Quand nos enfants sont scolarisés, l’été demande une autre organisation dans le quotidien par rapport au reste de l’année. Il y a huit semaines qui nous arrivent dessus où nous, parents, n’avons pas forcément huit semaines de va- cances. Il faut donc s’organiser : plusieurs modes de garde sont possibles. Il y a les centres de loisir, les grands-pa- rents etc, mais nous aussi, parents. C’est une organisation à penser avec le conjoint. Je sais que certains couples fonctionnent en prenant des congés diff érents et donc séparemment. Ils le font pour couvrir la plus grande plage possible en terme de semaines, parce que mine de rien, trouver un système de garde comme le centre de loisir, ce n’est pas donné à tout le monde. Cela a un coût et donc ça se réfl échit.
Grandes vacances.
Teletravail.
Lacher prise.
Pour ma part, avec Anthony nous réfl échissons à quelles semaines / quels jours nous passons avec les enfants où nous essayons de nous libérer du travail et donc où nous posons nos vacances.
Nous prenons aussi le temps de discuter de comment nous allons gérer le reste, c’est-à-dire quel mode de garde, l’organisation de nos journées pour pouvoir avoir le temps de travail nécessaire dont nous avons besoin.
Ici, il ne faut pas se leurrer, c’est beaucoup de travail de n u i t pour moi. Je n’ai pas d’autres choix que de travailler
assez tard le soir sur la tranche 20h - 23h. En période scolaire, ça arrive que ça soit jusqu’à 2h. Tout simple- ment parce que je repousse jusqu’au soir ce qui n’est pas indispensable de faire en journée. C’est principalement l’administratif (factures, e-mail etc) et vous répondre en MP insta. C’est une chose que j’adore faire, mais quand je m’y mets, je ne fais pas rien d’autre à côté (comme jouer avec mes enfants). Ça me prend 1h, 1h30 par soir, donc ce n’est pas possible pour moi de le faire en jour- née. C’est du temps que je perdrais avec mes enfants si c’était le cas. Vous répondre rentre dans le cadre du tra- vail même si pour moi, c’est un vrai plaisir. Mais il faut avoir conscience que c’est du temps, chaque jour, que je ne consacre pas à mes enfants, à mon conjoint, à ma mai- son ... Donc c’est pour cela que je le fais plutôt en soirée et que ça rentre dans le temps de travail.
Dans la journee, j’essaie d’instaurer des temps calmes avec les enfants.
Quand nos enfants sont scolarisés, l’été demande une autre organisation dans le quotidien par rapport au reste de l’année. Il y a huit semaines qui nous arrivent dessus où nous, parents, n’avons pas forcément huit semaines de va- cances. Il faut donc s’organiser : plusieurs modes de garde sont possibles. Il y a les centres de loisir, les grands-pa-
Pour ma part, avec Anthony nous réfl échissons à quelles semaines / quels jours nous passons avec les enfants où nous essayons de nous libérer du travail et donc où nous posons nos vacances.
Nous prenons aussi le temps de discuter de comment nous allons gérer le reste, c’est-à-dire quel mode de garde, l’organisation de nos journées pour pouvoir avoir le temps de travail
n u i t
Tout dépend de la tranche d’âge. Ça peut être sur les temps de sieste d’Aby- gaël pour mes deux grands. Ils ont des temps d’activités où ils savent que maman a besoin d’être posée sur l’ordinateur. Quand il s’agit des tour- nages, j’essaie de demander à une des grands-mères ou un autre membre de la famille pour garder les enfants pendant une journée. De cette façon, ils ne sont pas restreints dans leur activité et je tente d’être le plus pro- ductive possible sur cette journée pour que ça soit la seule de la semaine.
