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Les jeunes salariés et la solidarité

Les jeunes salariés et la solidarité

43 % des jeunes interrogés déclarent que leur entreprise leur a déjà proposé une formation. Les sphères professionnelles de la solidarité Outre un salaire, l’entreprise apporte aux jeunes principalement de nouveaux savoirs et compétences (59 % citent cet item parmi les deux premiers choix) mais aussi un épanouissement personnel (45 %). Un tiers la considère comme un lieu de contact avec les autres, un sur cinq un lieu de reconnaissance sociale et 16 % le moyen d’appartenir à un groupe.

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La prévention des risques professionnels, composante de la qualification professionnelle des jeunes salariés des très petites entreprises ?

La prévention des risques professionnels, composante de la qualification professionnelle des jeunes salariés des très petites entreprises ?

Eric Verdier (LEST, Aix en Provence) Le secteur de la réparation automobile rassemble un ensemble de caractéristiques économiques et sociales qui en font un espace pertinent pour aborder la question de l’accès des jeunes salariés des très petites entreprises (TPE) à la prévention des risques professionnels (PRP). On sait que d’une manière générale, la PRP y est moins développée que dans les grands établissements, alors que les risques y sont plus élevés : ainsi en 2005, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où s’est déroulée l’enquête sur laquelle s’appuie la recherche à l’origine de cette contribution, la fréquence des accidents du travail est 7 fois plus élevée dans les petites entreprises de 10 à 19 salariés (4 fois plus dans celle de 1 à 9 salariés) que dans les entreprises de 1500 salariés et plus ; en outre, au regard de tous les indicateurs habituels en matière de risques au travail - taux de fréquence des accidents et maladies professionnelles (ATMP), taux de gravité notamment -, ce secteur est mal positionné : ainsi on y compte un accident pour 17 salariés en 2002, contre 1 pour 23 tous secteurs confondus ; enfin cette activité fait partie des cinq secteurs qui en France, exposent le plus leurs salariés aux produits Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques – CMR – (INRS, 2005) 1 .
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Qualité de l'emploi et aspirations professionnelles : quels liens avec la mobilité volontaire des jeunes salariés en CDI ?

Qualité de l'emploi et aspirations professionnelles : quels liens avec la mobilité volontaire des jeunes salariés en CDI ?

CONCLUSION L’analyse de la nature volontaire des mobilités professionnelles menée sur un échantillon de jeunes entrants sur le marché du travail a permis de confirmer l’importance du choix individuel dans les décisions de mobilité, tout en le relativisant. Dans l’ensemble, les jeunes salariés en CDI décident de partir de leur emploi afin d’améliorer certaines dimensions de la satisfaction au travail, et, en premier lieu, leur rémunération, leur possibilité de carrière, leur autonomie ou encore la reconnaissance de leur travail. Mais ces choix individuels se révèlent dépendants de la capacité réelle des individus à connaître une trajectoire professionnelle favorable sur le marché du travail. Ainsi, notre analyse a montré que ce sont les individus déjà favorablement positionnés sur le marché du travail, tant en termes de qualification, de salaires, ou plus globalement de qualité des emplois, qui sont susceptibles de réaliser plus souvent des mobilités volontaires. Les autres semblent privilégier avant tout leur position stable sur le marché du travail, du fait qu’ils sont en CDI, plutôt que se risquer à émettre et satisfaire d’autres souhaits relatifs à la qualité de leur travail.
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Les représentations du travail des jeunes salariés d'agence de location de personnel

Les représentations du travail des jeunes salariés d'agence de location de personnel

