• Aucun résultat trouvé

Veille en PME : la démocratisation illusoire

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Veille en PME : la démocratisation illusoire"

Copied!
70
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: dumas-01697134

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01697134

Submitted on 31 Jan 2018

HAL is a multi-disciplinary open access

archive for the deposit and dissemination of sci-entific research documents, whether they are pub-lished or not. The documents may come from

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de

Veille en PME : la démocratisation illusoire

Sébastien Declercq

To cite this version:

Sébastien Declercq. Veille en PME : la démocratisation illusoire. Sciences de l’information et de la communication. 2012. �dumas-01697134�

(2)

Veille

en

PME

:

la démocratisation illusoire

Sébastien

Declercq

(3)

TABLE DESMATIÈRES 2

Table des matières

I Introduction 5

1 Présentationgénérale 6

2 Présentation duplan 8

II Définition du cadrethéorique 9

3 Cadre théorique:analyse des concepts 10

3.1 Notion d'"entreprise" 10 3.1.1 Introduction 10 3.1.2 L'entreprise :étymologie 10 3.1.3 L'entreprise: définitions 13 3.1.4 L'entreprise : approches 15 3.1.5 L'entrepriseenconclusion 17 3.1.6 Bibliographie 18 3.2 Notionde "PME" 19 3.2.1 Introduction 19 3.2.2 PME :définition 19

3.2.3 PME :quelques chiffres 20

3.2.4 LesPMEenconclusion 21

3.2.5 Bibliographie . 21

3.3 Notionde "systèmed'information" ouSI 23

3.3.1 Introduction 23

3.3.2 SI:définitions 23

3.3.3 Lesdimensions du SI 27

3.3.4 Laplace du SI dans l'entreprise 31

3.3.5 Bibliographie 33

3.4 Notion de "veille" 34

3.4.1 Introduction 34

3.4.2 Veille: définitions 34

3.4.3 Veille :lescomposantes etdémarches 37

(4)

TABLEDESMATIÈRES 3

4 La veilleenPME:définition du cadre 40

4.1 Introduction 40

4.2 'L'entreprisetellequedéfinie dansnotrecadre 40

4.3 Laplace de la veille dans l'entreprise 41

4.4 Conclusion 43

III Veille enPME : la démocratisation illusoire 44

5 Introductiongénérale 45 5.1 Brefhistorique 45 5.2 Dimensiontechnologique 46 5.3 Dimensioninformationnelle 47 5.4 Dimensionsociale 48 5.5 Dimensionorganisationnelle 48 5.6 Structuredu document 49

6 Dimensionorganisationnelle de la veille 50

7 Dimension informationnelle de laveille 53

8 Dimensiontechnologiquede la veille 55

9 Dimensionsociale de laveille 56

10 Conclusiongénérale 57

11 Bibliographie 62

(5)

TABLE DESMATIÈRES 4

Le présentmémoire a été précédé d'unstage de veille de 4mois dans une trèspetite

entreprise(TPE) de consultance. Il s'agit d'une société deservicesengestionde cuisine de collectivités.

La consultance s'adresse à toute collectivité possédant une cuisine, un restaurant

et/ou unsystème de distribution de repas. Elle participe à de multiples missions,allant

de l'auditàlarestructuration, enpassantpar la construction de nouvellescuisines.

Leprojetdeconstitutiond'unprocessusde veilleauseinde la consultancerentredans

lecadre d'une volontéd'élargir laportéedesesservices.Lesystèmede veillemisenplace

apourobjectif d'apporteràla consultance unensemble d'actualitésetdemises à jouren

matièred'hygièneetde sécurité alimentaire.

Pourcefaire, l'ensemble desétapessuggéréesparlanormeexpérimentaleXPX 50-053

relativeàla veilleontétéréalisées,enportantuneattentiontouteparticulièreauxoutils.

L'objectif final de lamissionestdepermettreàl'entreprise de réalisersaveille de façon

autonome.Laqualité des outilsestdonc essentielle, demêmequel'environnement lesen¬

globant.

Unepremièredémarche de documentationaétéréalisée:afin deproposer unsystème

de veilleefficace,ilestimportantd'avoir la possibilité d'analyser la nouvelle information collectée parrapportàla situationantérieure.

Le système deveille mis enplace a fait l'objet de nombreux prototypes, l'entreprise

n'ayantpas suffisamment de moyens pour acquérirun logicielpropriétaire. La solution

finaleretenueconsisteen unassemblage de briques logicielles detypemash-up combinéà un logiciel réalisé enPerl, toujours en coursde

développement1.

Ce dernierconstituera,

àterme,leseul outil de veille de la consultance, afin depallier lesrisquesliésaumash-up.

C'estsurla base de ce stage que s'est décidée l'orientation dumémoire : le travail de

veillespécifiqueauxpetitesetmoyennesentreprisesvautlapeined'être étudié.

1. Lelogicielpeutêtretrouvéenligneetseramis à jourrégulièrement, jusqu'à atteindresaforme défini¬ tive.https://github.com/SebDeclercq/myLawPlatform

(6)

Première

partie

(7)

6

1 Présentation

générale

Depuisplusieursannées

2,

l'étude dessystèmesde veilleetde leurmiseenapplication dans lespetitesetmoyennesentreprises (PME) faitpartiedespréoccupations premières des veilleurs.

De nombreuses études relatives aux systèmes mis enplace, aux méthodologies em¬

ployées ou encore aux outils

utilisés3

ontété effectuées et sontà mêmedeproposer une

premièreétude topologique de la veilleenPME.

L'ensemble de ce corpus a évolué au fil des années, jusqu'à y inclure la notion de

démocratisation de la veille signalant que ses démarches deviennent de plus en plus

simples d'implémentationetd'utilisation.Ces études expliquent fréquemmentcetteévo¬

lution par la démarche de simplification des outils-le développement des technologies

de l'informationet delacommunication (TIC), des systèmes réseaux (TCP/IP,...) etdes

outilsmatériels(amélioration de lapuissancedesprocesseurs

4,...)

commelogiciels-ainsi

que parla réduction des coûts dans leprocessus de conception du

système5.