Je suis capable de tourner avec les enfants présents à la maison, ce n’est pas un problème. Toutefois, ce n’est pas agréable pour eux : ils me voient mais je ne suis pas réellement disponible pour être avec eux
Sachant que j’ai trois enfants, c’est compliqué puisqu’ils vont venir me solliciter à tour de rôle, pas forcément au même moment, mais ça me laisse à peine 10-15min en lapse de temps pour tour-
ner. C’est diffi cile pour mes enfants d’intégrer et comprendre que pendant une heure ou deux, j’ai besoin de calme et de silence dans la pièce où je me trouve, de manière à clôturer ce que je dois faire et derrière, être disponible pour eux. Abygaël, à son âge, ce n’est pas quelque chose de compréhensible, ce qui est normal ! Lili-Rose le comprend
moyennement et Eden le comprend mais il va revenir après un quart d’heure pour me demander si j’ai fi ni mon travail.
Pour l’avoir teste sur plusieurs vacances scolaires, cela peut etre vraiment complique.
Au lieu de rentrer dans cette situation où je vais m’énerver car je n’arrive pas à avoir ce temps de travail dont j’ai besoin, j’essaie, moi, de m’organiser autrement.
Cette année, à tour de rôle, nous allons alterner avec diff érents membres de notre famille qui vont venir à la maison s’occuper des loulous une journée ou deux par semaine. Comme ça, les enfants sont tranquilles et
ont tout ce qu’ils souhaitent à disposition.
C’est donc moi qui vais aller bosser à l’extérieur de la maison. J’irais donc chez la personne qui viendra chez moi. De cette façon, je pourrais optimiser au mieux mes semaines. Je vais avoir des journées hachées, en terme de travail, mais j’aurais une journée entière consacrée au travail, où je pourrais bosser à fond.
Je pour- rais ne pas les faire garder mais dans ce cas la, comme je vous le disais, je ne serais pas disponible pour mes enfants.
Quand j’ai des tournages à faire mais que cela ne me prend pas nécessairement une journée, que c’est faisable en une demi-journée, Anthony prend généralement le relais. Si vraiment il n’est pas dispo, que le tournage que je dois faire ne peut pas être décalé (comme pour une marque avec une deadline), alors je fais appel à des choses auxquelles je ne cède pas habituellement : les écrans. J’essaie de me déculpabiliser là-dessus, c’est un travail sur moi-même que je fais. Parfois, Anthony n’est tout simplement pas là et j’ai du contenu pour marque, appel, rendez-vous visio ... Ce sont des impératifs que je dois réaliser et je choisis donc de céder là-dessus, en semaine. J’essaie de déculpabiliser aussi sur les choses sur lesquelles je me mets des exigences très hautes. Je me dis qu’il vaut mieux céder sur quelque chose comme les écrans plutôt que de rentrer dans un état d’agacement, de fatigue, de colère etc, en ne parvenant pas à faire ce qui doit être fait.
Sachant que j’ai trois enfants, c’est compliqué puisqu’ils vont venir me solliciter à tour
pas forcément au même moment, mais ça me laisse à peine 10-15min en lapse de temps pour tour- ner. C’est diffi cile pour mes enfants d’intégrer et comprendre que pendant une heure ou deux,
j’ai besoin de calme et de silence dans la pièce où je me trouve, de manière à clôturer ce que je dois faire et derrière, être disponible pour eux. Abygaël, à son âge, ce n’est pas quelque chose de compréhensible, ce qui est normal ! Lili-Rose le comprend
moyennement et Eden le comprend mais il va revenir après un quart d’heure pour me demander si j’ai fi ni mon travail.
avoir ce temps de travail dont j’ai besoin, j’essaie, moi, de m’organiser autrement.
Cette année, à tour de rôle, nous allons alterner avec diff érents membres
terme de travail, mais j’aurais une journée entière consacrée au travail, où je pourrais bosser à fond.