CHAPITRE IV – LES RAPPORTS TYPES ENVERS LE TRAVAIL DES JEUNES SALARIÉS D’AGENCE DE PLACEMENT Le chapitre précédent a non seulement été l’occasion de s’intéresser aux motivations à travailler lors du premier emploi et au sens attribué au fait de se réaliser dans le cadre du travail, mais il a aussi brièvement présenté quatre formes de rapport type au travail en agence de location de personnel à partir du rôle qu’a occupé l’agence dans la manière de se rapporter au travail. Ces manières typées de se rapporter au travail en agence ont été définies sur la base de deux axes : sur le sens expérientiel ou matériel donné au fait de se réaliser au travail en général et sur le fait de s’être ou non réalisé au travail dans le contexte d’un emploi d’agence. Le présent chapitre vise à enrichir la compréhension de chacun de ces rapports types en exposant davantage leur logique propre. L’analyse qui suit repose sur les éléments identifiés dans les objectifs du présent projet de recherche : 1. les stratégies individuelles en contexte d’agence, 2. la centralité relative du travail et 3. le cheminement passé et les perspectives d’avenir. Ainsi, l’analyse se penche sur les formes et combinaisons de stratégies mobilisées lors de l’utilisation d’une agence de placement pour chaque type. Ensuite, il s’agit de voir en quoi l’importance relative du travail par rapport aux autres sphères de la vie varie selon les différents rapports types. Finalement, le reste de l’analyse repose sur la manière dont s’articule le cheminement du répondant et ses perspectives d’avenir subjectives selon le rapport type qu’il entretient envers le travail en agence. La présentation vise par ailleurs à mettre en lumière le caractère dynamique de ces trois éléments dans les manières de se rapporter au travail en contexte d’agence; par exemple, la centralité du travail peut parfois être la cause d’un rapport spécifique au travail en agence, comme elle peut en être la conséquence. C’est avec ces considérations et ces perspectives d’analyse que sont explorés les quatre rapports types précédemment identifiés, soit le rapport de l’opportuniste, le rapport de l’aspirant, le rapport du contenté et le rapport du résigné.
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Entre travail et engagement, les acteurs expatriés et nationaux de solidarité internationale au Maroc : volontaires, salariés, bénévoles et stagiaires. Le cosmopolitisme à l'épreuve ?

Entre travail et engagement, les acteurs expatriés et nationaux de solidarité internationale au Maroc : volontaires, salariés, bénévoles et stagiaires. Le cosmopolitisme à l'épreuve ?

Ex stagiaires 0 0 0 0 Total 43 25 68 % 63 % 37 % 100 % En effet, les ONG de solidarité internationale sont amenées à utiliser différents dispositifs issus des politiques publiques et à proposer des formes de contractualisation diverses qui mettent en présence et en cohabitation différents statuts. Ainsi, dans ce milieu réputé comme le lieu par excellence d’engagement individuel et collectif, se côtoient des personnes à différents statuts et contrats. Cette pluralité est intéressante à considérer du point de vue de la sociologie du travail. En effet, la sociologie de l’engagement qui se concentre sur le sens subjectif de l’engagement et de ses motivations a tendance à ne pas discuter l’hétérogénéité des contrats et des statuts qui pourtant impacte justement les formes d’investissement au sein du tissu associatif. Si nous analysons l’engagement, sans tenir compte des conditions objectives de sa réalisation, qui pour certains acteurs peut représenter un coût alors que pour d’autres il n’est qu’avantages, nous nous empêchons d’avoir une analyse complète et globale de ces modes d’engagement et ainsi de comprendre la pluralité qu’ils représentent. L’hétérogénéité des contrats et des statuts dans les entreprises de productions a souvent été étudiée par la sociologie du travail (CDD, CDI, intérim, contractuels, fonctionnaires, intermittents du spectacle...). Son étude sociologique a démontré à maintes reprises son impact en ce qui concerne les relations entre les différents personnels, sa gestion par la direction, l’évolution de la catégorie professionnelle et les représentations véhiculées sur un milieu donné de production. C’est pourquoi, il nous a semblé intéressant d’intégrer, dans l’analyse des acteurs de solidarité des ONG internationales au Maroc, les conditions objectives de réalisation de l’activité au sein des ONG. Aussi, les conditions d’un volontariat à la française ne sont pas les mêmes que pour les Canadiens. De même, un contrat marocain à durée déterminée ne revêt pas les mêmes significations qu’un contrat à projet italien comme nous le détaillerons dans le chapitre concernant les salariés.
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Le programme 'Nouveaux emplois - Emplois-jeunes' vu par les employeurs ayant recruté des emplois-jeunes 
Enquête auprès des employeurs réalisée à la demande de la DARES pour le Ministère de l'emploi et de la solidarité

Le programme 'Nouveaux emplois - Emplois-jeunes' vu par les employeurs ayant recruté des emplois-jeunes Enquête auprès des employeurs réalisée à la demande de la DARES pour le Ministère de l'emploi et de la solidarité

L’enquête s'est concentrée sur un seul type de poste pour décrire précisément les conditions d'emploi des jeunes qui ont été recrutés. Pour chaque employeur interrogé, ont été retenus [r]