Il estexactque laplace queprennentles TIC dans lavie quotidienne etprivée, avec l'omniprésencedes ordinateursetdes outils web, rend leur utilisation plus fréquentepar

tout un chacun, si bien que l'emploi des outils informationnels au sein de l'entreprise

gagne enefficacité.

Toutefois,ilestàconstater quesiles compétencesinformationnelles et surtoutinfor¬

matiques se développent manifestement au sein de la population, tout le monde n'est

paspourautantformé à réaliser l'ensemble des démarches exigéesparla veille. Eneffet, lescompétences acquises grâce àl'utilisation quotidienne du webnesuffisentpasà elles seules pourréaliserl'ensembledesdémarchesinduitesparla veille.

Àtraverscemémoire,nousallons démontrerque, austade actuel, la démocratisation

de laveilleestillusoire. Favoriser l'accèsauxoutilsetéléments essentiels d'unsystèmede veille n'enrend pasleprocessusplus simple. Ceci constituenotrepremière hypothèse:

2. Lepremierdocumentque nous avonstrouvélors denosrecherches date de 1989

3. Ilestà noterqueles études relativesauxbesoins de veilledesPMEsontnettementmoinsprésentes 4. Voirloi de Moore

(8)

7

Hypothèse1:

Lesméthodologies de miseenapplication d'unsystèmede veillerestentfortflouespour lesnon-initiés, demêmequeleuraccèsdemeure difficile.

D'autrepart,nousestimonsquesil'accèsauxoutilsnécessaires àlacréationd'unsys¬ tèmede veille sedémocratise, ceciestplus dûàlaprogression croissante des outils libres

et/ouOpen Sourceetnon pasdu fait de leurmaîtriseparla population.

Afortiori, lanotionde démocratisation de la veille laisseàpenser que samiseenplace

auseindel'entreprise tendàsegénéraliser, grâce àla simplification de l'installationetdu

paramétrage des outils. Nous jugeons que ces étapes ne peuvent être réalisées efficace¬ mentsanslaprésenced'un professionnel de l'information.

En parallèle, il nous apparaît que lesnotions de veillene sont pas encore assimilées

parla population. Prétendrequelamise enplace d'unsystèmeefficaceestàlaportéede tousne noussemble paspertinent. Cequinousmène ànotreseconde hypothèse:

Hypothèse2:

Lafacilité d'accèsauxoutils informationnels n'en faitpas la simplicité d'utilisation. De nombreuxfacteurs, techniques comme humains, jouent en la défaveur de cette

approche. Afin de parvenir à la bonne utilisation des logiciels de veille, la présence

d'unspécialisteestrequise.

Ainsi, nousallons aborder le concept de démocratisation de laveille sous le regard

desaspectshumains, méthodologiquesettechnologiquesavecl'objectif de parveniràune

analyse pertinente de la situation de la veilleenpetites etmoyennesentreprises.

Enfin,notredernièrehypothèse stipuleque Hypothèse3:

la veille en PME sera une réalité dans les années à venir. Les outils actuels et les

compétenceshumaines nesontpas encoremâtures, maislaissentà présageruneforte amélioration. Ilestnécessaired'attendre laproduction de solutions plusautonomes et l'entrée de la collaboration dans les mœurs entrepreneuriales, pour quele principese

(9)

8

2 Présentation du

plan

Afin destructurerceprésent mémoire, celui-ciseracomposé :

d'un cadre théorique quipermettra,pour commencer,demieuxcibleretcomprendre les

éléments quiserontconcernés par notre travail. Cettepartie envisage de traiterles

notions

1. d'entreprise, 2. dePME,

3. desystèmed'information (SI) et

4. de veille.

d'un cadre spécifiqueaumémoire dans lequel sera défini le contexte particulier dans

lequel évolueracemémoire.

de l'étude de la veilleenPME quicomprendra le nœud de la réflexion. Les systèmesde

veilleauseindesPMEyseronttraitésspécifiquementainsiqueleur possible implé-mentationetmaîtrise.

(10)

Deuxième

partie

(11)

10

3 Cadre

théorique

:

analyse des

concepts

3.1 Notiond'"entreprise"

3.1.1 Introduction

La mise en application d'un système de veille au sein d'une entreprise revêt des as¬

pects rarement analysés lors de l'étude théorique de la notion de veille. De nombreux facteurs,externesouinternes àl'entreprise, entrentencompte etontdes incidences rela¬

tivementimportantessurlanaturede la veilleetsur sastructure.

Afin depermettreuneanalysepertinenteetperformante de l'intégration d'unproces¬

sus deveille, il estdès lors important d'analyser enprofondeur quels sontles éléments

constitutifsetles caractéristiques intrinsèquesde l'organisationpour laquelle la surveil¬ lance estmise enplace.

Les caractéristiques des entreprises sont diverses et variées, sans même prendre en

compteleur(s) secteur(s) d'activités. Ilestdonc essentiel deproposer unetypologie, capa¬ ble d'établirunepremièreclassification.

Nousnousintéresseronstoutd'abordauxdifférentes définitionsexistantesduconcept

d'"entreprise",cequinouspermettra d'identifierde façon plus précise lesnotions quien forment la base. Ensuite, différentes approches de l'entreprise seront détaillées, afin de mettre enévidenceles éléments constitutifs duconceptd'"entreprise".

3.1.2 L'entreprise :étymologie

Afin de cibler le concept d'entreprise, il estintéressant de se pencher sur son éty¬

mologie. Cette dernière meteffectivementen évidence, dès les origines du concept, que lanotiond'entrepriseestpolysémiqueetcouvreplusieurssenscomplémentaires.

Les notionsd'étymologieetles définitionssonttiréesde:

1. MAQUET,Charles.Dictionnaireanalogique:répertoiremodernedesmotsparles

idées, des idéesparlesmots.Paris:Larousse, 1971.591p.

