, ni trace d’effaceur.

• Toute copie ne satisfaisant pas à ces exigences devra être intégralement récrite.

Solution 1

1. Soit𝑥 ∈ 𝕂𝑛tel que‖𝑥‖𝑝 = 0. Alors

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝 = 0. Mais comme tous les termes de cette somme sont positifs, ils sont nuls et𝑥est également nul.

Soit(λ, 𝑥) ∈ 𝕂 × 𝕂𝑛. Alors

‖λ𝑥‖𝑝= (

𝑛

𝑘=1

|λ𝑥𝑘|𝑝)

1 𝑝

= (

𝑛

𝑘=1

|λ|𝑝|𝑥𝑘|𝑝)

1 𝑝

= (|λ|𝑝

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝)

1 𝑝

= |λ| (

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝)

1 𝑝

= |λ‖‖𝑥‖𝑝

2. a. Soit(𝑢, 𝑣) ∈ (ℝ+)2. L’inégalité est clairement vraie si l’un des deux réels𝑢et𝑣est nul. Supposons donc𝑢 > 0 et𝑣 > 0. Par concavité du logarithme

ln(1 𝑝𝑢𝑝+1

𝑞𝑣𝑞) ≥ 1

𝑝ln(𝑢𝑝) + 1

𝑞ln(𝑣𝑞) =ln(𝑢) +ln(𝑣) =ln(𝑢𝑣) On en déduit l’inégalité demandée par croissance de l’exponentielle.

b. Soit(𝑥, 𝑦) ∈ (𝕂𝑛)2. Supposons d’abord‖𝑥‖𝑝= ‖𝑦‖𝑞= 1. D’après la question précédente, pour tout𝑘 ∈J1, 𝑛K,

|𝑥𝑘𝑦𝑘| = |𝑥𝑘||𝑦𝑘| ≤ |𝑥𝑘|𝑝 𝑝 +|𝑦𝑘|𝑞

𝑞 En sommant ces inégalités, on obtient

‖𝑥.𝑦‖1≤ ‖𝑥‖𝑝𝑝

𝑝 +‖𝑦‖𝑞𝑞

𝑞 = 1 𝑝+1

𝑞 = 1

Revenons maintenant au cas général :𝑥et𝑦sont donc quelconques. Remarquons que l’inégalité demandée est vraie si l’un des vecteurs𝑥et𝑦est nul. Supposons donc𝑥et𝑦non nuls. Alors‖𝑥‖𝑝 ≠ 0et‖𝑦‖𝑞 ≠ 0 par propriété de séparation. Posons alors 𝑥 = 𝑥

‖𝑥‖𝑝 et𝑦 = 𝑦

‖𝑦‖𝑞. Par homogénéité, ‖𝑥𝑝 = ‖𝑦𝑞 = 1.

D’après ce qui précède,‖𝑥.𝑦1 ≤ 1. Mais il est clair que𝑥.𝑦 = 𝑥.𝑦

‖𝑥‖𝑝‖𝑥‖𝑞 et par homogénéité de ‖.‖1,

‖𝑥.𝑦1= ‖𝑥.𝑦‖1

‖𝑥‖𝑝‖𝑥‖𝑞 d’où l’inégalité demandée.

3. C’est du cours lorsque𝑝 = 1. Supposons donc𝑝 > 1. Soit(𝑥, 𝑦) ∈ (𝕂𝑛)2. Posons𝑞 = 𝑝

𝑝−1 de sorte que𝑞 > 0et

1 𝑝 +1

𝑞 = 1.