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Masculinité en crise : transformation des pratiques et des représentations de la masculinité chez les jeunes salariés japonais

Masculinité en crise : transformation des pratiques et des représentations de la masculinité chez les jeunes salariés japonais

53 En tant qu’ « acte d’institution » (Bourdieu, 1982b ; cf. note 31), on peut analyser la cérémonie d’entrée dans l’entreprise japonaise comme un véhicule symbolique essentiel à l’imposition du cadre hégémonique du système d’entreprise à travers, d’une part, la mise en exergue de la distinction entre les salariés réguliers et les autres et, d’autre part, l’imposition de comportements distincts pour les salariés réguliers, découlant de l’incorporation du cadre hégémonique du système d’entreprise. Cette distinction est mise en avant durant la cérémonie à travers différents procédés rituels, notamment en soulignant le long cheminement qui a conduit les étudiants jusque-là, qui n’est que le résultat de leurs efforts constants, uniques garants de leur mérite (pour une discussion sur la « méritocratie », voir note 65). La séparation que crée la cérémonie est donc présentée comme naturelle (car résultant de la volonté, de l’effort, et non pas de forces extérieurs contraignantes), et instituant ainsi une différence entre ceux concernés par la cérémonie et les autres, en l’occurrence « moins méritants » (les femmes, les salariés non réguliers, etc.). La fonction donc de la cérémonie d’entrée, loin de simplement « célébrer » l’entrée dans l’entreprise, est de préserver un certain ordre social qui implique la dévotion des hommes à leur entreprise en insistant sur leur identification corporatiste pour contrer toute identification syndicale qui irait à l’encontre du projet capitaliste.
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De l’expression du mépris au marquage d’une solidarité : l’emploi ontotypique de cassos, beauf, bolos, crevard, kéké et kikoo dans les discours spontanés entre jeunes

De l’expression du mépris au marquage d’une solidarité : l’emploi ontotypique de cassos, beauf, bolos, crevard, kéké et kikoo dans les discours spontanés entre jeunes

Notons au passage que le dernier commentaire relève du mépris, car l’énonciateur produit un ethos s’élevant au-dessus des autres (des personnes bas de plafond). 47 En résumé, ce type d’emploi démontre une souplesse axiologique propre aux lexèmes étudiés, qui apparaissent dans des contextes polaires. Ajoutons, suivant Lagorgette et Larrivée (2004), que tout axiologique négatif peut être relativisé par le contexte et employé à des fins affectives. Nous avons relevé de nombreuses attestations de l’emploi où la charge négative du message est neutralisée par divers adoucisseurs. Les exemples de ce retournement en contre-discours affectif seront présentés à la section suivante. 4.2.3. Emplois ontotypiques de solidarité
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Protection sociale et solidarité en France

Protection sociale et solidarité en France

585 basse de la remontée des taux d’activité simulée par l’INSEE pour les 60-64 ans dans le cadre de ses projections de population active, ce qui correspond à un rapport entre actifs et inactifs de 60 ans et plus passant de 2,2 en 2005 à 1,3 en 2050, et à une augmentation d’environ 64 % du nombre total de retraités (28 % entre 2005 et 2020) (Coudin, 2006 ; COR, 2007). Sur ces bases, le besoin de financement global des régimes de retraites apparaît loin d’être impossible à financer par la collectivité, étant estimé à environ 0,7 point de PIB à l’horizon 2020 et 1,7 point en 2050. Il est clair toutefois que les incertitudes concernant le taux de chômage d’équilibre (estimé par le COR à 4,5 % en 2015 contre 7 % pour le Comité de politique économique européen) et l’évolution de la pension moyenne induisent en la matière une incertitude non négligeable. Ces hypothèses sont surtout fondées sur des choix dont la pérennité doit être interrogée : indexation des pensions limitée aux prix et ne permettant donc pas aux retraités de bénéficier de l’amélioration générale du niveau de vie (une indexation des pensions sur les salaires nets conduirait à des besoins de financement supplémentaires de 3,6 points de PIB à l’horizon 2050), sensible diminution du rapport entre le niveau de vie des retraités et celui des actifs, qui atteindrait dans le scénario central 9 points d’ici 2020 et 18 points à l’horizon 2050 (Brun- Schammé et Rapoport, 2006). Elles supposent a contrario des changements de comportement de la part des entreprises et une amélio- ration des conditions de travail permettant effectivement aux salariés âgés de prolonger leur activité, à la fois après 60 ans et surtout entre 55 et 59 ans. Faute de quoi il est clair que les charges correspondantes se trouveraient transférées sur les régimes de chômage ou d’invalidité, ou que les risques de précarisation de la situation des retraités ayant des carrières incomplètes rendraient le système socialement non viable. Les choix collectifs qui seront effectués en matière de niveau des retraites et d’activité des travailleurs âgés, et qui correspondent à de vrais arbitrages entre générations, seront donc aussi déterminants que l’effet direct du vieillissement. Et, eu égard aux projections actuelles, les besoins de financement pourraient s’avérer plus difficiles à assumer par la voie de prélèvements solidaires si des solutions ne sont pas trouvées pour prolonger de façon équitable et socialement acceptée l’activité des travailleurs âgés, ce qui suppose a contrario une prise en compte explicite et équivalente selon les secteurs des problèmes de santé et de pénibilité.
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Quelles finalités pour l’évaluation des salariés dans l’entreprise ?

