HAL Id: jpa-00205892
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Submitted on 1 Jan 1964
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Niveaux excités du 58Co par la réaction 58Fe(p,n) 58Co
M. Croissiaux, E. Dally, H. Distelzwey, C. Gehringer
To cite this version:
M. Croissiaux, E. Dally, H. Distelzwey, C. Gehringer. Niveaux excités du 58Co par la réaction 58Fe(p,n) 58Co. Journal de Physique, 1964, 25 (10), pp.906-908. �10.1051/jphys:019640025010090600�.
�jpa-00205892�
906.
NIVEAUX EXCITÉS DU 58Co PAR LA RÉACTION 58Fe(p,n) 58Co
Par M.
CROISSIAUX,
E.DALLY,
H. DISTELZWEY et C. GEHRINGERInstitut de Recherches Nucléaires, Strasbourg, France.
Résumé. 2014 En vue d’une comparaison avec une théorie simple des noyaux moyens, les niveaux excités du 58Co ont été étudiés par la réaction 58Fe(p, n)58Co. Deux niveaux ont été trouvés à
1,055 ± 0,015 et 1,395 ± 0,015 MeV au-dessus du niveau fondamental.
Abstract. 2014 Excited states of 58Co have been studied by the reaction 58Fe (p, n) 58Co, for comparison with a simple theory of medium nuclei. Two excited states at 1 . 055 ± 0.015 and 1.395 ± 0.015 MeV above the ground state have been found.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 25, CCTOBRE 1964,
L’int6rgt des noyaux
impairs-impairs
reside dans le faitqu’ils
peuvent fournir des informations surl’interaction effective
proton-neutron.
On sait que, dans les noyaux moyens, cette interaction estimportante.
II estcependant
difficile de donner unedescription th6orique complete
des spectres d’éner-gie.
De Shalit[1]
ad6velopp6
un mod6lesimple qui
peut permettrecependant
unecomparaison
avec
1’experience.
Ce mod6le est base sur deux
approximations :
on peut d’abord considerer que le
proton
et leneutron
impairs
sed6placent indépendamment
dans un
champ
central et que leur interaction mutuelle peut etreregardee
comme une pertur- bation. Dans cesconditions,
les niveaux excites lesplus
basappartiennent
a laconfiguration
fonda-mentale. Cela a conduit De Shalit a
prendre
unpotentiel
d’interaction de la formeou « et E sont des coefficients a determiner. On suppose d’autre part, que ]a
configuration
fonda-mentale est donn6e par le mod6le en couches.
Le noyau de 58Co est un noyau
impair-impair (Z
=27,
N =31).
Pour le niveaufondamental,
lesparticules impaires
ontrespectivement
les confi-gurations
pour Ie trou de proton etpour le trou de neutron. Dans ce cas, la th6orie
prevoit 4
niveauxd’6nergies
de moments angu- lairesJ
=2, 3, 4,
5.Jusqu’a present,
les seulsniveaux connus dans 58Co sont le niveau fonda- mental
(J
=2+)
et un 6tatisom6rique a0,025
MeV(J
= 5). La differenced’énergie
entre ces 2 niveauxne peut
correspondre ([1], p. 1484), qu’à
des valeurs des coefficients e et a telles que :Le tableau I
indique
les valeurs desenergies
des6tats excites selon certaines
hypotheses
sur lescoefficients x et z.
TABLEAU I
Pour determiner les niveaux excites du 58Co et comparer avec la
théorie,
nous avons étudié la reaction58Fe(p,
n)58Co par la detection des neu-trons 6mis aux seuils
correspondants
aux 6tatsexcites
(methode
« du rapport))[4]).
Cette methode consiste a utiliser deux comp- teurs de neutrons l’un surtout sensible aux neutrons
lents,
1’autre aux neutronsrapides.
Au seuilqui correspond
a unniveau,
le taux de comptage Ni du compteur de neutrons lents augmente fortementtandis que le taux de comptage lVr des neutrons
rapides
ne varie pas defaçon appreciable.
Dans cesconditions,
le rapport R =NIl Nr
croitrapide-
ment au seuil. L’efficacité aux neutrons
rapides
du compteur de neutrons lents n’est pas nulle. Cette methode est done n6cessaire pour éliminer desmesures des eff ets tels que le bruit de fond de neutrons
rapides
de la salle decible,
seuils corres-pondant
a des niveauxplus
bas et autres reactionspossibles.
Deplus,
le rapport R estindependant
desvariations
d’epaisseur
des cibles et des instabilités de faisceau.Enfin,
la methode du rapport permetde faire
disparaltre
de la courbe d’excitation lespics
dus a des niveaux du noyaucompose.
Les cibles de
58Fe, 56Fe,
13C de80 yg/cm2 d’épaisseur
ont ete fournies par « The AtomicEnergy
ResearchEstablishment,
Harwell(Angle-
terre) ». Certaines 6talentd6pos6es
sur un supportde tantale de 66
mg/cm2,
d’autres sur des filmstres minces de
mylar.
Les cibles de 58Fe compre- naient 65%
de58Fe,
31 % de 56Fe et 4 % d’autresisotopes
du fer.Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019640025010090600
907
Nous avons utilise un
porte-cible
a 5positions
demaniere a
pouvoir changer
de cible sans faire derentr6e d’air. Les cibles de
58Fe, 56Fe,
13C et unmorceau de quartz pour le contr6le du centrage
des cibles étaient
plac6es
sur leporte-cible.
L’inten-site du faisceau était mesur6e par le courant recueilli sur la cible (ou un absorbant de tantale dans la chambre de diffusion dans le cas de cible à
support
mince).
En fait la chambre de diffusion étaitreli6e
électriquement
auporte-cible.
