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59.- Envoi par avion: 83.- Compte de chèques postaux 17-2851 La reproduction de textes ou d'il¬ lustrations ne peut se faire qu avec l'autorisation de la rédac¬ tion

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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maGQzine

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Magazine bimensuel

paraissant le premier et Is troisième /-—ni —7 i s~\

mercredi de chaque mois I I I VJ7 V_J Z_ 11 IV_7

Organe officiel des Fribourgeois

«hors les murs» depuis 1967 Rédacteur en chef

Gérard Bourquenoud Bureau: 037 24 75 75

Collaboratrice de la rédaction:

Monique Pichonnaz Correspondants régionaux Service d'expédition et abonnements Catherine Kacera PUBLICITÉ

Délai

de réception des annonces:

Quinze jours avant la parution Annonces Suisses SA (ASSA) 10, Bd de Pérolles

1700 Fribourg Tél. 037 22 40 60

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1/1 page Fr. 819.- Rabais de répétition et sur abon¬

nements d'annonces.

Abonnements Suisse

Annuel

Six mois Fr. 44.70 26.- Etranger

Envoi normal: Fr. 59.- Envoi par avion: 83.- Compte de chèques postaux 17-2851

La reproduction de textes ou d'il¬

lustrations ne peut se faire qu avec l'autorisation de la rédac¬

tion.

La rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non commandés.

Notre prochaine parution:

mercredi 1er octobre

Sommaire

Le billet du rédacteur Un estaminet de Bulle Vivre en Afrique De Charmey à La Berra Animaux du monde Flashes du canton Folklore international Ecu d'or 1980

Une peintre de Bienne Nos compatriotes du dehors

Villaraboud sous la loupe Un peu de météo

Jura, canton suisse Les jeux de FI Troisième âge Meeting d'Ecuvillens Fins guidons

à Château-d'Oex Entre l'église et...

Mode automne-hiver Hommage aux disparus Vous souvenez-vous?

Notre couverture:

Gruyères.

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Il fait une chaleur torride à Téhéran et l'eau manque dans chaque ménage. Il y a sans cesse des coupures de courant et les femmes doivent porter le tcha¬

dor pour sortir dans la rue et pour travailler. La plus grande partie des plages sont fermées au public. Les préceptes de Khomeiny sont chaque jour plus implacables. Ils font la chasse à l'alcool, aux femmes seules, aux amoureux et même à la musique.

Si une Iranienne se risque à se promener dans la rue sans tcha¬

dor ou dans une robe légère, elle est victime de blessures avec des lames de rasoir par les pasdarans qui patrouillent à moto et qui n'hésitent pas à asperger les femmes avec de l'acide ou du vitriol. Lorsque deux amoureux sont surpris par les policiers, le garçon est con¬

duit au poste pour interrogatoire, la jeune fille est examinée par un médecin islamique. Si elle est vierge, le couple est remis en liberté. Si elle ne l'est plus, elle est fouettée puis mariée sur-le- champ.

On fabrique son propre alcool A l'heure actuelle, il n'y a prati¬

quement plus d'alcool en Iran.

C'est pourquoi des millions d'Ira¬

niens se sont transformés en bouilleurs de crus clandestins. Il suffit, pour cela, de disposer d'un alambic ou d'une marmite assez grande. Cet alcool se fa¬

brique avec des raisins secs dont il faut prendre la précaution d'enlever les queues, sinon ce produit devient de l'alcool éthy- lique qui rend aveugles les per¬

sonnes qui en consomment. Ce¬

lui qui est pris en flagrant délit reçoit quatre-vingts coups de fouet. Les pasdarans font même irruption en plein repas de noces ou de fête de famille pour reni- gler les verres des invités.

Un jour, un médecin a été surpris à boire du whisky. Il a reçu plus de quatre-vingts coups de fouet.

Un autre, qui avait un jeu de cartes dans ses poches, a été gratifié de dix coups de fouet.

Un Iranien, qui avait réussi à obtenir un magazine «Playboy»

d'un Français de passage à Té¬

héran, s'est vu infliger vingt-cinq coups de fouet.

Il y a peu de temps, la plupart des médecins de ce pays ont menacé de quitter l'Iran si les pasdarans continuent à fouiller leur appartement et leur cara¬

vane. Que deviendrait la popula¬

tion iranienne si un jour tous les médecins abandonnaient leur poste? Ce serait probablement la fin de tout. Et cela risque bien de se produire si des mesures ne sont pas prises dans un proche délai par le gouvernement de

IRAN: Une vie intenable

De retour de Téhéran, un conducteur de train routier m'a raconté ce qui se passe dans ce pays depuis que Khomeiny fait la loi et fait exécuter des milliers de personnes. Si la vie quotidienne conti¬

nue à ce rythme, l'Iran risque bien d'être supprimé de la carte du monde dans un proche avenir.

Métier à nouer horizontal d'une nomade Kachgaï dans le sud de la Perse.

Banisadr. Ce dernier a demandé au Corps médical de se calmer et de rester au service du peuple d'Iran. Malgré cette intervention de Banisadr, un médecin a été victime de cent vingt-cinq coups de fouet. Quelle persécution!

Le procureur de ce pays est encore plus fanatique que les autres. Il a fait édifier sur les plages et jusque dans la mer, de hautes cloisons de toile séparant les hommes des femmes. De plus, il contraint les femmes à se baigner habillées par quarante degrés de chaleur, un maillot de bain n'étant pas jugé suffisant.

Des drogués plein la rue Depuis le départ du chah, la situation s'est aggravée dans tout le pays. Sous l'ancien ré¬

gime, c'étaient surtout les vieux qui fumaient l'opium. Selon une décision impériale, ils touchaient régulièrement une ration gra¬

tuite. Khalkhali fit cesser la dis¬

tribution d'opium aux personnes âgées. Et comme il n'y avait plus de place dans les hôpitaux, un grand nombre d'entre elles mou¬

rurent. Mais c'est parmi la jeu¬

nesse que le fléau de la drogue s'est propagé et qui envahit tout l'Iran. En ce moment, il y a plus de deux millions de drogués dans ce pays. Ils sont par milliers à traîner dans les rues è la recherche de haschich ou d'héroïne. Toute la drogue dé¬

couverte par les délégués du Gouvernement est entassée dans une caverne d'Ali-Baba. Il y en a déjà pour des milliards. Un Iranien qui fut arrêté pour avoir trafiqué de la drogue a été fusillé le même jour. Cette armée de drogués risque d'augmenter en¬

core comme la criminalité monte avec la misère et le chômage.

Il est vrai aussi que des milliers d'anciens étudiants, ingénieurs, professeurs et ouvriers se sont

fait camelots. Pour gagner de l'argent, ils vendent des jus de fruits, des jeans ou des cigaret¬

tes dans les rues. Ils furent rapidement vingt mille à faire vivre plus de cent mille person¬

nes, femmes et enfants.

Jusqu'au jour où Khomeiny leur donna 48 heures pour dis¬

paraître. Ils allèrent alors mani¬

fester devant la mairie. C'est lâ que les pasdarans ouvrirent le feu. On ramassa des morts et des blessés. Tous des innocents.

Un ancien professeur nous a dit qu'il avait été fouetté pour avoir bu un verre d'alcool qu'un tou¬

riste lui avait donné. Cet homme est allé voir le gouverneur et lui a dit: «Ou bien tu me donnes du travail pour nourrir ma femme et mes enfants ou alors je me fais voleur. Le gouverneur lui a ré¬

pondu qu'il y avait trois millions de personnes qui demandent du boulot.

L'homme peut répudier sa femme

L'ambitieux programme du chah est immobilisé. Des milliers d'im¬

meubles en construction ne sont pas encore achevés. Des centai¬

nes de milliers d'appartements se dégradent. Les baignoires mixtes sont fracassées à coups de marteau et on ne pratique aucun sport en Iran parce qu'il faudrait pour cela exhiber le corps de la femme athlète. Lors des Jeux olympiques de Mos¬

cou, la télévision iranienne n'a d'ailleurs retransmis que les ima¬

ges des champions masculins.