‖𝑥 + 𝑦‖𝑝𝑝=

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝=

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1+

𝑛

𝑘=1

|𝑦𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1

D’après la question2.b,

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1≤ (

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝)

1 𝑝

(

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|(𝑝−1)𝑞)

1 𝑞

𝑛

𝑘=1

|𝑦𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1≤ (

𝑛

𝑘=1

|𝑦𝑘|𝑝)

1 𝑝

(

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|(𝑝−1)𝑞)

1 𝑞

http://lgarcin.github.io 1

(2)

© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

En tenant compte du fait que(𝑝 − 1)𝑞 = 𝑝et1

𝑞 = 𝑝−1

𝑝 , ces deux inégalités peuvent également s’écrire

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1≤ ‖𝑥‖𝑝‖𝑥 + 𝑦‖𝑝−1𝑝 𝑛

𝑘=1

|𝑦𝑘||𝑥𝑘+ 𝑦𝑘|𝑝−1≤ ‖𝑦‖𝑝‖𝑥 + 𝑦‖𝑝−1𝑝

En sommant ces deux inégalités, on obtient

‖𝑥 + 𝑦‖𝑝𝑝≤ (‖𝑥‖𝑝+ ‖𝑦‖𝑝)‖𝑥 + 𝑦‖𝑝−1𝑝

Si‖𝑥 + 𝑦‖𝑝= 0, alors on a clairement‖𝑥 + 𝑦‖𝑝≤ ‖𝑥‖𝑝+ ‖𝑦‖𝑝. Sinon, il suffit de diviser l’inégalité précédente par

‖𝑥 + 𝑦‖𝑝−1𝑝 pour aboutir au même résultat.

4. a. Soit𝑥 ∈ 𝕂𝑛. Alors on a clairement

‖𝑥‖𝑝

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝= ‖𝑥‖𝑝𝑝

On en déduit que‖𝑥‖≤ ‖𝑥‖𝑝. b. Soit𝑥 ∈ 𝕂𝑛.

‖𝑥‖𝑞𝑞=

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑞≤ ‖𝑥‖𝑞−𝑝 𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝= ‖𝑥‖𝑞−𝑝 ‖𝑥‖𝑝𝑝

D’après la question4.a,‖𝑥‖≤ ‖𝑥‖𝑝donc‖𝑥‖𝑞𝑞≤ ‖𝑥‖𝑞𝑝puis‖𝑥‖𝑞≤ ‖𝑥‖𝑝. PosonsM =sup𝑥∈𝕂𝑛⧵{0}

‖𝑥‖𝑞

‖𝑥‖𝑝. L’inégalité précédente montre queM ≤ 1. De plus, cette inégalité est une égalité lorsque𝑥est un vecteur de la base canonique de𝕂𝑛doncM = 1et cette borne supérieure est atteinte.

5. a. Posons𝑝= 𝑝

𝑟 et𝑞=𝑞

𝑟 de sorte que 1

𝑝 + 1

𝑞. D’après la question2.b

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘𝑦𝑘|𝑟≤ ( ∑

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑟𝑝)

1 𝑝′

( ∑

𝑘=1

|𝑦𝑘|𝑟𝑞)

1 𝑞′

Puisque𝑟𝑝= 𝑝et𝑟𝑞= 𝑞, on obtient l’inégalité demandée en élevant la dernière inégalité à la puissance 1

𝑟. b. Puisque𝑝 < 𝑞, il existe𝑟 ∈ ℝ+tel que1

𝑟 = 1

𝑝1

𝑞i.e. 1

𝑞 +1

𝑟 = 1

𝑝. Soit𝑥 ∈ 𝕂𝑛et𝑦 = (1, … , 1). D’après la question précédente,

‖𝑥.𝑦‖𝑝≤ ‖𝑥‖𝑞‖𝑦‖𝑟 Ce qui s’écrit encore

‖𝑥‖𝑝≤ ‖𝑥‖𝑞𝑛

1 𝑝1

𝑞

PosonsM =sup𝑥∈𝕂𝑛⧵{0}

‖𝑥‖𝑝

‖𝑥‖𝑞. L’inégalité précédente montre queM ≤ 𝑛

1 𝑝1

𝑞. De plus, cette inégalité est une égalité lorsque|𝑥𝑘| = 1pour tout𝑘 ∈J1, 𝑛KdoncM = 𝑛

1 𝑝1

𝑞 et cette borne supérieure est atteinte.

