Rapport Final ; Février 2018
Etat des lieux de la gestion des déchets
District de Bamako
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Réalisé par:
Seydou DIAKITE Dogodiougo DOLO Fousseyni DIARRA
Production :
Bink 36
Binckhorstlaan 36, Unit C174
2516 BE La Haye T +31 (0)70 2051025
Pays-Bas W www.waste.nl
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Table des matières
1. INTRODUCTION GENERALE ... 5
1.1. Explication programme EUTF – EJOM ... 5
1.2. Objectifs et Résultats attendus ... 7
1.2.1. Objectif général ... 7
1.2.2. Objectifs spécifiques de l’étude ... 7
1.2.3. Résultats attendus ... 7
2. Définitions et terminologies ... 8
3. Scope, limitations et méthodologie ... 9
4. Etat de lieu général ... 13
4.1. Thèmes à discuter ... 18
5. Présentation de la ville ... 18
5.1. Description de la ville ... 18
5.1.1. Historique et situation géographique ... 18
5.1.2. Caractéristiques physico spatiales ... 19
5.2. Organisation politico-administrative ... 21
5.2.1. Attributions du Conseil du District de Bamako ... 21
5.2.2. Organes de gestion politique et administrative : ... 22
5.3. Cadre juridique ... 22
5.4. Cartes de la municipalité au niveau des communes ... 24
5.5. Donnés démographiques ... 30
6. Situation des déchets solides ... 31
6.1. Niveau ménage ... 32
6.2. Niveau Marchés communautaires ... 34
6.3. Niveau Espaces Publics ... 36
6.4. Niveau Commune/District et chaine valeur ... 37
6.5. Niveau Commune/District et gestion ... 39
6.6. Niveau ST : DNACPN/DRACPN/SACPN/DSUVA/Gestion déchet ... 41
6.7. Niveau ST : DNACPN/DRACPN/SACPN/DSUVA/Chaine valeur ... 44
6.8. Niveau Industrie et Elevage ... 48
6.9. Boue de vidange ... 49
6.10. Niveau GIE Prestation ... 50
6.11. GIE et Chaine de valeur ... 53
6.12. Niveau Ville : 2 dépôts transit et Noumoubougou, 2 maraichers ... 56
7. La Gestion Intégrée et Durable des Déchets Solides pour la Ville ... 60
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7.1. Acteurs directement impliqué dans la chaine de gestion de déchet : ... 60
7.1.1. Les principaux acteurs impliqués dans la chaine de gestion des déchets sont entre autres : ... 60
7.1.2. Autres acteurs impliqués ... 64
7 .2. Les éléments /option pour chaine des valeurs ... 66
7.2.1. Tableau ... 66
7.2.2. Situation des décharges, des activités de tri, Formel, vente de terreau (formel et informel) 67 7.3. LES ASPECTS CLES (Financiers, Institutionnels, Environnemental, Techniques et Social) .. 71
7.3.1. Le financement du secteur ... 71
7.3.2. Le cadre institutionnel de gestion des déchets du District de Bamako ... 73
8. Proposition d’opportunités, ... 81
9. Proposition de stratégies et actions de motivation/ciblage des jeunes, femmes et migrants de retour ... 82
ANNEXES ... 84
1. INTRODUCTION GENERALE
1.1. Explication programme EUTF – EJOM
La population malienne, selon le dernier recensement général de la population et de l'habitat effectué en 2009 par la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique (DNSI) est de 18 957 258 habitants. Les jeunes représentent 60% de cette population, mais ils sont confrontés à des défis systémiques en matière d’emploi en raison de l’inadéquation entre leur formation et le marché de l’emploi et le ratio entre la création d’emploi et la croissance de la population. Il existe une demande élevée, mais insatisfaite pour des compétences dans certains secteurs clés à haute intensité de main d’œuvre.
C’est dans ce contexte que le 09 Juin 2017, l’Union Européenne (UE) a signé avec le consortium de quatre organisations : SNV (qui en assure le lead), APEJ, ICCO et WASTE un accord de financement sur le projet “L’emploi des jeunes crée des opportunités, ici au Mali” pour une durée de quatre (4) ans, jusqu’en Mai 2021.
Le projet va contribuer à stimuler le développement économique et la stabilité sociale en créant des opportunités d’emploi pour 8 620 jeunes y compris des femmes et des migrants de retour à travers le développement des chaînes de valeur horticole, la gestion des déchets, l’agro-alimentaire et l’artisanat utilitaire dans les régions de Koulikoro, Kayes, Gao et le district de Bamako.
A la suite du projet, 400 PME verront le jour soit 150 en horticulture, 100 dans la filière de gestion des déchets, 100 en artisanat utilitaire, 50 en agro- alimentaire et 20 fermes horticoles.
L’innovation porte sur l’approche de formation des compétences axées sur le marché, les méthodes d’irrigation et de fertilisation, le développement des fermes coopératives horticoles, tous des éléments compris dans une approche holistique de développement des chaînes de valeur.
L’action vise spécifiquement les jeunes défavorisés, y compris les femmes, à risque élevé de migration et des migrants de retour qui peuvent être influencés par des groupes radicaux.
Le projet ambitionne de contribuer au développement des opportunités économiques et à la stabilité sociale dans les régions de Kayes, Koulikoro, Gao et le district de Bamako cela à travers trois objectifs spécifiques qui sont :
• Contribuer à l’auto emploi et l’emploi des jeunes (notamment des femmes, et des groupes défavorisés) dans le secteur de l’horticulture, la gestion des déchets, l’agro-alimentaire et l’artisanat utilitaire ;
• Promouvoir le développement des PME pour contribuer à l’emploi des jeunes (notamment les femmes et les personnes défavorisées) dans les secteurs de l’horticulture, la gestion des déchets, l’agro-alimentaire et l’artisanat utilitaire ;
• Contribuer à la création d’un environnement financier et éducatif favorable à l’emploi des jeunes.