Le prêt-à-porter féminin est in¬

terdit. La femme islamique n'a pas à être élégante et sédui¬

sante. Une Iranienne de 35 ans a été contrainte de fermer son usine de prêt-à-porter qui occu¬

pait un millier d'ouvrières. Un homme qui exerce la profession de tailleur n'est pas autorisé à vêtir sa clientèle féminine. Car un mâle n'a pas le droit de toucher le corps d'une femme qui n'est pas la sienne. Toutes les machi¬

nes à laver ont été arrêtées, faute de détergent, mais aussi parce que Khomeiny a décrété qu'il était «anti-islamique» de se servir de lessive pour laver son linge. Les maisons closes ont été fermées, les filles publiques sui¬

vent les cours islamiques. Quel paysl L'une d'entre elles qui refusait de travailler a été fusil¬

lée. Un prostituée enceinte a également été passible de la peine capitale. Le divorce qui préservait les droits de l'épouse n'existe plus. Chaque homme peut répudier sa femme quand bon lui semble.

Voilà pourquoi le peuple iranien commence à se rebiffer. Finale¬

ment, le chah était plus sage.

G. Bd

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5

Familial par excellence,

c'est le Café de l'Union,

à Bulle

Un intérieur accueillant et spacieux.

Le tourisme n'a de vertu que s'il ménage la surprise, la découverte. Et si le hasard est une direction, alors pourquoi ne pas faire escale au nouveau Café de l'Union, à Bulle, un estaminet blotti au rez-de-chaussée du bâtiment conçu par la Banque Populaire Suisse, au cœur de la ville et du chef-lieu gruérien. Cette nouvelle et magnifique réalisation a remplacé l'ancien Hôtel de l'Union que tous les Fribourgeois ont connu et apprécié durant près d'un siècle.

Un établissement au décor rustique où règne une atmosphère typique¬

ment gruérienne et dzodzette, où l'on rencontre des jeunes, des sportifs, des gens sympas et courtois, le temps d'une promenade apéritive. Café fa¬

milial par excellence, puisque Jean- Claude et Claudine Bugnon, jeunes tenanciers, suffisent à en assurer le meilleur rendement avec un service sans reproche, dans la simplicité d'un personnel toujours souriant.

(FIM)

CREME GLACEE Le nouveau bâtiment de la BPS avec, à droite, le Café de l'Union.

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LA CREME DES GLACES 1030 BULLE - RUE DE VEVEY - 029/2 71 87

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D'AFRIQUE DU SUD (X)

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"Siïià

M. K. C. Shung (à gauche) est le rédacteur en chef de la <rConsular Gazette» publiée par le Consulat général de la République de Chine (Taïwan) à l'intention des Sud- Africains d'origine chinoise.

La presse

Il existe en Afrique du Sud 22 quoti¬

diens, 4 journaux du dimanche, 110 journaux de province et 480 revues spécialisées.

Les débuts de l'imprimerie en Afrique du Sud remontent au XVIIIe siècle.

C'est au XIXe que journaux et revues virent le jour. Le premier journal non gouvernemental sud-africain fut «The South African Commercial Adverti¬

ser», fondé en 1824. Interdit à deux reprises par le gouverneur du Cap, il obtint de Londres une ordonnance basée sur la loi anglaise et garantis¬

sant la liberté de la presse. Ce texte peut être considéré comme la Grande Charte de la Presse sud-africaine.

«The Cape Times», le premier quoti¬

dien sud-africain, fondé en 1876, existe toujours. «The Star» de Johan¬

nesburg a été créé en 1887. Le «Rand Daily Mail», deuxième quotidien sud- africain après «The Star», en 1915, avec la montée du nationalisme afri¬

kaner.

L'imprimerie s'est transformée en une puissante industrie employant quel¬

que 30 000 personnes. La consomma¬

tion annuelle d'imprimés s'élève au¬

jourd'hui è 180 000 tonnes.

Division linguistique

Les principaux journaux de langue anglaise sont favorables à l'opposi¬

tion, à l'exception de «The Citizen», qui défend les vues du Gouvernement.

Les journaux afrikaans ont générale¬

ment un point de vue pro-gouverne- mental.

Sur les 22 quotidiens sud-africains, 14 sont de langue anglaise et 8 en afrikaans. Tirage quotidien total:

1 155 000 exemplaires - dont 832 000 pour les journaux anglais.

Si la presse anglaise a les plus forts tirages, alors que 56% des Blancs sont des Afrikaners, c'est qu'elle a été établie plus tôt et que la plupart des gens de couleur préfèrent les jour¬

naux de langue anglaise. Sur les 4 jour¬

naux du dimanche, 3 sont anglais, un seul est afrikaans. Tirage global:

1 206 000 exemplaires. Les seuls jour¬

naux nationaux sont le «Sunday Times» et «Rapport» (afrikaans), tous deux publiés simultanément dans plu¬

sieurs villes. Ce sont des journaux populaires, lus par 75% de la popula¬

tion blanche et par un grand nombre de gens de couleur.

Groupes de presse

La plupart des journaux sud-africains sont constitués en groupes de presse.

- L'«Argus», de loin le plus puissant de ces groupes, publie 7 quotidiens, dont «The Star» (Johannesburg) et

«The Daily News» (Durban). Ce groupe possède des antennes en Europe, aux Etats-Unis et a de nombreux correspondants en Afri¬

que.

- La «SAAN» publie notamment le

«Rand Daily Mail» (Johannesburg) et

«The Cape Times», ainsi que le

«Sunday Times» et le «Sunday Express».

En ce qui concerne la presse afri¬

kaans, deux groupes se font une concurrence serrée: «Nasionale Pers»

et «Perskor».

- «Nasionale Pers» publie 4 quoti¬

diens: «Die Burger» (Le Cap),

«Beeld» (Johannesburg), «Die Volksblad» (Bloemfontein) et «Die Oosterlig» (Port Elizabeth). Il pos¬

sède 50% des parts de «Rapport»

et contrôle plusieurs revues.

- «Perskor» publie 4 quotidiens: «Die Transvaaler» et «Die Vaderland»

(Johannesburg), «Oggendblad» et

«Hoofstad» (Pretoria). Il possède la seconde moitié des parts de «Rap¬

port».

Sciences et techniques Les Blancs d'Afrique du Sud n'ont pas seulement implanté la culture et le mode de vie des Occidentaux en

Afrique australe, mais aussi leur ni¬

veau de recherche scientifique. Parmi les réussites les plus spectaculaires, rappelons:

- La première greffe cardiaque, effec¬

tuée par le Prof. Chris Barnard et son équipe au Cap, en 1967.

- La mise au point du procédé de fabrication du pétrole à partir du charbon (SASOL), appliqué depuis déjà trente ans. SASOL est mainte¬

nant en mesure de fabriquer du diesel à partir du charbon.

- L'Afrique du Sud est généralement reconnue comme un «leader» mon¬

dial dans les techniques d'exploita¬

tion minière.

(A suivre) Tirée de la revue Panorama. Reproduction autorisée par l'ambassade de l'Afrique du Sud, è Berne.

La fontaine de Châtillens

A la terrasse d'un estaminet Une fontaine de bois

Dégageant un parfum de fraîcheur Venu de la forêt

Et de fleurs merveilleuses

Accueil de Nicole et Jean-Denis.

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miBOURtt

La vallée de la Jogne Broc est un grand village placé sur une échine lui assurant une vue superbe sur Gruyères, le Moléson et la plaine des Marches. On y trouve la fabrique de chocolat Nestlé, implantée en 1898 pour utiliser le lait de la Gruyère. Broc est le point de départ d'une intéres¬

sante promenade dans les gorges de la Jogne. Cet itinéraire particulière¬

ment attractif conduit au barrage de Montsalvan et au lac du même nom.

Plusieurs villages (Châtel-sur-Mont- salvan, Crésuz, Cerniat) accueillent de nombreuses résidences secondaires, offrant la tranquillité dans une nature jalousement conservée et de nom¬

breux buts d'excursions. Au fond du vallon du Javroz, il y a le couvent de la Valsainte, de l'Ordre des Chartreux, fondé en 1295. Charmey s'est large¬

ment ouvert au tourisme, préservant toutefois son pittoresque d'antan.

Une piscine couverte, une télécabine transportant le voyageur au sommet de Vounetz, à 1626 m d'altitude, des téléskis et, dans le domaine de l'hé¬

bergement, de petits hôtels, de nom¬

breuses résidences secondaires et plusieurs maisons de vacances pour groupes constituent une offre touris¬

tique attrayante. Charmey est égale¬

ment apprécié en toutes saisons:

l'hiver, pour la qualité de son domaine skiable; les autres saisons, pour les promenades nombreuses et variées qu'offre la région.