6. On a vu à la question4.aque‖𝑥‖≤ ‖𝑥‖𝑝. De plus,

‖𝑥‖𝑝𝑝=

𝑛

𝑘=1

|𝑥𝑘|𝑝≤ 𝑛‖𝑥‖𝑝

donc‖𝑥‖𝑝 ≤ 𝑛

1

𝑝. Finalement

‖𝑥|≤ ‖𝑥‖𝑝≤ 𝑛

1 𝑝‖𝑥‖ Le théorème des gendarmes permet alors d’affirmer que lim

𝑝→+∞‖𝑥‖𝑝= ‖𝑥‖. Solution 2

http://lgarcin.github.io 2

(3)

© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

1. Soit𝑓 ∈ Etel que‖𝑓‖𝑝 = 0. Alors∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|𝑝 d𝑡 = 0. Mais comme|𝑓|𝑝est continue est positive sur[𝑎, 𝑏], elle est nulle sur[𝑎, 𝑏]de même que𝑓.

Soit(λ, 𝑓) ∈ 𝕂 × E. Alors

‖λ𝑓‖𝑝= (∫

𝑏

𝑎

|λ𝑓(𝑡)|𝑝 d𝑡)

1 𝑝

= (∫

𝑏

𝑎

|λ|𝑝|𝑓(𝑡)|d𝑡)

1 𝑝

= (|λ|𝑝

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|d𝑡)

1 𝑝

= |λ| (∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|d𝑡)

1 𝑝

= |λ|‖𝑓‖𝑝

2. a. Soit(𝑢, 𝑣) ∈ (ℝ+)2. L’inégalité est clairement vraie si l’un des deux réels𝑢et𝑣est nul. Supposons donc𝑢 > 0 et𝑣 > 0. Par concavité du logarithme

ln(1 𝑝𝑢𝑝+1

𝑞𝑣𝑞) ≥ 1

𝑝ln(𝑢𝑝) + 1

𝑞ln(𝑣𝑞) =ln(𝑢) +ln(𝑣) =ln(𝑢𝑣) On en déduit l’inégalité demandée par croissance de l’exponentielle.

b. Soit(𝑓, 𝑔) ∈ E2. Supposons d’abord‖𝑓‖𝑝= ‖𝑔‖𝑞= 1. D’après la question précédente, pour tout𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏],

|𝑓(𝑡)𝑔(𝑡)| = |𝑓(𝑡)||𝑔(𝑡)| ≤|𝑓(𝑡)|𝑝

𝑝 +|𝑔(𝑡)|𝑞 𝑞 En intégrant sur[𝑎, 𝑏], on obtient

‖𝑓𝑔‖1≤ ‖𝑓‖𝑝𝑝

𝑝 +‖𝑔‖𝑞𝑞

𝑞 = 1 𝑝+1

𝑞 = 1

Revenons maintenant au cas général :𝑓et𝑔sont donc quelconques. Remarquons que l’inégalité demandée est vraie si l’une des deux fonctions𝑓et𝑔est nulle. Supposons donc𝑓et𝑔non nulles. Alors‖𝑓‖𝑝≠ 0et‖𝑔‖𝑞≠ 0 par propriété de séparation. Posons alors𝑓 =̃ 𝑓

‖𝑓‖𝑝et𝑔 =̃ 𝑓

‖𝑓‖𝑞. Par homogénéité,‖ ̃𝑓‖𝑝= ‖ ̃𝑔‖𝑞= 1. D’après ce qui précède,‖ ̃𝑓 ̃𝑔‖1≤ 1. Mais il est clair que𝑓 ̃𝑔 =̃ 𝑓𝑔

‖𝑓‖𝑝‖𝑔‖𝑞 et par homogénéité de‖.‖1,‖ ̃𝑓 ̃𝑔‖1 = ‖𝑓𝑔‖1

‖𝑓‖𝑝‖𝑔‖𝑞 d’où l’inégalité demandée.