Dans le projet, WASTE et le partenaire RUAF sont responsables pour la création d'emplois dans le secteur des déchets, du recyclage et réutilisation dans le secteur agriculture et les
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fournisseurs de services. Par conséquent, il est important voire nécessaire d’évaluer la situation actuelle du secteur de la gestion des déchets et les chaines liés au déchets organiques comme l’horticulture urbaine au cours de la phase de démarrage en vue d’identifier les potentialités de création d’emploi et de création de PME dans ledit secteur.
L’étude d’état des lieux de la gestion des déchets va se dérouler de façon simultanée dans les quatre villes (Kayes, Bamako, Koulikoro et Gao). Chaque ville va constituer un lot pour la soumission. Une table de matières sera mise à la disposition des différentes unités d’enquête dans les quatre villes.
C’est dans le cadre de la mise en œuvre de programme qu’est prévu la présente étude de base de gestion des déchets dans le district de Bamako.
Le présent rapport se structure en neuf grandes parties :
• Une première partie introductive qui présente le contexte de l’étude ;
• la deuxième partie porte les définitions et terminologies ;
• la troisième partie sur la méthodologie de l’étude ;
• la quatrième partie sur l’état des lieux général ;
• la cinquième partie sur la présentation du District de Bamako ;
• la sixième partie sur la situation des déchets solides ;
• la septième partie Gestion Intégrée et Durable des Déchets Solides de la Ville
• la huitième partie sur les propositions d’opportunités
• la neuvième partie sur les propositions de stratégies et actions de motivation/ciblage des jeunes, femmes et migrants de retour
Les annexes complètent le rapport et sont constitués de :
• Liste de contactes
• Echantillons faites
• Questionnaires utilisées
• Questions dans les interviews
• Quelques photos de la ville
1.2. Objectifs et Résultats attendus 1.2.1. Objectif général
Réaliser l’état des lieux de la chaine de valeur de la gestion des déchets dans le District de Bamako en vue de définir la stratégie d’intervention du projet.
1.2.2. Objectifs spécifiques de l’étude
• Réaliser la cartographie des acteurs de la chaine de valeur gestion des déchets (nature des relations, forces-faiblesses-contraintes-potentialités, etc.);
• Analyser la filière de la gestion des déchets (production/composition, collecte, récupération/recyclage, compostage,) et la commercialisation des produits, en tenant compte des aspects environnementaux, socio-économiques, légaux, techniques ;
• Analyser des filières agroalimentaires liées avec la gestion de déchets ;
• Identifier les potentialités de création d’emploi dans chaque maillon de la chaîne de la gestion des déchets (auto-emploi, emploi ou création de PME) basé sur la présence de matériaux;
• Proposer des options/pistes de création d’emploi pour les jeunes (18 à 40 ans), les femmes et les migrants de retour, à travers la création de nouvelles PME ou le renforcement des structures existantes ;
• Proposer des stratégies de motivation/ciblage des jeunes, femmes et migrants de retour sur les opportunités à s’engager dans l’auto-emploi et l’entrepreneuriat dans le secteur de la gestion des déchets ;
• Proposer des actions pour l’opérationnalisation des options de création d’emploi (auto- emploi, emploi ou création de PME) dans le District de Bamako.
1.2.3. Résultats attendus
• La cartographie des acteurs de la chaine de valeur gestion des déchets (nature des relations, forces-faiblesses-contraintes-potentialités, etc.) est réalisée ;
• La filière de la gestion des déchets (production/composition, collecte, récupération/recyclage, compostage,) et la commercialisation des produits, en tenant compte des aspects environnementaux, socio-économiques, légaux, techniques est analysée ;
• Les filières agroalimentaires liées avec la gestion de déchets (organiques ou autres déchets par exemple les emballages) sont analysées ;
• Les potentialités de création d’emploi dans chaque maillon de la chaîne de valeur de la gestion des déchets (auto-emploi, emploi ou création de PME) sont identifiées ;
• Des options/pistes de création d’emploi pour les jeunes (18 à 40 ans), les femmes et les migrants de retour, à travers la création de nouvelles PME ou le renforcement des structures existantes sont proposées;
• Des stratégies de motivation/ciblage des jeunes, femmes et migrants de retour sur les opportunités à s’engager dans l’auto-emploi et l’entrepreneuriat dans le secteur de la gestion des déchets sont proposées;
• Des actions pour l’opérationnalisation des options de création d’emploi (auto-emploi, emploi ou création de PME) dans les quatre villes sont proposées.
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2. Définitions et terminologies
AGEROUTE : Agence National de Travaux d’Entretien Routier AGR : Activités Génératrice de Revenus
ANGSEM : Agence National de Gestion des Stations d’Epuration
BRCTU : Bureau de Régulation de la Circulation et des Transport Urbain BUPE : Brigade Urbaine de Protection de l’Environnement
CAFO : Coordination des Associations et ONGs Féminines
CGIDEP : Coalition pour la Gestion Intégrée des Déchets et de l’Eau potable en Commune I
CMDT : Compagnie Malienne de Développement Textile
COGEVAD : Comité de Gestion et de Valorisation des Déchets en Commune IV COPIDUC/AEP : Comité de Pilotage des Déchets Urbains et Approvisionnement en Eau
Potable en C.IV
CTAC : Cellule Technique d’Appui aux Communes du District de Bamako DNACPN : Direction Nationale de l’Assainissement Contrôle des Pollution et des
Nuisances
DRAS : Direction Régionale
DSUVA : Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement GIDD : Gestion Intégrée et Durable des Déchets
GIE : Groupement d’Intérêt Economique ICCO : Organisation Inter-église de Coopération OSC : Organisations de la Société Civile
PDSEC : Programme de développement Social Economique et Culturel des Communes
PFAC : Plate-Forme d’Assainissement de la Commune IV PME : Petite et Moyenne Entreprise
PTF : Partenaires Techniques et Financiers
RECOTRADE : Réseau des Communicateurs Traditionnels pour le Développement RUAF : Global partnership on sustainable Urban Agriculture and Food Systems SNV : Organisation Néerlandaise de Développement-Mali
UE : Union Européenne
3. Scope, limitations et méthodologie
La démarche d’évaluation ISWM (Integrated Sustainable Waste Management « gestion intégrée durable des déchets ») ou GIDD a été préconisée pour mener l’étude. Cette démarche systémique a l’avantage de faire l’analyse des acteurs, des éléments du système (génération, collecte, transport et traitement et utilisation des déchets) sous les différents aspects (technique, environnemental, financier/économique, socioculturel, institutionnels, politique/réglementaire).