La découverte des Mortheys, magni¬

fique réserve naturelle, avec ses plan¬

tes rares, ses marmottes, ses chamois ou ses bouquetins est une randonnée certes assez longue, mais d'un très grand intérêt. Bellegarde (Jaun) est la dernière localité fribourgeoise sur la route de Boltigen (BE), par le col du Jaun. C'est un village pittoresque, aux anciennes demeures de bois et dont la vieille église a été classée monument historique. Lieux de repos et de promenade pour les vacances estiva¬

les, Bellegarde et La Villette/lm Fang, offrent en hiver de sympathiques champs de ski. Des chalets, de petits hôtels et des établissements d'héber¬

gement pour groupes constituent les moyens d'hébergement mis â la dis¬

position des hôtes. Lieu de prome¬

nade, avons-nous ditl Bellegarde est en effet au départ de courses de montagne très appréciées des con¬

naisseurs. La chaîne des Gastlosen attire de nombreux amateurs de va¬

rappe. Par le col des Euschels, une randonnée à la portée de tous, on rejoint la région du Lac Noir, entrant ainsi dans le district de la Singine.

La Berra - Retour à Fribourg

Partant du Lac-Noir pour rejoindre La Berra, on emprunte un sentier en direction de la Spielmanda et de l'Auta Chia. La Berra, dont le sommet est à 1719 m, doit sa réputation à sa situation géographique qui fait d'elle une sentinelle avancée des Alpes. Sur ses flancs ont été installés les pre¬

miers moyens de remontée méca¬

nique du canton.

Aujourd'hui, des installations moder¬

nes, dont un télésiège, transportent les skieurs au départ de Montsoflo. La crête principale du massif se parcourt aisément. Le panorama est large, englobant le Jura, les Alpes vaudoi- ses, valaisannes et bernoises.

Le retour vers Fribourg offre encore de multiples découvertes. Le village de La Roche, au pied de La Berra, perpétue diverses coutumes et tradi¬

tions. De très belles fermes anciennes lui assurent un cachet tout particulier.

Dans l'agglomération de Fribourg se sont développés de nombreux centres d'activités sportives: équitation aux manèges de Granges-sur-Marly et de Corminbœuf, aviation à Ecuvillens, ski sur le Mont Gibloux, par exemple.

Sur un éperon rocheux des rives de la Sarine, â Arconciel, on peut voir les vestiges d'une bourgade et son châ¬

teau, disparus au Xlle siècle déjà. Aux portes de Fribourg, il y a aussi Ste- Appoline, petit hameau serré au bord de la Glane. Le pont en dos d'âne a vraisemblablement été construit par les Romains. La chapelle est du Xlle siècle.

Nous avons ainsi refermé la boucle.

Cette découverte du Pays de Fribourg est certes incomplète. Il y aurait encore tant à dire, tant â voir. Mais nous sommes convaincus que ce pays, son histoire, ses hommes, ses traditions et ses paysages vous au¬

ront conquis. Et nous vous disons à bientôtl

Germain Maillard, directeur UFT FIN

Le charme de «La Berra» un jour d'automne. (Photos G. Bourquenoud - FI)

Pays <pk mon

La magnifique station de Charmey abritée des vents par les Dents Vertes.

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Le phoque

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On a beau être le moins frileux des mammifères, il fait bon, quand le blizzard se déchaîne sur l'immensité de la banquise, dormir près de sa mère, dans la douce chaleur d'un igloo. Le nouveau-né d'avril n'a en¬

core jamais vu le monde extérieur. Il est né tout au fond d'un tunnel creusé dans un monticule de neige et dont la seule issue est un trou foré à travers la glace flottante, et débouchant sur l'eau libre. Sa mère, un phoque mar¬

bré, attend pour sortir que le petit, nourri par son lait, ait une bonne couche de graisse isolante sous son épaisse fourrure; à moins qu'un ours blanc, attiré par l'odeur, ne fende le toit de leur abri d'un coup de patte et ne sacrifie prématurément les deux pinnipèdes à son appétit...

L'ours blanc est depuis toujours l'en¬

nemi des phoques de l'océan Arc¬

tique; mais il n'est pas le seul:

l'homme moderne est pire. L'opinion s'est émue, lorsqu'elle a appris que des centaines de milliers de petits phoques à selle étaient massacrés chaque année pour leur fourrure blan¬

che par des équipages de tueurs qui les écorchaient sur place, en présence des mères, sur les lieux mêmes où elles avaient mis bas. Les phoques et otaries de l'hémisphère Nord sont d'autant plus exposés à ce genre de tueries que l'on connaît les rivages faciles d'accès où ils reviennent chaque année s'établir en grand nom¬

bre au cours du mois qui précède la

saison de la reproduction. Le plus célèbre de ces lieux de rassemble¬

ment est l'archipel des Pribilof, dans le nord de l'océan Pacifique, que des centaines de milliers de mâles enva¬

hissent au début du mois de juin. Les femelles portantes arrivent pour ac¬

coucher une quinzaine de jours plus tard. Huit jours après la mise bas, elles s'accouplent sur les plages avec les mâles dominants, les jeunes mâles sans territoire étant relégués aux abords de la colonie avec les nou-

veau-nés regroupés en «garderies».

Les phoques de l'Antarctique sont mieux protégés, car ils se reprodui¬

sent au milieu des glaces, dans une région particulièrement hostile. Le petit du phoque de Weddell, qui pêche sous la banquise, à plusieurs centaines de mètres de profondeur et remonte pour respirer à travers les trous qu'il a lui-même creusés dans la banquise, naît directement sur la glace. Comme tous les pinnipèdes, il grandit et grossit très rapidement:

nourri par un lait contenant 50% de matières grasses, il passe de 30 à 150 kilos au cours des six premières semaines de son existence. Les petits phoques du Groenland, si jolis dans leur épaisse fourrure blanche, pèsent 8 kilos à leur naissance et 30 au bout d'une période d'allaitement qui prend fin après trois semaines. Quant au rejeton de l'éléphant de mer, le plus grand de tous les pinnipèdes, il tète si goulûment sa mère qu'il prend jusqu'à 10 kilos par jour.

Cours spécial

pour la formation professionnelle de la paysanne

Un nouveau cours «ouvert» pour la formation professionnelle de la paysanne débutera en octobre 1980. Il est réservé aux fiancées des jeunes paysans, ainsi qu'aux femmes paysannes mariées.

Renseignements, programme et inscriptions par

l'ECOLE MENAGERE AGRICOLE DE l'IAG, à Grangeneuve.

Tél. 037/24 21 20.

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Bon

anniversaire

Mme Emma Pochon a fêté récemment son septantième anniversaire au mi¬

lieu de sa famille.

Fribourg-lllustré lui adresse ses vœux les plus sincères de santé et de bonheur.

Evasion

Dans la lumière douce d'un après-midi, sur les rives d'un lac tranquille,

Marianne se dore au soleil d'automne, en admirant le frémissement des vagues, dont le bruit se déploie dans l'espace, au rythme d'un bateau à l'infini...

EXPOSITION

MYCOLOGIQUE A BULLE Les mycologues de Bulle sont en effervescence... Ehl oui, il y a déjà 20 ans... une poignée de copains lancent l'idée de fonder une société de mycologie à Bulle.

Quel enthousiasme! Quel dynamisme! Quel chemin parcouru de 1960 à 19801 Combien de soucis, de tracas, mais aussi de grandes joies! Une vingtaine de membres au début; aujourd'hui, nous voilà 300.

C'est l'ensemble de ces mycologues et mycophages qui mettent tout en oeuvre pour vous accueillir les 20 et 21 septembre 1980 au «Marché Couvert» à Bulle, chef-lieu de la verte Gruyère.

En effet, une grande exposition vous sera présentée sur les 3 thèmes suivants:

1. Le champignon dans son milieu naturel.

2. Le champignon ami et ennemi de l'homme.

3. Promenade parmi nos espèces.

Ainsi diversité et fraîcheur, variété et couleur vous émerveilleront...

Les amateurs de gastronomie ne seront pas oubliés (vous connaissez les Bullois), croûtes forestières, riz Vieux Comté, fromages, crème, meringues...

