HAL Id: hal-02547639
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Ines Abdeljaouad
To cite this version:
Ines Abdeljaouad. Calcul D’Invariants Primitifs De Groupes Finis. [Rapport de recherche] lip6.1997.020, LIP6. 1997. �hal-02547639�
CALCULS D'INVARIANTS PRIMITIFS DE GROUPES FINIS
INES ABDELJAOUAD CalFor-LIP6,Universite Paris VI, 4PlaceJussieu,F-75252PARISCEDEX05
Abstact.We introduce in this article, a new method to calculate all absolute and re-latif primitive invariants of nite groups. This method is inspired from K. Girstmair which calculate an absolute primitive invariant of minimal degree. Are presented two algorithms, the rst one enable us to calculate all primitive invariants of mi-nimal degree, and the second algorithm calculate all absolute or relative primitive invariants with distincts coecients. This work take place in Galois Theory and In-variant Theory.
Resume.Nous introduisons dans cet article, un nouvel outil de calcul de tous les in-variants primitifs relatifs et absolus de groupes nis. Cette me'thode est inspire' par l'algorithme de Girstmair qui calcule un invariant primitif absolu de degre' minimal. Sont pre'sente's deux algorithmes: le premier algorithme calcule tous les invariants primitifs de degre' minimal et le deuxie`me algorithme calcule tous les invariants pri-mitifs a coecients distincts. Ce travail entre dans le cadre de la Theorie de Galois et la Theorie des Invariants.
Introduction
Les invariants auxquels nous faisons reference tout au long de cet article sont des invariants dits primitifs : un invariant primitif d'un groupe de permutations est un polyn^ome qui a lui seul, permet d'identier ce groupe. Les invariants primitifs les plus celebres sont donnes par des mathematiciens tels que A. Vandermonde [20], E. Luther [14], A. Cayley [6], E.H. Berwick [5] [4], H.O. Foulkes [9]. Ces invariants furent obtenus de manieres intuitives. Une methode automatique (voir [21]) permet de calculer un invariant primitif d'un sous-groupe
H
du groupe symetrique de degren
, en prenant la somme de toutes les images, par les permutations deH
, du mon^ome (x
2x
2 3
:::x
n 1
n ). Nous appelons cette methode la methode nave et remarquons que
les invariants obtenus ont un degre egal a n(n 1) 2 .
Il existe deux types d'invariants primitifs : les invariants primitifs absolus et les inva-riants primitifs relatifs. Ces polyn^omes sont un outil fondamental dans la resolution des equations polynomiales (voir [8]) et dans la theorie de Galois eective (voir [19]). Dans ces applications, il est important d'avoir plusieurs invariants primitifs relatifs ou absolus d'un m^eme groupe qui soient de petits degres.
Une methode de calcul des invariants primitifs absolus de groupes de permutations se base sur la connaissance des proprietes des generateurs de ces groupes (voir par exemple [5], [20] et [19]). Cette methode plut^ot intuitive, donne des invariants pri-mitifs de degres assez grands et ne se generalise pas au calcul d'invariants pripri-mitifs relatifs, il est donc interessant d'avoir un algorithme qui calcule ce type d'invariants. Une representation des polyn^omes assez particuliere, due a C. Jordan [12], a permis a K. Girstmair [11] d'exhiber une technique de calcul d'un invariant absolu de degre minimal pour tout groupe de permutation. Le but de cet article est de presenter la generalisation de cette technique au calcul de tous les invariants primitifs absolus et relatifs, et en particulier au calcul des invariants primitifs relatifs ou absolus de degre minimal et de degres inferieurs ou egaux a n(n 1)
2 .
Les trois premiers paragraphes introduisent les denitions et notations ainsi que les theoremes sur lesquels se basent les algorithmes de calcul d'invariants primitifs ; le paragraphe 4 presente les algorithmes necessaires au calcul d'invariants primitifs relatifs ou absolus a coecients distincts : l'algorithme 4.3 calcule la liste de ces invariants de degre minimal et l'algorithme 4.4 calcule pour des sous-groupes de permutations de degre
n
, la liste des invariants primitifs de degresn(n 1) 2 . Les
principaux outils de calcul sont les ensembles essentiels. Le paragraphe 5 est consa-cre a la representation des donnees utilisees pour l'implantation des algorithmes: nous introduisons la notion de partition, denissons la correspondance entre les mo-n^omes et les partitions et nous montrons que gr^ace a cette representation de donnees, nous calculons tous les invariants primitifs de tous les degres possibles. Le dernier paragraphe est consacre a des exemples d'applications de ces algorithmes.
1. Definitions et Notations
Dans tout l'article
k
designe un corps commutatif de caracteristique nulle etk
[X
1;:::;;X
n] l'anneau des polyn^omes enX
1;:::;X
n a coecients dansk
, ouX
1;:::;X
n sontn
indeterminees algebriquement independantes surk
.Le groupe symetrique de degre
n
est noteS
n. L'action deS
n surk
[X
1;:::;X
n] estdenie de facon naturelle par:
S
nk
[X
1;:::;X
n] !k
[X
1;:::;X
n] ( ,P
) 7! (P
)(X
1;:::;X
n) =P
(X
(1);:::;X
(n))Soient
L
un sous-groupe deS
netP
un polyn^ome dek
[X
1;:::;X
n]. Le stabilisateurde
P
sous l'action deL
estStab
L(P
) =f
g
2L
jg
(P
) =P
g:
Le stabilisateur d'une partie
U
dek
[X
1;:::;X
n] sous l'action deL
estStab
L(U
) =f
g
2L
j 8P
2U ; g
(P
)2U
g:
Soit
H
un sous-groupe deL
tels queH
L
. L'orbite du polyn^omeP
sous l'actionde
H
appele aussi laH
-orbite deP
est denie parOrb
H(P
) =f
(P
) j 2H
g:
Denition 1.1.
Un polyn^omeP
2k
[X
1
;:::;X
n] est unH
-invariant (relatif aL
)si
H
Stab
L(
P
). Si de plusL
=S
n alorsP
est appele unH
-invariant (absolu).Denition 1.2.
Un polyn^omeP
2k
[X
1
;:::;X
n] est ditH
-invariantL
-primitif siSi
L
=S
n, alorsP
est appeleH
-invariant primitif (absolu).Soit
P
unH
-invariantL
-primitif.P
est de degre minimal si le degrede tout polyn^omeH
-invariantL
-primitif est superieur ou egal au degre deP
.Parmi tous les
H
-invariantsL
-primitifs de degre minimal, un polyn^ome dont le nombre de mon^omes est minimal est appeleH
-invariantL
-primitif minimal. Exemple 1.1. NotonsA
n le groupe alterne de degren
. Le determinant deVander-monde
n = Q1i<jn(
X
i
X
j) est unA
n-invariant primitif absolu.Notation 1.1. Soient
g
1;:::;g
rdes permutations deS
n, alors< g
1;:::;g
r>
designele sous-groupe de
S
n engendre par les permutationsg
1;:::;g
r.Exemple 1.2. Soient
n
= 4,H
1 =<
(3;
4);
(1;
2)(3;
4);
(1;
3)(2;
4)>
un sous-groupede
S
4 etH
2 =<
(1;
2)(3;
4);
(1;
3)(2;
4)>
un sous-groupe deH
1. Les polyn^omessuivants sont des polyn^omes
H
2-invariantsH
1-primitifs de degre minimal :X
2X
4+X
1X
3 etX
2X
3+X
1X
4:
Le polyn^ome
H
2-invariantH
1-primitif calcule par la methode nave decrite enin-troduction est le polyn^ome:
X
2X
2 3X
3 4+X
1X
2 4X
3 3 +X
4X
2 1X
3 2 +X
3X
2 2X
3 1:
Remarque 1.1. Soient
1;:::;
edes permutations deL
veriantL
=1H
+ +e
H
.Un polyn^ome
P
est unH
-invariantL
-primitif, lorsque 8 2H ;
(P
) =P
et 8i
6=j
i(
P
)6
=
j(P
). Le nombre de conjugues deP
sous l'action des i est egal al'indice de
H
dansL
c'est a diree
.Denition 1.3.