2. ROBERT, Paul. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Paris : LeRobert, 1972.1969p.

3. Wiktionnaire,le dictionnaire libre.Entreprise [enligne]. Dernièreconsultation le 19

(12)

3.1 Notion d"'entreprise" 11

-Entreprendre

La notion mêmed'entreprise est issue du verbe entreprendre, qui recouvre les sens suivants :

Commencer,semettreà: la définition première du verbe est d'initier quelque

chose; onpeutfacilement effectuerunparallèle aveclanotiond'entreprise en

tantqu'organisation, quicommence unprojetde commercialisation;

Essayer,tenter,courirunrisque: à nouveau, la transposition vers la notion qui

nous intéresse est relativement simple : en commençant un projet, en créant

sa société,l'entrepreneur va tenter de se distinguer, touten courantle risque

derencontrerl'échec;

Sechargerd'une affaire: s'engager dans, mettre la main à, s'embarquer dans; on

retrouveicilesensd'entrepriseentantqu'action.

Ainsi, une définition plus complète de la notion d'entreprendre peut être énoncée

commesuit:

"Entreprendre une action correspond à l'initialisation d'un projet. La volonté d'entreprendre impliqueunengagement,accompagnéd'une prise de risque. En¬ treprendre équivaut àselancer dansuneactionsansgarantiede résultat."

(13)

3.1 Notiond'"entreprise" 12

-Entreprise

Termedécoulantnaturellement duverbe,l'entreprisepeutêtredéfinie selon plusieurs

sens,chacundécoulant l'un de l'autreetétantapparu aufil desannées.

- Premier

sens (àpartir de 1220)

Dessein,projet: ce qu'on se propose d'entreprendre; une entreprise n'existe donc que surbase d'une volonté d'action;

Action,ouvrage,travail: qui implique la réalisation de quelque chose de con¬

cret.

Initialement,l'entrepriseestdonc

"un élément concret, nécessitant une action, la réalisation d'un projet. L'en¬ trepriseestunenotion relative àla pro-activité. "

- Évolution

dusens

Au fil des années, les aspects comprisparle termeentreprise ontévolué, jusqu'à

atteindre leurs sensactuels :

Opération decommerce (à partir de 1699) estle fait de s'engager à fournir son

travail dans des conditions données. Enparallèle, l'entrepreneur devient la

personnequi se charge del'exécution d'un travail. L'entrepriserentre petit à petit,aveccesecondsens,dans lecontexte du monde desaffaires;

Organisationcommerciale (à partir de 1798) ici,leconceptrejointenfinsonsens actuel.Uneentrepriseestune"organisation de production debiensoude services à caractères commercial"6.L'entreprise devientun commerce, un établissement,

une industrie. L'entrepreneur, quant à lui, devient "toutepersonne qui dirige uneentreprisepour son propre compte etquimet en œuvreles divers facteurs de la

productionen vuede vendredes produitsoudes

services"1.

L'entrepriseestdonc, àproprementparler,

"Uneorganisation à but commercial,proposantdes biens oudesservices. L'en¬

trepriseestcrééesurbase d'un projet d'affaires etsecaractérisepar son ancrage dans le concret,dansuncontexteoùl'actionprime".

6. ROBERT, Paul.Op.cit.

(14)

3.1 Notion d'"entreprise" 13

3.1.3 L'entreprise :définitions

Puisqueles notionsétymologiquesduterme ontété misesenévidence, ilestnécessaire

de définirl'entreprise dans sesdifférentes acceptions actuelles, i.e. lesaspectsjuridiques,

managériauxetéconomiques quisont recouvertsparleconcept.

Une des définitions les plus citées dans le monde francophone à l'heure actuelle est

celle de BRESSY, G.etKONKUYT, C.8.Cesauteursnous disentque :

"L'entrepriseestuncentrede décision économique (une entité), disposant deressources

(humaines, matérielles, incorporellesetfinancières) qu'ellegèreen vuedeproduireet

de vendre demanièrerentable des bienset/ou des services"

Dans cette définition, nousretrouvons les principaux aspects que recouvrelanotion

d'entreprise:

sanature l'entreprise rentre dans un contexte économique et intervient donc dans dif¬

férentsmarchés, tels quele marché du travail-oùl'entrepriserecrutedes employés

etpasse des contrats avec des clients -, le marché des bienset servicesintermédi¬

aires-quioffre àl'entreprise les élémentsnécessaires à sonbon fonctionnement

-ou encorele marché descapitaux.

sesressources l'entreprise est constituée d'un ensemble d'éléments qui lui permettent

d'atteindresesobjectifs de production. Nous reviendronssurles différentstypes de ressourcesetleurplace dans l'entrepriseun peuplus loin.

safinalité l'entreprise estcrééeavecl'objectif de parveniràunerentabilité. Pource faire,

elle doit proposer des biens ou des services à ses clients. On remarquera que la

définition utilisée ici ne mentionne pas le besoin de faire du profit : ceci se justi¬

fie parle faitquecertainstypesd'entreprise (A.S.B.L.) n'ontpas cetobjectif. Toute¬ fois, BRESSY, G. etKONKUYT, C.précisentqueles entreprisessont "le plussouvent

tournéesversleprofit".

(15)

3.1 Notiond.'"entreprise" 14

Une autredéfinition essentiellepeut être tiréede larecommandation de l'Union Eu¬

ropéenne2003/361/CEconcernantla définition des

entreprises9.

"Est considéréecommeentreprisetouteentité,indépendamment desaforme juridique,

exerçant uneactivité économique. Sont notamment considérées comme telles les en¬ tités exerçantuneactivitéartisanaleou d'autres activités à titreindividuel oufamil¬

ial, les sociétésdepersonnes oules associations quiexercentrégulièrementuneactivité

économique"

L'entrepriseesticiapprochée selonunangle plus restreintque dans le casprécédent.

Elle estreprésentée uniquementselon sa nature économique. Il est toutefois intéressant

denoter que l'entreprise estànouveauconsidérée comme un ensemble ("toute entité") : onpeut doncenconclure quel'entreprise estuneorganisation composée d'éléments dis¬

tincts maisquitravaillentensynergieafin d'atteindreunbutcommun.