Donc un week-end à retenir: 20 et 21 septembrel Tous à Bulle pour admirer et goûter les joies et les beautés de la nature.

Société de mycologie Bulle

Solution du concours de mots croisés

Horizontalement: 1. ENFANTINES 2. VOITURE - RE 3. ACCIDENTES 4. LET - ISIS 5. ILS - SEMA 6. ATO (ôta) - TESTER 7. TONTE - ESSE 8. INSU - PIES 9. ON - TRI - EL 10. NENUPHARS.

Verticalement: 1. EVALUATION 2. NOCE - TONNE 3. FICTIONS 4. ATI - TUTU 5.

NUDISTE - RP 6. TRES - PIM 7. IENISSEÏ 8. TSE-TSE 9. ERE - MESSES 10. SES - ARE.

Du nouveau dans le Grand Fribourg

Un comité étudie actuellement la possibilité de fonder une nouvelle troupe de Majorettes, qui aura pour but de réunir toutes les filles du Grand Fribourg qui s'intéressent à une telle activité artistique.

De plus amples renseignements seront donnés très prochainement.

Défense du français

Expliciter

Dans le jargon «hexagonal», les précieux de notre temps aiment à remplacer

«expliquer» par expliciter.

Or ces deux verbes n'ont pas le même sens. L'adjectif «explicite» (qui est le contraire d'implicite) signifie: qui est formellement énoncé.

Le verbe, encore ignoré de Littré, qui en est dérivé signifie donc: énoncer formellement. Exemple: cette clause a été explicitée à mainte reprise. Rien à voir avec une explication.

Tiré du Bulletin édité par la Section suisse de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française.

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Synonyme d'amitié

Les

Rencontres

folkloriques

I

Costumes et danses que chacun reconnaîtra au passage.

Page réalisée

par Monique Pichonnaz

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11

Quand l'autoroute prend forme

La construction et l'aménagement de l'autoroute (N 12) entre Vaulruz et Châtel-Saint-Denis avancent bon train. En effet, il suffit de parcourir les chantiers pour être convaincu des travaux et des ouvrages réalisés sur ce tronçon, dont l'ouverture est attendue avec une certaine impatience.

Photo G. Bd Une présidente

romande pour le WWF Suisse

Une Romande a pris, le 1er juillet dernier, ses fonctions de prési¬

dente du Conseil de fondation du WWF Suisse.

D'origine neuchâteloise, mariée, sans enfants, Anne Petitpierre (1943), est avocate au barreau de Genève, Dr en droit, plus parti¬

culièrement spécialisée en droit économique.

Députée au Grand Conseil gene¬

vois (du parti radical), elle est membre de plusieurs associa¬

tions de protection de l'environ¬

nement (comité de l'Institut suisse de la Vie. vice-présidente de la Société suisse pour la protection du milieu vital) et représente les milieux écologis¬

tes au sein de la commission fédérale de l'énergie.

Membre du Conseil de fondation du WWF Suisse depuis quelques années déjà, Anne Petitpierre prend maintenant la relève de Me Hussy, créateur du WWF Suis¬

se et président durant 19 ans.

Coup de chapeau à...

Il y a dans la vie trépidante que nous vivons des personnes où l'on doit tirer son chapeau.

C'est le cas de M. Lucien BUCHS, de Bulle, qui vient d'ac¬

complir, au sein de l'Harmonie et du Corps de musique de la Ville de Bulle, 35 ans comme chef de matériel. La Société fédérale des musiques suisses lui a décerné la médaille de la reconnaissance.

Un cas rare, pour ne pas dire exceptionnel. Que ce soit dans le pays, en France, en Italie, aucun directeur n'avait de soucis pour sa baguette; aucun président n'était préoccupé par les trans¬

bordements de chaises et de pupitres; aucun musicien n'avait l'angoisse de ne pas recevoir ses partitions de concours ou de concerts.

Lucien Buchs tire son grand chapeau à la Ville de Bulle qu'il a bien servi pendant plus de 39 ans.

Relevons cependant que des phénomènes de ce genre ne se rencontrent plus. Au travail avant 20 heures pour les répéti¬

tions. Après 22 heures, au gré du directeur, reddition. La paie; la plus belle tradition du dévoue¬

ment.

Avec Lucien Buchs, nous ren¬

dons un hommage de reconnais¬

sance à tous les chefs de maté¬

riel de nos fanfares et harmonies.

A ce distingué serviteur de la Ville de Bulle: «Ad multos Annos». Z.

?..

Berlens a rénové sa chapelle

Il y a quelques semaines, la communauté de Berlens, dans le district de la Glane, a vécu une journée de lumière et de joie avec l'inauguration de son vénérable sanctuaire dédié à Notre-Dame de l'Epine. C'est Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui a procédé, au cours d'une manifestation paroissiale, è la consécration de l'autel de l'ancienne église de Berlens où l'on peut contempler à loisir des œuvres d'art réalisées par Jean Bazaine et qui apportent au sanctuaire une atmosphère de beauté et de recueillement.

G. Bd

(12)

to huitième

i« nvuram« dif |f içl Une rubrique «hors les murs* de Gérard Bourquenoud oi»r ivt

UN QUART DE SIÈCLE

D'EXISTENCE

POUR LA CHORALE «LA MARJOLAINE»

Désireuse de marquer dignement son vingt-cinquième anniversaire, la cho¬

rale mixte «La Marjolaine» de Genève a, en collaboration avec «Le Feuillu»

de Plan-les-Ouates et son orchestre, mis sur pied un grand spectacle inédit

«Le pays d'où je viens».

Le folklore fribourgeois étant riche de belles chansons, «La Marjolaine» a été conquise d'emblée par la musique de Francis Volery, d'Aumont, et des textes de Gérard Plancherai. La mise en scène était assurée par Paul Pulh, la direction musicale par Charles Held, les décors par Noël Purro et les costumes par Marie-Antoinette Chassot. La distribution était la sui¬

vante: Philippe Luscher dans le rôle de Chalamala, André Broyé dans celui de Joseph, Irène Fragnière dans le personnage de Gothon, Gas¬

ton Niclass était le chaudron. Un membre des «Amis chanteurs de Carouge» a fait le solo du Père Fouettard, tandis que Denise Arnau était la soliste de «La Marjolaine». Ce spectacle s'est donné avec la collabo¬

ration du chœur d'enfants «Les Bon¬

nets Rouges» et le groupe de danses

«Le Feuillu», soit plus de 200 partici¬

pants.

Qu'il soit en ou hors les murs, le Fribourgeois a toujours eu un faible pour le chant, la musique et la danse, c'est pourquoi il se sent toujours attiré par la couleur, le folklore et tout ce qui l'attache à une région, à son village, è son canton. Cet anniversaire,

en même temps qu'un hommage public rendu au passé, a été un vibrant témoignage de la volonté de la cho¬

rale «La Marjolaine» de poursuivre la tâche qu'elle a commencée, il y a de cela vingt-cinq ans. Et pour garder un souvenir sonore de ce festival «Le

M. Raymond Perroud, président de l'AJB (à gauche), félicitant M. Yves Genoud, président de la chorale irLa Marjolaine».

pays d'où je viens», elle a enregistré un disque et une cassette qui vous permettront d'entendre les belles chansons interprétées au cours de ce spectacle.

G. Bd La chorale mixte «La Marjolaine», dirigée par M. Charles Held, compte aujourd'hui 55 membres. Cette photo date de plusieurs années.

Noces de diamant pour un couple fribourgeois

C'est à Colombier, dans le canton de Neuchâtel, que vit ce couple merveilleux qui a su, avec l'aide de Dieu, triompher de la fragilité des êtres et donner au mariage tout son sens, sa plénitude. Ce n'est pas tant le caractère de longévité du couple qu'il faut mettre en exergue, mais bien plutôt cette force de l'amour qui permet à un homme et à une femme de vivre dans une harmonie parfaite et un bonheur voulu. Le 1er octobre 1920, en l'église de Cormondes, Aloys Aeby et son épouse, née Marie Baechler, s'unissaient pour le meilleur et pour le pire. Leur existence fut toute de travail. Lui a été au service de l'Etat de Neuchâtel de 1919 à 1960, d'abord en qualité de gendarme, puis comme pisciculteur. Après soixante ans d'union, ce couple d'authentiques Fribourgeois fait encore preuve d'une étonnante vitalité et bénéficie d'un moral au beau fixe. Cet anniversaire sera fêté le dimanche 5 octobre au milieu de leur chère famille qui compte deux enfants, cinq petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants.