L’étude de l’état des lieux a mis un accent particulier sur les opportunités d’emplois et d’entreprenariat des jeunes et des femmes au niveau de chaque étape de la gestion des déchets : production ; collecte, tri, transport, transformation, réutilisation, valorisation L’étude a pris en compte les points d’attention en ce qui concerne :
-définition des types d’entreprises existantes dans le secteur gestion des déchets (micros et moyennes entreprises) dans le contexte du District ;
-opportunités d’emplois dans la filière : le ramassage des ordures, valorisation des déchets, l’artisanat de recyclage, la construction et l’entretien des ouvrages d’assainissement ;
-identification des secteurs plus rentables pour les femmes et les jeunes dans le secteur notamment en milieu urbain et rural surtout en rapport avec les activités agricoles ;
-opportunités de création de petites et moyennes entreprises pour l’installation des jeunes et des femmes dans le secteur et condition minimales de réalisation d’une nouvelle activité dans le secteur (la maitrise de l’activité, la maitrise du financement et la maitrise de la distribution);
L’étude a été réalisée suivant les étapes ci-après : - Etape 1 : Réunion de cadrage
- Etape 2 : Revue documentaire - Etape 3 : Enquêtes de terrain
- Etape 4 : Analyse et traitement des données collectées - Etape 5 : Rédaction et soumission du rapport provisoire - Etape 6 : Atelier de Validation du rapport provisoire
- Etape 7 : Rapport final de l’étude basé sur les commentaires de l'équipe du projet et sur les inputs de l'atelier de validation.
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Etape 1 : Cadrage de l’étude
Un atelier de cadrage a été organisé au Bureau de la SNV qui a permis de définir les contours et valider les différents outils ainsi que la démarche de l’étude. Cet atelier a clarifié la vision et de mieux préciser les directives du commanditaire (questionnaire et le plan du rapport).
Cette démarche a eu l’avantage de mieux cadrer les enquêtes, le choix des cibles aux différents niveaux de l’étude ainsi que le modèle de rapport de l’étude. Cela a permis d’éviter des pertes de temps dans les échanges sur la conduite de l’étude entre le maitre d’œuvre et le maitre d’ouvrage. La rencontre a été mise à profit pour partager la démarche, les outils de collecte des données, établir et valider le programme du travail de terrain.
Ces informations préliminaires et orientations de l’atelier a permis d’élaborer un programme de travail réaliste. Les autorités administratives et communales ainsi que les acteurs clés ont été informés de la démarche et du programme de la mission.
Cette phase a été mise à profit pour élaborer les différents outils :
Les principaux outils de collecte des données sont : le guide d’entretien, les matrices d’analyse et de classification préférentielle des acteurs, le diagramme de VEN, le SEPO, les matrices d’analyse des étapes et des aspects de durabilité. Ils ont porté sur les aspects suivants :
- L’état des lieux (systèmes de gestion des services hygiène et assainissement en place, acquis/potentialités, enjeux, défis et contraintes) des composantes du secteur de gestion des déchets,
- L’indentification, la cartographie et l’analyse des acteurs du secteur notamment leurs rôles, responsabilités, forces, faiblesses, intérêts, degré d’influence, degré d’affectation et les besoins de renforcement de leurs capacités,
- Les relations entre les acteurs des sous-secteurs notamment la nature de relations, les conflits latents ou ouverts,
- Les liens entre gestion des déchets et la création d’emplois, la filière agroalimentaire et la gestion des déchets,
- Les potentialités de création d’emplois dans chaque maillon de la chaine de gestion des déchets (génération, collecte, transport et traitement et utilisation des déchets), - Les options et pistes de création des emplois pour les jeunes et les femmes et les
migrants à travers des petites et moyennes entreprises au niveau urbain et rural, - Des stratégies de motivation/ciblage des jeunes, femmes et migrants de retour sur les
opportunités à s’engager dans l’auto-emploi et l’entrepreneuriat dans le secteur de la gestion des déchets
- Des actions pour l’opérationnalisation des options de création d’emploi (auto-emploi, emploi ou création de PME) dans les quatre villes sont proposées
Etape 2 : Revue documentaire
Le commanditaire a mis à la disposition du consultant des documents pertinents pour la mission ; le consultant a complété la documentation sur le terrain à Bamako au niveau des différents quartiers/secteurs, les services techniques nationaux, régionaux et communaux du secteur à Bamako ainsi que les acteurs privés et spécialisés du secteur et le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.
La mission a rassemblé et exploité toute la documentation disponible par rapport au sujet de l’étude.
Dans les analyses documentaires les politiques, les stratégies, plans locaux d’assainissement et les PDSEC ont été également exploités.