Nousretrouvonscettenotiondans lamonographie de BRESSY, G.etKONKUYT,

C.10

:

L'entreprise est un "ensemble hétérogène de sous-groupes et d'individus dont les

qualifications, les cultures et lesfinalités sont diverses. Mais, tous les membres de l'entrepriseconcourent, du fait de leur travail salarié,à la réalisationd'objectifscom¬

muns déterminés par la direction (...) Ce groupedéveloppe et partage une certaine

culture"

D'autres définitionsproposentcertaines variantes, maisn'apportentpasd'éléments nou¬

veauxàceuxdéjàexposés.Nouspouvonstoutefoisciter :

l'INSEE "L'entrepriseestla plus petitecombinaison d'unités légalesqui constitue uneunité

or-ganisationnelle de production de biensetde services jouissantd'une certaineautonomie de

décision,notammentpourl'affectation deses ressources

courantes"11

leLarousse "Affaire agricole, commercialeou industrielle, dirigéepar une personne moraleou

physique privéeen vuedeproduire des biensouservices pourle marché; unité économique

de

production"12

SergeBraudo "il s'agit d'une structure publique ou privée sous laquelle s'exerce une activité

économiqueenutilisantunpersonnel, des locauxetdes équipements

appropriés"13

9. Unioneuropéenne.Recommandation de la commissiondu 6mai2003 concernantla définition des

micro,petitesetmoyennesentreprises. InJournal officiel del'Union européenne(20/05/2003).6p.

10. Op.cit. (p.2)

11. InstitutNationalde lastatistique etdes études économiques. Entreprise:définition(en ligne)

12. Larousse.Entreprise(en ligne)

(16)

3.1 Notionà'"entreprise" 15

3.1.4 L'entreprise :approches

Bien que la définition du concept d'"entreprise" soit relativementaisée, la façon de

l'approcher, l'angle d'attaque à suivre pour en analyserla structure,a detout temps oc¬

casionnédesdivergences depointsdevue.Plusieurs écolessesontdéveloppées, chacune

s'axantsurdesdémarches d'analysedifférentes, allant de la rationnàlisationausystèmeso¬

cial.

Ces différentes approches ontconstitué unimpressionnantcorpus d'études relatives

àla nature,lacompositionou encorelefonctionnement de l'entreprise.

Définir le concept nepermet donc pas d'identifier pleinement les enjeux relatifsà la

notion. Il est important de se pencher sur les différentes tentatives d'approche afin de

mieuxisoler,etdoncpercevoir, cequ'estune

entreprise14.

Lapremièreapproche apparue,etsansdoute la plusconnue, estla définition de l'en¬

treprise comme une organisation rationnelle. Dans ce contexte, le travail est organisé

de façon scientifique. Cette structuration tend à séparer toutes les tâches de manière à

les rendre indépendantes les unes des autreset, de ce fait, accroîtrela productivité etla rentabilitéde l'entreprise. En maximisant les gains, le développement de l'entrepriseest facilité.

Entenantcomptedecetteapproche,le travail devient toutefois mécanique,répétitifet

délaisselesemployés quinesontplusquedesrouages, aumême titrequeles équipements deproduction.

Toutefois, l'école classique nous montre ici que la dimension productive de l'en¬

treprisepeutêtreperçue commel'élémentnécessaireàsasurvie.

Une deuxième approche est celleproposéeparles chercheurs en micro-économie. Ces

derniers ne considèrentplus l'entreprise comme un ensemble d'éléments constitutifs

-humains,financiers, matériels-maiscomme untout: uneboîte noire.

Dansleursens, cequise passeàl'intérieur de l'entreprise n'estpasperceptible;seules lesréactionsvisibles del'extérieurpermettentde comprendre le fonctionnement de l'en¬

treprise. Celle-ci est sujette aux impulsions de son environnement, qu'il s'agisse de la concurrence,desopportunitésouencoredusystèmetarifaire.

L'entrepriseestdèslorsperçuecomme une entitémonolithiqueetautonome.

L'avantage de cette approche est que l'étude des entreprises peutse généraliser : il n'estplus nécessaire de prendreencomptelesévénementsintérnes.Toutefois,l'approche

14. Ilestà noterque,compte tenude la diversitédesapprochesetde laquantiténonnégligeable d'études

(17)

3.1 Notiond'"entreprise" 16

micro-économique pâtitde nombreux écueils,enomettantla dimension humaine de l'en¬ treprise.

Une troisième approcheestcelle proposéeparl'école desbehavioristes. Ces derniers considèrentl'entreprisecomme uneorganisation,unensemble d'élémentsauxintérêtsvar¬

iésqu'il faut concilierafin depermettreàl'entreprise de fonctionner.

Lesdifférents services internes àl'entreprise n'ontpas touslamême fonctionetleurs

modes de fonctionnementdiffèrent. Cecipeut générerdes conflitsetrisquent de nuireà

laproductivité de l'entreprise.

Il est donc nécessaire de combiner ces services, de manière à concrétiser l'objectif de

l'entreprise,l'objectifcommun.

Pourlesbehavioristes,les décisionsprisesauseinde l'entreprisesont"le résultat d'ar¬ bitrageetde

négociations"15.

La dimension humaine est donc ici revalorisée et constitue l'élément principal de

l'entreprise. Onremarquetoutefois que, dans cette approche, seuls lesaspects internes à l'entreprisesontprisencompte.

Unedernière approche intéressante dans le cadre decemémoireestcelle abordéepar

lessciences humaines.Ici,l'entreprise estconsidérée comme unsystème social : elleest avant tout "composée d'êtres sociaux dont la psychologie influence fortement

l'efficacité"16

de l'entreprise.

Ilestdonc essentiel de maîtriser les relationsinterpersonnellesauseinde l'entreprise, afindeparvenir àlaréalisation du butcommun.L'entreprisene serésumeplus seulement

àsesfacteurs économiquesmaisenglobe également l'aspect socialet,defacto, lesattentes

etbesoinsdesesemployés.

Letravailenentreprisedevient participatif.

En matière d'exemple, nous pouvons mettre en évidence les travaux d'Elton Mayo

qui, àtraversl'étude d'uneentreprise, afaitémergerce quel'on appelle l'effet Hawthorne.

Celui-ci détermine que le salaire seul ne motive pas les employés; la reconnaissance

sociale toutcomme les relations interpersonnelles influentsur laproductivité de l'en¬

treprise.

15. BRESSY, G., KONKUYT, C.Op. cit.

(18)

3.1 Notiond'"entreprise" 17

3.1.5 L'entreprise enconclusion

Enconclusion,nous avonspuobserverquelanotiond'entreprisenepeutêtreréduite

àunesimple définition.