3. C’est du cours lorsque𝑝 = 1. Supposons donc𝑝 > 1. Soit(𝑓, 𝑔) ∈ E2. Posons𝑞 = 𝑝

𝑝−1 de sorte que𝑞 > 0et

1 𝑝 +1

𝑞 = 1.

‖𝑓 + 𝑔‖𝑝𝑝= ∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝 d𝑡 = ∫𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1+ ∫

𝑏

𝑎

|𝑔(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1

D’après la question2.b,

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1≤ (∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|𝑝)

1 𝑝

(∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|(𝑝−1)𝑞)

1 𝑞

𝑏

𝑎

|𝑔(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1≤ (∫

𝑏

𝑎

|𝑔(𝑡)|𝑝)

1 𝑝

(∫

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|(𝑝−1)𝑞)

1 𝑞

En tenant compte du fait que(𝑝 − 1)𝑞 = 𝑝et1

𝑞 = 𝑝−1

𝑝 , ces deux inégalités peuvent également s’écrire

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1≤ ‖𝑓‖𝑝+ ‖𝑓 + 𝑔‖𝑝−1𝑝

𝑏

𝑎

|𝑔(𝑡)||𝑓(𝑡) + 𝑔(𝑡)|𝑝−1≤ ‖𝑔‖𝑝+ ‖𝑓 + 𝑔‖𝑝−1𝑝

En sommant ces deux inégalités, on obtient

‖𝑓 + 𝑔‖𝑝𝑝≤ (‖𝑓‖𝑝+ ‖𝑔‖𝑝)‖𝑥 + 𝑦‖𝑝−1𝑝

Si‖𝑓 + 𝑔‖𝑝= 0, alors on a clairement‖𝑥 + 𝑦‖𝑝≤ ‖𝑥‖𝑝+ ‖𝑦‖𝑝. Sinon, il suffit de diviser l’inégalité précédente par

‖𝑓 + 𝑔‖𝑝−1𝑝 pour aboutir au même résultat.

http://lgarcin.github.io 3

(4)

© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

4. a. Pour tout𝑛 ∈ ℕ

‖𝑓𝑛𝑝𝑝 = ∫

𝑎+𝑏−𝑎 𝑛 𝑎

(1 − 𝑛𝑡 − 𝑎 𝑏 − 𝑎)

𝑝 d𝑡 = ∫

𝑏−𝑎 𝑛 0

(1 − 𝑛𝑡 𝑏 − 𝑎)

𝑝 d𝑡 = 𝑏 − 𝑎

𝑛 ∫

1

0

(1 − 𝑡)𝑝 d𝑡 = 𝑏 − 𝑎 𝑛(𝑝 + 1) Ainsi‖𝑓𝑛𝑝= ( 𝑏 − 𝑎

𝑛(𝑝 + 1))

1 𝑝. b. Pour tout𝑛 ∈ ℕ

‖𝑓𝑛𝑞

‖𝑓𝑛𝑝

= (𝑏 − 𝑎 𝑛 )

1 𝑞1

𝑝 (𝑝 + 1)

1 𝑝

(𝑞 + 1)

1 𝑞

Or𝑝 < 𝑞donc 1

𝑞1

𝑝 < 0. On en déduit que lim

𝑛→+∞

‖𝑓𝑛𝑞

‖𝑓𝑛𝑝 = +∞. Par conséquent, sup𝑓∈E⧵{0}‖𝑓‖𝑞

‖𝑓‖𝑝 = +∞.