Etape 3 : Travail de terrain Echantillonnage
L’étude a porté sur la ville de Bamako
Au niveau de chaque commune, le travail a consisté en des enquêtes au niveau des concessions/ménages des quartiers des six communes du District de Bamako et des rencontres avec les représentants des secteurs public, privé (GIE et entreprises) et des OSC intervenant dans le domaine de la gestion des déchets. Elles se sont tenues sous forme de rencontres individuelles.
Administration des outils / collecte des données
Une équipe de six enquêteurs a été mise en place et ont administré les outils auprès des responsables ou représentants des secteurs publics, privé, des OSC et des personnes ressources susceptibles de fournir des informations de qualité (les responsables des collectivités territoriales, les notabilités, les femmes, les jeunes, les représentants des services techniques de l’assainissement, de l’emplois et de la formation professionnelle, des GIE, des coopératives, des entreprises et des ONG…) sous la supervision des experts.
La collecte des données
Des enquêtes et visites ont été organisées au niveau des certaines réalisations ou lieux caractéristiques. Ce qui a donné l’avantage d’approfondir les investigations sur les réalisations, pour une meilleure compréhension des situations. A l’occasion des visites des images ont été prises pour mieux étayer la description des situations présentées.
Des enquêtes spécifiques ont été menées par l’équipe d’enquêteurs afin de collecter des données complémentaires de manière à répondre aux questions essentielles de l’étude.
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Etape 4 : Analyse et traitement des données
Après chaque séance, l’équipe chargée de l’étude a procédé à l’analyse, à la classification des informations et à la rédaction du rapport qui s’est faite tout le long de la phase des enquêtes de terrain. Les données collectées ont été traitées et interprétées afin de tirer les tendances et les évidences. Les dépouillements des résultats des enquêtes a permis de disposer des données chiffrées qui ont été analysées et interprétées.
Etape 5 : Rédaction et soumission du rapport provisoire
Après l’analyse des données, la mission a soumis un rapport provisoire d’étude aux responsables de la SNV. Le présent document a été finalisé après la prise en compte des observations. Tous les résultats prévus dans le TDR ont été consignés dans le rapport final.
Etape 6 : Atelier de validation du rapport provisoire avec les acteurs
La restitution des résultats provisoires de l’étude a été faite avec l’ensemble des acteurs sous forme d’atelier de restitution. Elle a permis de prendre en compte les informations complémentaires fournies par les autres acteurs en vue d’améliorer la qualité du travail.
Etape 7 : Rapport final de l’étude basé sur les commentaires de l’équipe du projet et sur les inputs de l’atelier de validation
Le rapport final sera le document qui aura pris en compte toutes les observations et apports et qui requis la satisfaction des parties commanditaires.
Les difficultés rencontrées
Au cours de l’étude, les difficultés suivantes ont été rencontrées :
- Insuffisance des données statistiques fiables au niveau des acteurs ; - Accès difficile aux informations des grandes sociétés (Ozone) ;
- Insuffisance de disponibilité des certains acteurs enquêtés (Services Techniques, élus communaux) ;
- Connaissance limitée des acteurs par rapport aux opportunités d’emploi dans le secteur des déchets ;
- Non maitrise du concept « chaine des valeurs des déchets ».
4. Etat de lieu général
Situation générale de l’assainissement dans les six communes du district de Bamako
Commune 1
La commune manque de dépôts de transits officiels. Cependant, elle dispose des deux dépôts de transits non autorisés, à savoir, le dépôt de transit de Banconi et celui de Doumanzana. Le dernier occupe un espace réservé au marché conformément au plan de lotissement de la zone.
Trente-trois (33) GIE collectent quotidiennement les déchets de la commune avec des moyens de bord pour converger vers le dépôt de transit du CFP. Les espaces verts ne sont pas aménagés ou sont utilisés à d’autres fins. Les caniveaux et les collecteurs sont souillés par:
• les eaux usées domestiques ;
• les eaux usées artisanales ou de teinturerie ;
• les déchets solides.
Les cours d’eaux ou collecteurs naturels existants en commune I sont complètement obstrués.
Ce qui explique leur débordement pendant une forte pluie et les risques d’inondation sont donc réels. La construction des maisons dans les lits des collecteurs constituent un problème très sérieux. Chaque année la commune I subit des pertes importantes en biens et en vie humaine à cause des inondations presque annuelles.
Cette situation a des répercutions évidentes sur la pollution du fleuve Niger qui reçoit tous les déchets drainés de la commune. La remarque est que les eaux usées de toilettes et de lessive, se déversent pour la plupart des cas dans les caniveaux à 60,32% et les collecteurs à 25,40%. Les eaux usées des aires de lavage qui se déversent dans les rues, les puisards et les fosses représentent les plus faibles taux respectivement de 6,35%, de 4,76% et de 3,17%.
Commune II
Le seul dépôt de transit en commune II, est celui du CFP qui reçoit le plus, les déchets de plusieurs quartiers des communes 1 et 2. Tous les jours, il est littéralement envahi de déchets d’origine commerciale (produits agricoles et ménagers). A cause de sa fréquentation, il se trouve dans un état de dégradation plus avancé. Cinquante-trois (53) GIE formels sont recensés tous les jours autour du dépôt dont 23 pour la commune II. Plusieurs commerçants même des autres communes convergentes vers le marché de Médine, l’un des marchés les plus importants de la ville de Bamako pour mener leurs activités économiques. Elle abrite aussi plusieurs usines du District.
Les infrastructures ou équipements d’assainissement (liquides et ou solides) sont présents dans la commune II du District de Bamako. Mais ces infrastructures et équipements sont largement insuffisants et problématiques.
14 La situation de rejet des déchets liquides en commune II ne respecte pas les mesures environnementales comme dans les autres communes. Le déficit en infrastructures d’assainissement liquide et d’évacuation d’eau pluviale entraine toujours des risques d’inondation.