Quand j’ai des tournages à faire mais que cela ne me prend pas nécessairement une journée, que c’est faisable en une demi-journée, Anthony prend généralement le relais. Si vraiment il n’est pas dispo, que
là-dessus, c’est un travail sur moi-même que je fais. Parfois, Anthony n’est tout simplement pas là et j’ai du contenu pour marque, appel, rendez-vous visio ... Ce sont des impératifs que je dois réaliser et je choisis donc de céder là-dessus, en semaine. J’essaie de déculpabiliser aussi sur les choses sur lesquelles je me mets des exigences très hautes. Je me dis qu’il vaut mieux céder sur quelque chose comme les écrans plutôt que de rentrer dans un état d’agacement, de fatigue, de colère etc, en ne parvenant pas à faire ce qui doit être fait.
C’est donc des choses sur lesquelles il faut se préparer en amont, en prendre conscience et se dire « Je vais être fatigué.e mais c’est ok. ». Personnellement, je l’explique aux enfants. Ça ne veut pas dire qu’ils sont toujours capables de le comprendre et de l’intégrer puisqu’ils sont jeunes, mais je leur dis « là, maman est fatiguée, donc nous allons faire une activité où tout le monde est posé. ». Ça peut être de la pâte à modeler, du coloriage, du puzzle etc. Parfois je leur demande de jouer dans leur chambre. Je les accompagne, je leur explique que je vais me poser et que je viendrais les chercher quand ça ira mieux. Atten- tion, ça ne signifi e pas qu’ils le respectent, il y a des jours où cela fonctionne et d’autres pas. Il faut aussi avoir conscience de cette fatigue et savoir l’exprimer. Tout comme il faut avoir conscience que l’été, ça se prépare.
Ce que je veux dire par là, c’est que c’est bien de se planifi er des temps où nous leur proposons des choses qui sortent du commun pour tout simplement leur faire plaisir : ils sont tout de même en vacances ! Alors nous ne sommes pas obligés.ées d’aller dans des activités qui coûtent cher comme l’accrobranche ou autre. Nous pouvons organiser des piques-niques, des sorties à la rivière,
Ça ne veut pas du tout dire que je le vis mal. Je me suis simplement dis que cette newsletter pourrait être l’occasion de vous ouvrir la porte sur des sujets qui peuvent me pousser dans mes réfl exions, me stresser. L’été, c’est stressant pour moi dans le sens où je me dis : « Moi je ne suis pas en vacance, mais j’ai envie que mes enfants profi tent, qu’ils fassent de belles choses, qu’ils soient contents de leurs grandes vacances. ». Il faut donc trouver un équilibre.
Je dirais qu’on ne peut pas rentrer un rond dans un carre, ni un carre dans un rond.
C’est-à-dire que si les vacances scolaires de deux mois avec les enfants c’est un carré, et que nous, nous avons besoin de nous organiser comme un rond : ce n’est pas réalisable ! Nous ne pourrons pas moduler nos enfants. Ça va être beaucoup plus simple de nous moduler nous-mêmes puisque si nous persistons à faire l’inverse, je pense que nous partons sur deux mois d’angoisse, de stress et de crises de nerfs / colère vis à vis de nos enfants. Finalement, personne n’en ressortirait positif, ce qui serait dommage. Je pense que tout cela doit se préparer en amont.
C’est donc des choses dont il faut prendre conscience et être capable de se dire « Je vais être faire un goûter en extérieur, aller à un parc pour vélo / skate / trotinette / roller etc. De mon côté, j’aimerais bien par exemple amener mes enfants au parc de la tête d’or à Lyon : une petite heure de route, un pique-nique ou un goûter. C’est l’occasion de découvrir un nouveau parc, de nouveaux paysages, quelque chose de diff érent ! Ça permet aussi tout simplement d’avoir du temps de qualité avec nos enfants, de faire des choses qui sortent un peu du commun sans pour autant mettre un budget énorme dessus. Ce n’est pas toujours évident de pouvoir faire ses sorties fi nancièrement parlant, sachant que beaucoup de parents sortent déjà un sacré budget sur le mode de garde.
