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Feuille 18

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Feuille 18

Exercice18.1 Solution p. 3

Montrer queC\ {0}est dense dansC.

Exercice18.2 Solution p. 3

Montrer queE =

x+iy∈C/ x, y∈R, x2+y2≤3, x3+y3−3xy≥0 est un compact deC.

Exercice18.3 Solution p. 3

Montrer queU ={(x, y, z)∈R3 / ln(x2+y2+ 1) sin(z)< ex+zetx+y−z >1}est un ouvert deR3.

Exercice18.4 Solution p. 3

SiF est un fermé d’un espace métrique, montrer qu’il existe une suite décroissante d’ouverts(Un)n∈Ntelle que F = \

n∈N

Un.

Exercice18.5 Solution p. 3

On noteE =`(R)etF =R(N). F est-il un ouvert ou un fermé deE?

Exercice18.6 Solution p. 4

E est unK-espace vectoriel normé, oùKest égal àRouC. AetBsont deux parties deE. On suppose queA est ouvert. Montrer queA∩B =A∩B.

Exercice18.7 Solution p. 4

SoitAune partie non vide d’un espace-vectoriel norméE.On noteδ(A)le diamètre deA.

Montrer queδ(A) =δ(A).A-t-onδ(A) =δ( ˚A)?

Exercice18.8 Solution p. 4

SoitF un sous-espace vectoriel d’unK-espace vectoriel norméEtel queF˚6=∅. Montrer queF =E.

Exercice18.9 Solution p. 4

Eest unK-espace vectoriel normé etF est un fermé deE.

1. SoitKune partie compacte deE.

Montrer queF +K ={f +k /(f, k)∈F×K}est fermé.

2. On poseF ={(x, 0)/ x∈R}etK={(x, ex)/ x∈R}. Montrer queF etKsont deux fermés deR2mais queF+Kn’est pas fermé dansR2.

Exercice18.10 Solution p. 5

SoitAetBdeux ouverts d’un espace vectoriel norméE.

Montrer queA+B est ouvert. Est-ce vrai avec des fermés?

Exercice18.11 Solution p. 5

Soit A une partie d’unK-espace vectoriel norméE. Montrer queAest compact si et seulement si toute suite d’éléments deAadmet une valeur d’adhérencedansE.

Exercice18.12 Solution p. 6

SoientEunK-espace vectoriel normé etAune partie deE. On dit que`∈ Eest un point d’accumulation de Asi et seulement si`∈A\ {`}.Montrer que l’ensemble des points d’accumulation deAest un fermé.

(2)

Exercice18.13 Solution p. 6 On dit qu’un point ad’une partieA est isolé dansA si et seulement si il existe un voisinageV deatel que V ∩A={a}.

SoitAune partie sans point isolé. SoitB une partie dense dansA. Montrer que pour touta ∈Aet pour tout voisinageV dea, V ∩Best infini.

Exercice18.14 Solution p. 6

SoitAune partie convexe d’un espace vectoriel norméE.Montrer queA˚etAsont aussi convexes.

Exercice18.15 Solution p. 7

Théorème du point fixe

SoitAune partie complète non vide deEetf :A−→Aune applicationk-contractante oùk∈[0,1[.

1. Montrer qu’il existe au plus un vecteur`∈E tel quef(`) =`(on dit que`est un point fixe def).

2. Soit(xn)∈ANune suite vérifiant la relation de récurrence suivante :∀n∈N, xn+1=f(xn), avecx0∈A.

(a) Montrer que, pour toutn∈N, d(xn, xn+1)≤knd(x0, x1). (b) Montrer que(xn)converge et que sa limite est un point fixe def.

Exercice18.16 Solution p. 7

SoitU un ouvert non vide deR. On considère la relationU surU définie par :

∀x, y∈U, (xU y)⇔([x, y]⊂U), où[x, y]désigne le segment joignantxàymême lorsquex > y.