5. a. Posons𝑝= 𝑝

𝑟 et𝑞=𝑞

𝑟 de sorte que 1

𝑝 + 1

𝑞. D’après la question2.b

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|𝑟|𝑔(𝑡)|𝑟 d𝑡 ≤ (∫𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|𝑟𝑝d𝑡)

1 𝑝′

(∫

𝑏

𝑎

|𝑔(𝑡)|𝑟𝑞d𝑡)

1 𝑞′

Puisque𝑟𝑝= 𝑝et𝑟𝑞= 𝑞, on obtient l’inégalité demandée en élevant la dernière inégalité à la puissance 1

𝑟. b. Puisque𝑝 < 𝑞, il existe𝑟 ∈ ℝ+tel que1

𝑟 = 1

𝑝1

𝑞i.e. 1

𝑞 +1

𝑟 = 1

𝑝.

Soit𝑓 ∈ Eet𝑔la fonction constante égale à1sur[𝑎, 𝑏]. D’après la question précédente,

‖𝑓𝑔‖𝑝≤ ‖𝑓‖𝑞‖𝑔‖𝑟 Ce qui s’écrit encore

‖𝑓‖𝑝≤ ‖𝑓‖𝑞(𝑏 − 𝑎)

1 𝑝1

𝑞

PosonsM =sup𝑓∈E⧵{0}‖𝑓‖𝑝

‖𝑓‖𝑞. L’inégalité précédente montre queM ≤ (𝑏 − 𝑎)

1 𝑝1

𝑞. De plus, cette inégalité est une égalité lorsque𝑓est constante égale à1sur[𝑎, 𝑏]doncM = (𝑏 − 𝑎)

1 𝑝1

𝑞 et cette borne supérieure est atteinte.

6. Soit𝑓 ∈ Eet posonsM = ‖𝑓‖. Fixonsε ∈]0, 2M].

Pour tout𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏],|𝑓(𝑡)|𝑝≤ M𝑝d’où‖𝑓‖𝑝≤ (𝑏 − 𝑎)

1

𝑝Mpour tout𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏]par croissance de l’intégrale. Puisque lim𝑝→+∞(𝑏 − 𝑎)

1

𝑝M = M, il existe𝑝1∈ ℝ+tel que(𝑏 − 𝑎)

1

𝑝M ≤ M + εpour tout𝑝 ≥ 𝑝1. A fortiori,‖𝑓‖𝑝≤ M + ε pour tout𝑝 ≥ 𝑝1.

Puisque|𝑓|est continue sur[𝑎, 𝑏], elle y atteint sa borne supérieure. Il existe donc𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏]tel que|𝑓(𝑐)| = M.

Supposons𝑐 ∈]𝑎, 𝑏[. Par continuité de|𝑓|en𝑐, il existeα ∈ ℝ+tel que|𝑓(𝑡)| ≥ M −ε

2 pour tout𝑡 ∈ [𝑐 − α, 𝑐 + α].

PuisqueM −ε

2 ≥ 0, on peut affirmer que|𝑓(𝑡)|𝑝 ≥ (M − ε

2)𝑝pour tout𝑡 ∈ [𝑐 − α, 𝑐 + α]. Or|𝑓|𝑝est positive sur [𝑎, 𝑏]donc

𝑏

𝑎

|𝑓(𝑡)|𝑝d𝑡 ≥ ∫

𝑐+α

𝑐−α

(M − ε

2)𝑝 = 2α(M − ε)𝑝

Ainsi‖𝑓‖𝑝≥ (2α)

1 𝑝(M − ε

2). Puisque lim𝑝→+∞(2α)

1 𝑝(M −ε

2) = M −ε

2. Il existe𝑝2 ∈ ℝ+tel que(2α)

1

𝑝(M − ε) ≥ M − εpour tout𝑝 ≥ 𝑝2. Un raisonnement similaire permet d’aboutir au même résultat lorsque𝑐 = 𝑎ou𝑐 = 𝑏.

Finalement,M − ε ≤ ‖𝑓‖𝑝≤ M + εpour tout𝑝 ≥max(𝑝1, 𝑝2), ce qui assure que lim𝑝→+∞‖𝑓‖𝑝 = M = ‖𝑓‖.

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