Les collecteurs et les caniveaux existants sont partiellement curés par an, grâce aux efforts du ministère en charge de l’environnement.
Pendant la période d’hivernage les déchets solides sont déversés dans les collecteurs et les caniveaux. Ces collecteurs sont des réceptacles des eaux usées domestiques. Selon le Plan de de Développement Social, Economique et Culturel de la commune, elle dispose beaucoup des puisards à ciel ouvert, 32 latrines publiques et 10 553 latrines familiales (DNACPN).
La situation ci-dessus décrite est due à l’insuffisance de moyen matériel, financier, l’insuffisance d’engagement des autorités, l’encombrement des caniveaux par des kiosques, le non entretien des ouvrages, l’insuffisance de sensibilisation de la population sur les mauvaises pratiques, le manque d’espace dans la commune pour les dépôts de transit, l’insuffisance de GIE de collecte des ordures et de poubelles, le manque d’un système de traitement des déchets solides et liquides.
Ainsi, les eaux usées de la commune II ont plusieurs destinations à la fois (cours d’eau, rues, caniveaux, collecteurs), ce qui constitue un danger réel pour la santé des populations et l’écosystème.
Les effets de cette situation sont entre autres la propagation des insectes (mouches et moustiques) et des maladies comme le paludisme, la diarrhée, la fièvre typhoïde.
Des solutions à court, moyen et long termes doivent être plus que jamais prises pour faire face à cette situation. Il s’agit principalement de la réalisation de nouveaux ouvrages, l’acquisition d’équipements d’assainissement et leur entretien.
Commune III
La Commune III du district de Bamako est aujourd’hui parmi les circonscriptions les plus insalubres à cause de l’insuffisance de dépôts de transit d’ordures et de dispositifs d’évacuation des eaux usées domestiques.
Le nombre de GIE qui travaillent avec la mairie est de onze (11) pour une vingtaine de quartiers. Cinq (05) quartiers périphériques ne sont pas concernés par cette intervention.
Malgré l’insuffisance de dépôt de transit, la commune III abrite le seul dépôt de transit bien aménagé et qui respecte les normes en termes de temps de séjour des ordures, c’est celui de Dar Salam. Un deuxième dépôt de transit à Samé est aménagé mais non fonctionnel.
L’habitat de cette commune constitue presqu’une partie du tissu ancien du District de Bamako, mais qui se modernise petit à petit. De même que les infrastructures d’assainissement (liquides et ou solides) sont très anciens. On constate sur le terrain qu’une partie importante des
caniveaux d’évacuation des eaux pluviales ont disparu et les ouvrages existants ne sont pas entretenus.
La commune est l’une de plus grandes productrices des déchets à cause du plus grand centre commercial qu’elle abrite dans le District de Bamako. Cela joue énormément sur la composition des déchets par rapport aux autres communes.
Cette situation est due au manque de moyen matériel, financier ainsi que l’insuffisance d’engagement des autorités dans la gestion des déchets, le manque d’espace dans la commune pour les dépôts de transit, le manque de système de traitement des déchets solides et liquides.
Les principaux problèmes sont entre autres :
- l’insuffisance de caniveaux dans certains quartiers
- les caniveaux existant sont mal entretenus et engorgés d’ordures
- la prolifération des moustiques, des rats dans la ville
- l’insuffisance d’évacuation des ordures
- l’incivisme des populations dans le cadre de l’assainissement.
Des solutions à courts, moyen et long termes doivent être plus que jamais prises pour faire face à cette situation :
- prévoir l’entretien des ouvrages dans la conception des projets et assurer le suivi - Former les élus municipaux et les GIE pour les rendre plus performants afin d’assurer
leur mission
- faire la sensibilisation des populations pour qu’elles prennent conscience des problèmes environnementaux
- Adapter les textes aux réalités des communes et avoir le courage de les appliquer ; - Aménager les décharges finales à l’échelle de la ville
- Evacuer régulièrement les déchets solides et liquides
- Créer des brigades ou associations de défense des espaces verts ou places publiques dans les quartiers.
Commune IV
La commune IV présente l’avantage d’avoir un habitat plus moderne par rapport aux structures anciennes du District. Elle a été longtemps considérée comme une zone d’extension de Bamako. Comme toutes les autres commune du District de Bamako, elle a été créée par l’ordonnance N° 78-32 /CMLN du 18 Août 1978 et placée sous la tutelle du Gouverneur du District.
Dans le cadre de la gestion des déchets de la commune, vingt-huit (28) GIE travaillent avec la mairie, mais par le fait que plusieurs groupements ne sont plus fonctionnels, ils n’arrivent pas à couvrir les besoins de la commune en matière d’évacuation des déchets. La commune dispose de quatre (04) dépôts de transit (LAFIABOUGOU-cimetière, le luxambourg, Sébéninkoro –flanc colline, Kalabambougou) autorisés dont le plus grand centre est en cours d’aménagement, il s’agit de LAFIABOUGOU-CIMETIERE, à lui seul 500 000 m3 de déchets y
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arrive par jour. Aujourd’hui toutes les attentions sont tournées vers ce chantier. Les abonnés des 28 GIE de pré collecte paient entre 2 000 et 3 000 F CFA par mois.
Le réseau de drainage connait les problèmes que celui des autres communes. Il est constitué en grande partie par des collecteurs que de caniveaux en raison de la topographie du terrain qui draine les eaux venant des élévations qui entourent la commune. Grâce à la coopération ALLEMANDE (KFW), les études pour l’aménagement de 2,5 Km sont terminées et la recherche de financement pour la réalisation est en cours.