1. Démontrer queU est une relation d’équivalence surU.

2. Démontrer que les classes d’équivalence deU sont des intervalles ouverts deR.Justifier que l’ensemble quo- tientU/U est dénombrable.

3. Qu’a-t-on ainsi démontré?

Exercice18.17 Solution p. 8

`(R)désigne l’ensemble des suites bornées de réels; c’est un espace vectoriel normé si on le munit de la norme infinie.

Parmi les ensembles suivants, déterminer lesquels sont des fermés de`(R):

− l’ensemble des suites croissantes bornées,

− l’ensemble des suites bornées admettant0pour valeur d’adhérence,

− l’ensemblePT des suitesT-périodiques, oùT ∈N,

− la réunion [

TN

PT.

Exercice18.18 Solution p. 9

On noteE =`1(C) =¶

(zn)∈CN/ X

|zn|converge©

et on noteAl’ensemble des suites géométriques(un) deE telles que

+∞

X

n=0

un= 1.

Aest-il fermé?Aest-il ouvert?

(3)

Solution de l’exercice 18.1 Énoncé On a naturellementC⊂CdoncC ⊂C=C.

Maintenant, 1

n −−−−−→

n→+∞ 0etÅ1 n

ã

n∈N

∈C∗N, donc0∈C, doncC⊂C. AinsiC =C, c’est-à-dire queCest dense dansC, d’après le cours.

Solution de l’exercice 18.2 Énoncé

Soit(xn+iyn) ∈ EN, telle que,∀n ∈ N, x2n ≤ 3, yn2 ≤ 3, donc(xn+iyn)est bornée en module. D’après Bolzano-Weierstrass, il existeϕ :N −→ Ntelle quexϕ(n)+iyϕ(n) −−−−−→

n→+∞ x+iy ∈ E, qui est une certaine valeur d’adhérence de la suite.

∀n ∈ N, x2ϕ(n)+yϕ(n)2 ≤ 3 donc par continuité de ϕ,x2 +y2 ≤ 3, on a la même chose pour l’autre inégalité.

Et donc lim

n→+∞xϕ(n)+iyϕ(n)∈E, doncEest compact puisque toute suite deEadmet au moins une valeur d’adhé- rence dansE.

Alternativement, on aurait pu montrer queEétait fermé et borné.

Solution de l’exercice 18.3 Énoncé

On a U = U1 ∩U2 oùU1 = {(x, y, z) ∈ R3 / ln(x2 +y2 + 1) sin(z) < ex+z} et U2 = {(x, y, z) ∈ R3/ x+y−z >1}. On poseF1=R3\U1etF2=R3\U2.

Soit(an)∈F1Nune suite convergente telle quean= (xn, yn, zn)−−−−−→

n→+∞ (x, y, z).Alors : ln(x2n+yn2+ 1) sin(zn)≥exn+zn

ln(x2+y2+ 1) sin(z)≥ex+z par passage à la limite et continuité de ln et sin Donc(x, y, z)∈F1doncU1 est ouvert.

De même, on montre queF2est fermé, donc queU2est ouvert.U =U1∩U2, une intersection finie d’ouverts, on a bien queU est ouvert.

Solution de l’exercice 18.4 Énoncé

PosonsUn= [

x∈F

Bo

Å x, 1

n ã

,(Un)est décroissante par construction.

Six∈F, ∀n∈N, x∈Bo Å

x, 1 n

ã

, doncx∈T

n∈NUn. Soitx∈E\F, il existentel queBo

Å y,1

n ã

⊂E\F carE\F est ouvert.

Supposons quex∈F ety∈Bo

Å x,1

n ã

, alorsd(x, y)< 1

ndoncx∈Bo

Å y, 1

n ã

, doncx6∈F . Doncy6∈Un, donc yn6∈ \

n∈N

Un, donc \

n∈N

Un=F. Autre méthode :

x ∈ \

n∈N

Un, donc∀n ∈ N, x ∈ Un, donc∀n ∈ N, ∃xn ∈ F tel quex ∈ Bo Å

xn,1 n

ã

. Ainsi(xn) ∈ FN, et d(x, xn)≤ 1

n −−−−−→

n→+∞ 0doncxn−−−−−→

n→+∞ x∈F carF est fermé.

