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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le schéma.

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Academic year: 2021

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s e n s d e l e v e e Fig. 2

Les conventions normalisée s du dessin industriel ont été établies pour simplifier et pour unifier les dessins d'étude et de f a b r i c a t i o n de l'industrie. Ces documents se suffisent à eux-mêmes, et, si quelques a n n o t a t i o n s peuvent s'y trouver jointes, aucune explication orale n'est envisagée à destination des u s a g e r s p a r f a i t e m e n t initiés à ce l a n g a g e graphique. Ce c a r a c t è r e complet et universel du dessin in-dustriel normalisé est obtenu au prix d'inconvénients importants. L'obligation de définir toutes les pièces et toutes les f o r m e s rend leur exécution g r a p h i q u e délicate, longue, a s s u j e t t i t le dessinateur à l'emploi d ' i n s t r u m e n t s appropriés à un t r a c é correct. Le choix d'une échelle tient compte de l'épaisseur du t r a i t ; les pièces minces, mais importantes, conduisent à un dessin de g r a n d e s dimensions. U n travail de lecture et des explications étendues sont souvent nécessaires a u x lecteurs non f a m i l i a r i s és avec les constructions représentées.

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Fig. 3 33

(3)

Dans deux domaines au moins, ces servitudes prohibent l'emploi du dessin industriel normalisé et les avantages qu'elles confèrent d'autre par t perdent beaucoup de leur intérêt. Au premier stade de l'étude d'une construction, les organes néces-saires, les pièces et leurs formes ne sont connus que progressivement. L'expression graphique doit pouvoir suivre l'évolution de la pensée technique sans retard ; mais c'est dans l'enseignement surtout qu'un mode de représentation clair et rapide s'avère indis-pensable. Les explications données à propos des constructions — c'est là une règle pédagogique géné-rale — ne sont jamais présentées simultanément ; un objet est étudié sous plusieurs aspects, séparé-ment. La représentation complète et exacte n'est p a s toujours nécessaire ; le dessin ne constitue que le support matériel des explications orales ; le pro-fesseur a toute latitude pour compléter verbalement des croquis sommaires, l'important étant de les uti-liser pour dégager idées et principes. C'est alors une nécessité impérieuse de pouvoir faire adhérer étroitement explications et croquis.

Clarté et rapidité vont s'obtenir en éliminant du dessin industriel complet les éléments jugés- inutiles : c'est essentiellement un travail d'abstraction, que l'on peut faire porter en premier lieu sur le fond. Toute représentation simplifiée en vue de faire appa-raître certaines idées, certains rapports, prendra le nom de schéma. On conçoit qu'une construction, un organe, une pièce, ne peuvent pas avoir un schéma précis, défini une fois pour toutes, normalisé, car toute construction peut être étudiée à plusieurs points de vue différents. En effet, sa création consti-tuant un problème réel, la solution dépend de plu-sieurs facteurs, se trouve rattachée à pluplu-sieurs sciences différentes.

Comme tout objet, ^une construction peut être étudiée dans ses rapports avec ce qui lui est exté-rieur et dont elle dépend, rien de ce qui existe à l'intérieur de l'objet ne devant être signalé ; les schémas ainsi conçus sont appelés schémas de

mon-tage, schémas d'installation.

L'étude de l'objet en lui-même f a i t apparaître évidemment des rapports plus complexes ; certains aspects relèvent des sciences classiques (géométrie, cinématique, dynamique, thermodynamique), de la technologie de construction. Les schémas de

prin-cipe ou de fonctionnement s'attachent à traduire ces

rapports, mais sans spécifier comment sont résolus les problèmes pratiques de construction tels que la fabrication, le montage, -l'entretien, etc.

C'est le but des schémas de construction de défi-nir la nature des pièces principales et leur forme générale. On f a i t abstraction, néanmoins, des élé-ments dont la présence est normale dans les circons-tances envisagées. Tel est le sort des pièces d'assem-blage classique, des formes d'allégement ou de dégagement d'usinage.

Nous allons montrer sur un exemple (fig. 1) comment conduire ce travail.

Schéma du premier type (fig. 2). — Installation,

montage, etc.

La main d'un opérateur agit sur la manivelle (2) pour déplacer une tige (1) par un mécanisme pre-n a pre-n t appui sur upre-ne paroi voisipre-ne (3) ; quelques spécifications numériques accompagnent ces données générales ; l'objet est figuré par un contour prin-cipal, nous ignorons comment fonctionnent les organes. On a joint un schéma d'interchangeabilité (fig. 3), où sont définies les conditions d'assemblage •de (1), (2) et (3).

(4)

paliers

pignon

roue

paliers

/assernbage

rigide de m on fable

guidage circulaire

ecrou

vis

à guider rechlignemenl'

Schéma du second type (fig'. 4).

Deux fonctions mécaniques principales à. si-gnaler :

Amplification du moment disponible sur l'arbre-manivelle par un engrenage extérieur cylindrique droit ; ceci exige au minimum un pignon, une roue, leurs arbres, les paliers correspondants.