Un mon^ome dek
[X
1;:::;X
n] sera unitaire et de la formeX
r1 1
:::X
rn n
ou les
r
i sont des entiers positifs ou nuls. SoitQ
un mon^ome dek
[X
1;:::;X
n], nousnotons
N
H(Q
) = X Q 0 2O r b H (Q)Q
0:
Le polyn^ome
N
H(Q
) est appele Trace reduite deQ
parH
.Denition 1.4.
SoitU
un ensemble ni de mon^omes dek
[X
1;:::;X
n]. Le (L
,H
)-groupe de
U
, noteH
L(U
), est deni par:H
L(U
) = \Q2U
Stab
L(N
H(Q
)):
Denition 1.5.
SoitU
un ensemble ni de mon^omes dek
[X
1;:::;X
n].Une
U
-fonction elementaireest un polyn^omePU donne par la formule suivante : P
U = X
Q2U
a
QN
H(Q
);
ou les
a
Q sont des elements dek
non nuls et deux a deux distincts.Exemple 1.3. Soient
U
=fX
1
X
2;X
2X
3get
H
=<
(1;
4)>
un sous-groupe deS
4. Lafamille des
U
-fonctions elementaires est donnee parPU=
a
(X
1X
2+X
2X
4)+b
(X
2X
3)avec
a
6=b
deux elements non nuls dek
.Denition 1.6.
Le degre d'un ensemble niU
de mon^omes dek
[X
1;:::;X
n] estpar denition egal au maximum des degres des mon^omes dans
U
.Remarque 1.2. Soit
U
un ensemble ni de mon^omes dek
[X
1;:::;X
n]. Le degre deU
correspond aussi au degre de chacune desU
-fonctions elementaires P U.2. Resultats effectifs pour calculer des Invariants Primitifs
Le theoreme et le corollaire suivants ont ete enonces dans [11], dans le cas ou
L
=S
n.Theoreme 2.1.
SoitU
un ensemble ni de mon^omes dek
[X
1;:::;X
n]. TouteU
-fonction elementaire P
U est un polyn^ome
H
L(U
)-invariantL
-primitif.Preuve. Montrons qu'un polyn^ome P U =
P Q2U
a
Q
N
H(Q
) (a
Q2
k
, non nuls etdeux a deux distincts) est un
H
L(U
)-invariantL
-primitif. D'apres la denition 1.4du (
L
,H
)-groupeH
L(U
) et la denition 1.2 desH
-invariantsL
-primitifs, ceci revienta montrer que:
Stab
L X Q2Ua
QN
H(Q
) =\ Q2UStab
L(N
H(Q
)):
Soit
g
un element du groupeStab
L( P U), alorsg
( P U) = P U, soit:g
(P U) = X Q2Ua
QN
H(Q
):
Comme les
a
Q sont deux a deux distincts, on a:g
(N
H(Q
)) =N
H(Q
) pour toutQ
2U
et doncg
2Stab
L(N
H(Q
)) pour toutQ
2U
. D'ou:g
2 \ Q2UStab
L(N
H(Q
)):
Reciproquement, sig
2 T Q2UStab
L(
N
H(Q
)) alors pour toutQ
2
U
on a:g
2Stab
L(N
H(Q
)) et doncg
2Stab
L( P Q2Ua
QN
H(Q
)).Remarque 2.1. En d'autres termes, le (
L
,H
)-groupeH
L(U
) est le stabilisateur dechaque
U
-fonction elementairePU:
Stab
L( PU) =
H
L(U
).Denition 2.1.
SiH
L(U
) =H
, alorsU
est appele ensemble essentiel pour (L
,H
).Corollaire 2.1.
SoitU
un ensemble ni de mon^omes. SiU
est un ensemble essen-tiel pour (L
,H
) alors chaqueU
-fonction elementaire est unH
-invariantL
-primitif.Proposition 2.1.
SiU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
), alors tout ensembleV
contenantU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
). Preuve.U
V
)H
L(V
)H
L(U
), d'autre part,H
L(U
) =H
etH
H
L(V
), d'ou l'egaliteH
L(V
) =H
.Denition 2.2.
SoitU
un ensemble essentiel pour (L
,H
). UneU
-fonction primitive est un polyn^omeP
=PQ2U
a
i
N
H(Q
) ou lesa
Q sont des elements dek
non nuls etou
Stab
L(P
) =H
.Remarque 2.2. Si
U
est un ensemble essentiel pour (L
,H
) alors chaqueU
-fonction elementaire est uneU
-fonction primitive dont les coecients sont deux a deux dis-tincts.Nous avons montre que toute
U
-fonction elementaire ouU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
), est unH
-invariantL
-primitif a coecients distincts. Il reste a montrer que toutH
-invariantL
-primitif est egal a uneU
-fonction primitive ouU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
). Ainsi, nous calculerons a l'aide d'ensembles essentiels pour (L
,H
) tous lesH
-invariantsL
-primitifs.3. Ensembles Essentiels et Invariants primitifs
Proposition 3.1
(K. Girstmair).
SoitQ
un mon^ome dek
[X
1;:::;X
n]. La tracereduite de
Q
parH
,N
H(Q
), est un polyn^omeH
-invariant.Preuve. D'apres la denition 1.1 des polyn^omes invariants, il faut montrer que
H
est inclus dans le stabilisateur de
N
H(Q
).Prenons
g
2H
. La linearitede l'action deg
surk
[X
1
;:::;X
n] implique queg
(N
H(Q
)) =P Q 0 2O r b H (Q)g
(Q
0). La permutation
g
2H
est une bijection surOrb
H(Q
). En eet: siQ
0 2Orb
H(Q
) alorsg
(Q
0 )2Orb
H(
Q
) et pour tous mon^omesQ
1 etQ
2de
Orb
H(Q
), sig
(Q
1) =g
(Q
2) alorsQ
1 =g
1g
(Q
1) =g
1g
(Q
2) =Q
2. Ainsi P Q 0 2O r b H (Q)g
(Q
0 ) = P Q 0 2O r b H (Q)Q
0 , et doncg
(N
H(Q
)) =N
H(Q
).Denition 3.1.