«La chance n'est qu'un mot pour désigner la ténacité dans une vie». Le couple Aeby-Baechler en est le vivant témoignage.

Fribourg-lllustré est heureux d'apporter à ces fidèles abonnés ses plus vives félicitations et surtout ses vœux les plus sincères pour de multiples années de bonheur.

G. Bd

(13)

13 Echos des Cercles

fribourgeois du dehors

La Société fribourgeoise de Colombier et environs a organisé, au mois de juin dernier, une course annuelle à Saas- Fee, une station touristique située au cœur des Alpes valaisannes. Une centaine de membres ont pris place dans une Flèche bleue du BLS qui les a conduits jusqu'à Brigue, où des cars PTT les attendaient pour leur faire découvrir ce beau coin de pays. Une

chaleureuse ambiance a régné au cours du repas qui a été servi à l'Hôtel du Glacier, ainsi que sur le chemin du retour qui s'est fait par Sion - Lau¬

sanne - Yverdon. Il faut tirer un coup de chapeau aux organisateurs de cette sortie, car vraiment, ils avaient bien fait les choses.

G. Bd

Les yeux dans les yeux...

Entre Fribourgeois, la conversation va bon train.

la huitième I« nviiivm«

district yinn^i

Nos compatriotes du Landeron-Cressier, des gens sérieux et sympathiques/

Le Cercle fribourgeois «La Berra» Le Landeron et environs a organisé, le dimanche 8 juin dernier, le traditionnel pique-nique intersociétés du canton de Neuchâtel. Le soleil ayant fait la nique aux organisateurs, ceux-ci ont été contraints d'utiliser la grande salle du Vallier, à Cressier, pour réunir tout ce monde. Ce fut, malgré la pluie, une journée merveilleuse pour tous les participants. Nous devons rendre hommage au comité du Cercle «La Berra» qui avait parfaitement organisé cette rencontre. Est-il nécessaire de rappeler que le soussigné était pré¬

sent et a œuvré à l'initiative lancée il y a déjà bien des années par M. Gilbert Chatton, de La Chaux-de-Fonds, quant à l'organisation d'un pique- nique annuel pour les Cercles fribour¬

geois du canton de Neuchâtel. La première séance avait eu lieu au Café de la Poste, à Fontaines, établisse¬

ment tenu par M. René Demierre, qui faisait partie de l'équipe lors de la création.

G. Bd

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Dimanche après-midi, participation du groupe de cuivre de la société de musique «L'Alpée», de Vaulruz

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15

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Monsieur le syndic de Villaraboud

Une commune glânoise

sous la loupe

Une petite commune essentiellement agricole, située sur la rive droite de la Glâne, où vivent des gens simples et courtois, dans un environnement sain et calme. En l'an 1900, ce village comptait avec le Bois d'Esse, Aux Louchières, Chez-les-Dumas, En Barges, Les Buissons, En Bramatan et Pré-de-Sauges, 57 maisons et 306 habitants de confession catholique-romaine. A l'heure actuelle, Villaraboud n'a plus que 245 habi¬

tants et sa population ne cesse de diminuer. Cette hémorragie démographique préoccupe les autorités qui, depuis quelques années, cherchent une solution pour résoudre ce problème qui devient de plus en plus crucial pour l'avenir de la commune.

Désireux de renseigner objectivement nos lecteurs sur toutes les questions qui se posent au sein du ménage communal de Villaraboud, Fribourg-lllustré-Magazine a rencontré, dans une magnifique ferme embellie de fleurs, M. Louis Dumas qui, depuis vingt-deux ans, se dévoue à la cause publique. Entré au Conseil communal en 1958, il a été élu syndic en 1978. Agriculteur, âgé aujourd'hui de soixante-quatre ans, il est l'heureux père de six enfants. Maître de lui-même, ouvert à tous les problèmes d'une communauté, il veut faire triompher en toute circonstance la politique du plus grand bien commun.

INTERVIEW

FI - La commune de Villaraboud dispose-t-elle de rentrées fiscales suffisantes pour faire face à son infrastructure?

Louis Dumas - La situation financière de notre commune peut être considé¬

rée comme saine. En effet, depuis quelques années, les recettes qui s'élèvent à 170 000 francs permettent de couvrir les dépenses et les amor¬

tissements ainsi que les intérêts de la dette communale qui, au 1er jan¬

vier 1980, se montait è 570 000 francs.

Dans le budget 1980, nous avons prévu un emprunt de 350 000 francs destiné à couvrir les frais d'adduction d'eau, ce qui aura donc pour effet d'augmenter la dette communale.

Nous n'avons aucun souci à nous faire dans ce domaine, car les travaux d'adduction d'eau se font au fur et à mesure des moyens financiers à dis¬

position. L'impôt étant le principal revenu de notre commune, c'est la raison pour laquelle le taux fiscal est aussi élevé. Le contribuable de Villa¬

raboud paie aujourd'hui Fr. 1,15 par franc payé è l'Etat sur le revenu et la fortune, ainsi que 3% de contribution immobilière.

FI - Votre commune connaît-elle un développement démographique qui exige des autorités une cons¬

tante adaptation aux problèmes que pose cette évolution?

- Pour que nous puissions espérer sur un développement de caractère rési¬

dentiel, il est indispensable de termi-

Un brin d'histoire

La paroisse de Villaraboud existe depuis 1228. Son église, dédiée à Saint-Laurent, a été construite en 1868. Elle renferme un su¬

perbe tableau de Deswanden, rappelant le martyre de ce saint.

En 1228, ce village se nommait Villarabot; en 1262, il devint Vilar Rabor qui veut dire village de Rabold, nom propre germain.

C'est en 1262 que Rodolphe, seigneur d'Ecublens, vendit à

Le village de Villaraboud, dans une campagne généreuse et intacte.

Pierre de Savoie tout ce qu'il possédait à Villaraboud. Une localité qui suivit le sort de la seigneurie de Romont dont elle relevait.

Quelques chiffres Surface communale 317 ha Forêts 18 Agriculteurs 19 Producteurs de lait 15 Bovins 820 Vaches 330

Sociétés locales Chœur mixte

Louis Dumas-Mauron, président Denis Clerc, directeur

Société de jeunesse Janine Savary, présidente Groupement des dames Josiane Uldry, responsable Gym-Dames

Marguerite Mauron, présidente Société de laiterie

Louis Dumas, président

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bon vivre

JONAS CLERC,

un patriarche pas comme les autres

D'un pas alerte, portant belle moustache à la mode 1900, il vous accueille sur son immense domaine comme un berger au milieu de ses brebis. Avec ses quatre-vingt-quatre ans, // est fier d'être le patriarche de sa famille ainsi que le doyen de la com¬

mune de Villaraboud.

Fils de paysan, né dans ce village qu'il n'a jamais quitté durant sa vie, Jonas Clerc est resté fidèle aux traditions ancestrales. En 1911, à la mort de son père, il reprenait le domaine de ses pa¬

rents qu'il a exploité fort long¬

temps avec son frère Oscar. Sur cette propriété dont il ne voudrait pour rien au monde se séparer, il a vécu cinquante-trois ans de bonheur avec son épouse décé¬

dée il y a quatre ans. Sa compa¬

gne de chaque jour lui a donné une fille et cinq fils qui travaillent tous dans une parfaite entente sur un domaine agricole qui compte plus de deux cents poses de terre réparties en plusieurs exploitations. Bien que la plupart des fils ont déjà passé la cinquan¬

taine, c'est encore et toujours Jonas qui tient le gouvernail du navire dont il est le commandant de bord.

Possédant une excellente voix, il chante encore chaque dimanche à la tribune avec le chœur mixte dont il est un membre assidu depuis 1911. Il m'a avoué que pour chanter la messe, il préférait le latin au français. Jonas Clerc

s'est également dévoué toute sa vie à la cause publique. Il a été président de paroisse et conseil¬

ler communal durant plusieurs législatures, président de la so¬

ciété de laiterie pendant un demi- siècle, président du syndicat des améliorations foncières durant vingt ans, inspecteur du bétail pendant trente ans. Il faut le faire... comme disait l'un de ses fils.