Quelles finalités pour l’évaluation des salariés dans l’entreprise ?

américaine, va prendre les devants, faire son autoévaluation et la comparer à l’évaluation de son N+1, et va défendre son point du vue. De façon plus générale, il va prendre la main sur sa carrière et sa progression dans l’entreprise. Si en France, il y a une forte notion de solidarité (qui se traduit dans des systèmes très développés de protection sociale) et si la culture économique et sociale reste très marquée par les mesures prises immédiatement après la deuxième guerre mondiale, avec l’accent mis sur la négociation collective, la consultation avec les IRPs, etc. 125 , la culture fondamentale reste individualiste plutôt que collectiviste. Dans notre contexte, il est intéressant de noter que l’individualisation de la rémunération a généralement été acceptée et, malgré le nombre de critiques de l’évaluation, les demandes de remplacer l’évaluation individuelle par l’évaluation collective sont rares, malgré le fait qu’il y a de plus en plus de travail en mode projet, de façon transverse et, on peut donc le supposer, de plus de plus d’interdépendance entre la qualité de travail d’un salarié et des ses collègues. Paradoxalement peut-être, ce sont les Américains qui ont reconnu cette problématique d’interdépendance en développant des solutions telles que le 360°, où l’on évalue la façon dont le salarié a géré ses rapports avec ses collègues, et sa capacité de travailler en collectif.
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Emploi des salariés âgés 

Emploi des salariés âgés 

Dans leurs récentes déclarations de Bercy le 3 novembre 2009, le Ministre du travail (Xavier DARCOS) et le secrétaire d’état à l’emploi (Laurent WAUQUIEZ) donnent un ton nouveau au discours : « ces statistiques (taux d’emploi trop faible des plus de 55 ans) ne traduisent pas seulement un contresens démographique mais aussi une grave erreur économique, sociale et politique qui ajoute à la lente érosion du travail comme valeur essentielle de notre modèle social. Nul ne peut se satisfaire de l'écart grandissant entre la durée de la vie et la durée de l'activité professionnelle, non seulement parce que cet écart menace, à terme, l'équilibre de nos modèles de solidarité intergénérationnelle, mais aussi, plus simplement, parce qu'on ne saurait se résoudre à envisager le travail comme une simple contrainte dont il conviendrait de se défaire au plus tôt ». Laurent Wauquiez s'est félicité d'un "gros mouvement de négociation" mais a souligné que "sans perspective de sanction, rien n’aurait bougé". Effectivement, la plupart des entreprises interrogées dans notre étude nous ont avoué au cours des entretiens qu’aucune réflexion n’aurait été engagée en l’absence de pénalité.
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Les déterminants du jugement des salariés sur la RTT