SoitQ
un mon^ome dek
[X
1;:::;X
n]. Tout mon^omeQ
0de
Orb
H(Q
)est dit representant de
N
H(Q
). Le mon^omeQ
0 est aussi appele representant de la
H
-orbite deQ
.Proposition 3.2.
Un polyn^omeP
2k
[X
1
;:::;X
n] est unH
-invariant si etseule-ment si il existe
Q
1;:::;Q
ldes mon^omes dek
[X
1;:::;X
n] tels queP
= P l i=1c
iN
H(Q
i) avecc
i 2k
non nuls.Preuve. Soit
P
un polyn^ome dek
[X
1;:::;X
n] veriantP
= Ps i=1
a
i
Q
i tel quepour tout
i
2 [1;s
], lesa
i sont des elements deux a deux distincts de
k
etQ
i 2k
[X
1;:::;X
n]. En regroupant les mon^omes deP
en polyn^omes de m^eme coecients,nous obtenons
P
= P r i=1b
i( P j2I iQ
j) avecr
s
, lesb
i sont des elements deux a
deux distincts de
k
, S r i=1I
i =
f1
;:::;s
g et pouri;j
2 [1;r
] tels quei
6=j
, nousavons
I
i TI
j = ;. NotonsP
i = P j2I iQ
j.P
est unH
-invariant alors pour touth
2H
,h
( P r i=1b
iP
i) = P r i=1b
iP
i. Comme lesb
i sont deux a deux distincts, nous obtenons pour touti
2 [1
;r
]:h
(P
i) =
P
i pourtout
h
2H
.Chaque polyn^ome
P
i est unH
-invariant. En regroupant les mon^omes deP
i enmo-n^omes de m^eme
H
-orbite nous obtenonsP
i = P j2J iN
H(Q
j) avecJ
iI
i. (D'apresla proposition 3.1,
N
H(Q
j) est unH
-invariant).Ainsi
P
= P r i=1b
i( P j2J iN
H(Q
j)) = P l i=1c
iN
H(Q
i) avecl
r
et lesc
i sont deselements non nuls de
k
.Remarque 3.1. Les mon^omes
Q
i pouri
2[1
;l
] de la proposition precedente peuvent^etre remplaces par d'autres representants de
H
-orbites deQ
i. En eet, si pour touti
2 [1;l
] nous notonsQ
0 i2
Orb
H(
Q
i) un representant de laH
-orbite deQ
i, alorsP
=P l i=1c
iN
H(Q
i) = P l i=1c
iN
H(Q
0 i).Denition 3.2.
Un systeme de representants des orbites deH
, noteS, est unen-semble de tous les mon^omes de
k
[X
1;:::;X
n] deH
-orbites deux a deux distinctes.Theoreme 3.1.
SoitP
2k
[X
1
;:::;X
n] unH
-invariantL
-primitif. Il existe ununique sous-ensemble
U
de S tel queP
soit uneU
-fonction primitive.Preuve. Soit
P
unH
-invariantL
-primitif. D'apres la proposition 3.2,P
s'ecrit sous la formeP
=Pl i=1
c
i
N
H(Q
i) avecc
i des elements dek
deux a deux distincts et ouQ
i sont des elements deS pour tout
i
2[1;l
]. Le choix des mon^omesQ
i est unique.
Soit
U
= fQ
1
;:::;Q
lg. D'apres la denition 2.2, il reste a montrer que
U
est unH
L(U
) =H
.Le (
L
,H
)-groupe deU
est deni parH
L(U
) = Tl i=1
Stab
L(
N
H(Q
i)).H
H
L(
U
), en eet: pour touti
2 [1
;l
]H
Stab
L(
N
H(Q
i)) car lesN
H(Q
i)sont des
H
-invariants (voir proposition 3.1). D'autre part, sig
2H
L(
U
) alorsg
2 Tl i=1
Stab
L(
N
H(Q
i)) et donc pour touti
2 [1
;l
],g
(N
H(
Q
i)) =N
H(Q
i))
g
2Stab
L(P
). AinsiH
L(U
) =Stab
L(P
) =H
etU
est un ensemble essentiel pour(
L
,H
).Corollaire 3.1.
Pour calculer tous lesH
-invariantsL
-primitifs a coecients dis-tincts, il sut de calculer tous les ensembles essentiels pour (L
,H
).Preuve. D'apres le theoreme 3.1 et la remarque 2.2, tout
H
-invariantL
-primitif a coecients distincts s'ecrit sous la forme d'uneU
-fonction elementaire ouU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
). D'autre part, touteU
-fonction elementaire ouU
est un ensemble essentiel pour (L
,H
) est unH
-invariantL
-primitif (voir corollaire 2.1). Ainsi, le calcul de tous lesH
-invariantsL
-primitifs a coecients distincts, revient a calculer toutes lesU
-fonctions elementaires c'est a dire a calculer tous les ensemblesU
essentiels pour (L
,H
).Pour le calcul de tous les
H
-invariantsL
-primitifs, il faut d'abord calculer tous les ensembles essentiels pour (L
,H
). Pour chaque ensemble essentielU
pour (L
,H
) il faut tester si chaque polyn^ome de la formePQ2U
a
Q
N
H(Q
) ou lesa
Q sont non nuls,est un
H
-invariantL
-primitif.Si les coecients
a
Q sont deux a deux distincts alors d'apres le corollaire 3.1, lespolyn^omes P Q2U
a
Q
N
H(Q
) = PU sont des
H
-invariantsL
-primitifs.Sinon, si les coecients
a
Q ne sont pas distincts, alors il faut verier que le nombrede conjugues du polyn^ome P Q2U
a
Q
N
H(Q
) sous l'action des elements de la classede conjugaison de
L
parH
, est egal a l'indice deH
dansL
(voir remarque 1.1). 4. Algorithmes De Calculs D'ensembles EssentielsPour calculer un
H
-invariantS
n-primitif, K. Girstmair (voir [11]) utilise unetech-nique semblable a celle de l'algorithme 4.3 sauf qu'il n'obtient qu'un seul ensemble essentiel pour (
L
,S
n) de degre minimal. De plus, le choix de cet ensemble se fait d'unemaniere aleatoire de sorte qu'il n'a pas toujours un
H
-invariant primitif absolu et minimal. Nous presentons, dans la premiere partie de ce paragraphe, un algorithme de calcul de l'ensemble essentiel de S de degre minimal et contenant tous les autresensembles essentiels de degre minimal. Dans la deuxieme partie de ce paragraphe, nous donnons un algorithme de calcul de tous les invariants primitifs relatifs ou absolus et de degre minimal ainsi qu'un algorithme de calcul de tous les ensembles essentiels de degres
n(n 1) 2 de
S et donc de calcul de tous les invariants primitifs
relatifs ou absolus de degres n(n 1)
2 et a coecients distincts (voir corollaire 3.1).
4.1.
Systeme De Representants et Ensembles Essentiels.
Algorithme 4.1
(SystemeDeRepresentant).
Cet algorithme calcule un systeme de representants desH
-orbites de mon^omes de degren(n 1) 2 . Entree:Un entier
n
et un sous-groupeH
deS
n.
Sortie:Un systeme de representants des orbites de
H
de degre n(n 1)2 .