Solution de l’exercice 18.5 Énoncé

Montrons queF n’est ni ouvert, ni fermé.

Posons,∀n∈N, (un,k)k∈N= Å

1,1 2, . . . ,1

n,0,0, . . . ,0 ã

∈R(N)(on a ici une suite de suites.) Posonsw=

Å1 k

ã

k∈N

∈RN. Soitε∈R+,

kun−wk= sup

k∈N

|un,k−wk|= 1

n+ 1−−−−−→

n→+∞ 0. En effet, on a, ànfixé,un,k−wk=

0 pourk≤n

−1

k pourk≥n+ 1.

(4)

Doncun−−−−−→

n→+∞ w6∈R(N)ce qui prouve queFn’est pas fermé.

Montrons maintenant queF n’est pas ouvert, i.e. queE\F n’est pas fermé.

Posons(un,k)k∈N = Å1

k ã

k∈N

, posonsw= (0)k∈N. kun−wk= sup

k∈N

|un,k−wk|= 1

n −−−−−→

n→+∞ 0 Doncun−−−−−→

n→+∞ w∈F, doncE\F n’est pas fermé, doncF n’est pas ouvert.

Solution de l’exercice 18.6 Énoncé

B ⊂B A∩B ⊂A∩B A∩B ⊂A∩B Soitx∈A∩B, il existe(xn)∈BN, tel quexn−−−−−→

n→+∞ x,x∈Adonc il existeε >0,tel queBo(x, ε)⊂AcarAest ouvert. Or il existen0 ∈Ntel que pour toutn≥n0, d(xn, x)≤ε, donc∀n≥n0, xn∈A∩B, doncx∈A∩B. DoncA∩B ⊂A∩B doncA∩B⊂A∩B. Donc on a l’égalité.

Solution de l’exercice 18.7 Énoncé

On aA⊂Adoncδ(A)≤δ(A).

Soitx, y∈A, alors∀ε >0, ∃xε, yε, xε∈Bo(x, ε)∩Aetyε∈Bo(y, ε)∩A. Par inégalité triangulaire :

kx−yk ≤ kx−xεk+kxε−yεk+kyε−yk

≤2ε+kxε−yεk

≤2ε+δ(A)

On a donckx−yk −δ(A)≤2εet donc par passage à l’inf,kx−yk ≤inf 2ε= 0, et par suite,∀x, y∈A, kx−yk ≤ δ(A), et pour finir, par passage au sup,δ(A)≤δ(A).

Pour l’intérieur, considérons dans R, A = {0} ∪ {1}, on a bien δ(A) = 1, mais pour autant, A˚ = ∅ et donc δ( ˚A) = 0, pour autant, on a toujoursA˚⊂Adoncδ( ˚A)≤δ(A).

Solution de l’exercice 18.8 Énoncé

F˚6=∅donc il existef ∈F˚⊂F etε >0tels queB0(f, ε)⊂F (par définition de l’intérieur d’une partie).

Soitx∈E, tel quex6= 0(de toute façon,F étant un sous-espace vectoriel, on a nécessairement0∈F.).

Posonsy=f − εx

2kxk ∈Bo(f, ε), puisque|y−fk= ε 2 < ε. Doncx=y×2kxk

ε ∈Fpar stabilité d’un espace vectoriel, donc finalement on a bienE⊂F (et il est évident que F ⊂E par définition d’un sous-espace vectoriel).

DoncE =F.

Solution de l’exercice 18.9 Énoncé

1. Soit(xn)∈(F +K)N,tel quexn −−−−−→

n→+∞ x. On peut décomposer(xn)enxn=fn+knet(kn)∈KNelle admet une valeur d’adhérence carKest compact : il existe doncϕ:N−→Netk∈Ktels quekϕ(n)−−−−−→

n→+∞

k.