D'une part, les sens induits par l'étymologie du terme impliquent une polysémie

lourde de sens : l'entreprise ne se résume pas au simple aspect de "firme", maisbien à

unensemble denotions allant de la volonté d'actionàl'organisation commerciale. Cette

diversité de sensmiseenévidenceserecoupetoutefoisetmène àun sens commun, celui

del'entrepriseentantque

"organisation à but commercial, ancrée dans le monde économique. L'entreprise se

construitautourd'unprojet d'affaires, généralement risqué, nécessitant la participa¬

tiondetoussesmembresafin de le réaliser. "

D'autrepart, ilest apparu que l'entreprisepeut être caractérisée par sa nature-élé¬

mentinduit danssesacceptionsinitiales

-mais aussipar ses ressourcesetsafinalité.

L'entrepriseesteneffet complexe:ellene serésumepasuniquementsousforme d'une

entité,mais àunensemble d'éléments constitutifs.Ses qualités,ses objectifs, ses moyens,

sesemployés,etc.enforment lecœur.Lanature économiquede l'entrepriseestaccompa¬

gnéed'aspects sociaux, managériauxetprospectifs.

Enfin,nous avons également remarqué que les approches théoriques de l'entreprise

sontvariéesetapportent, toutes,des élémentsàexplorer.

Seloncertains,l'entrepriseserésumeautravail effectué;pourd'autres,auxaspectsso¬

ciaux internes.Ilestessentiel de combinercesdeuxaspects

pourparvenir àunereprésen¬

(19)

3.1 Notiond"'entreprise" 18

3.1.6 Bibliographie

1. BRAUDO, Serge. Dictionnaire du droit privé : définition de entreprise (enligne). Dernièreconsultation le 19août2012. <URL:http ://www.dictionnaire-juridique.com/-definition/entreprise.php >

2. BRESSY, Gilles, KONKUYT, Christian. Management et économie des entreprises.

2eédition.Paris :Dalloz, 2008.475p. ISBN 978-2-247-07934-6

3. CORIAT, Benjamin, WEINSTEIN, Olivier. Les nouvelles théories de l'entreprise.

Paris :Librairiegénérale de France, 1995.220p. ISBN 2-253-90519-4

4. DRANCOURT,Michel.Leçond'histoiresurl'Entreprise de l'Antiquitéànosjours. Paris :PUF, 2002.336p.

5. InstitutNational de lastatistiqueetdes études économiques. Entreprise:définition

(enligne). Dernière consultation le 19août2012. <URL :http

://www.insee.fr/fr/-methodes/default.asp?page=definitions/entreprise.htm >

6. Larousse. Entreprise (en ligne). Dernière consultation le 19 août 2012. <URL :

http ://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/entreprise/30069>

7. MAQUET,Charles.Dictionnaireanalogique :répertoire moderne desmotsparles

idées, des idéespar lesmots.Paris: Larousse, 1971. 591p.

8. ROBERT, Paul. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française.

Paris: LeRobert,1972.1969p.

9. Unioneuropéenne.Recommandation de la commission du6 mai2003 concernant la définition desmicro,petiteset moyennes entreprises.In Journal officiel de l'U¬

nioneuropéenne (20/05/2003).6p.2003/361/CE

10. Wikipedia, l'encyclopédie libre. Entreprise [en ligne]. Dernière consultation le 19

août2012. <URL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise >

11. Wiktionnaire, le dictionnaire libre. Entreprise [en ligne]. Dernière consultation le 19 août2012. <URL: http ://fr.wiktionary.org/wiki/entreprise >

(20)

3.2 Notionde "PME" 19

3.2 Notionde "PME"

3.2.1 Introduction

Typeparticulier d'entreprise,les PMEsontau cœurdecemémoire. Ilestdoncnéces¬

saire, après avoir défini globalement le concept, de se pencher plus avant surles carac¬

téristiquesetspécificitéspropres auxpetitesetmoyennesentreprises.

Ces caractéristiques seront détaillées dans la présente partie. Elles nous serviront à décrire defaçonpluspréciselecadre decetravail.

3.2.2 PME:définition

Contraitement àcelle de lanotiond,//entreprise", la définition de la PME fait consen¬

sus.Leformalismeapportéparla recommandation

2003/361/CE17

et,afortiori, l'article8

decelle-ci18 facilite l'accord tacitesurlesprincipes suivants (article 2):

DÉFINITIONDESMICRO, PETITESETMOYENNESENTREPRISES

ADOPTÉEPARLACOMMISSION Article2

Effectifetseuils financiers définissant lescatégoriesd'entreprises

1. La catégorie des micro, petites et moyennes entreprises (PME) est con¬ stituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 50millions d'euros oudont le total du bilan annuel n'excède pas43 millions d'euros.

2. Dansla catégoriedes PME, une petite entreprise est définiecomme une

entreprise quioccupemoins de 50personnes etdont le chiffre d'affaires

annueloule total du bilan annuel n'excède pas10millions d'euros.

3. Dansla catégoriedes PME, une microentreprise est définie comme une

entreprise quioccupe moins de 10personnes etdont le chiffre d'affaires

annueloule total dubilan annuel n'excède pas2millions d'euros.

17. Op. cit.

18. "Touteréglementation communautaireoutoutprogramme communautaire qui seraientmodifiésouadoptéset

feraient mention des termes «PME», «microentreprise», «petite entreprise»ou «moyenneentreprise», ou de termes

(21)

3.2 Notionde "PME" 20

Une PMEsedéfinit donc selontrois critères :

le nombre d'employés unePME estdoncune entrepriseemployantmoinsde250person¬

nes. Les PME sont toutefois une catégorie subdivisée en plus petites unités, dont

voiciuntableaurécapitulatif :

Micro-entreprise 0 à 9employés

Trèspetite entreprise (TPE) 0à 19employés Petiteentreprise(PE) 20 à 49employés

Moyenne entreprise (ME) 50à249 employés

le chiffre d'affaires annuel quidans le cadre d'une PMEau sensgénéral duterme,n'ex¬

cède pas50millions d'eurospar an.

le total du bilan annuel quiau sensglobal n'excèdepas43millions d'eurospar an. Ilestànoterqueles points 2 et3sontdes critèresau

choix19.