1.
Pour Tout
m
etm
0dansA de m^eme degre
Faire
Si
Orb
H(m
) =Orb
H(m
Alors
retirerm
de AFin Si
Fin Pour
2.
Rendre
(A); Fin.Preuve de l'algorithme 1.
Il existe un nombre ni de mon^omes de degres n(n 1)2 , cet algorithme termine donc au bout d'un nombre ni d'etapes. D'autre
part, en remarquant que deux mon^omes de degres distincts n'ont pas la m^eme
H
-orbite, il sut de ne comparer que les mon^omes de m^eme degre.Notations 4.1. Soit Aun ensemble ni de mon^omes. Notonspremier(A) la liste de
tous les elements deAde degre minimal etrest(A) la liste des elements deAprive
de premier(A).
Algorithme 4.2
(EnsembleEssentiel).
SoitAun sous-ensemble ni deS. Nouspre-sentons l'algorithme pour le calcul d'un ensemble essentiel pour (
L
,H
) dans A.L'ensemble
U
essentiel pour (L
,H
) obtenu gr^ace a cet algorithme, est parmi tous les ensembles essentiels dans A, celui de degre minimald
qui contient tous les autresensembles essentiels pour (
L
,H
) dans A de degred
. Entree:Un ensemble Ani deS.Sortie:Un ensemble essentiel
U
Apour (L
,H
), s'il existe.1.
U
:= [1]; 2.Tant que
H
L(U
) 6 =H
Et
A6=fgFaire
U
:=U
S premier(A); A:=rest(A);Fin Tant que
3.
Si
A6=;Alors
Rendre
(U
);Sinon
A ne contient pas d'ensemble essentiel pour (L
,H
) .Fin Si
Fin.
Preuve de l'algorithme 2.
PuisqueAest ni, cet algorithme recursif s'arr^ete aubout d'un nombre ni d'etapes avec A = fg ou
H
L(
U
) =H
. En eet: a chaqueetape de l'algorithme, si
H
L(U
)6
=
H
alors aucun sous-ensembleU
n'est un ensemble essentiel pour (L
,H
). En eet, supposons qu'il existeV
U
un ensemble essentielpour (
L
,H
). Alors, d'apres la proposition 2.1,U
est aussi un ensemble essentiel pour (L
,H
) et doncH
L(U
) =H
, d'ou l'absurdite.Soit
U
l'ensemble essentiel pour (L
,H
) obtenu au bout d'un nombre ni d'etapes de la boucle 2. de l'algorithme. Parmi tous les autres ensembles essentiels pour (L
,H
) contenus dans A,U
est un ensemble essentiel de degre minimal parce que c'est lepremier trouve.
Enn,
U
contient tous les mon^omes de A de degre inferieur ou egal ad
. Il contientdonc tous les ensembles dans A essentiels pour (
L
,H
) et de degred
.Remarque 4.1. Soit
U
un systeme de representants desH
-orbites des mon^omes de degre egal a n(n 1)2 , alors
U
contient necessairement un representant de laH
-orbitedu mon^ome
X
2X
2 3:::X
n 1
n . D'autre part, la trace reduite du representant de ce
mon^ome est un
H
-invariantL
-primitif (voir la methode nave de l'introduction). Ainsi d'apres la proposition 2.1,U
est aussi un ensemble essentiel pour (L
,H
).4.2.
Invariants Primitifs de Degre Minimal.
Denition 4.1.
SoitU
un ensemble essentiel pour (L
,H
). SiU
ne contient aucun ensemble essentiel pour (L
,H
) alorsU
est dit reduit. Toutes lesU
-fonctions primi-tives sont alors reduites.Notations 4.2. Pour
U
un ensemble ni de mon^omes,partie(U
) est la liste de tousles sous-ensembles de
U
classes par ordre croissant suivant leurs tailles etdiff(U;V
)est la liste des sous-ensembles de
U
privee des ensembles contenantV
.Algorithme 4.3
(InvariantsPrimitifsDeDegreMinimal).
L'algorithme suivant cal-cule tous les ensembles essentiels reduits pour (L
,H
) et de degre minimal dansS. A chaque ensemble essentiel
U
nous donnons en guise d'exemple les polyn^omesH
-invariantsL
-primitifs a coecients distincts P U. Entrees:Deux sous-groupesL
etH
deS
n veriant
H
L
.Sortie:Une liste de polyn^omes
H
-invariantsL
-primitifs reduits et de degre minimalet a coecients deux a deux distincts. 1. A:=SystemeDeRepresentant(
n
,H
);2.
U
:= EnsembleEssentiel(A,L
,H
);3. I:= fg; contient tous les ensembles essentiels reduits pour (
L
,H
) de degreminimal
4.
E
:= partie(U
);5.
Pour tout
V
E
faire
Si
H
L(V
) =H
;Alors
RajouterV
dansI;E
:=diff(U;V
);Fin Si
Fin Pour
6.
Rendre
(I);7. Pour tout
U
dansI, donner les polyn^omesP U. Fin.Preuve de l'algorithme 3.
SoitA un systeme de representants desH
-orbites demon^omes de degres n(n 1)
2 obtenu par l'algorithme 4.1 applique a (
n
,H
).L'algorithme 4.2, termine avec un ensemble essentiel. En eet,
U
contient neces-sairement un representant de laH
-orbite du mon^omeX
2X
2 3
:::X
n 1
n et d'apres la
remarque 4.1 nous savons qu'au pire des cas, c'est a dire lorsque
U
est de degren(n 1)
2 , l'algorithme 4.1 termine avec la condition d'arr^et
H
L(
U
) =H
etA=f g.
L'ensemble
U
obtenu a l'etape 2. de l'algorithme, est un ensemble essentiel de degre minimal parmi les ensembles essentiels dansAet il contient tous les autres ensemblesessentiels de degre minimal dans A (voir la preuve de l'algorithme 4.2). La boucle
5. de l'algorithme calcule tous les sous-ensembles
V
deU
qui sont essentiels et re-duits et donne les polyn^omes PV qui sont des
H
-invariantsL
-primitifs a coecientsdistincts (voir corollaire 3.1).
Remarque 4.2. Le calcul d'ensembles essentiels reduits revient a ne pas calculer les polyn^omes invariants primitifs somme de deux autres.
Remarque 4.3. Pour le calcul de tous les
H
-invariantsL
-primitifs de degre minimal dont les coecients peuvent ^etre egaux, il faut d'abord calculer tous les ensembles essentiels pour (L
,H
) de degre minimal (voir algorithme 4.3) et il faut verier que le nombre de conjugues des polyn^omes PQ2U
a
nuls de
k
, sous l'action des elements de la classe de conjugaison deL
parH
, est egal a l'indice deH
dansL
(voir remarque 1.1).4.3.
Remarques sur le calcul de tous les invariants primitifs.