Or(xn)converge, donc(fϕ(n))converge etfϕ(n)−−−−−→

n→+∞ f ∈FcarF est fermé.

Doncx=f+k∈F +KdoncF+Kest bien fermé.

(5)

2. Soitfn((xn,0))convergente, alorsfn−−−−−→

n→+∞ (x,0)avecx∈RdoncF est fermé.

De même,K est fermé :(kn) = ((xn,exn))∈KNconvergente,xn −−−−−→

n→+∞ x∈Rdoncexn −−−−−→

n→+∞ expar continuité.

Donckn−−−−−→

n→+∞ (x,ex)∈KetKest fermé.

Soit maintenant,(xn) = ((n,0))n∈N∈FNet(yn) = ((−n,e−n))n∈N∈KN, on axn+yn= (0,e−n)−−−−−→

n→+∞

(0,0)6∈F+KdoncF +Kn’est pas fermé.

Solution de l’exercice 18.10 Énoncé

Soita∈A, b∈B, il existeε >0, Bo(a, ε)⊂A. Pour toutxtel queka+b−xk< ε(x∈Bo(a+b, ε), on peut écrireka−(x−b)k< εdoncx−b∈Bo(a, ε)⊂A, doncx−b=a0∈Adoncx=a0+b∈A+B. Ainsi,Bo(a+b, ε)⊂A+BdoncA+Best ouvert, et on a mêmeA+B = [

b∈B

(A+b)

| {z }

ouvert

D’après l’exercice 9 (correction ici), ceci est faux avec des fermés.

b∈B

a∈A

a+b∈A+B

~0

Solution de l’exercice 18.11 Énoncé

H Aest compact :

Soit(xn) ∈AN, on a naturellementA ⊂AdoncAN ⊂AN et donc(xn)possède une valeur d’adhérence dansA carAest compact.

H Toute suite deAadmet une valeur d’adhérence dansE. Soit(xn)∈AN.

y0 y1

yn∈A xn∈A

x1 x0

∀n∈N, ∃yn∈Bo Å

xn,1 n

ã

∩A∈A(carxn∈A); doncd(xn, yn)< 1 n.

(yn)∈AN, donc il existeϕ:N−→Nstrictement croissante eta∈E tels queyϕ(n)−−−−−→

n→+∞ a∈E. d(xϕ(n), a)≤d(xϕ(n), yϕ(n)) + d(yϕ(n), a)

≤ 1

nd(yϕ(n), a)−−−−−→

n→+∞ 0 Doncd(xϕ(n), a)−−−−−→

n→+∞ 0doncxϕ(n)−−−−−→

n→+∞ adonca∈AetAest compact.

(6)

Solution de l’exercice 18.12 Énoncé SoitA⊂Eet notonsBl’ensemble des points d’accumulation deA.

Soit(`n)∈BNconvergente,`n−−−−−→

n→+∞ `. On a deplus,∀n∈N, `n∈A\ {`} ⊂A.

On a deux possibilités :

− Il existe un rangnà partir duquel`n=`∈BetBest fermé.

− Sinon, il existe(an)∈ANtelle qued(an, `n)≤min Å1

n,d(`, `n) ã

. d(an, `)≤d(an, `) + d(`n, `)

≤ 1

n+ d(`n, `)−−−−−→

n→+∞ 0

De plus,(an)∈(A\ {`})N, en effet∀n∈N, an6=`card(an, `n)<d(`, `n). Donc`∈BetBest fermé.

Solution de l’exercice 18.13 Énoncé

SoitA ⊂E. Supposons qu’il existea∈Atel qu’il existeV ∈ V(a)tel queV ∩B est fini (B ⊂ AetB dense dansA).

Notons alorsV ∩B ={b0, . . . , bn0}.V étant un voisinage dea, il existeα >0tel queBo(a, α)⊂V.