Commune V
Située sur la rive droite du fleuve Niger, la commune V a été créé en 1978 ; elle est limitée au Nord par le fleuve Niger, au sud par la zone aéroportuaire et la commune rurale de KalabanCoro (sud-ouest), à l'est par la commune VI et à l'ouest par la commune rurale de KalabanCoro. La commune V compte au total huit quartiers administratifs : Badalabougou, Torokorobougou, Sabalibougou, Quartier-Mali, Daoudabougou, Kalaban-Coura, Baco- Djicoroni et la Sema I.
A l‘instar des autres commune, l’assainissement reste une préoccupation majeure des populations. La gestion des déchets est principalement assurée par des GIE intervenant dans la pré collecte au niveau des différents quartiers, mais leur équipement ne permet pas de répondre aux besoins de la commune. Ils sont au nombre de 45 GIE travaillant sur la base de zonage communal. La commune n'échappe guère à la mauvaise gestion des déchets liquides (eaux usées de lavage de toilettes, de teinturerie etc.), qui inondent les rues, les espaces libres.
Ces milieux restent des espaces favorables à la reproduction des moustiques, des mouches, des souris, des cafards et autres. Les caniveaux conçus pour le drainage des eaux fluviales sont utilisés comme système d'évacuation des eaux usées domestiques d'origines ménagères, des dépotoirs de déchets solides.
Pour faire face à la situation, la commune V a bénéficié d’appuis conséquents de la coopération japonaise qui a permis d’acquérir : 30 caissons pour déchets solides, 7 000 poubelles pour déchets solides, et des incinérateurs pour déchets biomédicaux par aires de santé. La commune a aussi bénéficié de certaines réalisations comme : deux (2) forages d’alimentation en eau potable et de six (6) latrines dans des écoles.
Il faut noter d’autres réalisations importantes dans le domaine de l’assainissement au cours des dernières années pour une autonomisation progressive des services d’assainissement de la de la commune. il s’agit de : le pavage et le drainage de la rue 250 de Daoudabougou, le drainage de la rue 345 de Daoudabougou, la réalisation des lavoirs, puisards dans les concessions, la réhabilitation des réseaux de mini-égouts avec stations de traitement dans les quartiers de Baco-Djicoroni et Quartier-Mali. Le dépôt de transit de Baco djicoroni vient d’être aménagé par l’Agence Française de D éveloppement (AFD).
Commune VI
La commune VI est la commune la plus peuplée du district de Bamako avec ses 661 809 habitants (DNSI 2012) et une forte concentration humaine notamment dans sa partie Ouest.
C’est aussi la commune la plus industrialisée de la commune ce qui sous-entend la production d’autres qualités de déchets que ménagers.
La forte croissance démographique dans un contexte de rareté des ressources financières et d’insuffisance des équipements a créé des difficultés de différents ordres. Parmi celles-ci l’accès aux infrastructures d’assainissement.
L’étude du niveau d’hygiène et d’assainissement de la commune se fait à travers l’analyse de la situation de référence. Il y a un manque de dépôt de transit et les dépôts existant ne sont ni aménagés, ni autorisés. Sur 52 dépôts existant, seul Dianeguela était autorisé. Ce site a été annexé par la construction du Palais des Pionniers après avoir y évacué 52 000 m3 de déchets (DNACPN) grâce aux efforts conjugués du Ministère en charge de l’Environnement et la Mairie du District. Pratiquement tous les déchets évacués des autres communes du District par Ozone ou par d’autres prestataires sont en grande partie déposés dans la zone aéroportuaire.
La commune ne dispose d’aucun dépôt de transite et les nombreux dépôts anarchiques continuent d’être alimentés. Les 29 GIE plus ou moins fonctionnels ne couvrent pas les besoin d’évacuation des déchets.
La commune connait des problèmes de drainage des eaux pluviales qui sont aussi des déchets dès que le ruissellement est important car elles peuvent entrainer des bactéries, des matières organiques et même des métaux lourds. Ces infrastructures sont insuffisantes et sont rarement entretenus quand elles existent.
Les causes des problèmes sont multiples, elles sont entre autres : le manque de moyen matériel et financier, d’organisation, le manque de site réserver pour le dépôt de transit, le manque entretien des ouvrages, l’insuffisance de sensibilisation de la population sur les mauvaises pratiques, l’insuffisance de GIE et le manque d’un système de traitement des déchets solides et liquides.
Cependant, la commune dispose d’un atout important qu’il faille signaler. Il s’agit de l’existence d’une plateforme fonctionnelle dénommée Comité de Gestion et de Valorisation des Déchets (COGEVAD) qui regroupe tous les acteurs de l’assainissement. Cette structure est efficace dans la gestion des déchets si elle est redynamisée aujourd’hui.
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4.1. Thèmes à discuter
Gestion Intégrée des Déchets (production, pré-collecte, station de transfert et tri, transport) Les thèmes à traiter s’articulent autour de deux axes majeurs :
-La chaine de service des déchets solides -La chaine de valeur des déchets solides
Aux deux niveaux il s’agit d’identifier toutes les opportunités pouvant contribuer à promouvoir des emplois et des revenus pour les jeunes (hommes-femme) par une analyse de la filière de la gestion des déchets (production/composition, collecte, récupération/recyclage, compostage,) et la commercialisation des produits y compris les chaines alimentaires (en relation avec les déchets organiques ou autres déchets utilisés (par exemple : les emballages) en tenant compte des aspects clés. (Financier, Institutionnel, Environnemental, Technique, Social).