Nous avons montre dans les paragraphes precedents que le calcul de tous les invariants primitifs a coecients distincts, est le calcul de toutes lesU
-fonctions primitives ouU
sont des ensembles essentiels. L'algorithme precedent nous donne tous les ensembles essentielsU
reduits de degre minimal, ainsi nous obtenons toutes lesU
-fonctions elementaires reduites par le simple calcul de polyn^omes dont les mon^omes sont les traces reduites des elements deU
et dont les coecients sont deux a deux distincts. Le calcul desU
-fonctions primitives qui ne sont pas desU
-fonctions elementaires necessite, a part le calcul de l'ensemble essentielU
, de tester que le nombre de conjugues de ces polyn^omes est egal a l'indice deH
dansL
(voir remarques 4.3 et 1.1), et ce test est tres co^uteux a cause du nombre de polyn^omes a tester.Le plus important, selon notre avis, dans le calcul d'invariants primitifs est de trouver les mon^omes qui forment ces polyn^omes c'est a dire les ensembles essentiels. 4.4.
Algorithme de calcul des invariants primitifs de degres
n(n 1) 2
.
Notation 4.1. Soit
U
un ensemble ni de mon^omes, degre(U
) est le degre del'en-semble
U
.Algorithme 4.4
(Girstmair-Jordan).
Cet algorithme calcule tous les ensembles es-sentiels reduits pour (L
,H
) de degresn(n 1)
2 . Nous allons voir que gr^ace a la
re-presentation de donnees (paragraphe 5), nous calculons avec ce m^eme algorithme tous les ensembles essentiels pour (
L
,H
).Entrees:Deux sous-groupes
L
etH
deS
n veriant
H
L
.Sortie:Tous les ensembles essentiels reduits pour (
L
,H
) de degre n(n 1)2 .
1. A:=SystemeDeRepresentant(
n
,H
);2.
d
:= 1;3. I:= fg; contient tous les ensembles essentiels reduits pour (
L
,H
) de degresinferieurs ou egaux a n(n 1) 2 4.
Tant que
d
n(n 1) 2Faire
U
:= EnsembleEssentiel(A,L
,H
);5.
Pour tout
V
E
faire
Si
H
L(V
) =H
;Alors
RajouterV
dansI;E
:=diff(U;V
);Fin Si
Fin Pour
d
:=degre(U
) + 1;Fin Tant que
6.
Rendre
(I); Fin.Preuve de l'algorithme 4.
A chaque etape de la boucle 4.Achange de valeur etne contient plus que des mon^omes de degre superieur strictement au degre du dernier ensemble essentiel obtenu. A la n de la boucle 4., l'ensemble essentiel obtenu est de degre n(n 1)
2 et l'algorithme termine avec
d
= n(n 1)2 + 1.
essentiel obtenu a l'etape (
p
) de la boucle 4., alorsU
=EnsembleEssentiel(A,L
,H
)et A change de valeur et ne contient plus que les mon^omes de degre superieur
strictement au degre de
U
(voir l'algorithme 4.2). Ainsi, le nouvel ensemble essentiel calcule a la (p
+ 1)-eme etape de la boucle 4. sera contenu dans ce nouvel A etl'intersection de l'ensemble essentiel obtenu a l'etape (
p
+ 1) avecU
est l'ensemble vide. D'autre part, la boucle 5. nous donne tous les ensembles essentiels reduits d'un m^eme degre.5. Partitions et Invariants primitifs
Dans ce paragraphe est presentee la notion de partitions, qui a ete introduite pour la premiere fois par C. Jordan [12] et ses contemporains du siecle dernier. Nous mettons en evidence la correspondance entre mon^omes et partitions et nous montrons comment le probleme de calcul d'invariants primitifs qui, a premiere vue, est purement algebrique se transforme en un probleme de combinatoire des groupes et des ensembles.
5.1.
Partitions et Representation Des Donnees.
Notation 5.1. Soit
I
f1;:::;n
g alors le cardinal deI
est notejI
j.Denition 5.1.
Une partitionT
= (T
1;::: ;T
s) def1
;::: ;n
gest une liste veriantles 5 conditions suivantes :(i) Pour tout
i
2[1
;n
],T
i f1;::: ;n
g. (ii) P s i=1 jT
i j=n
. (iii) S s i=1T
i= f1;::: ;n
g (iv) jT
1 jjT
2 jjT
s j1. (v) 8i;j
2[1;n
]:i
6=j
=)T
i \T
j= ;Notation 5.2. Nous notons T l'ensemble des partitions de f1
;::: ;n
g.Proposition 5.1.
Pour tout mon^omeQ
dek
[X
1;:::;X
n], il existe une partitionunique
T
= (T
1;:::;T
s) 2T veriant:Q
=Y s i=1 Y j2T iX
j i:
Preuve. SoitQ
=X
r 1 i 1:::X
r n i n avecr
i 0 un mon^ome dek
[X
1;:::;X
n]. Enregrou-pant les mon^omes
X
j deQ
en blocs de m^eme degre, et en classant ces blocs parordre decroissant suivant les degres nous obtenons:
Q
= Y j2I1X
j 1:::
Y j2IsX
j s;
avecjI
1 jjI
sj1. En remarquant que si deux blocs ont la m^eme taille, c'est
a dire si j
I
ij=j
I
jj, alors nous les classons suivant le degre croissant: (si
i<
jalors
I
i se situe avantI
j sinon, c'est le contraire). Nous obtenons ainsi un nouvelordre sur les indices : (
T
1;:::;T
s) 2T tels queQ
= Y s i=1 Y j2T iX
j i;
d'ou le resultat.Denition 5.2.
Nous considerons l'application denie par: : Mon^omes dek
[X
1;:::;X
n] ! TQ
=Q s i=1( Q j2T iX
j) i 7! (Q
) = (T
1;:::;T
s)Remarque 5.1. Nous avons montre dans la proposition 5.1 que pour n'importe quel mon^ome de
k
[X
1;:::;X
n], il existe une unique partition deT qui le represente.
L'application est donc bien denie.
Proposition 5.2.
l'application est surjective. Preuve. soitT
= (T
1;:::;T
s)2T. Montrer que est surjective revient a montrer
qu'il existe au moins un mon^ome
Q
veriant (Q
) =T
. Il sut donc de considerer le mon^omeQ
T = Q s i=1( Q j2TiX
j) (i 1) qui verie (Q
T) =T
. Exemple 5.1. SoientQ
=X
1X
2X
2 3X
3 4X
2 5X
2 6X
7 etn
= 8, alors: (Q
) = (f1;
2;
7g;
f3;
5;
6g;
f8g;
f4g):
En eet:Q
= (X
1X
2X
7) 1 (X
3X
5X
6) 2X
8 0X
4 3.Denitions 5.1.
SoitT
= (T
1;:::;T
s)2 T. Nous denissons le mon^ome
Q
T etl'ensemble de mon^omes Mpar:
Q
T = Y s i=1 (Y j2T iX
j) (i 1);
M=fQ
T jT
2Tg:
Soit la fonction denie par:
: T ! M
T 7!
Q
T
Le degre d'une partition
T
est par denition egal au degre du mon^omeQ
T c'est adire egal aP s i=1(
i
1) jT
i j.Theoreme 5.1.
L'application est une bijection.Preuve. est bien une application, en eet a une partition
T
2T, est associe ununique mon^ome
Q
T deM et l'application reciproque de est une restriction de
sur l'ensemble M. est une application surjective: il existe
T
tel que (Q
T) =T
et nous pouvons dire que est surjective par construction. Enn, il est evident que l'application est injective.