− Cas I :a∈B

Soitε= min(α, min

a6=bi

i∈{0,...,n0}

d(a, bi))> 0. AlorsBo(a, ε)∩(A\ {a}) 6=∅. Prenons alors a0 ∈ Bo(a, ε)∩(A\ {a}) (a0 existe car An’admet pas de point isolé, et de plusa06=a).

Prenonsε0 = 1

2min(d(a, a0), ε−d(a, a0))

a a0

a0−ε0 a00

AlorsBo(a0, ε0)⊂Bo(a, ε), donc∀b∈B, b6∈Bo(a0, ε0)maisBest dense dansA, ce qui est absurde .

− Cas II : sia∈A\B Posonsε= min( min

i∈J1,n0K a6=bi

d(a, bi), α).

AlorsBo(a, ε)∩B =∅sinon il existeraitb=bi0 ∈Btel qued(a, b)< ε . C’est absurde carBest dense dansA.

b0

b1

bn0

a

Bo(a, ε) a0

V ∩B

Solution de l’exercice 18.14 Énoncé

Soita, b∈A˚il existe alorsε1, ε2 >0tels queBo(a, ε1)⊂A, Bo(b, ε2)⊂A.

A

A˚ a

b x

Posonsε= min(ε1, ε2). Soitt∈[0,1], et posonsx=ta+b(1−t).

Soity∈Bo(x, ε), alorskx−yk< εdonc il existeu ∈Bo(0, ε)tel quey=x+u. On posea0 =a+u∈Bo(a, ε) etb0 =b+u∈Bo(b, ε). orAest convexe doncy =x+u =aλ+b(1−λ) +λu+u(1−λ) =a0λ+ (1−λ)b0. DoncBo(x, ε)⊂A˚doncA˚est convexe.

Soita, b∈Aet(an),(bn)∈ANtelles quean−−−−−→

n→+∞ aetbn−−−−−→

n→+∞ b. Soitλ∈[0,1], ∀n∈N, anλ+ (1−λ)bn∈A−−−−−→

n→+∞ aλ+ (1−λ)b∈AdoncAest convexe.

(7)

Solution de l’exercice 18.15 Énoncé On a donc∀x, y∈A, d(f(x), f(y))≤kd(x, y)oùk∈[0,1[.

1. Supposons qu’il existe`, `0 ∈A, `6=`0 telle quef(`) =`etf(`0) =`0.

d(f(`), f(`0))≤kd(`, `0) i.e. d(`, `0)≤kd(`, `0)

i.e. 1≤k (car`6=`0 ⇒d(`, `0)>0) C’est absurde cark <1donc`=`0.

2. (a) f est stable parA. Pourn= 0on a bien,d(x0, x1)≤k0

=1d(x0, x1)d’où R(0).

SupposonsR(n)pourn≥0.

d(xn, xn+1)≤knd(x0, x1) kd(xn, xn+1)≤kn+1d(x0, x1) d(f(xn), f(xn+1))≤kd(xn, xn+1)≤kn+1d(x0, x1) d(xn+1, xn+2)≤kn+1d(x0, x1) d’oùR(n+ 1).

(b) Soitq∈Netp > q.

d(xp, xq)≤

p−1

X

i=q

d(xi, xi+1)

≤d(x0, x1)

p−1

X

i=q

ki

≤d(x0, x1)kq−kp 1−k

≤ d(x0, x1) 1−k ×kq Soitε >0, ∃N ∈N, ∀q≥N,

d(x0, x1) 1−k ×kq

≤ε

Ainsi,∀p, q≥N, p6=q, d(xp, xq)≤ε:(xn)est une suite de Cauchy.

(xn)converge vers`∈Acar(xn)∈ANqui est une partie complète.

De plus,∀n ∈ N, xn+1 = f(xn).f est continue carf estk-contractante, et doncf vérifief(`) = `, donc`est un point fixe.

Solution de l’exercice 18.16 Énoncé

1. La réflexivité et la symétrie sont immédiates.

SoitxU yetyU z, donc[x, y]⊂U et[y, z]⊂U.