Il ressort également que la création d’emplois et de revenus pour les femmes et les jeunes restent dépendantes des questions :
-la promotion d’entreprenariat dans l’assainissement
-le financement des jeunes, des femmes et des PME dans le secteur -l’articulation entre le Wash et l’agriculture urbaine périurbaine et rurale
-les innovations et à la montée à l’échelle des actions qui génèrent plus d’emplois et de revenus
5. Présentation de la ville 5.1. Description de la ville
5.1.1. Historique et situation géographique
Les origines de Bamako remontent à 1640. La ville doit son nom à Bamba SANOGO, un chasseur qui occupait le site en y implantant son campement de chasse. Le développement de Bamako s’expliquera par la position géographique du petit village de quatre quartiers (Bagadadji, Niaréla, Bozola et Dravéla), situé au carrefour des routes du Nord et du Sud, donc de civilisations différentes.
En effet, après les premières œuvres d’organisation de la ville, entreprises par l’armée françaises entre 1883 et 1907, l’aspect néo- soudanais sera l’œuvre du Gouverneur Terrançon de Fougère, dans l’après-guerre (1914-1918).
Avec l’installation des colons à Bamako, la ville sera dotée d’une organisation administrative.
Le 17 octobre 1899, Bamako devient chef-lieu du Haut Sénégal-Niger.
Le 20 décembre 1918, Bamako sera érigée en Commune mixte administrée par un administrateur-maire. En décembre 1920, elle devient officiellement la capitale du Soudan français.
C’est après la seconde guerre mondiale que le gouverneur Louveau fera de Bamako une ville développée et intellectuelle du Soudan. Toutes les infrastructures essentielles datent de cette période marquée par une croissance démographique remarquable. En 1951, la population est estimée à 84600 personnes recensées, parmi lesquelles on comptait 5500 Français et 600 Libanais.
Chef-lieu de la deuxième région du Mali, Bamako était dirigée par un gouverneur nommé par décret et, en 1966, par un maire, élu et assisté d’un conseil municipal. En 1978, elle deviendra une circonscription administrative autonome, dirigée par un gouverneur, assisté de deux adjoints et 40 conseillers de District.
Depuis l’indépendance, Bamako a été administrée par 12 dirigeants parmi lesquels 4 maires élus respectivement Modibo Keïta, N’Diaye, Badoulaye KONATE et Adama SANGARE des administrateurs délégués et des gouverneurs du District de Bamako :
1958 – 1968 Modibo Keïta (maire), et par délégation de pouvoirs : Ibrahima Sall puis Sounkalo Coulibaly
1969 – 1970 Chef de bataillon Balla Koné (administrateur délégué) 1970 – 1978 Capitaine Sékou Ly (administrateur délégué)
1978 – 1981 Chef d’escadron Oumar Coulibaly (gouverneur) 1981 – 1983 Chef de bataillon Moussa Keïta (gouverneur) 1983 – 1990 Yaya Bagayogo (gouverneur)
1990 – 1991 Abdoulaye Sacko (gouverneur)
1991 – 1994 Madame Sy Kadiatou Sow (gouverneur)
1994 – 1998 Lieutenant-Colonel Karamoko Niaré (gouverneur) 1998 – 2002 Ibrahima N’Diaye (Maire)
2002 – 2007 Badoulaye KONATE (Maire) 2007- à nos jours Adama SANGARE (Maire)
5.1.2. Caractéristiques physico spatiales Site et situation
Situé sur le 7° 59’ de longitude Ouest et le 12° 40’ de latitude Nord sur les deux rives du fleuve Niger, le district de Bamako est composé de deux parties :
- La rive Nord construite entre le fleuve Niger et le Mont Manding dans la plaine alluviale de 15km se réunissant à ses deux extrémités Est et Ouest.
- La rive Sud occupe un site de plus de 12.000 ha de la zone aéroportuaire de Sénou et les reliefs de Tienkoulou jusqu'au fleuve Niger
Le District couvre une superficie habitée de 18198 ha pour une population résidente de 1.016.167 habitants soit une densité de 55,8 habitants/ km² (Annuaires statistiques du District, 1998). Il dispose de 8.500ha non urbanisables constitués de vergers, de surfaces d’eau, d’îles, de roches, des réserves de terre, etc.
Formations géologiques et sols
Le District repose sur un socle granite gneissique et schisteux recouvert de sédiments de grès.
Le fleuve a entaillé plus ou moins profondément les schistes et granitoïdes du socle et la couverture sédimentaire.
Ses alluvions occupent le lit majeur du fleuve ; des dépôts récents comblent les dépressions du lit du fleuve après chaque crue.
On distingue deux types de formations superficielles :
- Les sols issus des phénomènes d’altération et de latéritisation du roc.
- Les formations alluviales occupant les lits majeurs et mineurs du fleuve et ses affluents.
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Climatologie et pluviométrie
Le Mali est un pays africain continental situé en latitude (entre 11° N et 25° S). C’est un Etat intertropical à caractère soudano-sahélien nettement marqué par l’alternance d’une saison sèche qui dure de six à neuf mois et d’une saison pluvieuse qui dure de trois à six mois. On y distingue les zones climatiques suivantes : la zone sud soudanienne (précipitations supérieures à 1300 mm par an), la zone Nord - soudanienne (précipitations comprises entre 1300 et 700 mm par an), la zone sahélienne (précipitations comprises entre 700 et 200 mm par an) et la zone sud - saharienne (précipitations inférieures à 200 mm par an). Les températures moyennes annuelles varient de 26 à 30°C et la pluviométrie moyenne annuelle est de 700 mm.
A Bamako, la saison sèche dure de novembre à avril et l’hivernage de mai à octobre. De 1936 à 1991, le nombre annuel de jours de pluie a varié de 67 à 100, avec une moyenne de 85 jours.
La variation mensuelle du nombre de jours de pluie se chiffre entre 0 et 24 jours, le maximum survenant au mois d’août. La pluviométrie annuelle a varié de 722,6 mm à 1499,5 mm de 1936 à 1991, avec une moyenne de 1100mm.