Transformation du mouvement circulaire continu de la roue en mouvement rectiligne de la tige, de manière irréversible, par un système vis-écrou ; on a prévu : vis et guidage rectiligne, écrou avec gui-dage circulaire.

Schéma du troisième type (fig. 5).

Les indications sont plus abondantes ; signa-lons entre autres : la manivelle démontable ; le pignon arbré, monté par-dessous, centré par un palier flasque, la roue séparée de l'écrou, transmet-tant le couple par clavetage longitudinal libre. Le montage a lieu par-dessus, le palier flasque corres-pondant est nervuré, centré et assemblé par vis. Le guidage circulaire sur bague rapportée (ceci évite un carter de forte épaisseur et permet l'emploi du bronze). Le carter est fortement nervuré au droit des goujons d'assemblage. Le clavetage de la semelle

évite le cisaillement de ces derniers.

Il est entendu que les schémas indiqués pour cette commande de tringlerie n'épuisent pas le sujet. Serait-on d'accord sur leur contenu, il reste à adop-ter une forme appropriée à l'échelle, à la nature des éléments choisis, aux moyens de tracé dont on dis-pose. Au tableau, la craie permet de réaliser indif-féremment des traits larges et fins, selon qu'on l'uti-lise à plat ou sur angle. Dans le dessin sur calque,

la plume à palette et le tire-ligne permettent une variété dp largeurs.

Les règles suivantes sont couramment suivies parce qu'elles découlent du bon sens :

Règle I. - - Deux traits parallèles de la même pièce peuvent être remplacés par un seul trait.

Cet énoncé vise les pièces de section uniforme ou d'épaisseur constante : tôles, profilés, tubes, barres, pièces moulées (fig. 6, 7, 9).

Règle 2. — Dans une pièce ou dans un ensemble dont certains éléments sont figurés en accord avec la règle 1, les trait s de contours doivent être net-tement plus fins.

La clarté est évidemment à ce prix (fig. 8, 9, 10). La juxtaposition de pièces schématisées pose un problème qu'une convention peut seule résoudre. Celle qui va suivre est si nature.le que les dessina-teurs et les normalisadessina-teurs l'emploient couramment : Règle 3. — Deux pièces en contact, dont la repré-sentation relève de la règle 1, sont figurées légère-ment- écartées l'une de l'autre, même si elles sont bloquées (fig. 8, 9, 10).

Les exemples ci-joints montrent comment sont schématisés quelques éléments d'assemblage et de transmission du mouvement circulaire.

Il apparaît que, pour certains organes (fig. 11, 12, 13), plusieurs schémas sont possibles, et que l'emploi exclusif de l'un d'entre eux ne s'impose absolument pas. D'autres organes, au contraire, se prêtent difficilement au schéma en raison de leur nature ou de leur disproportion avec les éléments voisins (fig. 5, 10, 14, 15).

manivelle

de commande

(5)

Profile

Boulon

Fig. 10

Shed

Qavetage

longitudinal

Fig. 11

Engrenages

Fond de

réservoir

Palier

R o u e et vis sans

hn

Fig. 13

(6)

8

Cannelures M Crabots Fig. 14

••r V

i-r m

Fig. 15. — Roulement s

Boi tard

Crapaudine

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Palier de bute©

Fig. 16

1

E n g r e n a g e s

c o n i q u e s

I

Pou il £ .

courroie

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1

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T

+

+

Riveïcige ( N F )

k

S o u d u r e ( n f )

Goujon

Fig. 1 7

(7)

On p o u r r a i t j u g e r nécessaire de créer à cette occasion des symboles r e p r é s e n t a t i f s ( à normaliser), une sorte de code. Le souci de résoudre d e s pro-blèmes de s c h é m a t i s a t i o n jusqu'en leurs plus loin-t a i n s prolongemenloin-ts, afin que rien n'échappe à celoin-tloin-te f o r m e d'expression, est d a n g e r e u x ; on risque de s u r c h a r g e r la mémoire, ou de rendre le s c h é m a plus hermétique que le dessin industriel ordinaire.

Ce f o r m a l i s m e pur g u e t t e s a n s cesse le dessina-teur détaché des problèmes du contenu des construc-tions. Si, au contraire, l'expression g r a p h i q u e ne cesse p a s d'être au service de ce qu'on a choisi d'exprimer, il la f a u t r e j e t er dès qu'elle se révèle

ina-déquate. Une annotation, une explication écrite, u n e légende seront souvent plus r a p i d e s et t o u j o u r s plus claires (fig. 3, 4, 5, 14).

Nous e x a m i n e r o n s u l t é r i e u r e m e n t divers exem-ples d'emploi du schéma, d a n s quelles m e s u r e s son e n s e i g n e m e n t s y s t é m a t i q u e peut servir les cours de technologie ou f a i r e l'objet d'exercices de dessin, les difficultés auxquelles cet enseignemen t s'est heurté à l'E.N.N.A. de P a r i s , et l'ensemble des d é f a u t s c o m m u n s à la p l u p a r t des débutants.

J e a n TOURANCH'EAU,

Professeur de dessin, E.N.N.A., Paris.

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