Les déterminants du jugement des salariés sur la RTT

- D’autre part, la grille de lecture que nous avons utilisée pour exploiter l’enquête a fait une large place, au-delà des variables d’état (âge, sexe, situation sociale…) à la prise en compte conjointe du sexe et de la présence d’enfant(s) et à celle des attentes subjectives des personnes interrogées, démarche qui avait été peu empruntée par les analyses exploitant d’autres enquêtes et qui s’est révélée riche de sens. Elle a en effet permis de caractériser un groupe de personnes ayant de fortes attentes vis à vis de la RTT (des salariés travaillant à temps complet ayant de jeunes enfants et donc souvent confrontés à un sentiment de manque de temps, plus particulièrement les femmes dans cette situation, étant donnée la répartition actuelle des rôles dans notre société). Ainsi, les personnes déclarant le plus fréquemment qu’elles manquaient de temps avant la RTT sont les salariés avec au moins un enfant de moins de douze ans, les femmes (pour 57 % de celles dans cette situation) plus encore que les hommes (40 %). Ce manque de temps était principalement référé à la famille : 63 % des personnes qui avaient réfléchi à ce qu’elles feraient d’un surcroît de temps et 89 % des femmes avec enfants de moins de douze ans dans la même situation déclaraient souhaiter consacrer ce surcroît de temps à leur famille. Et l’un des résultats importants de la présente analyse est bien de monter que, « toutes choses égales par ailleurs », les femmes avec au moins un enfant de moins de 12 ans seraient plus souvent satisfaites de la RTT que les autres salariés. Un tel résultat vient compléter une lecture principalement centrée sur les catégories professionnelles et amène à en affiner les résultats. En effet, l’analyse par tris croisés avait mis en évidence que le jugement des salariés sur les effets de la RTT est très lié à la catégorie professionnelle, ou plus exactement au croisement de la catégorie professionnelle et du sexe : le niveau de satisfaction des hommes non qualifiés est proche – 57 % - de celui de la moyenne – 59% -), les femmes non qualifiées se déclarant beaucoup moins satisfaites que la moyenne (40 %). Une analyse plus approfondie met en évidence que les femmes non-qualifiées de l’échantillon ont moins d’enfants que les femmes cadres ou de profession intermédiaire, ce fait rejoignant les résultats d’autres enquêtes montrant que les femmes non-qualifiées sont moins nombreuses que les autres à se maintenir sur le marché du travail lorsqu’elles ont des enfants. Les femmes non-qualifiées de l’échantillon, lorsqu’elles ont des enfants de moins de douze ans, sont proportionnellement plus satisfaites que les autres femmes non-qualifiées sans enfants. Ainsi, l’analyse ici proposée prenant simultanément en considération le sexe et la présence d’enfants aboutit à des résultats différents d’une approche se référant aux seules catégories professionnelles. L’analyse demanderait certes à être beaucoup plus poussée, mais l’un des
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Solidarité et Fierté

Solidarité et Fierté

Le monde libre est ouvert au changement, au risque, à la recherche. Nous ne pouvons pas nous dérober ou ne pas prendre le temps de ces changements et recherches. Quand j’écoute les interventions de nos nationalistes archaïques, quand je lis les discours des anciens socialistes, qui rêvent encore d’une grande industrie et non pas d’informatisation, lors se réunissent pour discuter les propriétaires terriens d’avant-guerre, j’ai l’impression d’être au centre d’un musée de la politique. Qu’ils sont irréalistes, qu’ils parlent de choses d’une autre époque, comme s’ils se réveillaient d’un sommeil éternel, et toujours, ne voyant pas ce qui les entoure, tiennent les mêmes monologues. Les Jeunes de Toute la Pologne continue à lutter contre les Juifs ou plutôt les cendres de toute une nation assassinée. Rydzyk est en conflit avec l’Europe, il s’imagine une ressemblance avec Turczyńce avec qui a combattu Jan Sobieski. Les Socialistes reprennent le « Manifeste Communiste », car ils pensaient toujours avoir en face d’eux le capitalisme du XIX ème siècle. La tradition doit être respectée, mais aussi vivre en pleine conscience, de ce qu’on nomme modernité tardive. Et le monde présent se passe dans l’Union Européenne, dans les universités américaines, dans les laboratoires de génétique et sur le réseau internet. Et de plus en plus souvent chez nous, en Pologne, où il reste le poids du communisme, mais avec une énergie inattendue, a commencé une grande quête. Ce n’est pas facile. On retrouve des moments d’avant la modernité, sommes attachés aux livres, liés aux Cachoubes et à leurs coutumes. Mais déjà nos enfants appartiennent à cette nouvelle génération, extraordinairement actifs, sensés, et absorbés dans de nouvelles informations, ils se sentent partout chez eux, sans complexes provinciaux, sans vieux ressentiments politiques.
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Solidarité internationale et fermeture professionnelle