Les mon^omes de
k
[X
1;:::;X
n] sont representes par les partitions deT def1
;:::;n
g,et au lieu de calculer des ensembles essentiels de mon^omes, nous calculons des en-sembles essentiels de partitions. L'application transforme les partitions en mo-n^omes, nous obtenons donc, gr^ace a , des polyn^omes invariants primitifs associes aux ensembles essentiels de partitions.
5.2.
Exemple de Calcul de Tous les Invariants Primitifs.
Nous remarquons tout d'abord que l'ensemble de partitionsT est un ensemble ni et que le degre d'unensemble de partitions varie entre 1 et n(n 1) 2 .
En remplacant dans l'algorithme 4.4 que nous avons appele Algorithme de Girstmair-Jordan, les mon^omes par les partitions, nous obtenons un algorithme qui calcule tous les ensembles essentiels de partitions a partir desquels, nous obtenons tous les inva-riants primitifs a coecients distincts.
Voici un exemple de la representation des donnes utilisee dans l'implantation de l'algorithme de Girstmair-Jordan dans le cas ou
n
= 3.la liste des partitions en degre 3 est egale a:
[ [ [ 1, 2, 3 ] ],
[ [ 2, 3 ], [ 1 ] ],
[ [ 1 ], [ 2 ], [ 3 ] ], [ [ 1 ], [ 3 ], [ 2 ] ], [ [ 2 ], [ 1 ], [ 3 ] ], [ [ 2 ], [ 3 ], [ 1 ] ], [ [ 3 ], [ 1 ], [ 2 ] ], [ [ 3 ], [ 2 ], [ 1 ] ] ]
Un systeme de representants des
S
2-orbites de partitions est egal a: [ [ [ 1, 2, 3 ] ], [ [ 1, 2 ], [ 3 ] ],[ [ 1, 3 ], [ 2 ] ], [ [ 1 ], [ 2 ], [ 3 ] ], [ [ 1 ], [ 3 ], [ 2 ] ], [ 3 ], [ 1 ], [ 2 ] ] ]
La liste des ensembles essentiels reduits pour (
S
2,S
3) est egale a: [ [ [ [ 1, 2 ], [ 3 ] ] ],[ [ [ 1, 3 ], [ 2 ] ] ], [ [ [ 1 ], [ 2 ], [ 3 ] ] ], [ [ [ 1 ], [ 3 ], [ 2 ] ] ], [ [ [ 3 ], [ 1 ], [ 2 ] ] ] ]
La famille des polyn^omes
S
2-invariantsS
3-primitifs reduits est egale a:a
(X
1X
2)X
3 ,a
((X
1X
3)X
2 +(X
2X
3)X
1 ),a
(X
1X
2X
3 +X
2X
1X
3 ), avec;;
trois entiers distincts eta
un element dek
.6. Exemples d'applications
L'implantation des algorithmes 4.3 et 4.4 dans le systeme de Calcul Formel GAP (voir [10]), a ete possible gr^ace a la manipulation des partitions. Pour plus de details sur l'implantation le lecteur pourra consulter [1] et [2].
6.1.
Exemples d'utilisation.
Exemple 6.1. SoientH
1 =<
(4;5;6);(2;3);(1;2);(5;6)>
,H
2=<
(4;5;6);(5;6);(1;2;3)>
etH
3 =<
(5;6);(1;2)(3;4);(1;3;2;4)>
dansS
6. La table suivante presente le
H
-invariantL
-primitif minimal calcule a partir de l'algorithme 4.3.L
H
H-Invariant L-Primitif minimal
S
4A
4 4S
4D
4X
3X
4+X
1X
2D
4C
4X
2X
2 4+X
4X
2 1 +X
3X
2 2 +X
1X
2 3S
2S
2S
2X
2X
4+X
1X
3S
2S
2S
1S
1S
2X
2S
2S
2Id
4X
2X
4D
5C
5X
4X
2 5+X
5X
2 1 +X
3X
2 4+X
2X
2 3 +X
1X
2 2S
5S
2A
3X
1+X
2S
2S
3S
2A
3X
2X
2 3 +X
3X
2 1+X
1X
2 2S
2S
3S
2A
3X
2X
2 3 +X
3X
2 1+X
1X
2 2S
2S
3S
1S
2S
2X
1S
2S
3A
3Id
2X
2X
2 3+X
3X
2 1 +X
1X
2 2X
4X
2 5S
2S
3Id
3S
2X
2X
3H
1S
6H
2S
6X
2X
2 3 +X
3X
2 1+X
1X
2 2H
1S
6H
3S
6X
2X
2 4+X
4X
2 1 +X
3X
2 2 +X
1X
2 3Exemple 6.2. Soient
n
= 5,L
=S
5 etH
=<
(2;
3)(4;
5);
(4;
5);
(3;
4)>
. LeH
-invariant
L
-primitif minimal est egal aX
1. L'autreH
-invariantL
-primitif de degreminimal est
X
5+X
4+X
3+X
2.Exemple 6.3. Soient
n
= 5,L
=<
(2;3)(4;5);(2;4)(3;5);(4;5);(3;4)>
etH
=<
(2;3);(2;4)(3;5)>
. La liste desH
-invariantsL
