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POUGET Léa BGVN 2 Semestre 4 N T I C : N O U V E A U V E C T E U R D E B O N H E U R?

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POUGET Léa BGVN 2 Semestre 4

NTIC : NOUVEAU VE CTEUR DE BONHEUR ?

LES TECHNOLOGIES D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION : QUEL IMPACT SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ?

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SOMMAIRE

INTRODUCTION ... 1

I. IMPACTS DES NTIC SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ... 2

Des secteurs plus touchés que les autres ... 2

les effets des NTIC sur le travail ... 2

Valeur ajoutée et gain de compétences ... 2

Des dangers cachés ... 3

NTIC et santé ... 3

Le cas du Télétravail ... 4

II. LES MOYENS MIS EN PLACE POUR LIMITER LES EFFETS ... 4

Loi travail : droit à la déconnexion ... 4

« Happy manageurs » et collectif ... 5

CONCLUSION ... 6

BIBLIOGRAPHIE ... 7

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1

INTRODUCTION

L’accélération exponentielle des innovations différencie fondamentalement le numérique des révolutions technologiques précédentes. La mise en place de réseaux, le stockage en base de données, la virtualisation et la dématérialisation des produits et services sont des changements qui bouleversent l’économie, l’entreprise et les méthodes de travail des employés. Le système productif doit s’adapter aux innovations technologiques.

L’arrivée des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication (NTIC) modifient en profondeur l’approche qu’ont les salariés face à leur travail : diversité des lieux d’activité, horaires, collaborations avec les collègues, autonomie, …

Les TIC permettent d’apporter de nouvelles façons de travailler { l’entreprise : vont émerger de nombreux cas de nomadisme ou de télétravail. Quand certains vantent les bienfaits de ces derniers, d’autres dénoncent l’appauvrissement des échanges, la fragmentation des collectifs de travail, l’isolement des individus, l’intensification du travail, les interruptions et la dispersion, la disparition de la frontière privé/professionnel, l’augmentation des contrôles, et plus généralement une dégradation des conditions de travail.

Q

UELS SONT LES EFFETS DES

NTIC

SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET COMMENT EN CONTRER LES INCONVÉNIENTS

?

Nous énoncerons dans un premier temps les impacts positifs tant que négatifs des NTIC sur les conditions de travail, puis dans un second temps nous parlerons des moyens mis en place par le gouvernement et les entreprises elles-mêmes pour le bien être des salariés.

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2

I. IMPACTS DES NTIC SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES SECTEURS PLUS TOUCHES QUE LES AUTRES

En globalité, près des trois quarts des salariés déclarent utiliser un matériel informatique pour leur travail. Deux sur cinq utilisent Internet pour des besoins professionnels et un sur deux effectue des tâches en ligne au cours de son travail.

Cependant ces statistiques peuvent se différencier selon le type d’emploi :

- Les salariés nomades : ils sont en contact direct avec la clientèle et n’ont pas d’unicité dans leur lieu de travail. Le déplacement fait partie intégrante de leur métier (par exemple dans le transport) ou leur lieu de travail change constamment (chantiers du BTP). Ce sont, pour beaucoup, des hommes et des ouvriers. Peu d’entre eux utilisent les TIC (si ce n’est par des applications GPS etc)

- Les salariés mobiles (sur lieux multiples) : Il s’agit majoritairement de cadres mais aussi de salariés des professions intermédiaires occupant des fonctions commerciales ou de conception. Ils représentent 38%de la population. Ils sont amenés à se déplacer en permanence et seront donc souvent utilisateurs des TIC (applications mobiles, consultation d’Intranet, boite mail, etc).

- Les salariés fixes : eux vont travailler directement sur le lieu d’implantation de l’entreprise. Ils sont généralement amenés à travailler dans un cadre bureautique en formation « openspace » (ou autre selon l’emploi). Ils auront recours très régulièrement aux NTIC, que ce soit dans les emplois de

« bureau », ou des emplois plus dynamiques (préparation de livraisons, etc).

LES EFFETS DES NTIC SUR LE TRAVAIL

VALEUR AJOUTEE ET GAIN DE COMPETENCES

Aux débuts de l’informatisation des entreprises, les utilisateurs des NTIC avaient une approche différente au travail : ils s’impliquent beaucoup, font face { des tâches nouvelles appelant à leur réflexion et nécessitant une certaine adaptation, ils ont le sentiment d’accroître leur valeur sur le marché du travail. Aujourd’hui, l’usage du téléphone portable, de l’ordinateur et d’Internet sont positivement associés au sentiment d’avoir un travail intéressant et d’avoir des perspectives de promotion.

Ces employés sont également moins exposés à des risques physiques (troubles musculo-squelettiques, nuisances). La pénibilité physique est grandement diminuée pour ces corps de métier. Ces employés s’estiment en général beaucoup plus satisfaits de leur travail que certains ouvriers. Mais attention, derrière les NTIC se cachent de nouveaux problèmes auxquels doit faire face le salarié.

