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On note E

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Chapitre 5

Int´ egration num´ erique

5.1 Interpolation et int´ egration. M´ ethode de Gauss

5.1.1 Dualit´ e et interpolation

On note E

n

les ´ el´ ements de IR[x] de degr´ e strictement inf´ erieur ` a n. On note E

n

= L(E

\

, IR) l’espace vectoriel dual.

NB : E

n

et E

n

sont deux espaces vectoriels de dimension n.

D´ efinition 5.1.1 Soit c un r´ eel, alors l’application δ

c

: E

n

→ IR P 7→ P (c)

est un ´ el´ ement de E

n

Proposition 5.1.2 Si (c

i

)

(0≤i<n)

sont n r´ eels distincts, alors (δ

ci

)

(0≤i<n)

est une base de E

n

.

Proposition 5.1.3 Pour 0 ≤ i < n, si L

i

= Y

0≤j<n,j6=i

x − c

j

c

i

− c

j

, alors la famille (L

i

)

(0≤i<n)

est une base de E

n

, et c’est la base duale

1

de (δ

ci

)

(0≤i<n)

.

5.1.2 Int´ egration

D´ efinition 5.1.4 Pour n ∈ IN

, on note I

n

l’application E

n

→ IR

P 7→

Z

1

−1

P (t)dt .

Comme I

n

est un ´ el´ ement de E

n

, et que si (c

i

)

(0≤i<n)

sont n r´ eels distincts, alors (δ

ci

)

(0≤i<n)

est une base de E

n

, on obtient grace aux coordonn´ ees de I

n

dans cette base :

Proposition 5.1.5 Pour tout n-uplet (c

i

)

(0≤i<n)

de r´ eels distincts, il existe (α

i

)

0≤i<n

∈ IR

n

tel que :

∀P ∈ E

n

,

Z

1

−1

P (t).dt =

n−1

X

i=0

α

i

.P (c

i

)

5.1.3 Polynˆ omes orthogonaux

Proposition 5.1.6 L’application bilin´ eaire : E

n

× E

n

→ IR (P, Q) 7→

Z

1

−1

P (t).Q(t).dt

d´ etermine un pro-

duit scalaire sur E

n

.

D´ efinition 5.1.7 ( Polynˆ omes de Legendre) On note (l

k

)

0≤k<n

la famille de polynˆ omes uni- taires obtenue ` a partir de (x

k

)

0≤k<n

par orthogonalisation de Schmidt pour le produit scalaire pr´ ec´ edent.

1. On rappelle qu’il y a une identification canonique entre un espace et son bidual. On a donc identifi´ e E

n

et E

n

1

(2)

Proposition 5.1.8 Les polynˆ omes de Legendre v´ erifient la formule de r´ ecurrence : l

0

= 1; l

1

= x; ∀n > 1, l

n+1

= 2n + 1

n + 1 x.l

n

− n

n + 1 .l

n−1

.

Remarque 5.1.9 Dans le cas plus g´ en´ eral d’un produit scalaire du type (P, Q)

w

=

Z

(P (t).Q(t).w(t)dt o` u w est une fonction fix´ ee int´ egrable positive, la famille orthogonalis´ ee serait toujours solution de la r´ ecurrence :

l

n+1

= (x − α

n

).l

n

− β

n

.l

n−1

o` u α

n

= (x.l

n

, l

n

)

(l

n

, l

n

) et β

n

= (l

n

, l

n

) (l

n−1

, l

n−1

)

5.1.4 M´ ethode de Gauss

Les polynˆ omes de Legendre permettent d’am´ eliorer la proposition 5.1.5 par un choix optimal des (c

k

).

Th´ eor` eme 5.1.10 Si (c

k

)

0≤k<n

sont les n racines de l

n

, alors il existe (α

i

)

0≤i<n

∈ IR

n

tel que :

∀P ∈ E

2n

,

Z

1

−1

P (t).dt =

n−1

X

i=0

α

i

.P (c

i

)

Exercice 5.1.11 1) On consid` ere le polynome de Legendre l

5

.

a) Etudiez sa d´ efinition dans la documentation d’xcas, et trouvez ses racines c

0

, . . . , c

4

(va- leurs exactes).

b) Calculez vous mˆ eme la suite (l

n

) en utilisant la relation de r´ ecurrence.

2) Trouvez les coordonn´ ees (α

0

, . . . , α

4

) de I

5

dans la base δ

c0

, . . . , δ

c4

. 3) Comparez pour n < 10 :

Z

1

−1

t

n

.dt avec

4

X

i=0

α

i

.c

ni

. Que peut on dire de I

9

? 4) a) D´ efinir le produit scalaire (P, Q) =

Z

1

−1

P (t).Q(t).dt b) Calculez (x

i

, l

5

)

5) Comparez les valeurs approch´ ees de

Z

1

−1

f(t).dt avec

4

X

i=0

α

i

.f (c

i

) pour f (x) = 1 1 + x

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