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1 Conditions d’optimalité du premier ordre

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Aide Mémoire d’optimisation sous contraintes

Un problème d’optimisation sous containtes : (PC)

min f(x) s.c. x∈C( Rn

1 Conditions d’optimalité du premier ordre

d∈Rn direction admissible enx∈C⇐⇒ ∃η >0| ∀06α6η, x+αd∈C

DC(x) def= ensemble des directions admissibles à la limite

= {d∈Rn| ∃(tn)n↓0, ∃(xn)n →x telles que d= lim

n→+∞

xn−x tn }

= {d∈Rn| ∃(tn)n↓0, ∃(dn)n→d telles que x+tndn∈C}

Pratique :on trace les ”tangentes” àCenxet on en déduit la forme du côneDC(x).

Au minimumx, les directions admissibles à la limite sont des directions de monté :

∀d∈ DC(x), h∇f(x), di>0

Couvert =⇒ DC(x) =Rn Pratique :on peut négliger les contraintes dans un ouvert :∇f(x) = 0

Cconvexe

xminimum locale de(PC)

=⇒ ∀x∈C, ∇f(x)T(x−x)>0 Cconvexe

f convexe

∀x∈C, ∇f(x)T(x−x)>0

=⇒ xminimum global de(PC)

1.1 C contraintes d’égalités : multiplicateurs de Lagrange

(PE)

min f(x)

s.c. h(x) = 0 (i.e.hi(x) = 0, ∀i= 1, ..., m)

C={x∈Rn|h(x) = 0}=h−1({0})inverse d’un fermé donc fermé sihest continue

xpoint régulier de(PE) ⇐⇒ xadmissible et les∇hi(x)sont linéairement indépendants

=⇒ DC(x) ={d∈Rn| h∇hi(x), di= 0, ∀i= 1, . . . , m}= ker∇h(x)T

=⇒ DC(x): ensemble de directions orthogonales aux gradients des contraintes d’égalité

1.1.1 Théorème des multiplicateurs de Lagrange xminimum local de(PE) xrégulier

=⇒ ∃!λ∈Rm, ∇f(x) +

m

X

i=1

λi∇hi(x) = 0 Pratique :

xest candidat pour être un minimum local de(PE)⇐⇒ soit

xest un point régulier de(PE)

∃λ∈Rm, ∇f(x) +Pm

i=1λi∇hi(x) = 0 soit xn’est pas un point régulier de(PE)

1

(2)

1.1.2 Lagrangien associé à(PE)

L: Rn×Rm → R (x;λ) 7→ f(x) +

m

X

i=1

λihi(x)

xL(x;λ) =∇f(x) +

m

X

i=1

λi∇hi(x) et ∇λL(x;λ) =h(x).

(PE)

min f(x) s.c. h(x) = 0

xregulier

←→ (P0)





min L(x;λ) =f(x) +

m

X

i=1

λihi(x)

s.c. (x, λ)∈Rn×Rm

1.2 C contraintes d’égalités et d’inégalités : conditions de Karush-Kuhn-Tucker

(PEI)

min f(x)

s.c. h(x) = 0 (i.e.hi(x) = 0, ∀i= 1, ..., m) g(x)60 (i.e. gi(x) = 0, ∀i= 1, ..., p)

C = {x∈Rn|h(x) = 0, g(x)60}=h−1({0})∩g−1(]− ∞; 0])

= intersection d’inverses de fermés donc fermé sihetgsont continues gi(x)60est une contrainte d’inégalité active enx ⇐⇒ gi(x) = 0

I0(x)def= {i∈I|gi(x) = 0}: ensemble des contraintes actives enx Pratique :

- les contraintes inactives enx"ne comptent pas et peuvent être ignorées"

- les contraintes actives peuvent être traitées comme des contraintes d’égalité

(PEI)

min f(x)

s.c. hi(x) = 0, i∈ {1, . . . , m}

gi(x)60, i∈ {1, . . . , p}

xminimum local

⇐⇒ (P0E)

min f(x)

s.c. hi(x) = 0, i∈ {1, . . . , m}

gi(x) = 0, i∈I0(x)

xpoint régulier de(PEI) ⇐⇒ {∇hi(x), 16i6m} ∪ {∇gi(x), i∈I0(x)}est libre

=⇒ DC(x) ={d∈Rn| h∇hi(x), di= 0 (i∈E); h∇gi(x), di60 (i∈I0(x))}

=⇒ DC(x): ensemble de directions orthogonales aux gradients des contraintes d’égalité et de descentes par rapport au contraintes d’inégalité actives