Cette liaisonpermettait
de tenir compte de la variation avec1’energie
des protons du coefficient d’émission secon-daire d’électrons. En moyenne, le courant avait
une intensite de l’ordre de
0,5 uA.
Nous avons utilise 3 compteurs a neutrons, un
scintillateur NE 401
charge
aubore,
un scintil-lateur
NE 421charge
au6Li,
chacun vu par unphotomultiplicateur
et un compteurproportionnel
au
BF3.
Deux d’entre eux étaientplaces
a 0° parrapport 4 la direction du
faisceau ; l’un,
« le comp- teurlent »,
normalement le compteur aubore,
étaitplace
derri6re0,5
cm deparaffine
contre la chambrede diffusion. L’autre cc le
compteur rapide »,
norma-lement le compteur au
BF3,
était entoure par 12 cm deparaffine.
Le dernier compteur, entourede 10 cm de
paraffine
a unangle
different de 0degr6,
était utilise comme contr6le de la consis- tence interne des mesures. Pendantl’expérience,
les compteurs ont ete
interchanges
de la mani6reindiqu6e
ci-dessous.Les efficacit6s relatives des compteurs par rap-
port a
l’énergie
des neutrons ont ete mesur6es à 1’aide de la réaction7Li(p, n)7Be
dont1’6nergie
deseuil
(1,881 MeV)
et la section efficace absolue sont connues pour desenergies
des protonsjusqu’a
3 MeV [5]. Cela
correspond
a desenergies
de neutronsde
0,100
a1,3
MeV. Les résultats sontindiqu6s
sur la
figure
1. Les compteurs entour6s de 10 cmde
paraffine,
consid6r6s comme « compteurs ra-pides »
ont une faible efficaoit6 aux neutrons lents.Inversement,
les compteurs avec0,5
cm deparaf-
fine ont une faible efficacit6 aux neutrons
rapides.
Nous avons calibre
1’energie
des protons inci-dents par la reaction
13C(p,
n)13N dont le seuil est connu avecprecision (3,2372 MeV).
Nous avonsensuite effectue une courbe de la reaction
58Fe(p,
n)58Co pour des protons de 3 a5,2
MeV.Les mesures ont ete
r6p6t6es plusieurs
fois soit engardant
la memedisposition
pour les compteurssoit en la
changeant.
Parexemple,
une courbe a 6t6trae6e avec le compteur au bore comme « compteur
lent » alors que le compteur au
BF3
était le « comp- teurrapide ». L’expérience
a eter6p6t6e
ensuite enutilisant le compteur au lithium comme « comp-
teur lent » et le compt,eur au bore comme « comp-
teur
rapide ».
Desexemples
de courbes d’excitation sontindiqu6s
sur lafigure
2.En outre, nous avons effectue certaines mesures de contr6le :
FIG. 1.
- Le bruit de fond de la salle de cible a 6t6 mesure avec un support de tantale sans cible. 11 a
toujours
ete tres faible et nepr6sentait
aucunmaximum.
- Le taux de comptage mesure avec une cible
de bsFe 6tait
identique
au bruit de fond de la salle(le
seuil de la reaction56Fe(p,
n) est à Ep= 5,45 MeV).
- Nous avons obtenu les memes résultats indi-
ques ci-dessous avec une cible de 58Fe
d6pos6e
surun film mince de
mylar,
cequi indique qu’il n’y
aaucun effet du aux protons diffuses en arriere par le support de tantale.
R6sultats. - A. Le rapport R augmente
rapi-
dement pour une
6nergie
des protons de3,145
MeV(fig.
2). Ce r6sultatcorrespond
au seuil de lareaction p, n pour le niveau fondamental du 58Co.
Il est en accord avec la difference connue
d’6nergie
entre le 58Co et le 58Fe
[6].
B. Dans certains cas, nous avons fait varier
908
1’6nergie
incidente parpetites quantités (7 keV);
nous avons alors observe une croissance du rapport
a
1’6nergie correspondant
au niveau de 25k eV ;
cela donne une indication de la resolution en 6ner-
gie
des compteurs.C. Le rapport augmente
rapidement
pour desenergies qui correspondent
â des niveaux excités du 58Co :FIG. 2.
D. Les courbes d’excitation des compteurs de
neutrons lents et
rapides
montrent de nombreuxpics qui disparaissent
dans la courbe du rapport.Ces
pics
sont exactementreproductibles
a la meme6nergie, quelles
que soient les conditionsexperi-
mentales. On peut penser
qu’ils
peuventcorres- pondre
4 des niveaux ou groupes de niveaux dans le noyaucompose
59Co. Lespics principaux
corres-pondraient
a des niveaux :En
conclusion,
les niveaux excites trouv6s dans le noyau de 58Co necorrespondent
pas aux valeurscalculées dans le tableau I.
Cependant,
dans laregion
d’excitationjusqu’a
2MeV,
nous n’avons trouve, commepr6vu
par lath6orie,
que deux niveaux au-dessus du fondamental et du niveau a 25 k eV.I3tant donn6es les
hypotheses
dedepart
de lath6orie,
le d6saccord de laposition
des niveauxavec les calculs n’est pas surprenant outre mesure.
Nous voudrions remercier MM. les Professeurs
Meyerhof,
pour avoirsugg6r6
l’idée de cetteexp6- rience,
etMonsonego,
pour les calculsth6oriques qu’il
a eff ectues.Manuscrit requ le 20 juin 1964.
BIBLIOGRAPHIE
[1] SHALIT (A. de), Phys. Rev., 1953, 91, 1479.
SHALIT (A. de) et WALECKA (J.), Nucl. Physics, 1961, 22, 184.
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et WAPSTRA (A. H.), Nucl.Physics, 1960, 18, 529.