PanaMaths Janvier 2010
Soit ( ) u
nune suite réelle convergente.
Que peut-on dire de la suite ( E ( ) u
n) ?
Analyse
La fonction partie entière confère aux entiers un rôle particulier puisqu’en ces points elle est discontinue. Cette remarque initiale permet de mener la discussion.
Résolution
Notons : lim n
n u L
→+∞ = .
Nous allons distinguer deux situations suivant que L est ou non un entier.
1er cas : L n’est pas entier (L∈\ ]\ ).
On a donc : E
( )
L < <L E( )
L +1.Soit alors 0
( ( ) ( ) )
1min E , E 1
2 L L L L
ε = − + − .
On a : E
( )
L < − < < + <L ε L L ε E( )
L +1.Pour tout ε strictement positif tel que ε ε≤ 0, on pourra trouver un entier N tel que pour tout entier naturel n supérieur ou égal à N, on a : un∈ −
[
L ε,L+ε]
. On a alors : E( )
un =E( )
L et on en déduit dans ce cas :( ( ) ) ( ) ( ( ) )
lim E n E E lim n
n u L n u
→+∞ = = →+∞
On pouvait également utiliser le théorème suivant du cours :
Si la suite
( )
un converge vers L et si une fonction f, définie sur un voisinage de L, est continue en L alors(
f u( )
n)
converge vers f L( )
.En tout point de \ ]\ , la fonction partie entière est continue et on peut donc appliquer le théorème.
PanaMaths Janvier 2010
2ème cas : L est entier (L∈]).
Puisque la suite
( )
un converge vers L, on sait qu’il existe un rang N (prendre ε=1) au-delà duquel tous les termes seront dans l’intervalle]
L−1;L+1[
. La partie entière d’un tel terme vaudra donc L−1 ou L. Ainsi, contrairement au cas précédent, la suite peut ne pas converger, converger vers L−1 ou vers L.A titre d’illustration, on peut considérer les trois suites :
( )
xn ,( )
yn et( )
zn définies par :( )
1*, 3
n
n xn
n
∀ ∈` = + − , 1
n 3
y = −n et 1
n 3 z = +n
On a facilement : lim n lim n lim n 3
n x n y n z
→+∞ = →+∞ = →+∞ = .
Pour autant, les termes de la suite
(
E( )
xn)
valent alternativement 2 et 3 (en fait, les suites extraites(
E( )
x2n)
et(
E(
x2n+1) )
sont constantes et prennent comme valeurs respectives 3 et 2 qui sont les deux valeurs d’adhérence de la suite(
E( )
xn)
).La suite
(
E( )
xn)
est donc divergente.A contrario, pour tout n entier naturel non nul, on a : yn∈
[ [
2 ; 3 et donc : E( )
yn =2. La suite(
E( )
yn)
converge et admet pour limite : 2 lim n 1n y
= →+∞ − .
Enfin, pour tout n entier naturel dans `−
{ }
0;1 , on a zn∈] [
3 ; 4 et donc E( )
zn =3. La suite(
E( )
zn)
converge et admet pour limite : 3 lim nn z
= →+∞ .
Résultat final
Si
( )
un est une suite réelle convergeant vers L alors :• Si L∈\ ]\ , la suite
(
E( )
xn)
converge vers E( )
L : nlim E( ( )
un)
E lim(
n( )
un)
→+∞ = →+∞ ;
• Si L∈], la suite