PosonsI = [x, y]∪[y, z] = [x, z]: c’est un intervalle d’après le cours, donc convexe.x, z ∈I, donc[x, z]⊂ I ⊂U doncxU z.

2. Soitx ∈U. Soity, z ∈x. Soitt∈ [y, z]. Il faut montrer quet∈ x, ainsixest convexe (i.e. est un intervalle surR).

On a encoreI = [x, y]∪[y, z] ⊂ U et I est un intervalle, donc[y, t] ⊂ [y, z] ⊂ I ⊂ U (cary, z ∈ I et Iconvexe). DonctU yetyU xdonctU xdonct∈x.

(8)

Montrons maintenant quexest ouvert. Soity∈x⊂U. Montrons alors quexest un voisinage dey.

U est ouvert donc il existeε >0tel que[y−ε, y+ε]⊂U.

Montrons que cet intervalle est inclus dansx, i.e. quey−εety+ε∈I (carxest convexe).

y∈xdonc[x, y]⊂U, doncJ = [x, y]∪[y−ε, y+ε]⊂U etJ est convexe car d’intersection non-nulle.

Orx, y+ε∈J donc[x, y+ε]⊂J ⊂U doncy+εU x:y+ε∈xet de mêmey−εU x:y−ε∈x. Donc xest un intervalle ouvert.

SoitI ∈ U \ U, il existex ∈ U tel que I = x. DoncI est un intervalle ouvert non-vide (carx ∈ I). De plusQest dense dansRdonc il existeqI ∈Q∩I tel queϕ: U\ U −→Q

I 7−→qI

.

Montrons queϕest injective : SoitI, J ∈U \ U tels queI 6=J. DoncI∩J =∅(les classes d’équivalence sont disjointes). OrqI ∈I etqJ ∈J doncqI 6=qJ doncϕest injective.

Et on aϕ(U \ U)⊂QorQest dénombrable donc par injectivité deϕ,U \ Uest au plus dénombrables.

3. On a démontré que les ouverts deRsont exactement les unions au plus dénombrables d’intervalles ouverts 2 à 2 disjoints (la réciproque étant évidente).

On pourrait montrer qu’il y a unicité d’une telle décomposition.

Solution de l’exercice 18.17 Énoncé

− Soit une suite de suites de`(R)croissante et bornée :(vp)p∈Noùvp = (un,p)n∈N ∈ RN.vp −−−−→k·k

p→+∞ w = (wn)n∈N∈`(R).

Soiti0fixé, il existeP ∈Ntel que∀p≥P, |ui0,p−wi0| ≤ kvp−wk= sup

n∈N

|un,p−wn| −−−−→

p→+∞ 0. C’est aussi vrai pouri0 + 1, et donc par croissance de(un), ui0,p ≤ ui0+1,p donc par passage à la limite wi0 ≤ wi0+1 donc(wn)est croissante et donc l’ensemble des suites croissantes et bornées est un fermé de

`(R).

− Supposons quevp k·k

−−−−→

p→+∞ w= (wn)n∈N ∈`(R). Supposons également que(wn)n’admette pas0comme valeur d’adhérence, alors :

∃ε >0, ∃N ∈N, ∀n≥N, |wn| ≥ε, et∃P ∈N, ∀p≥P, kvp−wk≤ ε 2. On a donc∀p≥P,pourn≥N,

|vn,p|=|vn,p−wn+wn|

≥ |wn| − |vn,p−wn| (corollaire de l’inégalité triangulaire)

≥ε−ε 2

≥ ε 2

Donc d’après le critère précédent,(vn,p)n∈Nn’admet pas0comme valeur d’adhérence.

Donc, par contraposée,(wn)admet0comme valeur d’adhérence et l’ensemble est fermé.

− Supposons quevp k·k

−−−−→

p→+∞ w = (wn)n∈N ∈`(R). On aun,p −−−−→

p→+∞ wnetun+T ,p −−−−→

p→+∞ wn+T comme précédemment.

