Physique G´ en´ erale B
12`eme s´erie d’exercices 6 novembre 2012
Entropie
Changements de phase
1. M´elange glace-eau M´ethode
Nous avons ici un processus irr´eversible. Cependant, l’entropie est une fonction d’´etat dont la variation peut ˆetre estim´ee en faisant faire au syst`eme eau-glace une s´erie de transformations r´eversibles aboutissant `a l’´etat final.
Nous recherchons d’abord la temp´erature finale du m´elange. Le calcul de la variation d’entropie se fait `a l’aide de la relation de Clausius dS = δQ
T . Dans les transformations o`u la temp´erature ne demeure pas constante, une int´egration (simple) devra ˆetre faite.
Appelons T la temp´erature finale du m´elange et d´esignons par l’indice “glace” les 10 grammes de H2O initialement sous forme solide `a 0◦C et par l’indice “eau” les 40 grammes initialement `a 40◦C.
Pour la “glace”, nous avons les transformations suivantes : 1. fonte : la “glace” absorbe une chaleur Q1 = mglace·L
2. ´el´evation de temp´erature de 273 K `a T : la “glace” absorbe une chaleur de Q2 = mglace·c·(T − 273)
Pour “l’eau”, nous avons une baisse de temp´erature due `a la cession d’une quantit´e de chaleur de Qeau = meau·c·(T − 313). Le syst`eme ´etant isol´e, la chaleur absorb´ee par la “glace” provient de “l’eau” forc´ement. Donc :
Qglace = −Qeau ⇒ mglace·L + mglace·c·(T − 273) = −meau·c·(T − 313) mglace(L − c·273) − meau·c·313 = −T ·c(mglace + meau) ⇒
T = 293,26 K ou 20,26◦ C Variation d’entropie pour chacune des ´etapes :
1. Dans la fusion de la glace : ∆S = Q1
Tglace = 10·333,46
273 = 12,2147 J·K−1 2. Dans le r´echauffement de la “glace” :
∆S = Z 2
1
δQ
T = mglace·c Z 2
1
dT
T = mglace·cln T T0
= 2,9965 J·K−1 3. Dans le refroisissement de “l’eau” :
∆S = Z 2
1
δQ
T = meau·c Z 2
1
dT
T = meau·cln T T40
= −13,6287 J·K−1
1
Variation d’entropie totale : ∆Stotal = 1,5825 J·K−1.
2. Pression partielle de l’eau
Rappelons le diagramme de phase de l’eau :
C
E T
B
D
Température, Co
374 100
0.0075
Pression 1atm
218atm
Les échelles ne sont pas respectées
LIQUIDE
VAPEUR SOLIDE
4.58 mmp
A 0◦ C et 1 atm, on se trouve en dessous du point triple : on lit donc la pression partielle de l’eau sur la courbe de sublimation.
3. Taux d’humidit´e de l’air
La neige est une phase solide en ´equilibre avec la phase gazeuse qui contient de l’eau sous forme de vapeur. Il y a donc ´equilibre entre ces deux phases et la pression partielle de l’eau dans l’air est ´egale `a sa pression de vapeur saturante. Le taux d’humidit´e de l’air est donc de 100 %. Cependant, la pression de vapeur saturante de l’eau `a −10◦ C est tr`es faible. L’air semble donc tr`es sec pour nous qui avons une temp´erature de + 37◦C : `a notre temp´erature et pour notre bien ˆetre, nous devons avoir sur notre peau une pression de vapeur saturante d’eau bien plus ´elev´ee que celle de l’air `a −10◦ C !
4. Diagramme de phase du dioxyde de Carbone
La donn´ee essentielle ici est celle concernant la densit´e du solide par rapport `a celle du liquide. Dans la transition “solide →liquide” le volume d’une masse donn´ee de CO2
augmente : ∆V > 0 . Par ailleurs, pour une fusion, le corps absorbe toujours de la chaleur : par cons´equent, L > 0 . Avec ces donn´ees, en utilisant la relation de Clausius Clapeyron
∆P
∆T = Lmole T ·∆Vmole
> 0
La pente de la courbe de fusion est positive, celles des courbes d’´ebultion et de sublima- tion le sont ´evidemment, pour les mˆemes raisons que celles expos´ees ci-dessus.
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P [atm]
T [K]
T
K Solide Liquide
Vapeur
216 304
73
5,3
5. Bain-marie (cuisine pour tous !)
Lorsque l’ensemble des deux r´ecipients est chauff´e depuis assez longtemps, l’eau dans chacun d’entre eux est `a 100◦C. L’eau peut donc bouillir. Il faut cependant lui fournir l’´energie n´ecessaire pour cela, l’´equivalent de la chaleur latente molaire de vaporisation pour chaque mole de liquide transform´ee en vapeur. C’est ce qui se passe pour l’eau du r´ecipient ext´erieur : cette ´energie est apport´ee par la flamme ou par la plaque.
Pour l’eau du r´ecipient int´erieur, seule l’eau du r´ecipient ext´erieur peut lui apporter cette ´energie. Mais ce transfert d’´energie est impossible car les deux r´ecipients sont `a la mˆeme temp´erature ; ils sont en ´equilibre thermodynamique et globalement aucun ´echange n’existe entre eux. L’eau (la sauce) du r´ecipient int´erieur ne peut donc pas bouillir tout en ´etant maintenue `a 100◦C.
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