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3 DES DANGERS CACHES

L’enquête « Conditions de vie et Aspirations des Français » de 2013 sur la diffusion des TIC dans la société montre que 47% des actifs déclarent faire un usage professionnel et personnel des outils numériques sur leur lieu de travail. Les NTIC deviennent donc omniprésents au bureau comme au foyer. Comment alors faire la distinction entre l’utilisation professionnelle et l’utilisation personnelle ? La frontière entre privé et professionnel s’efface, de plus en plus de cadres ramènent du travail après la journée de travail ; les salariés ont parfois un sentiment de devoir de réponse immédiate { une commande du supérieur ou d’un collègue. L’employé consultera alors régulièrement sa boîte mail pendant les périodes repos : il ne décroche jamais vraiment.

Les utilisateurs du numérique font donc face à une augmentation exponentielle de la charge de travail, du temps de travail et de l’intensification du travail. En effet, les tâches liées aux TIC se rajoutent aux tâches habituelles de l’emploi. Le centre d’études Radicati Group a ainsi établi qu’en 2014, un employé reçoit en moyenne 85 courriels par jour et en envoie 36.

On assiste également à une virtualisation du contact social. Tous les salariés reçoivent de l’aide de leurs collègues :

- ¾ de leurs collègues de bureau

- ¼ de collègues beaucoup plus éloignés avec lesquels ils communiquent par mail, téléphone etc

Parfois même avec les collègues de proximité les échanges d’information se font par intranet, mail, … On constate une véritable perte de la cohésion sociale au travail.

Ce phénomène est parfois accru par la perte d’autonomie et l’augmentation des contrôles informatiques. Il est plus facile depuis l’arrivée du numérique de contrôler l’avancée du travail pour certains corps de métier.

Travailler avec le numérique devient donc stressant, et impacte la santé des salariés sous différentes manières.

NTIC ET SANTE

La transformation numérique peut être un facteur de stress au travail : directement en créant chez le salarié un sentiment de sollicitation permanente, d’accélération des interactions ; mais aussi indirectement en générant des inquiétudes sur l’évolution de l’emploi.

Un rapport relatif au bien-être et { l’efficacité au travail pointe les risques associés { une virtualisation de la relation et { une confusion entre l’urgent et l’important. The Boston Consulting Group identifie la rapidité du changement, l’effacement des frontières entre vie privée et vie professionnelle ainsi que la virtualisation des rapports humains en milieu professionnel comme de potentiels facteurs déclencheurs de maladies professionnelles telles que le burn-out. Chaque année

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4 en France, 400 000 personnes souffrent de troubles psychiques liés au travail.

Seulement 500 parviennent à les faire reconnaître comme maladie professionnelle.

N’oublions pas non plus les dégradations considérables sur la qualité de la vue, les migraines et les troubles du sommeil.

Cependant dans certains cas, les NTIC pourraient au contraire diminuer le facteur stress : parlons du cas du télétravail.

LE CAS DU TELETRAVAIL

Suite à la loi du 22 mars 2012 légitimant le télétravail en le faisant entrer dans le Code du Travail, on fait face à une augmentation franche de se type de processus de travail. Le télétravail est désormais associé à une amélioration de la qualité de vie et de la productivité. L’enquête Obergo sur le télétravail montre que 95% des télétravailleurs estiment que leur qualité de vie est meilleure, mais 61% ressentent une augmentation du temps de travail. En effet, la frontière entre vie privé et vie professionnelle est encore plus floue, il est difficile de séparer franchement temps de travail et temps de repos. Il sera plus facile au salarié d’être coupé dans son travail, de prendre du retard sur certains dossiers, et de vouloir le rattraper (ou bien de terminer rapidement un dossier pour le boucler). Le télétravailleur aura souvent tendance à moins respecter ses heures de repos qu’un employé travaillant sur le lieu de l’entreprise. De plus, le télétravailleur subit des contrôles sur l’avancement des travaux plus réguliers. Il doit également prévoir et jongler entre les jours de présence obligatoires et réguliers sur le site de l’entreprise, et les jours de travail { la maison. N’oublions pas non plus la rupture du contact social direct avec les collègues. Les jours obligatoires sur site permettent de maintenir les collectifs et lutter contre le sentiment d’isolement du télétravailleur, mais ce n’est parfois pas suffisant.

De plus, le télétravail peut parfois poser des problèmes juridiques sur la reconnaissance des accidents de travail.

II. LES MOYENS MIS EN PLACE POUR LIMITER LES EFFETS LOI TRAVAIL : DROIT A LA DECONNEXION

Selon l’étude Eléas (septembre 2016), 37% des actifs utilisent les outils numériques professionnels hors temps de travail et 62% réclament une régulation des outils numériques professionnels.