-primitifs reduits de degres petits, obtenue par l'algo-rithme 4.4 est egale a:X4X5+X2X3, X3X5+X3X4+X2X5+X2X4, X4X 2 5 +X5X 2 4 +X2X 2 3 +X3X 2 2 , X3X 2 5 +X5X 2 3 +X3X 2 4 +X4X 2 3 +X2X 2 5 +X5X 2 2 +X2X 2 4 +X4X 2 2 , X 3 X 4 X 2 5 +X 3 X 5 X 2 4 +X 2 X 4 X 2 5 +X 2 X 5 X 2 4 +X 2 X 5 X 2 3 +X 3 X 5 X 2 2 +X 2 X 4 X 2 3 +X 3 X 4 X 2 2 , X4X5X 2 3 +X4X5X 2 2 +X2X3X 2 5 +X2X3X 2 4 , X4X5X 2 1 +X2X3X 2 1 , X1X4X 2 5 +X1X5X 2 4 +X1X2X 2 3 +X1X3X 2 2 , X 1 X 3 X 2 5 +X 1 X 5 X 2 3 +X 1 X 3 X 2 4 +X 1 X 4 X 2 3 +X 1 X 2 X 2 5 +X 1 X 5 X 2 2 +X 1 X 2 X 2 4 +X 1 X 4 X 2 2 , X3X5X 2 1 +X3X4X 2 1 +X2X5X 2 1 +X2X4X 2 1 , X3X 2 4 X 3 5 +X3X 2 5 X 3 4 +X2X 2 4 X 3 5 +X2X 2 5 X 3 4 +X5X 2 2 X 3 3 +X5X 2 3 X 3 2 +X4X 2 2 X 3 3 +X4X 2 3 X 3 2 ; X 4 X 2 3 X 3 5 +X 5 X 2 3 X 3 4 +X 4 X 2 2 X 3 5 +X 5 X 2 2 X 3 4 +X 2 X 2 5 X 3 3 +X 3 X 2 5 X 3 2 +X 2 X 2 4 X 3 3 +X 3 X 2 4 X 3 2 , X4X 2 5 X 3 3 +X5X 2 4 X 3 3 +X4X 2 5 X 3 2 +X5X 2 4 X 3 2 +X2X 2 3 X 3 5 +X3X 2 2 X 3 5 +X2X 2 3 X 3 4 +X3X 2 2 X 3 4 , X 1 X 2 4 X 3 5 +X 1 X 2 5 X 3 4 +X 1 X 2 2 X 3 3 +X 1 X 2 3 X 3 2 , X4X 2 1 X 3 5 +X5X 2 1 X 3 4 +X2X 2 1 X 3 3 +X3X 2 1 X 3 2 , X 4 X 2 5 X 3 1 +X 5 X 2 4 X 3 1 +X 2 X 2 3 X 3 1 +X 3 X 2 2 X 3 1 , X 1 X 2 3 X 3 5 +X 1 X 2 5 X 3 3 +X 1 X 2 3 X 3 4 +X 1 X 2 4 X 3 3 +X 1 X 2 2 X 3 5 +X 1 X 2 5 X 3 2 +X 1 X 2 2 X 3 4 +X 1 X 2 4 X 3 2 , X3X 2 1 X 3 5 +X5X 2 1 X 3 3 +X3X 2 1 X 3 4 +X4X 2 1 X 3 3 +X2X 2 1 X 3 5 +X5X 2 1 X 3 2 +X2X 2 1 X 3 4 +X4X 2 1 X 3 2 , X3X 2 5 X 3 1 +X5X 2 3 X 3 1 +X3X 2 4 X 3 1 +X4X 2 3 X 3 1 +X2X 2 5 X 3 1 +X5X 2 2 X 3 1 +X2X 2 4 X 3 1 +X4X 2 2 X 3 1 , X2X 2 3 X 3 4 X 4 5 +X2X 2 3 X 3 5 X 4 4 +X3X 2 2 X 3 4 X 4 5 +X3X 2 2 X 3 5 X 4 4 +X4X 2 5 X 3 2 X 4 3 +X4X 2 5 X 3 3 X 4 2 +X5X 2 4 X 3 2 X 4 3 +X5X 2 4 X 3 3 X 4 2 , X 2 X 2 4 X 3 3 X 4 5 +X 2 X 2 5 X 3 3 X 4 4 +X 3 X 2 4 X 3 2 X 4 5 +X 3 X 2 5 X 3 2 X 4 4 +X 4 X 2 2 X 3 5 X 4 3 +X 4 X 2 3 X 3 5 X 4 2 +X 5 X 2 2 X 3 4 X 4 3 +X 5 X 2 3 X 3 4 X 4 2 , X2X 2 4 X 3 5 X 4 3 +X2X 2 5 X 3 4 X 4 3 +X3X 2 4 X 3 5 X 4 2 +X3X 2 5 X 3 4 X 4 2 +X4X 2 2 X 3 3 X 4 5 +X4X 2 3 X 3 2 X 4 5 +X5X 2 2 X 3 3 X 4 4 +X5X 2 3 X 3 2 X 4 4 , X1X 2 3 X 3 4 X 4 5 +X1X 2 3 X 3 5 X 4 4 +X1X 2 2 X 3 4 X 4 5 +X1X 2 2 X 3 5 X 4 4 +X1X 2 5 X 3 2 X 4 3 +X1X 2 5 X 3 3 X 4 2 +X1X 2 4 X 3 2 X 4 3 +X1X 2 4 X 3 3 X 4 2 , X 1 X 2 4 X 3 3 X 4 5 +X 1 X 2 5 X 3 3 X 4 4 +X 1 X 2 4 X 3 2 X 4 5 +X 1 X 2 5 X 3 2 X 4 4 +X 1 X 2 2 X 3 5 X 4 3 +X 1 X 2 3 X 3 5 X 4 2 +X 1 X 2 2 X 3 4 X 4 3 +X 1 X 2 3 X 3 4 X 4 2 , X1X 2 4 X 3 5 X 4 3 +X1X 2 5 X 3 4 X 4 3 +X1X 2 4 X 3 5 X 4 2 +X1X 2 5 X 3 4 X 4 2 +X1X 2 2 X 3 3 X 4 5 +X1X 2 3 X 3 2 X 4 5 +X1X 2 2 X 3 3 X 4 4 +X1X 2 3 X 3 2 X 4 4 , X 3 X 2 1 X 3 4 X 4 5 +X 3 X 2 1 X 3 5 X 4 4 +X 2 X 2 1 X 3 4 X 4 5 +X 2 X 2 1 X 3 5 X 4 4 +X 5 X 2 1 X 3 2 X 4 3 +X 5 X 2 1 X 3 3 X 4 2 +X 4 X 2 1 X 3 2 X 4 3 +X 4 X 2 1 X 3 3 X 4 2 , X3X 2 4 X 3 1 X 4 5 +X3X 2 5 X 3 1 X 4 4 +X2X 2 4 X 3 1 X 4 5 +X2X 2 5 X 3 1 X 4 4 +X5X 2 2 X 3 1 X 4 3 +X5X 2 3 X 3 1 X 4 2 +X4X 2 2 X 3 1 X 4 3 +X4X 2 3 X 3 1 X 4 2 , X3X 2 4 X 3 5 X 4 1 +X3X 2 5 X 3 4 X 4 1 +X2X 2 4 X 3 5 X 4 1 +X2X 2 5 X 3 4 X 4 1 +X5X 2 2 X 3 3 X 4 1 +X5X 2 3 X 3 2 X 4 1 +X4X 2 2 X 3 3 X 4 1 +X4X 2 3 X 3 2 X 4 1 , X 4 X 2 1 X 3 3 X 4 5 +X 5 X 2 1 X 3 3 X 4 4 +X 4 X 2 1 X 3 2 X 4 5 +X 5 X 2 1 X 3 2 X 4 4 +X 2 X 2 1 X 3 5 X 4 3 +X 3 X 2 1 X 3 5 X 4 2 +X 2 X 2 1 X 3 4 X 4 3 +X 3 X 2 1 X 3 4 X 4 2 , X4X 2 1 X 3 5 X 4 3 +X5X 2 1 X 3 4 X 4 3 +X4X 2 1 X 3 5 X 4 2 +X5X 2 1 X 3 4 X 4 2 +X2X 2 1 X 3 3 X 4 5 +X3X 2 1 X 3 2 X 4 5 +X2X 2 1 X 3 3 X 4 4 +X3X 2 1 X 3 2 X 4 4 , X 4 X 2 3 X 3 1 X 4 5 +X 5 X 2 3 X 3 1 X 4 4 +X 4 X 2 2 X 3 1 X 4 5 +X 5 X 2 2 X 3 1 X 4 4 +X 2 X 2 5 X 3 1 X 4 3 +X 3 X 2 5 X 3 1 X 4 2 +X 2 X 2 4 X 3 1 X 4 3 +X 3 X 2 4 X 3 1 X 4 2 , X4X 2 3 X 3 5 X 4 1 +X5X 2 3 X 3 4 X 4 1 +X4X 2 2 X 3 5 X 4 1 +X5X 2 2 X 3 4 X 4 1 +X2X 2 5 X 3 3 X 4 1 +X3X 2 5 X 3 2 X 4 1 +X2X 2 4 X 3 3 X 4 1 +X3X 2 4 X 3 2 X 4 1 , X4X 2 5 X 3 1 X 4 3 +X5X 2 4 X 3 1 X 4 3 +X4X 2 5 X 3 1 X 4 2 +X5X 2 4 X 3 1 X 4 2 +X2X 2 3 X 3 1 X 4 5 +X3X 2 2 X 3 1 X 4 5 +X2X 2 3 X 3 1 X 4 4 +X3X 2 2 X 3 1 X 4 4 , X 4 X 2 5 X 3 3 X 4 1 +X 5 X 2 4 X 3 3 X 4 1 +X 4 X 2 5 X 3 2 X 4 1 +X 5 X 2 4 X 3 2 X 4 1 +X 2 X 2 3 X 3 5 X 4 1 +X 3 X 2 2 X 3 5 X 4 1 +X 2 X 2 3 X 3 4 X 4 1 +X 3 X 2 2 X 3 4 X 4 1 .