Solidarité internationale et fermeture professionnelle

Alternatives ouvrières : organiser la solidarité Ambitions récurrentes et expériences étrangères Au terme de plusieurs décennies d’une prolétarisation contemporaine de l’irruption du grand capitalisme moderne sur les quais, des syndicats commencent à s’enraciner, à l’extrême fin du XIXe siècle, dans quelques ports de l’Hexagone. Nées de l’issue victorieuse de grèves locales pour les salaires et la régulation des embauches – heures et lieux fixes de formation des équipes, interdiction des vacations de moins de quatre heures… -, les premières organisations disputent au patronat le contrôle du marché du travail. Ambitieux, le projet suppose et conditionne à la fois la capacité ouvrière à renverser le rapport de forces instauré sous le règne du « travail libre ». La fermeture envisagée concourt à la professionnalisation revendiquée de la manutention portuaire qu’enregistre le vocabulaire à travers la substitution du terme de journalier par celui de docker. Soucieux de garantir un partage équitable, au- dessus d’un seuil minimal, du travail, les syndicats ne contestent pas, cependant, l’intermittence. Dans ces conditions, en effet, elle préserve l’autonomie d’ouvriers plus que rétifs devant la subordination inhérente au droit commun du salariat. L’idéal syndical procède ainsi d’un corporatisme démocratique et prolétarien tenace dont les dockers français n’ont certes pas l’exclusivité. Mais qui demeure hors d’atteinte en l’absence d’une coordination régionale et nationale propre, entre autres, à écarter l’objection récurrente de l’impossibilité, pour cause de compétitivité, d’avancées singulières.
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Quel avenir pour les registres de la solidarité territoriale ?

Quel avenir pour les registres de la solidarité territoriale ?

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Les frontières de la solidarité dans l'Union européenne

Les frontières de la solidarité dans l'Union européenne

Il y a de nombreuses raisons pour expliquer cette réalité qui est toute entière contraire à la théorie des partisans du « post-national », ceux qui, en anglais international se présentent comme des citoyens du monde, des émules de Kant, et des « cosmopolitans ». Les thèses « cosmopolitistes » ont été démenties par les faits de la crise. Dans le domaine de la protection sociale, leur erreur est de minimiser les capacités de résilience des systèmes nationaux. D. Held (2002, p. 8-9), par exemple, considérait en 2002 qu’ils n’étaient plus en mesure de procurer cette protection, alors que la crise montre, dix ans plus tard, au contraire, que, sans ces systèmes restés nationaux, la catastrophe provoquée serait infiniment plus grande. U. Beck et son collègue E. Grande (2004), pour leur part, préconisent de façon totalement irréaliste, selon toutes les apparences empiriques, l’usage du référendum pour la légitimation de « l’empire » et une réforme des retraites au plan de l’Union. En négligeant les contraintes de la réalité des nations sociologiques, ces auteurs commettent l’erreur des élites « dé- territorialisées », que C. Calhoun (2002) a raillées, en les qualifiant de « frequent flyers». Ils minimisent le rôle des nations sociologiques pour des raisons purement idéologiques, pour l’essentiel étrangères à la sociologie, parce qu’ils entendent combattre le nationalisme. Ils prennent leurs désirs de « citoyens du monde » pour des réalités. Mais les faits leur ont donné tort. Les raisons que nous explorons ici tiennent à ce qu’on pourrait appeler les « frontières de la solidarité ». Nous ne prétendons pas qu’elles soient les seules (Barbier 2012), mais elles sont fondamentales et se sont manifestées avec éclat depuis les premiers stades de la crise, se renforçant lors de toutes les étapes pénibles pour les couches les plus pauvres du peuple grec, de ce qui a été appelé « la crise grecque ».
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Aux bords des avenues de la solidarité numérique...

Aux bords des avenues de la solidarité numérique...