Jonas n'a connu qu'un seul loisir dans sa vie, le travail, toujours le travail. A l'heure actuelle, son plus grand plaisir c'est d'aller rendre visite aux armaillis du chalet de la Chenaudaz, au-des¬

sus du Pâquier. Même si le souffle lui fait parfois défaut, le doyen de la commune de Villara¬

boud se porte à merveille. Il nous a même déclaré qu'il est candidat au fauteuil du Conseil d'Etat.

C'est d'ailleurs ce que nous lui souhaitons de tout cœur.

G. Bd

à quel point les relations humai¬

nes sont une réalité vivante dans le monde actuel.

Aîné d'une famille de neuf en¬

fants, né à Villaraboud H y a presque trois quarts de siècle, devenu propriétaire d'une entre¬

prise de construction qui a été exploitée de père en fils, notre ami François pourrait nous entre¬

tenir durant des heures sur ses activités professionnelle, poli¬

tique et culturelle. Limité par la place, nous nous bornerons sim¬

plement à relever qu'il a suivi l'exemple de son père qui fut syndic de Villaraboud durant trente-cinq ans. François Mau¬

ron est entré au Conseil commu¬

nal en 1945, année au cours de laquelle l'Exécutif lui confia la charge de syndic de la localité, fonction qu'il assuma durant un quart de siècle, à la satisfaction de la population.

Par sa très large ouverture d'es¬

prit, il a su incarner la primauté du cœur et du bon sens.

Ne connaissant pas de limite au dévouement pour la cause pu-

Une heure avec Francois Mauron,

ancien président du Grand Conseil Elu député au Grand Conseil

fribourgeois en 1956, il siégea plus de vingt ans sur les bancs du Législatif de notre canton. Cet engagement dans la société, pour la société, s'est concrétisé en 1967 par la présidence du Grand Conseil, mandat que François Mauron a rempli avec une rare compétence. H a également fait partie, pendant une décennie, de la commission d'économie pu¬

blique.

En qualité de syndic de Villara¬

boud et comme député, il s'est toujours placé en position de réciprocité, d'échange et de dia¬

logue. Son attitude de politicien avait pour effet d'animer toute démarche utile à la collectivité.

blique, il a d'autre part assumé pendant trente-deux ans la fonc¬

tion d'officier d'état-civil. Animé d'une foi inébranlable, il a été durant trente ans le distingué directeur du chœur mixte et orga¬

niste de la paroisse de Villara¬

boud.

Maintenant que ses quatre en¬

fants sont mariés, qu'il bénéficie d'une retraite méritée et heu¬

reuse en compagnie de son épouse qui lui a été d'un grand appui moral dans sa vie et qui l'est encore, François Mauron ne voudrait pour rien au monde se séparer de son piano qui lui procure quotidiennement une joie renouvelée.

G. Bd

Joseph Mauron, un sculpteur authentique

Il prend la mailloche, ce vieil outil qui a sa noblesse. Il travaille de la gouge, du ciseau è bois, dont il en possède une belle panoplie.

C'est Joseph Mauron, septante- deux ans, la barbe d'un armailli.

sculpteur sur bois. Quel plaisir de le trouver à l'ouvrage à son établi, dans l'atelier de sa maison ca¬

chée par les arbres et les fleurs.

Pour lui, sculpteur aux mains habiles, aux doigts sensibles à la beauté des formes, creuser le bois pour en sortir une tête de Fribourgeois, un animal, une fleur, un paysage pittoresque, ou

encore des personnages costu¬

més sur des parois, des tables ou des chaises, c'est la joie de soigner une œuvre.

Les origines de sa vocation, le sens profond de l'art remonte à une sensibilité qui prend nais¬

sance dans l'enfance.

Ce qui caractérise Joseph Mau¬

ron, c'est cette simplicité qui vous met à l'aise dès les pre¬

miers instants. C'est un homme vrai, comme les bois de mélèze, d'arole ou de tilleul d'où il tire tant de sculptures d'une exquise fraîcheur.

G. Bd

(17)

17

VILLARABOUD

Un développement économique

pour améliorer la qualité

de la vie

ner l'aménagement du territoire en¬

core à l'étude et qui devra être adopté par le Conseil d'Etat. Notre commune ne possédant aucun terrain destiné à La construction de villas ou maisons familiales dans la périphérie du vil¬

lage, il est très difficile pour l'autorité de promouvoir un développement de caractère résidentiel. Pour l'instant, nous n'avons qu'une solution, c'est l'échange de terrains. Celui-ci est aussi un problème ardu qui ne sera pas facile à résoudre.

Selon une étude réalisée par un urbaniste, le village de Villaraboud a tendance à vieillir. En effet, les nou¬

velles générations quittent notre loca¬

lité pour travailler et s'établir ailleurs.

C'est pourquoi le Conseil communal se penche sérieusement sur le plan d'aménagement du territoire qui arrive bientôt au terme de son élaboration.

FI - Où en est-on aujourd'hui en ce qui concerne l'alimentation en eau potable, le réseau routier, l'épura¬

tion des eaux et l'incinération des déchets ménagers?

- Ce problème a été résolu et l'adduc¬

tion d'eau est en voie d'achèvement.

Notre village est alimenté par le consortium AVGG. De par cette réali¬

sation, la défense incendie est égale¬

ment assurée dans notre commune.

Le réseau routier comprend 7 km de routes asphaltées qui sont actuelle¬

ment en bon état.

Pour ce qui est de l'épuration, une étude est en cours sur le plan régional et au sein d'une association groupant quatorze communes.

Une entreprise privée se charge de récupérer les déchets ménagers qui sont conduits à la décharge autorisée de Châtel-St-Denis.

FI - Le commerce et l'artisanat sont-ils florissants dans votre loca¬

lité?

- La population de notre village est desservie par deux épiceries et une fromagerie. Nous avons également une menuiserie qui occupe une dizaine de personnes, un sculpteur sur bois, une exposition de meubles avec ate¬

lier, une Caisse Raiffeisen, une carros¬

serie et une entreprise de battage qui a deux moissonneuses-batteuses à disposition des agriculteurs.

FI - Est-il vrai que l'agriculture occupe la majorité de la population de Villaraboud?

- Notre commune a une économie fondée essentiellement sur l'agricul¬

ture, pour la raison que nous possé¬

dons une campagne fort généreuse.

Malgré cela, elle n'occupe que la moitié de la population. Son avenir est assuré pour longtemps encore, car la plupart des exploitations sont reprises de père en fils. Une constatation qui nous réjouit tout particulièrement. A ce jour, notre village compte dix-neuf

exploitations où l'élevage du bétail et la production du lait sont les princi¬

paux revenus des agriculteurs. Per¬

mettez que l'on vous signale que la culture des céréales fourragères et panifiables représentent une surface de plus de cent poses, ce qui n'est pas négligeable pour une agriculture qui se veut saine et forte. Nous aimerions également préciser que la commune de Villaraboud est divisée en deux zones bien distinctes: le haut du village fait partie de la zone préalpine des collines, tandis que le bas du village se trouve en zone appelée intermédiaire.

FI - Est-ce que le Conseil commu¬

nal se préoccupe de l'implantation d'une petite industrie qui pourrait procurer des emplois à la jeu¬

nesse?

- Il est évident qu'une industrie, si petite soit-elle, procurerait des emplois bienvenus aux jeunes gens et jeunes filles qui sont de plus en plus nom¬

breux à quitter notre village. Et avec l'implantation d'une industrie, la cons¬

truction de maisons familiales pourrait démarrer, ce qui serait très bénéfique aux finances de notre commune. C'est dans ce sens que le Conseil communal de Villaraboud se propose de prendre contact avec l'Office de développe¬

ment du canton de Fribourg, afin que notre village puisse aussi bénéficier de certains avantages dans ce domaine.

Nous sommes conscients qu'un déve¬

loppement économique peut grande¬

ment servir à l'amélioration de la qualité de nos rapports humains. C'est pourquoi l'autorité communale entend augmenter ses efforts pour offrir de nouveaux emplois et, surtout, garder les jeunes au village.

FI - L'instruction scolaire vous donne-t-elle satisfaction et com¬

ment est-elle organisée?