Exemple 6.4. Soient
L
etH
deux sous-groupes deS
8 denis par:H
=<
(1;2;6;7)(3;4;8;5);(1;4;7;5)(2;3;8;6);(2;7;8)(4;5;6);(2;5;6)(3;4;8);(3;6;7)(4;5;8);(3;4;7;8;6;5)>
etL
=<
(1;2;6;7)(3;4;8;5);(1;4;7;5)(2;3;8;6)>
.Le
H
-InvariantL
-Primitif minimal est egal a:X 5 X 6 X 7 X 8 +X 3 X 4 X 7 X 8 +X 3 X 4 X 5 X 6 +X 2 X 4 X 6 X 8 +X 2 X 4 X 5 X 7 +X 2 X 3 X 6 X 7 +X 2 X 3 X 5 X 8 + X1X4X6X7+X1X4X5X8+X1X3X6X8+X1X3X5X7+X1X2X7X8+X1X2X5X6+X1X2X3X4 :
Le
H
-InvariantS
8-Primitif minimal est egal a: X 5 X 6 X 7 X 8 +X 4 X 6 X 7 X 8 +X 3 X 5 X 6 X 8 +X 3 X 4 X 7 X 8 +X 3 X 4 X 5 X 7 +X 3 X 4 X 5 X 6 +X 2 X 5 X 6 X 7 + X 2 X 4 X 6 X 8 +X 2 X 4 X 5 X 8 +X 2 X 4 X 5 X 7 +X 2 X 3 X 7 X 8 +X 2 X 3 X 6 X 7 +X 2 X 3 X 5 X 8 +X 2 X 3 X 4 X 6 + X 1 X 5 X 7 X 8 +X 1 X 4 X 6 X 7 +X 1 X 4 X 5 X 8 +X 1 X 4 X 5 X 6 +X 1 X 3 X 6 X 8 +X 1 X 3 X 6 X 7 +X 1 X 3 X 5 X 7 + X1X3X4X8+X1X2X7X8+X1X2X6X8+X1X2X5X6+X1X2X4X7+X1X2X3X5+X1X2X3X4 :Ces calculs ont ete fait en trois minutes sur une machine PC Pentium Pro 200 Mhz avec 512 Mo de memoire RAM.
6.2.
Co^ut de l'algorithme 4.3.
Le temps de calcul d'ensembles essentiels avec l'algorithme 4.3 sous GAP pour des degres inferieurs ou egaux a 6 varie entre moins d'une seconde et une heure. Les temps de calcul augmentent au fur et a mesure que le degren
augmente; le tableau suivant nous donne une idee sur cette evolution, en moyenne, pourn
allant de 5 a 9, sur une machine PC Pentium Pro 200 Mhz avec 512 Mo de memoire RAM.Degre Temps (CPU) Memoire (Mo)
5
<
100<
17 20 7
8 1000 30
9 1200 36
La memoire utilisee varie entre moins d'un Mo en degre 4 et plus de 500 Mo pour le calcul d'ensembles essentiels pour (
S
15,A
15). Rappelons que m^eme si le calculd'ensembles essentiels est assez lourd, il ne sera fait qu'une seule fois.
6.3.
Application a La Theorie de Galois.
La connaissance de polyn^omes inva-riants primitifs nous permet a partir de son polyn^ome minimal, appele resolvante de Lagrange, de calculer le groupe de Galois d'un polyn^omef
de degren
.En eet, A. Valibouze et J. M. Arnaudies ont mis en place (voir [3]) une methode deterministe pour le calcul du groupe de Galois d'un polyn^ome, s'appuyant sur la factorisation de resolvantes absolues (ou polyn^omes minimaux de
H
-invariantsS
n-primitif)
H
est un sous-groupe deS
n appele groupe test).Souvent, le degre de ces resolvantes absolues est assez grand et leur factorisation est dicile surtout lorsque
n
est grand. Une autre methode appelee la methode de Stauduhar(voir [17], [7], [19], etc) qui utilise la factorisation de polyn^omes minimaux deH
-invariantsL
-primitifs relatifs (H
L
S
n), est plus rapide car de degre plus
petit. Il est donc recommande d'avoir plusieurs invariants primitifs relatifs et absolus de degres petits. D'ou l'inter^et de l'algorithme de Girstmair-Jordan.
Conclusion
Les methodes de calculs de polyn^omes invariants primitifs connus sont intuitifs et donnent souvent des polyn^omes de degres eleves. L'algorithme de K. Girstmair calcule un invariant primitif absolu de degre minimal, mais pas necessairement mini-mal. Une autre facon de calculer des invariants de groupes nis a ete introduite par B. Sturmfels [18] et amelioree et implantee en MAGMA par G. Kemper [13]. Cette methode consiste a calculer des invariants primaires et secondaires d'un groupe ni
H
, qui forment une base de l'anneau des polyn^omesH
-invariants. Malgre la rapi-dite de l'algorithme de G. Kemper qui arrive a calculer une base de l'anneau des polyn^omesH
-invariants en quelques secondes pour le degre 6, cet algorithme n'ar-rive pas a calculer desH
-invariants primitifs directement. En eet, les invariants primaires et secondaires ne sont pas necessairement des invariants primitifs, et il faut faire des tests pour verier que les polyn^omes obtenus sont bien des invariants primitifs. L'algorithme 4.3 presente dans le paragraphe 4, nous donne des invariants dierents et de degre minimal, utilises essentiellement pour la resolution d'equations polynomiales et les calculs de resolvantes dans la theorie de Galois (voir [19] et [15]). Gr^ace a l'algorithme 4.4 que nous avons appele Algorithme de Girstmair-Jordan, et gr^ace a la representation de donnees utilisee, nous calculons tous les polyn^omes invariants primitifs a coecients distincts et de tous les degres possibles. Ce sont des polyn^omes invariants relatifs ou absolus par rapport a des groupes de permutations.References
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