L’individu peut mettre en place certaines mesures de régulation et déconnexion de son propre chef : séparation des adresses courriels ou des numéros de télépnhone personnel et professionnel, usages cloisonnés des réseaux sociaux, détermination de

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5 temps de joignabilité ponctuels. Ensuite, certaines entreprises ont décidé de réguler ces pratiques par des dispositifs rigides : fermer les serveurs de messagerie pendant le week-end, ... Dans ce cas, l’entreprise porte la responsabilité de la régulation. Pourtant malgré ces mesures, plus d'un tiers des cadres ont le sentiment de n’avoir accès { aucun droit à la déconnexion ; droit pourtant énoncé dans la loi du Code du Travail.

Après application de la loi ci-dessous décrite, les entreprises auront le devoir de mettre en place des instruments de régulation de l’outil numérique. Ces mesures viseront { assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle et familiale.

Dans les entreprises d’au moins cinquante salariés, ces modalités sont conformes { l’article L. 2242-8 : « 7° Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. A défaut d’accord, l’employeur élabore une charte, après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cette charte définit ces modalités de l’exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d’encadrement et de direction, d’actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques. »

L’entreprise va se voir obligée de mettre en place des moyens de régulation des NTIC, de protection de ses employés face à ses propres techniques de travail.

Pour ce qui est des soucis d’assurances maladie et prise en compte des risques psycho-sociaux, le code du travail ne comprend que peu de dispositions sur le plan juridique. C’est alors le droit commun de la santé au travail qui s’applique : l’entreprise est obligée de prendre des mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs.

L’entreprise se préoccupe donc de plus en plus de la santé et du bonheur de ses employés car « un employé heureux est un employé productif ». Elles vont donc engager des « Happy manageurs » pour améliorer le quotidien des salariés, et leur qualité de vie au travail.

« HAPPY MANAGEURS » ET COLLECTIF

Des outils tels que la messagerie électronique sont souvent décrits comme chronophages, facteurs de dispersion et dégradent les échanges sociaux entre collègues.

Les Happy manageurs vont donc prioritairement travailler sur ce point. On voit ainsi l’émergence d’infrastructures collectives de détente (toboggans chez Google pour passer d’un étage au niveau inférieur). Vont également se créer des dynamiques collectives entre collègues (club photo, chorales, etc).

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6

CONCLUSION

Pour analyser les liens entre TIC et conditions de travail, les multiples dimensions des modalités de travail sont examinées :

 L’organisation spatio-temporelle du travail (lieux de l’activité et temps de travail)

 Collectif de travail et coopération

 Intensité du travail

 Autonomie et contrôles

 Développement de nouvelles compétences et bien-être au travail

Finalement l’informatisation du travail a permis aux employés de diminuer la pénibilité de leur emploi, de diversifier leurs compétences et donc d’augmenter leur valeur ajoutée sur le marché de l’emploi. Elle permet (et de plus en plus aujourd’hui) une délocalisation du site de travail directement chez soi. Les télétravailleurs en sont particulièrement satisfaits mais attention aux conséquences, notamment sur le temps de travail.

Le développement et l’expansion des boites-mail, intranet, applications téléphoniques, logiciels spécialisés, etc devient un véritable phénomène. Mais cette infobésité est parfois dangereuse : augmentation du temps de travail, intensification du travail, diminution de l’autonomie, des contacts sociaux, perte de priorisation des tâches, confusion importance/urgence, perturbations constantes du rythme de travail (pannes informatiques mais surtout coupure de l’attention et de la concentration : répondre au téléphone, mails, etc). C’est pourquoi de nouvelles dispositions sont prises par l’Etat pour une protection juridique des employés, et peut-être une future reconnaissance des maladies associées. Le droit à la déconnexion est obligatoire et certaines mesures devront être prises par les entreprises.

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BIBLIOGRAPHIE

- digiSchool commerce, « NTIC : Définitions et ressources », marketing- etudiant.fr, 2013

- Jean-François Ferland, « Le bonheur des TIC ? », direction informatique.com, 13/04/2007

- Hélène Dufau-Rossi, Les NTIC et l’afrique : communication et utopie, Presses universitaires de Bordeaux, 1 novembre 1998

- N.Greenan, S.Hamon-Cholet, F.Moatty et J.Rosanvallon, TIC et conditions de travail : Les enseignements de l’enquête COI, rapport de recherche, juin 2012

- Bruno METTLING, Transformation numérique et vie au travail, rapport à l’intension de Mme El Khomri, septembre 2015

- Assemblée nationale et le Sénat, LOI n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, 9 août 2016

- Ministère du travail, « Droit à la déconnexion », travail-emploi.gouv.fr, 31/05/2017

- François RUFFIN, « Epuisement professionnel : examen d’une proposition de loi », reportage LCP, 24 janvier 2018

- P-Y Gomez, Chevallet, « Impacts des technologies de l'information sur la santé au travail. Hypothèses et interprétations à partir d'une observation expérimentale », Revue française de gestion, 2011/5 (n° 214), p. 107-125.

Références

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