- Villaraboud faisant partie du regrou¬

pement scolaire qui réunit les commu¬

nes de Siviriez, Prez-vers-Siviriez et Chavannes-les-Forts, nous sommes à même de vous dire que nous sommes très satisfaits de l'instruction scolaire donnée à nos enfants. Dans notre village, nous n'avons qu'une seule classe confiée à M. Reto Paly, qui a la responsabilité des élèves des troi¬

sième et quatrième degrés. Ceux du degré supérieur s'en vont à l'Ecole secondaire de la Glane, à Romont.

FI - Pensez-vous que l'activité culturelle et sportive s'insère dans la vie quotidienne de la population?

- Nos manifestations villageoises sont animées par le chœur mixte qui répond toujours présent pour une prestation, la société de jeunesse qui présente chaque hiver une pièce de

Conseil communal

Les membres de l'Exécutif de Villaraboud, de gauche à droite: MM. Max Uldry, Michel Mauron, Louis Dumas, Michel Margueron, Arnold Dumas, Oscar Clerc.

Louis Dumas Syndic - Forêts Michel Mauron Vice-syndic - Finances Arnold Dumas Conseiller - Eau - Cimetière Michel Margueron Conseiller - Ecoles Max Uldry Conseiller - Routes

Administration communale Oscar Clerc Secrétaire et boursier Denis Clerc Commandant du feu André Mauron Agent AVS

(18)

un coin de terre où l'agriculture est bien enracinée

théâtre et qui se charge de l'organisa¬

tion de la Fête du 1er Août, le groupement des dames qui se réunit régulièrement, la gym-dames qui, une fois par semaine, pratique la gymnas¬

tique en musique. Quant aux «mor¬

dus» du ballon, ils s'en vont jouer dans les clubs de football des villages voisins.

Villaraboud resteront de bons contri¬

buables et que la commune sera en mesure de faire face à ses obligations et de suivre son évolution, nous resterons optimistes et nous pourrons envisager l'avenir avec sérénité.

Propos recueillis par Gérard Bourquenoud

Notre-Dame du Bois est une chapelle que l'on découvre sur les hauts de Villaraboud et où la population de ce village se rend chaque année en pèlerinage.

Celui-ci a pour but d'intercéder en faveur de la protection contre la grêle. Les habitants de cette localité sont convaincus que c'est grâce à ce pèlerinage que leur village n'est pour ainsi dire jamais touché par ce fléau naturel.

Quelques belles fermes de ce village campagnard.

Evolution

démographique 1811 148 habitants

1831 197

1850 247

1870 315

1890 322

1900 306

1910 321

1920 314

1930 320

1940 313

1950 323

1960 278

1970 245

1980 245

FI - Le Conseil communal a-t-il des projets à l'étude en vue de l'amé¬

lioration de la qualité de la vie des habitants?

- Le Conseil communal, d'entente avec le Conseil de paroisse et les sociétés locales, a décidé la diffusion d'un bulletin d'information, dont la première édition est sortie au mois de mai 1980. Ce bulletin est distribué quatre fois par année à la population.

Nous organisons deux assemblées communales par année, au cours desquelles chaque citoyen peut s'exprimer librement. Dès l'an pro¬

chain. nous envisageons d'organiser une petite cérémonie à l'intention des jeunes gens et jeunes filles qui entrent dans la vie civique.

FI - Comment voyez-vous l'avenir de votre commune?

- L'autorité communale est pour un développement harmonieux de notre village où les relations humaines doi¬

vent permettre à chacun de vivre sainement. Tant que les habitants de

L'école de Villaraboud qui abrite une classe primaire, la salle du Conseil communal et l'administration.

(19)

19 C'est ici que prend fin

notre excursion dans

la commune de Villaraboud

NOCES DE PERLE

POUR L'ACHETEUR DE LAIT

Fils de l'ancien fromager de Mézières, Charles Aeby a choisi le même métier que son père. Il a fait son apprentissage dans des fromageries de Suisse alémanique et de Romandie, pour ensuite se perfectionner durant une année à l'Ecole de laiterie de Grangeneuve, où il a obtenu son diplôme de fin d'études. Ce n'est qu'après avoir accompli des stages à Romont, Porsel et Villaraboud, où il a passé sa maîtrise fédérale en 1950, qu'il devient l'acheteur de lait de ce village. A cette époque, la société de laiterie comptait vingt-sept producteurs, alors qu'aujourd'hui ils ne sont plus que quinze à livrer 1 338 000 kilos de lait par année. Toute la production est transformée en fromage de Gruyère. Il semble que lorsque le produit n'est pas suffisamment riche en matière grasse, le fabricant n'hésite pas à mettre un peu de beurre dans les trous!

Trente ans comme acheteur de lait à Villaraboud, cela mérite d'être relevé.

Surtout que Charles Aeby aime trop son métier pour arrêter si... jeune.

Son sourire laisse penser que sa retraite n'est pas pour demain.

G. Bd

Une figure pittoresque Rosa Schmutz, que nous avons rencontrée dans son jardin, est une femme d'une gentillesse, d'une tolérance et d'une efficacité enthousiasmantes. En effet, il y a plus de seize ans qu'elle est la dévouée concierge de l'école primaire de Villaraboud. La poussière y est traquée, les vitres ont la transparence du cristal, les meubles brillent comme des miroirs. On ose à peine s'asseoir sur le velours intact d'un fauteuil.

Bien qu'elle soit âgée aujourd'hui de septante-six ans, Rosa Schmutz fait preuve d'une belle vitalité. Sa santé corporelle ressemble à sa belle santé morale. Non seulement elle est heureuse, mais elle jouit d'une popularité qui fait l'admiration de tous les habitants de Villaraboud. En un mot, elle est une de ces personnes rares qui marient heureusement la disponibilité juvénile et l'équilibre adulte.

G. Bd

Rosa Schmutz (à droite) en compagnie de Myriam Ménétrey, de Siviriez, qui, de temps en temps, lui rend visite.

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Sur la route Romont-Oron-Lausanne Sans engagement, une visite s'impose!

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La fœhn

C'est un mélange désagréable de beau et de mauvais temps, la hantise de bien des gens sensibles au temps.

«Fœhn» dérive du mot latin «favo- nius». C'était la désignation romaine du vent d'ouest, tonifiant et doux.

C'est ainsi que, par extension, les conquérants romains ont appelé le vent chaud, sec, venant du sud, soufflant au nord des Alpes. Figu- rons-nous que le vent soit gêné dans sa marche par la présence d'une chaîne de montagnes haute de 1000 mètres. Si l'air était sec, il se refroidi¬

rait en montant - comme nous l'avons vu - d'un degré par 100 mètres de dénivellation. Au sommet, la tempé¬

rature de l'air serait inférieure de 10° C à ce qu'elle était au pied des monts.

En descendant sur l'autre versant, l'air se réchaufferait également de 10° C.

Mais nous avons ici affaire à de l'air humide qui, lors de son ascension et son refroidissement è une certaine altitude, atteindra la saturation. Des nuages et des précipitations se for¬

meront. Le refroidissement de l'air, dès lors, ne sera plus que d'un demi- degré environ par 100 mètres. Si l'air alors devait encore monter, disons de 400 mètres, pour atteindre la crête, le refroidissement total ne serait que de 7° C. Dans sa descente sur le versant opposé, sa température s'élèvera de 10° C. En aval, le vent sera donc plus chaud de trois degrés qu'en amont.

Le fœhn est limpide et la visibilité est exceptionnelle là où il souffle. Il fait chaud et sec. Seules la basse pression et la tendance à la baisse expliquent son influence néfaste sur les person¬

nes sensibles. Souvent, ce vent souf¬

fle è l'avant d'un cyclone qui s'appro¬

che et dont il perturbe l'évolution ordinaire. Cela ne dure le plus souvent que jusqu'à ce qu'il soit mélangé avec de l'air plus froid. Ensuite, le baromè¬

tre montant, le temps froid et pluvieux lui succèdel II est difficile de prédire le moment où le fœhn va descendre dans les vallées. Les situations de fœhn sont presque imprévisibles et représentent un vrai casse-tête pour les prévisionnistes.

Les trajectoires des dépressions Les dépressions tendent â s'organiser par familles, toujours à la file les unes des autres et suivant approximative¬

ment les mêmes trajectoires. Celles-ci ne sont pas arbitraires et certaines sont nettement préférées. Cela est important pour la prévision. Entre deux dépressions successives, une éclaircie passagère règne sur la Suisse. Mais avec le passage du dernier front froid, on observe au nord des Alpes une situation de barrage.