3.2.3 PME : quelques chiffres

Selon le rapport rédigé en 2011 par ECORYS pour la Direction Générale (DG) En¬

treprisede la Commission européenne

20,

les PME sonten Europe

21

au nombre approxi¬ matif de 20,8millions, dont 19,2 millions demicro-entreprises. Ces dernièresreprésentent 92,1% dusecteur économique européen.

L'ensemble des PME européennes représententplus des deux tiers des opportunités

d'emploi, avec près de 87,5 millions de postes. Elles forment "le noyau de l'économie eu¬

ropéenne"22,

commele démontre le tableausuivant

Table 2.1 Number ofenterprises, employment andgrossvalue added in EU-27, by size class,

2010(estimâtes)

■HHJHi ESHBBI SMEs Large Total

Enterprises | Number |19,198,539 1,378,401 219,252 20,796,192 43,034 20,839,226 % 92.1 6.6 1.1 99.8 0.2 100 [Employment • | Number 38,905,519 26,605,166 21,9SO,107 |87,460,792 43,257,098 | 130,717.890 % 29.8 20.4 16.8 ! 66.9 33.1 1 100

iGrossvalue added ;

EUR Millions |1,293.391 1,132,202 1,067,38? 3,492,979 2,485,457 j5,978,436

% |21.6 18.9 17.9 58.4 41.6 | 100 Source: Eurostat/National Statistics OfficesofMemberStates/Cambridge Econometrics/Ecorys

19. Eurostat. Petitesetmoyennesentreprises(en ligne). Dernière consultation le21 août 2012

20. ECORYS. Are EU SMEsrecoveringfromthe crisis ? Annual reportonEUsmall and médiumsized

enterprises2010/2011.

21. Europedite "des 27" 22. Traduction del'auteur

(22)

3.2 Notionde "PME" 21

3.2.4 LesPME enconclusion

Les PME forment donc un terrainprofessionnel large etfoisonnant. Du fait de leur

grand nombre, il s'agit d'untype d'entreprises quiméritequel'on s'y intéresse. En effet,

même sicespetitesetmoyennesentreprisescouvrentunvasteensemble desecteursd'activ¬

ités,ellesseregroupentsousdes aspectssimilaires, relatifsàleurnaturemême.

Il est à noter que, bien que la définition économique de la PME inclue des notions

relatives au chiffre d'affaires et aux bilans annuels, nous nous intéresserons essentielle¬

mentaunombred'employés, dansle cadre decemémoire.Même sil'aspect financier des

PMEinterviendra de façon épisodique, ces deux dernierspoints relatifsà la finance- le chiffre d'affairescommelebilanannuel-sonttropspécifiques

auxdomaines économique

etmanagérial. Leur place dans uncontexte d'information documentaireestrelativement

peupertinente.

3.2.5 Bibliographie

1. DGEnterpriseand Industry (European Commission). Small and medium-sized

en-terprises (SMEs) :the observatory ofEuropean SMEs [en ligne].Dernière consul¬

tationle21 août2012. <URL:http ://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-figures~analysis/sine~observato.ry/index_en.htm>

2. DGEnterpriseand Industry (European Commission). Small and medium-sized

en-terprises (SMEs) : SME performance review [en ligne]. Dernière consultation le

21 août2012. <URL : http

://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-figures-analysis/performance-review/index_en.htm>

3. DGEnterpriseandIndustry(European Commission). Small and medium-sized

en-terprises(SMEs):whatisanSME ? [en ligne]. Dernière consultation le21 août 2012.

<URL : http

://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-figures-analysis/sme-definition/index_en..htm >

4. ECORYS. Are EU SMEs recovering from the crisis? Annual report on EU small

and médium sized enterprises 2010/2011 [PDF en ligne]. Dernière consultation

le 21 août 2012. 58p. <URL : http

://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-

figures-analysis/performance-review/ffles/supporting-documents/201Û-2011/annual-report_en.pdf>

5. EuropeanCommission. European small business portai [en ligne]. Dernière consul¬ tationle 21 août 2012. <URL : http ://ec.europa.eu/small-business/index_en.htm

>

6. European Commission. EU SMEpolicy[en ligne]. Dernière consultation le21 août

2012. <URL:http://ec.europa.eu/small-business/policy-statistics/policy/index_en.htm

(23)

3.2 Notion de "PME" 22

7. Eurostat. Petites et moyennes entreprises [en ligne]. Dernière consultation le 21

août2012. <URL:http

://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/european_-business/special_sbs_topics / small_medium_sized_enterprises_SMEs >

8. Unioneuropéenne.Recommandation de la commission du6mai2003concernant

ladéfinitiondes micro,petites etmoyennesentreprises. In Journal officiel de l'U¬ nioneuropéenne (20/05/2003).6p.2003/361/CE

(24)

3.3 Notionde"systèmed'information"ouSI 23

3.3 Notion de "système

d'information"

ou SI

3.3.1 Introduction

Définir le concept de systèmed'information nécessite de prendre en compte de nom¬

breuxfacteurs,qu'ilssoienthumains,techniques, technologiquesou encore

organisation-nels. Ceci explique la grande variétéd'approches face au concept.Ainsi, ilestnécessaire decompulser les différentes définitionsexistantes, afin detenterdepercevoirle concept

danssonensemble.

Quiplusest,avecla progressionconstantedunumérique etl'évolution des technologies

del'informationetde la communication (TIC), ilestànoterquela notion de SIvariefréquem¬

ment. De ce fait lesperceptions que Tonpeutenavoir sontenconstantemutation, bien

qu'il soit possible d'en isoler des principes "immuables".

Nous allonstentertoutefoisdemettreenévidenceunedéfinitiongénérale.

Dèslors,nous nousintéresserons àla définition même du SI,ainsi que ses éléments

constitutifs. Nous nous pencherons ensuite sur une approche dimensionnelle du SI,

avantdenoustournerverssaplace dans l'entreprise.