De plus, commeun,p =un+T ,p, on aun+T,p −−−−→

p→+∞ wnet par unicité de la limitewn =wn+T doncwnest aussiT-périodique.

− On prendvpune suite de suites telle quevp = (un,p)n∈N. Et on aupq+r,p = 1

2r+p, avecn= pq+rla division euclidienne denparp. On a donc immédiatement que (un,p)n∈Nestp-périodique.

v0= (un,0) = (1,1,1,1,1, . . .)

(9)

v1= (un,1) = Å1

2,1 2,1

2, . . . ã

v2= (un,2) = Å1

4,1 8,1

4,1 8, . . .

ã

On pose maintenant, pourp ∈N, wn,p =

p

X

k=0

un,k

+∞

X

k=0

1

2k = 2.(un,k)n∈Nétantk-périodique, il estappa- remmentfacile de voir que(wn,p)n∈Nestp!-périodique.

Donc(wn,p)p∈N∈ [

TN

PT

!N

et on awn,p−−−−→

p→+∞

+∞

X

k=0

un,kqui est défini carun,k≤ 1 2k. Posonszn= lim

p→+∞wn,p. z0 =

+∞

X

k=0

1 2k = 2

zT =

+∞

X

k=0

wT ,k

+∞

X

k6=Tk=0−1

uT,k+uT,T−1

= 2− 1

2T−1 +uT ,T−1

= 2− 1

2T−1 + 1 22T−1 <2 car2T−1> T = 1siT ≥1 Doncz0 6=zT donc(zn)n∈Nn’est pasT-périodique pour toutT ∈N.

sup

n∈N

|wn,p−zn|= sup

n∈N

+∞

X

k=p+1

un,k

≤sup

n∈N

+∞

X

k=p+1

1 2k

= 1

2p −−−−→

p→+∞ 0 Donc on a bienwn,p

k·k

−−−−→

p→+∞ zn. Donc cet ensemble n’est pas fermé. (c’est un exemple de réunions infinies de fermés qui n’est pas fermé).

Solution de l’exercice 18.18 Énoncé

Soit(zn)∈E, on peut noterzn=rpnavec|p| ≤1car

+∞

X

n=0

zn= 1 =r 1

1−p doncr= (1−p). On note doncA={((1−p)pn)n∈N\ |p|<1}.

Notons(pi)n∈N= Å

(1−p)pn+ 1 i(n+ 1)2

ã

n∈N

∈`1(C)\A.

kpi−zk=

+∞

X

n=0

(1−p)pn+ 1

i(n+ 1)2 −(1−p)pn

=

+∞

X

n=0

1

i(n+ 1)2 = π2

6i −−−−→

i→+∞ 0 Doncpi6∈AdoncAn’est pas ouvert, car`1(C)\An’est pas fermé.

Soit(zi)∈AN, telle quezi−−−−−→

n→+∞ `= (`n)n∈N∈`1(C). Soitn∈N, |zi,n−`n| ≤

+∞

X

k=0

|zi,k−`k| −−−−→

i→+∞ 0.

(10)

zi,n−−−−→

i→+∞ `ndonc il existepi∈CN,∀i∈N, |pi|<1et telle que∀n∈N, zi,n= (1−pi)pni. (1−pi)i∈Nconverge vers`0donc il existep∈C, pi −−−−→

i→+∞ p. Donc ànfixé,(1−pi)pni −−−−→

i→+∞ (1−p)pnet donc

`n= (1−p)pn.

• Si|p|= 1etp6= 1,X

|`n|diverge grossièrement, donc`6∈`1(C) .

• Sip= 1et`= 0,|pi−`| −−−−→

i→+∞ 0mais|pi−`|=|pi| ≥1. Donc

N

X

n=0

|pi,n| ≥

N

X

n=0

pi,n

−−−−−→

N→+∞ 1. DoncAest fermé.

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