Celle-ci nous vaut généralement un à trois jours de très mauvais temps (d'autant plus tenace qu'il s'observe près des montagnes). Tout comme devant le front chaud, le ciel est uniformément couvert, mais les préci¬

pitations sont d'intensité variable. Il

en découle la règle suivante: en montagne, plus le temps s'améliore rapidement â l'arrière d'un front froid, plus la durée du beau temps sera courte. La bise met fin à la situation de barrage («bise noire» de la Suisse occidentale, parce qu'elle amène avec elle, après l'éclaircie, la nébulosité dont le Plateau est recouvert) et précède le beau temps. En hiver, cependant, au-dessus de la large dépression que représente le Plateau suisse, le brouillard ou le brouillard élevé ne se feront pas attendre. A cette époque, le temps anticyclonique est désagréable et persistant en plaine. Les dépressions dont l'évolu¬

tion vient d'être sommairement dé¬

crite sont un bon moyen de prévision météorologique.

En retenant les caractères de l'évolu¬

tion décrite, nous pouvons en prévoir la trajectoire, la vitesse, le creusement ou le comblement, si et pour combien de temps le fœhn s'y installera. Le météorologue pourra donc en déduire le temps qu'elles apporteront. Ces tourbillons cheminent â la surface du globe. Celle-ci est accidentée et

reconnus, ils deviennent une aide précieuse pour prédire le temps quel¬

ques heures à l'avance. Une surveil¬

lance inlassable du temps en de nombreux lieux judicieusement choi¬

sis ainsi que la transmission rapide des observations et l'analyse des cartes météorologiques sont les con¬

ditions essentielles du travail efficace d'un service météorologique.

Jusqu'à présent, nous nous sommes arrêtés surtout aux cyclones. Les anticyclones ne sont en principe que le revers du phénomène. Les cyclones sont toujours séparés de manière plus ou moins distincte par un anticyclone.

Mais il y a aussi des anticyclones étendus, très stables, qui ne circulent pas avec les cyclones mais influence fortement leur trajectoire. Ils se dis¬

tinguent des précédents par leur forte extension verticale et l'air est plus chaud en leur intérieur que dans les dépressions. C'est la zone de calme, si redoutée des anciens navigateurs.

Le plus connu dans nos régions est celui des Açores. Si d'ordinaire l'on en parle moins, cela vient partiellement de ce qu'ils ne jouent par un rôle aussi

.te»

.. vrni'mtmi i L'eau, un élément vital pour tout être humain.

s'échauffe irrégulièrement. La consé¬

quence en est que le développement d'un cyclone n'est jamais identique à celui de ses prédécesseurs. D'autre part, chaque dépression avance diffé¬

remment. Des dépressions partielles et des tourbillons marginaux se for¬

ment souvent, qui évoluent à leur échelle, tout comme les autres tour¬

billons. De même, le temps régional ou des anomalies atmosphériques locales en estompent les caractères généraux. Des poussées d'air chaud (et des traînées de nuages) peuvent être les précurseurs d'un grand tour¬

billon - ou l'accompagner, voire même tourner autour de lui. Elles perturbent alors l'évolution d'une dé¬

pression bien développée et influen¬

cent le temps futur. Ces phénomènes sont difficiles à interpréter. Une fois

important que les dépressions dans la prévision du temps. Sans doute sont- ils accompagnés de beau temps, comme le sont d'ailleurs aussi tous les anticyclones où régnent le brouillard et le brouillard élevé. Au-dessus de la couche dont la limite supérieure se situe généralement entre 800 m et 1200 m, le temps est ensoleillé et doux. C'est ce que le commun consi¬

dère comme naturel, et toute dévia¬

tion est ressentie comme un dérange¬

ment. Un anticyclone n'est pas la suite du beau temps ou le beau temps n'est pas celle d'une haute pression.

Les deux sont liés et s'accentuent mutuellement. Une fois qu'un tel couple anticyclone-beau temps s'est formé, il ne se laisse pas détruire facilement. Il reste érigé comme un bastion et dévie les vents océaniques tout autant que le ferait un grand massif montagneux. Le temps «tient bon», souvent malgré des signes précurseurs de mauvais temps.

Tout changement de temps est, comme nous l'avons vu, plus ou moins dû aux dépressions. Si nous voulons connaître le temps futur, nous devons d'abord connaître l'en¬

vergure et l'intensité de ces tourbil¬

lons et surtout la trajectoire qu'ils emprunteront. Si la trajectoire d'un tourbillon est suivie pendant une certaine période, le météorologue peut se faire une idée de la suite de son cours. La vitesse de dérive décroît (â de rares exceptions) au-dessus des continents. La plupart des cyclones qui déterminent le temps de notre pays viennent des régions de l'Amé¬

rique du Nord d'où ils se déplacent au-dessus de l'Atlantique-Nord pour finalement atteindre l'Europe par le nord-ouest.

La trajectoire du tourbillon est condi¬

tionnée par l'état général des couches supérieures de l'air. L'expérience nous apprend que les dépressions suivent de préférence quelques trajectoires bien définies.

(A suivre)

Strato-cumulus.

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JURA

CANTON SUISSE

Par la route...

Le canton du Jura comprend trois régions bien distinctes: l'Ajoie et le Clos-du-Doubs qui assurent les liens avec la France; le district de Delé¬

mont, industriel, plutôt tourné vers Bâle; les Franches-Montagnes, haut plateau aux espaces verts prisés par les touristes.

De par sa situation géographique, son territoire joue un rôle d'intermédiaire entre le territoire de Belfort et les centres industriels du Plateau suisse d'une part, et d'autre part, il est le point de rencontre de deux cultures, l'allemande et la française.

Des efforts considérables ont déjà été réalisés et seront encore consacrés au développement des voies de commu¬

nication. A priori, ce développement se dessine par deux caractéristiques propres è la république et canton du Jura, ce sont les liaisons Territoire de Belfort - Plateau suisse et Jura suisse allemand - Jura suisse romand et français. Et c'est à Delémont, capitale du canton, que ces deux axes se croisent.

Selon une étude et une information de M. Bernard Kunz du Département de l'économie publique, le réseau juras¬

sien enregistre une densité supérieure à la moyenne suisse. Il contribue donc dans une large mesure à favoriser la mobilité de la main-d'œuvre entre le lieu de résidence et le lieu de travail.

Ce qui est également réjouissant, c'est que l'accès aux principaux cen¬

tres économiques qui se trouvent à la frontière ou en dehors du Jura, est particulièrement aisé et rapide. Il suffit de quarante minutes pour se rendre è Bâle, Belfort, Montbéliard ou Bienne. Pour améliorer encore les voies de communication du nouveau canton, il est prévu la réalisation d'une grande transversale qui, par Porren- truy et Delémont, reliera l'autoroute française A 36 au réseau du Plateau suisse. D'autre part, une amélioration de la liaison Bâle - La Chaux-de- Fonds ne sera que bénéfique è l'écono¬

mie du plateau franc-montagnard.

... et par le train

Le territoire jurassien est traversé par deux lignes internationales qui sont Berne - Delémont - Belfort - Paris et Hambourg - Bâle - Delémont - Ge¬

nève - Port Bou, tandis que l'intérieur du canton est desservi par deux lignes régionales.

Par la voie des airs...

La jeune république du Jura n'est qu'à quarante-cinq minutes de l'aéroport intercontinental de Bâle-Mulhouse, tandis que l'aéroport de Belfort-Fon- taine est en mesure d'assurer des liaisons fréquentes et régulières avec Paris.

... et par voie fluviale Il est évident que la proximité du port de Bâle constitue un avantage non négligeable pour les entreprises du Jura qui acheminent leurs produits par containers. Les autorités du nouveau canton sont également convaincues que l'aménagement du canal Rhône- Rhin procurera à la république du Jura une possibilité d'améliorer son poten¬

tiel économique, vu que l'aménage¬

ment de ce canal se fera à moins de dix kilomètres de la frontière et que l'Etat jurassien envisage l'acquisition de terrains dans l'espace réservé au port de Bourogne.

(A suivre)

Le magnifique château de Porrentruy.

Reportage réalisé par G. Bourquenoud-FI Photos Dériaz

La cité de Delémont, capitale du canton.

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