1.2.1 Les 3 conditions de Karush-Kuhn-Tucker

xminimum local de(PEI) xrégulier

=⇒









∃!λ∈Rm, ∃!µ∈Rp, KKT 1 : ∇f(x) +Pm

i=1λi∇hi(x) +Pp

i=1µi∇gi(x) = 0 KKT 2 : ∀i∈ {1,· · · , p}, µi >0

KKT 3 : ∀i∈ {1,· · · , p}, µigi(x) = 0 Pratique :

xest candidat pour être un minimum local de(PEI)⇐⇒ soit

xest un point régulier de(PEI) et vérifie les 3 conditions KKT soit xn’est pas un point régulier de(PEI)

2

(3)

1.2.2 Lagrangien associé à(PEI)

L: Rn×Rm×Rp → R (x;λ, µ) 7→ f(x) +

m

X

i=1

λihi(x) +

p

X

j=1

µjgi(x).

fet lesgisont convexes et leshisont affines xvérifie les conditions KKT

=⇒xminimum local de(PEI)

1.2.3 Qualification des contraintes

Le cône des directions admissibles des contraintes linéairisées au voisinage dex

Dh,g0 (x)def.= {v∈Rn | h∇hi(x), vi= 0, i∈E, h∇gi(x), vi60, i∈ I0(x)}.

les contrainteshetgsont qualifiées enxsiDC(x) =Dh,g0 (x)

xest régulier =⇒ contrainteshetgsont qualifiées pourx les∇hi(x)sont linéairement indépendants

∃d∈Rn| ∀i∈I0(x), h∇gi(x), di<0

∀i∈E, h∇hi(x), di= 0

=⇒ contrainteshetgsont qualifiées pourx (qualifi. de Mangasarian-Fromovitz) hisont affines

gisont convexes

∃¯x| h(¯x) = 0 g(¯x)<0





=⇒ contrainteshetgsont qualifiées pourtousx (qualifi. de Slater)

2 Conditions d’optimalité du seconde ordre

2.1 Conditions nécessaires d’optimalité de second ordre

xminimum local de(PEI) hetgsont qualifiées pourx

=⇒

















∃λ∈Rm, ∃µ∈Rp,

∇f(x) +Pm

i=1λi∇hi(x) +Pp

i=1µi∇gi(x) = 0

∀i∈ {1,· · · , p}, µi >0

∀i∈ {1,· · · , p}, µigi(x) = 0

∀y∈ DEI(x) hy,∇2xxL(x, µ, λ)yi>0

2.2 Conditions suffisantes d’optimalité locale de second ordre

f :Rn→R, h:Rn →Rmg:Rn→Rpet de classeC2(Rn) x∈Rn, µ∈Rm, λ∈Rp

h(x) = 0 g(x) 6 0

∇f(x) +Pm

i=1λi∇hi(x) +Pp

i=1µi∇gi(x) = 0

∀i∈ {1,· · ·, p}, µigi(x) = 0

∀i∈I0(x), µi > 0

∀y∈ D(x)\{0} hy,∇2xxL(x, λ)yi > 0













=⇒xminimiseur strict de(PEI)

3 Interprétation des multiplicateurs de Lagrange

f :Rn →R, h:Rn →Rmg:Rn→Rpet de classeC2(Rn)

x∈Rn, µ∈Rm, λ∈Rpvérifient les conditions suffisantes d’optimalité du second ordre 3

(4)

problème perturbé :(P(u,v))

min f(x) s.c. h(x) =u

g(x)6v.

=⇒

















∃U×V =V(0,0)⊂Rm×Rp

∃x:U×V →Rn, λ:U×V →Rmet µ:U×V →Rpde classeC1(U×V) x(0,0) =x λ(0,0) =λ µ(0,0) =µ

φ(u, v) =f(x(u, v)) =f(x)− hλ, ui − hµ, vi+o(k(u, v)k)

uφ(u, v) =−λ(u, v)

vφ(u, v) =−µ(u, v)

x(u, v), λ(u, v), µ(u, v)satisfont les conditions suffisantes d’optimalité de(P(u,v))

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