Dans notre cas, puisque nous travaillons de la maison, il n’y a pas vraiment de mode de garde. Nous avons les mamies qui peuvent dépanner par ci par là. Nous avons aussi mis en pace une semaine de centre de loisir cette année. Eden (6 ans) et Lili-Rose (4 ans) vont y aller pour la première fois de leur vie, toute dernière semaine d’août. Cela sera juste avant notre mariage, ce qui n’est pas plus mal !
Mine de rien, huit semaines avec H24 nos enfants a la maison, nous avons beau les aimer de tout notre coeur, c’est plus de cumule de fatigue pendant ces semaines tres
condensees et rythmees.
L’été, pour moi, c’est aussi une grosse période où je dois apprendre à lâcher prise car je ne peux pas avoir la main mise sur tout. Je ne peux pas gérer mon temps de travail comme je le souhaiterais, de même pour mon temps avec mes enfants.
Je suis quelqu’un qui a toujours envie de leur proposer beaucoup d’activités et beaucoup de sorties, ce qui n’a pas été possible avec la COVID-19. Cet été j’aimerais leur faire faire de l’accrobranche par exemple, aller à la rivière, faire des piques-niques, faire de la trotinette, faire des parcs d’attractions etc. Nous avons Walibi et Parc Spirou à proximité de chez nous, qui sont deux parcs d’attractions familiaux. En gros, je voudrais leur proposer une activité sortie extérieure toutes les semaines. Mine de rien, tout ça, à mettre en place, ce n’est pas évident quand nous ne sommes pas en vacances. Je vais essayer de me cantonner à une demi-journée par semaine en sortie extérieure, minimum. Ça ne signifi e pas que je ne vais pas passer du temps avec eux en dehors de ces demi-journées, évidemment, mais ça serait l’occasion de sortir de la routine quotidienne et de la maison sur les semaines où je ne serais pas en vacances avec eux.
Pour conclure, je dirais que l’idée c’est de ne pas se retrouver submergé par ces deux mois de vacances, ne pas le voir comme quelque chose de négatif et d’angoissant. L’idéal c’est de le voir plutôt comme une période de pause pour nos enfants. Ça leur fait du bien ! C’est aussi un moment, quand on en a la possibilité, pour profi ter d’eux. Le temps passe bien trop vite ! Et ils grandissent tout aussi vite ! Il n’y a pas de retour en arrière dans le temps. Donc c’est maintenant qu’il faut se poser avec eux, se créer des souvenirs diff érents de la période scolaire, des souvenirs hors du commun. Si vous n’avez pas la possibilité de partir, une journée au parc, à l’accrobranche, un pique-nique ... encore une fois, ce sont des petites choses qui peuvent leur faire grandement plaisir ! Et à vous aussi. Essayez de prendre les devants pour tout simplement prendre du plaisir, profi ter. Il y aura forcément des jours avec et des jours sans. C’est normal. Pour les jours sans, il faut se dire que ce n’est pas grave : lâcher prise ! Faites en sorte que la journée se termine le mieux possible.
Demain est un autre jour comme on dit ! Je vous souhaite un très bel été.
Profi tez bien de votre famille, de vos enfants et de vos amis !
De base, nous voulions également les inscrire une semaine en juillet.
Tout simplement pour pouvoir faire deux coupures dans l’été ainsi qu’une connexion sociale. Autour de nous, nous avons deux couples d’amis qui ont des enfants mais avec la COVID, il n’y a plus du tout ce contact col- lectif que les enfants ont le reste de l’année à l’école. Je sais que mes en- fants apprécient ce lien social. Nous avons prévu de faire des choses cet été mais nous ne sommes pas non plus, Anthony et moi, en vacances tout juillet et tout août. Donc il y a un travail d’organisation, et, dans mon cas précis, de lâcher prise et c’est de cela que j’avais envie de vous parler.