3.3.2 SI :définitions

Le conceptde système d'informationpeutêtre englobésous divers angles, allant de

l'aspect technique à l'aspect humain. Chacune de ces approches tend à définir un même concept etleur combinaisonpermetd'appréhenderaumieuxsestenants etaboutissants.

Commençonsparla définitionsuivante

23

:

"Lessystèmes d'information (SI) saisissentet conservent desdonnées qu'ils traitent demanière àproduire desrapportsutilesetpertinents;ils soutiennentparailleurs les activités institutionnellesensanctionnant certains processus déterminésetenconsti¬

tuantunepistede vérification"

Dans le sens de cette première définition,on note que le système d'information est

un système axé surles données : l'objectif du SI, dans ce contexte est donc de constituer

unensemble cohérent de données afin d'en extraireles informations essentielles aubon

pilotage stratégiquede l'entreprise. Le SI s'intègre dans les fonctionssupports

24

de l'in¬

stitution,entantqu'outiltransverse. L'élément essentiel decette définitionestsonorien¬

tationparticulièresurles données.

23. BRANIFF, L., FAZ, X. Systèmesd'information: unmanuel pratiquepourl'exploitation de systèmes

d'information dansuneinstitutionde microfinance(enligne). 2011.p.2

(25)

3.3 Notionde "systèmed'information"ouSI 24

Une autredéfinitionrelativeauSIpeutêtre

celle-ci25

:

Unsystème d'information(SI) est "un ensemble organisé-organiséau sens de

système demanagement (procédures,processus etmoyenshumains, etc.) as¬

surantla gestion du système-d'éléments -les éléments incluent, en plus de

l'informatique, les réseaux etles télécommunications -participant àla gestion,

au stockage, au traitement, au transport, à la dématérialisation et à la diffusion de

l'informationauseind'une organisation"

Danscetteapproche,cesont avant toutles éléments constitutifs duSI qui définissent

sa nature. Le système d'information estperçuicicomme un outil englobant différentes

tâches, allant du managementlui-même à l'utilisation de l'information gérée. Le système

d'informationestdécritcomme unensemble alliant moyenshumains,moyenstechniques

etprocessusde travail.

Onremarque d'autrepart une grande différence avec la première définition : l'anal¬

yse du SI ne porte plus sur des données, mais bien sur des informations. Cette distinc¬

tion estimportante : le fait de gérer desinformations induit la nécessité d'uneinterven¬

tionhumaine danssontraitement. Eneffet,contrairementauxdonnées, qui peuventêtre

analysées de façonautomatique-notammentgrâce aux techniques de data mining-,les

informations relèvent d'un contexteplus complexe. Danscette définition,lanotion d'in¬

formation tient compte d'éléments liés à la connaissance. Le contexte humain est donc

bienmisaupremierplan.

Dansla définition de IACOLAREetBAUDRY,onretrouvedeuxautresgrandsaxes :

l'axetechnique : un systèmed'information est avant tout un système informatique. Il est doncconstituéde matérieletdelogicieletreposedésormais surdes principes tech¬

niquesde communication (réseaux, télécommunications);

l'axe managérial : le SIrepose surdesmoyens techniques (cf. supra) mais aussi humains

dontil faut tenir compte afin de parvenir à sa bonne gestion. Il estnécessaire de

prendreencompteces aspectscombinés.

Ainsi,lesystème d'informationsecaractérisepar seséléments constitutifs-humains

comme techniques/technicologiques - et ses objectifs institutionnels. Nous retrouvons

(26)

3.3 Notionde "systèmed'information"ouSI 25

cetteapproche dans unetroisièmedéfinition

26

:

Unsystèmed'informationestY"ensembledesmoyens,desmodèlesetdesméthodes,

destinésàassurer,dansuneorganisation, le stockage,letraitementetla circulation des

données, informationsetconnaissancesdans le but d'aider à prendre des décisions".

Cette définitioncomplète la précédenteen yajoutantla dimension décisionnelle. Le

systèmeprendun sensplus important :ilnes'agitplus d'un "simple" outil de gestion de l'informationmaisbiend'un outil d'aide à la décision.

Àlalumière decette définition,onremarque que lesystèmed'information d'uneen¬

trepriserecouvre donc desaspectsnon seulement managériaux,mais aussi stratégiques.

LeSI sert àpercevoir l'environnementde l'entreprise, de même que sesfluxinternes. Il

entredansuncontextedegestion d'entreprise. Lesystèmed'informationest,dans lesens decettedéfinition,unoutil vitalàl'entreprise, luipermettantd'atteindre des objectifs dé¬

cisionnels.

Qui plus est, la distinctionque l'on retrouvait entreles deux premières définitions

-donnéesversusinformations-estabolie. Ces deuxconceptionssontdésormaiscombinées.

La notiondeconnaissancesfaitquantàelle sonapparition. Le SI participe àla gestion

-de la collecte au traitement -de l'ensemble des éléments informationnels présents, que

l'onpeutdéfinircommesuit :

données "descriptions élémentaires,souventcodées, d'une réalité"

27

information "élément ou système pouvant être transmis parun signal ou unecombinaison de

signaux; cequiesttransmis(objetdeconnaissance,demémoire)"

28

connaissances "appropriationetinterprétationdes informationsparles

hommes"29

Ladéfinition deTHÉVENOT,J.prend donc encomptele cheminement réflexif allant

de la donnéeà laconnaissance tel quemis enévidenceparles étudesenknowledgeman¬

agement.

26. THÉVENOT,J.(dir.).Master:systèmesd'information. 2011.p.27 27. Wikipédia.Donnée(enligne)

28. Robert,Paul.Op. cit.

(27)

3.3 Notion de "systèmed'information"ou SI 26

Noustermineronsnotre tourd'horizon des définitionsexistantesparcelle deREIX, R.

etROWE,F.30 quisembleêtrela plus complète. Pourcesauteurs,

"Unsystèmed'informationestunensemble organisé deressources :matériel, logi¬

ciel,personnel, donnée, procédure,...permettant d'acquérir, de traiter, de stocker des informations (sousforme de données,textes,images, sons,...)danset entredesorgan¬ isations.

(...)

Unsystèmed'informationestunensemblefinalisé, construitàpartirde différentes

ressourcesetsusceptibled'êtredéfiniàdifférentsniveaux, mêmes'ilafinalementtou¬ joursuncaractèresinonorganisationnel, du moins social.