C’est là que la solidarité numérique se grippe. Sans statistique, sans comptabilité précise, il n’est pas possible de rendre des comptes, de montrer son accountability. Comment justifier son action, comment être responsable si on ne peut être comptable (accountable) ? L’agence S équipe les écoles de son pays, et s’occupe de tout : du dédouanement, du reconditionnement, de l’équipement, de l’installation, du dépannage et des formations. Les coûts sont complètement pris en charge par l’agence qui bénéficie du soutien financier de l’État. M. G attire mon attention sur le fait que l’agence porte une attention particulière à ne surtout pas perturber l’enseignement traditionnel. La présence d’une salle libre est une des conditions d’éligibilité des écoles pour bénéficier de ces dons. En échange, « tout ce qu’on leur demande, c’est d’amener les élèves de temps à autres à utiliser l’outil informatique, pour que ces enfants-là grandissent avec l’informatique. » Ces actions de lutte contre la fracture numérique par l’agence S sont, dit-il, le fruit du partenariat tripartite entre l’entreprise française A, Besançon et l’agence S, qui incarne un exemple, félicité et reconnu, de coopération entre Nord et Sud, entre public et privé, et de développement durable.
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Intégration et solidarité : quelles valeurs pour la citoyenneté ?

Intégration et solidarité : quelles valeurs pour la citoyenneté ?

Pour les citoyens européens, en effet, la libre circulation est réalisée et l’intégration présumée. Ce ne sont donc désormais que dans des cas marginaux, par exemple dans l’hypothèse de l’incarcération qui vient d’être étudiée, que le défaut d’intégration et, partant, les limites à la liberté de circulation, pourront être invoqués. Pour l’essentiel, désormais, les arrêts portant sur des ressortissants d’Etats membres concernent plutôt les conditions d’accès des citoyens aux prestations sociales, soit, à nouveau, l’exacte étendue de la solidarité due par les Etats membres (v. par exemple, cette année CJUE, 24 octobre 2013, aff. C-220/12 Meneses et C-275/12 Elrik, sur les conditions d’obtention d’aides à la formation), même si quelques cas de discrimination plus traditionnels peuvent être encore sanctionnés à l’occasion (CJUE, 27 mars 2014, aff. C-322/13, Rüffer c. Pokorna, à propos d’une souplesse linguistique dans les procédures civiles réservée aux seuls Italiens domiciliés dans une province particulière d’Italie).
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Association et solidarité. Les leçons du Centenaire

Association et solidarité. Les leçons du Centenaire

La solidarité : ancienne et nouvelle Il faut reconstituer sommairement ce qu’est l’ancienne solidarité. Selon Charles Gide, parmi les écoles qui s’opposent sur le terrain de l’économie politique, l’école coopérative « attache une importance tout à fait prépondérante au fait de la solidarité » 13 . La solidarité est d’abord un fait social, et même naturel et universel, en un mot, cosmique 14 . Gide emprunte un exemple de solidarité de fait à la nouvelle science biologique : l’école coopérative « se réjouit (…) qu’on ait découvert que les microbes des quartiers pauvres infectaient les quartiers riches, car sans cela on ne prendrait probablement pas la peine d’édicter des règlements de salubrité publique ou de construire des logements ouvriers » 15 .
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L ' Europe de l' énergie : de la concurrence à la solidarité ?

L ' Europe de l' énergie : de la concurrence à la solidarité ?

Dans  le  même  temps,  cette  logique  de  solidarité  est  soumise  aux  pressions  des  règles  de  concurrence, des politiques spécifiques des Etats membres et des opérateurs économiques.  A  ce  titre,  l’article  194  pourrait  sembler  se  limiter  à  un  vain  effet  d’annonce.  L’impératif  concurrentiel,  constitutif  de  la  construction  européenne,  s’impose  toujours.  On  pourrait  d’ailleurs  le  voir  avec  l’encadrement  des  aides  publiques  qu’il  s’agisse  de  l’application  aux  EnR ou des investissements dans les infrastructures eux‐mêmes. A ce titre, il serait possible  de  considérer  que  les  évolutions  ne  soient  au  mieux  que  des  ajustements  apportés  à  un  modèle  de  base  concurrentiel,  en  d’autres  termes  des  dispositifs  institutionnels  additionnels 18   visant  à  pallier  des  défaillances  de  marché  (pour  une  application  de  cette  logique  au  cas  français  voir  Reverdy  (2014)).  L’importance  de  la  notion  de  défaillance  de  marché comme facteur justificatif et critère de mesure de la proportionnalité pour les aides  publiques  pourrait  justifier  une  telle  analyse. Le  modèle  concurrentiel  demeure  comme  le  modèle de référence. L’action publique n’est admise qu’à titre subsidiaire (dans un sens qui  n’est pas celui des conventionnalistes) pour pallier les dysfonctionnements des marchés sans  que la convention de réglementation sous‐jacente ne soit remise en cause. 
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