J. Afr. Hépatol. Gastroentérol. (2009) 3:115-116 DOI 10.1007/s12157-009-0086-9
LU POUR VOUS DANS LA PRESSE MÉDICALE /READ FOR YOU IN MEDICAL PUBLICATION
© Springer-Verlag 2009
Clinical imaging. Update in imaging of cystic pancreatic masses for gastroenterologists
Megibouw A (2008) Clin Gastroenterol Hepatol 6:
1184–97
Encore un article sur les kystes pancréatiques, mais ils sont fréquents (jusqu’à 20 % des RMN). L’article détaille surtout l’intérêt de la RMN qui n’irradie pas, qui détecte mieux les éventuelles anomalies murales des kystes et permet un diagnostic dans 80 % des cas. Les kystes de plus de 3 cm et ceux qui ont des anomalies de paroi ou un contenu solide nécessitent une approche agressive, les autres justifient un suivi par imagerie.
Education practice. Right upper quadrant pain and a normal ultrasound
Ahmed F (2008) Clinical Gastroenterol Hepatol 6:
1198 – 201
Les coliques hépatiques fonctionnelles (sans lithiase biliaire) existent et sont même la cause de l’augmentation des cholécystectomies aux États-Unis. Il existe des critères de Rome (au nombre de huit) qui incluent, entre autres, des douleurs de plus de 30 minutes, épisodiques non calmées par les anti-acides, les changements de position, la défécation.
Après exclusion d’autres pathologies (nécessité d’une gastroscopie), si possible après démonstration d’un trouble de vidange vésiculaire (hépatocholangioscintigraphie), une cholécystectomie peut faire disparaître les symptômes.
Risk of further decline in renal function after the use of oral sodium phosphate or polyethylene glycol in patients with a pre-existing glomerular filtration
rate below 60 ml/min
Russmann S (2008) Am J Gastroenterol 103:2707–16
6,3 % des patients, avec une atteinte rénale inconnue auparavant, ont une élévation de la créatinine après une préparation au Fleet® Phosphosoda pour la colonoscopie(contre 0,5 % après PEG). Il est donc conseillé de mesurer la créatinine C et de calculer la fonction rénale dans ce type de préparation.
The prevalence of diarrhea and its association with drug use in elderly outpatients:
a multicenter study
Piloto A (2008) Am J Gastroenterol 103:2816–23
9,1 % des plus de 5 000 patients, âgés de plus de 65 ans, ont la diarrhée qui augmente avec l’âge. Parmi les centaines de médicaments pouvant entraîner la diarrhée, les plus souvent incriminés sont :les antibiotiques (risque relatif [RR] : 4,58) ; les IPP (RR : 2,97) ;
l’allopurinol (RR : 2,19) ;
les « psycholeptiques » et les SSRI (RR : 1,81-1,71) ; les sartans (RR : 1,46).
The clinical utility and diagnostic yield of routine gastric biopsies in the investigation of iron deficiency anemia: a case-control study Kaye PH (2008) Am J Gastroenterol 103:2883–9
En cas d’anémie ferriprive, une gastrite atrophique est plus fréquente (31 %) que dans un groupe témoin sans anémie et plus fréquente que la maladie coeliaque retrouvée dans moins de 5 % des anémies ferriprives investiguées par endoscopie.La discussion rappelle que l’anémie ferriprive apparaît plus tôt et est plus fréquente que l’anémie mégaloblastique.
Expert consensus document on reducing the gastrointestinal risks of antiplatelet therapy and NAID use
(2008) Am J Gastroenterol 103:2890–907
Un document commun publié par les gastroentérologues et les cardiologues. Parmi les éléments moins connus : l’addition d’un AINS (même COX2 sélectif) à un patient sous
Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur jahg.revuesonline.com
aspirine doit faire prescrire un IPP chez les patients à risque –le clopidorel ne réduit pas le risque de récidive hémorragique sous aspirine ; il faut prescrire un IPP–en cas de passé ulcéreux, il faut tester et éradiquer l’HP avant de prescrire de l’aspirine– en cas d’hémorra- gie digestive, l’arrêt de l’aspirine augmente la mortalité (cardiovasculaire).
High versus low-dose proton pump inhibitors after endoscopic hemostasis in patients with peptic ulcer bleeding: a multicenter, randomized study
Andriulli A (2008) Am J Gastroenterol 103:3011 – 8
Dans cette étude de près de 500 patients, la récidive hémorragique et la mortalité sont identiques pour le traitement classique : IPP bolus 80 mg + perfusion 8 mg/h et le traitement réduit : IPP 40 mg i.v. par 24 heures (bolus).
Ce résultat est approuvé dans un éditorial et permettrait des économies !
Clinical review of the management of fulminant clostridium difficile infection
Jabert NR (2008) Am J Gastroenterol 103:3195–203
L’incidence et la sévérité de la colite àClostridium difficile augmentent et, dans certains pays, ont plus que triplé sur une dizaine d’années. Une infection fulminante est plus fréquente et est un piège : la diarrhée peut être absente dans plus de 20 % des cas– la toxine peut être négative dansplus de 10 % des cas. À suspecter donc, par exemple, en cas d’abdomen aigu. Les indices :
la prise d’antibiotiques même à dose prophylactive préopératoire, même six semaines avant ;
une importante leucocytose neutrophile ;
le scanner qui montre un épaississement colique (90 %) ; une rectoscopie révélant des pseudomembranes (90 %).
Le traitement de choix : la vancomycine si nécessaire par sonde nasogastrique sinon par lavement.
Oral budesonide for maintenance treatment of collagenous colitis: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial
Miehcke S (2008) Gastroenterology 135:1510–6
Six milligrammes de budésonide réduisent les récidives : 26 % dans le groupe témoin ;
65 % dans le groupe traité.
Causal relationship of Helicobacter pylori (HP) with iron-deficiency anemia or failure
of iron supplementation in children
Sarker SH (2008) Gastroenterology 135:1534 – 42
HP n’est pas une cause d’anémie (en l’absence d’ulcère !).
Dans un groupe de 200 enfants infectés par HP et anémiques, le fer corrige l’anémie, l’éradication de HP ne le fait pas !
116 J. Afr. Hépatol. Gastroentérol. (2009) 3:115-116