(...)

Un système d'information est un système d'acteurs sociaux qui mémorisent et

transforment des représentations via des technologies de l'information et des modes opératoires."

Nousretrouvonsicil'ensemble des dimensions observéesprécédemment. Tout d'abord,

la dimension technico-technologique, avec l'importance des éléments matériels et logi¬

ciels, qui ancre le système d'information dans le domaine informatique. Ensuite, la di¬

mensionmanagériale et décisionnelle, avec la mise en évidence des procédures etdonc

des modèles etméthodes inhérents aubon fonctionnement du SI. La dimension sociale

entreelleaussi enligne de compte,enmettantl'accentsurl'importance de l'intervention

humaine dans le processus de gestion. Enfin, la dimension informationnelledusystème

estmiseenévidenceaveclaprésencedes notions de donnéesetd'informations.

(28)

3.3 Notion de"systèmed'information"ouSI 27

3.3.3 Lesdimensions duSI

Lesdifférentes définitionsénoncéesdémontrent quele systèmed'informationestun sys¬ tème complexe. En effet, ilne s'intéressepas uniquementàl'informationetà sa gestion,

mais regroupe un ensemble de considérations spécifiques, aussibien techniques qu'hu¬

maines.

Dansl'ouvrage Systèmes d'information et management des organisations, ne sont

retenuesquetroisdimensions :

1. la dimension informationnelle,

2. la dimension technologiqueet

3. la dimensionorganisationnelle.

Nouspouvons ajouter une quatrième,la dimension sociale que la monographie de

IACO-LARE,V.etBAUDRY, R faitémerger.

-Dimensioninformationnelle

La dimension informationnelle recouvre l'ensemble des données, informations et

connaissances gérées par le système d'information. Cette dimension prend en

compteles notions de collecte etdetraitement.

L'objectif principal de la dimension informationnelle estdemettre enévidence les

facteurs clefs perçus à travers les données véhiculées au sein de l'entreprise. Elle

analyse celle-cisous unregard particulier, avecla finalité d'étudier etde mettreen

exerguelesdifférentes représentationsquel'onpeuttirerdecesdonnées.

Ces représentations peuvent être définies comme "une image du monde réel : cette

imageestcomposéede signauxpouvantêtreperçus par nos

sens"31.

Elle estdès lorscar¬ actériséepar sanaturephysique.

Étant

perceptibles, lesreprésentations présentent

des élémentsconcretsillustrant desnotionsabstraites. Ellesrépondentàunobjectif deconcrétisation, "elles sontcrééesdansuneintention d'utilisation"32.

La place de la dimension informationnelle dans le SI est primordiale. Sans sa

présence,il n'est effectivementpaspossible d'envisager l'exploitation des données collectées.

31. REIX, R.(dir.).Op. cit.p.9

(29)

3.3 Notionde"systèmed'information"ouSI 28

Lesobjectifs finaux de la dimension informationnelle dans le SI sontdeparvenir

àconstituerdesreprésentations pertinentessurbase desconnaissances engrangées, afin d'en extraire "ce quiestappropriéà uneaction". Pour cefaire, il estessentiel de

parvenir àendégager l'essence età réduirele bruit informationnel.

- Dimension

technologique

Ladimension technologique englobe l'ensemble des éléments techniques utilisés

dans lamiseenapplication dusystèmed'information. Onyretrouvelescomposants

informatiques - de type hardware comme software - mais ces derniers n'en con¬ stituentpas la globalité. En effet, il faut introduire dans le schéma de la dimension

technologique l'intervention humaine:cesderniers utilisent les outils informatiques

pourproduire des données etde l'information.

La dimension technologique ne se résume pas au parc informatique et au service

informatique (ICT) de l'entreprise. Ceux-ci jouent, certes, ungrand rôle dans cette approche dimensionnelle,mais n'en constituentpas le cœur, comme le mentionne

la deuxième définitionprésentée, stipulant que le SI est un ensemble organisé de

moyens ("processus et moyens humains") assurantla gestion du système ("informa¬ tique, réseauxet télécommunications"). Ainsi, la dimension technologique inclutune

partde la dimension sociale dans sadéfinition.

Les TIC forment bien l'ossature de la dimensiontechnologique commeannoncé,

maisnepeuventfonctionnerseules. Ellessontàla base des difficultés deperception

liéesausystèmed'information:leurnaturechangeante rend leurappropriation sipas

ardue,àtoutlemoinscomplexe;ilestutile de rappeler qu'elles n'entrentencompte

quedansuneseule desquatredimensionsconstitutives du système d'information. Ainsi, la dimension technologique est vraisemblablement la plus difficile à ap¬

préhenderpourlesnon-professionnels de l'information. Ilrestetoutefoisnécessaire

de pallier ceproblème de compréhension en proposant une définition globale du

SIsans oublier d'associer à la dimensiontechnologique les dimension sociale, hu¬

Références

Documents relatifs

Notre étude a été réalisée sur les eaux usées de la soitex de Sebdou qui portent une valeur de turbidité important égale à 538 NTU. On a fait une décantation de cette eau et on

le constat que, selon les directions des milieux de garde en petite enfance, les pratiques les plus fréquemment réalisées au cours du processus de transition scolaire

In this paper, EISCAT/ESR radar data and in situ FAST and POLAR satellite observations have coordinately been ana- lyzed to investigate positive ionospheric storm effects in the

Cela est possible parce que l’assistant connait bien le projet artistique, mais également parce qu’il est engagé et payé pour.[…] Assumée par l’assistant, la répétition se

Remarque: Si vous utilisez la fonction ’SHOWVIEW’ pour la premi `ere fois, la ligne ’NUMERO PROG.’ apparaˆıt lors de l’entr ´ee du code ’SHOWVIEW’. Entrez ici le num ´ero

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

Que ce soit pour les acteurs institutionnels ou les chercheurs et enseignant-chercheurs tunisiens ayant déjà soumis un projet européen de coopération et/ou de recherche,

Informations économiques (statistiques économiques, appels d’offres..) Informations commerciales (marchés, clients..).. Informations concurrentielles (entreprises