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Note sur deux théorèmes de Sturm et d'Ostrogdski

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N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

D ESBOVES

Note sur deux théorèmes de Sturm et d’Ostrogdski

Nouvelles annales de mathématiques 2e série, tome 6 (1867), p. 348-350

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1867_2_6__348_1>

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NOTE SUR DEUX T11ÉORÈMES DE STURM ET D'OSTROGDSKI ;

PAR M. DESBOVES.

Le théorème de Sturm relatif à la résolution des équa- tions numériques s'applique sans modification au cas des racines égales, seulement il ne fait pas connaître en même temps l'ordre de multiplicité de la racine calculée. Mais, sans avoir recours à la théorie des racines égales, on peut

( * ) On peut lire de judicieuses réflexions sur ce sujet dans une Note de

M. A b e l T r a n s o n , i n s é r é e a u x Nouvelles Annales de Mathématiques, t . III,

p. 3i8, année iS/j^.

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( 349)

déterminer l'ordre do multiplicité par le théorème sui- vant, dû à Sturm.

THÉORÈME. — Divisez la fonction, premie?' membre de l'équation donnée, et la dérivée de cette fonction, par leur plus grand commun diviseur, substituez la ra- cine de Véquation donnée dans le second quotient et dans la dérivée du premier, le quotient des deux nombres obtenus sera égal à Vordre de multiplicité de la racine.

obtenus sera égal à Vordre de multiplicité de la raci Démonstration. —Soient X la fonction donnée \ X' dérivée $ D leur plus grand commun diviseur 5 Q et les quotients obtenus en divisant X et X' par D;ona

X = DQ, X'^DQ,, d'où TÏ — Ç -

a étant une racine de Tordre de multiplicité p, on pose

X = (ar — a)Pyx,

d'où

X' = p(x — a)P-xyx -+- [x — a)Py'x\

par suite,

Q, pyx-\-(x—a)yfx

Celte dernière équation peut s'écrire

O c?' x

x — a K ' <?x

En v faisant x = a* —~— devient, comme on sait,

J x — a

égal au résultat de la substitution de a à la place de x dans la dérivée Q' du polvnome Q, et le second membre se réduit à p. Si donc on désigne par (Qi)«, (Q')# le s

résultats de la substitution de a à la place de x dans Q4

(4)

( 35o) et Q', on a

Cest ce qu'il fallait démontrer.

THÉORÈME D'OSTROGDSKI. — L'égalité précédente mon- tre que l'équation Qt — j?Q' = o est satisfaite par une racine quelconque a de l'ordre de multiplicité p\ le po- lynôme Q4 — p Q ' est donc divisible par tous les facteurs binômes correspondants aux racines de Tordre de multi- plicité p.

Mais, comme on va le voir, le même polynôme n'est pas divisible par les facteurs correspondants aux racines d'un autre ordre de multiplicité q. En effet, les racines de Tordre q doivent satisfaire à l'équation

si elles satisfaisaient en même temps à l'équation Q . - / > Q ' = o ,

elles seraient racines par cela même de l'équation Q. = o;

mais cela est impossible, puisque cette dernière équation ne contient aucune des racines de l'équation proposée.1

D'autre part, nous remarquons que Q est le produit de tous les facteurs binômes correspondants à toutes les ra- cines de l'équation proposée, mais pris à la première puissance. Donc, en (galant à zéro le plus grand com- mun diviseur entre Q et Qt — p Q \ on aura Véquation dont les racines sont toutes celles de l'ordre de multipli- cité p, mais prises chacune une fois. C'est le théorème d'Ostrogdsli.

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