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Quelques définitions
Images de l’abbaye de Fontevraud
Fiche de travail sur la cathédrale de Reims Correction des activités pages 80 à 87
QUELQUES DEFINITIONS
……… : territoire d'une église, qui correspond à un village ou à un quartier de ville.
……… : enfant confié à un monastère pour son éducation morale et intellectuelle.
……… : lieu d'accueil des pauvres, des malades, des vieillards, des pèlerins, où le séjour est offert, selon la morale chrétienne de l'hospitalité.
……… : journées de fête organisées par l’Église. Certaines sont fixes, d'autres sont mobiles. Les principales fêtes religieuses chrétiennes sont Noël, Pâques, l'Ascension, Pentecôte, la Saint-Jean, la Toussaint, mais aussi le baptême, le mariage et l'enterrement. Le dimanche est le jour de repos hebdomadaire.
……… : tribunal religieux pour juger et punir les hérétiques, les déviants, ceux qui refusent de croire et de pratiquer la religion imposée par l’Église.
……… : exclusion, par le clergé, d'un chrétien coupable de désobéissance, de la communion chrétienne ; c'est la certitude d'aller en Enfer !
Le cloitre (en haut) et le plan (perspective cavalière, en bas) de l'abbaye de Fontevraud
LA CATHEDRALE DE REIMS
Correction de l’activité pages 80-81 : Vivre en chrétien
1 – L’entrée dans la communauté chrétienne se fait par le sacrement du baptême. Sur cette image, un évêque (personnage avec une mître sur la tête et une crosse) baptise un petit enfant avec de l’eau bénite. Il est en face des parents, qui sont accompagnés par le parrain et la marraine. Sur cette image du XIVème siècle, le baptême se pratique par infusion (aspersion d’eau sur la tête) et non par immersion. Les enfants sont baptisés dès le plus jeune âge, de peur qu’ils ne décèdent sans être chrétien et qu’ils soient donc condamnés aux limbes.
2 – Cette sculpture (haut-relief) se situe sur la façade de la cathédrale de Reims. Le prêtre tient un calice et donne une hostie au chevalier en armes, qui porte la cotte de mailles, une épée dans son fourreau, et une lance. Le chevalier part peut-être au combat ou en croisade : les nobles doivent se mettre au service de Dieu. Mais cette sculpture montre surtout que le chevalier est contrôlé par le prêtre, il lui doit une forme d’obéissance, sinon il ne pourra pas communier.
3 – Sous le pape Innocent III (1198-1216), l’Église catholique précise les obligations des fidèles. À partir du IVème concile de Latran (1215), Ils doivent se confesser puis communier au moins une fois par an à Pâques. Ils doivent aussi faire pénitence régulièrement, sinon ils seront privés de sépulture chrétienne (pas enterré au cimetière, donc exclus du Paradis).
4 – Le seigneur d’Albret veut obtenir le salut se son âme, c’est-à-dire le Paradis. Il espère l’obtenir en faisant des dons à l’Église (aux « monastères » et « à tous les hôpitaux qui sont sur le chemin de Saint-Jacques »), la charité (« de bonnes aumônes ») et en faisant faire à ses fils cinq pèlerinages à sa place.
5 – Au XIIème siècle, près de 200.000 pèlerins, appelés « jacquets » ou « jacquaires », prenaient chaque année la route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage du Nord de la Galice en Espagne. Une tradition remontant au IXème siècle affirme que le corps entier de Saint Jacques (qui fut décapité lors des persécutions romaines contre les premiers chrétiens) y était enterré. Son culte prend un essor particulier car Saint-Jacques est considéré comme le protecteur de l’Espagne chrétienne. Les rois chrétiens font donc construire sur son tombeau une immense cathédrale romane qui accueille des pèlerins venus de toute l’Europe.
Description du pèlerin : le bâton (le bourdon), la longue cape (la pèlerine), le chapeau au large bord, le sac (la besace). Le sac est serti de coquilles Saint-Jacques. Le voyage était long et dangereux (les forêts étaient souvent infestées de brigands) et les pèlerins voyageaient rarement seuls, contrairement à ce que laisse penser l’image.
6 – Les sacrements évoqués dans le dossier sont le baptême (doc. 1), la communion (doc. 2 et 5) et la pénitence (pèlerinage).