Malgré son appartenance à la zone Nord- soudanienne, Bamako a enregistré 1499,5 mm de pluie en 1967. Cependant, les dernières décennies de désertification ont eu pour conséquence une diminution de la pluviométrie. La température moyenne annuelle est de 27,6°C, avec des moyennes extrêmes de 34,8°C et 21°C.
En 1998, le total de précipitation était de 974,5mm avec quatre mois totalement secs (janvier, mars novembre et décembre) et des maxima de 324,4 mm et 326,3 mm enregistrés respectivement en août et septembre. La température moyenne annuelle était de 28,84 c°
avec des moyennes extrêmes de 24,5c° et 34,4c° relevées respectivement en novembre et avril.
Le fleuve Niger
Riverain du fleuve Niger, le District de Bamako aurait pu tirer beaucoup d’avantages à cet important facteur de localisation si la voie d’eau ne présentait pas de contraintes physiques difficiles à surmonter. En effet des rochers, des rapides et chutes jalonnent les différents cours du fleuve, ce qui limite la navigation fluviale aux périodes de moyennes et hautes eaux (5 à 6 mois) permettant le franchissement des passages difficiles.
Par ailleurs, si par le passé la ville était soumise aux caprices de son fleuve, depuis la construction du Barrage de Sélingué en 1981, les crêtes des crues du fleuve ont diminué d’environ un mètre.
Végétation
Les formations végétales du plateau manding qui abrite le District sont la savane et les forêts – galeries jalonnant les cours d’eau.
Elles ont été sérieusement affectées par la coupe du bois pour les besoins domestiques, les feux de brousses, le pâturage et la sécheresse. Aujourd’hui les flancs des collines dénudés sont attaqués par l’érosion malgré les timides initiatives de reboisement.
5.2. Organisation politico-administrative
Le District était, selon l’ordonnance n°78-32/CMLN du 18 août 1978, à la fois une circonscription administrative de l’Etat, situé au même niveau hiérarchique que la région, et une collectivité décentralisée dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
Le District de Bamako est régi par la loi 96.025 portant Code des Collectivités au Mali et qui confère un statut particulier. Cette loi stipule en son article 1er que le District de Bamako est une collectivité territoriale décentralisée dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Le Conseil du District est actuellement composé de 23 membres élus en leur sein par les conseils municipaux du District. L’article 3 de cette loi précise que l’organe exécutif du District est composé du Maire et de ses deux adjoints.
Ses 66 quartiers sont répartis dans six communes, dirigées chacune par un maire assisté d’un conseil municipal.
5.2.1. Attributions du Conseil du District de Bamako
Le Conseil du District règle par ses délibérations les matières relevant de la compétence du District et présentant un intérêt pour l’ensemble de l’agglomération de Bamako telles qu’énumérées ci-après :
1- les programmes et projets de développement de la collectivité du District ; 2- les budgets et comptes du District ;
3- le schéma d’aménagement et d’urbanisme ; 4- la protection de l’environnement ;
5- la réalisation et l’entretien des infrastructures de voirie et d’assainissement dont la gestion est transférée au District ;
6- l’acceptation, le refus de dons et legs au District ;
7- la création et le mode de gestion des services et organismes personnalisés du District, la gestion du personnel ;
8- la gestion du domaine public et privé du District ;
9- la réalisation et l’entretien des équipements d’intérêt du District, notamment les lycées et les instituts de formation de niveau secondaire, les musées, les hôpitaux ;
10- la détermination des taux des impôts et taxes du District et l’institution de taxes rémunératoires ;
11- la coopération et le jumelage avec d’autres collectivités ; 12- la réglementation en matière de police administrative ;
13- la dénomination des voies classées dans le domaine du District ; 14- les emprunts ou les garanties d’emprunts ou avals.
Par ailleurs, l’une des missions du Conseil du District est l’élaboration des programmes de développement. Cette mission capitale pour le District n’a pas souvent été remplie par le Conseil, les programmes réalisés ayant été initiés par l’Etat (1er et 2è projets urbains, programmation décennale des investissements, etc..).
Les autres matières d’intérêt local ont un caractère communal et relèvent à ce titre de la compétence des conseils communaux.
Les conseils communaux pourront toutefois convenir du transfert au District de Bamako et avec l’accord du Conseil du District de la gestion des matières de leur compétence pour lesquelles l’intervention du District s’avère appropriée.
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5.2.2. Organes de gestion politique et administrative :
Le District de Bamako est administré par un Maire élu depuis le 25 août 1998 et assisté de deux adjoints. La Mairie du District de Bamako est constituée des services qui sont :
. La Brigade Urbaine de Protection de l’Environnement (BUPE) ; . Le Bureau du personnel ;
. Le Bureau de régularisation de la circulation et des transports urbains (BRCTU) ; . La Cellule d’Appui aux Communes du District de Bamako (CTAC) ;
. La Direction des services urbains de voirie et d’assainissement (DSUVA) ; . La Régie autonome des Marchés du District (RAMD) ;
. Le Secrétariat Permanent du Jumelage ; . Le Musée du District ;
. Le service Informatique ;
. La Cartographie polyvalente (CARPOL) ; . Le Centre des Domaines du District (CDD) ; . Le Centre des Impôts du District (CID) ; . La Direction financière du District ; . Le Secrétariat Général ;
. Le Centre d’Orientation, de Documentation et d’Information ; . La Recette – Perception du District ;
. Le Service de Logement du District.
Le personnel de la Mairie du District se compose de 1190 travailleurs soient 1019 agents conventionnaires, 158 agents contractuels, et 13 agents municipaux.
5.3. Cadre juridique
Le préambule de la constitution affirme que le peuple souverain s’engage à assurer l’amélioration de la qualité de la vie, la protection de l’environnement et du patrimoine culturel.
L’article 15 précise encore que toute personne a droit à un environnement sain. La protection de l’environnement, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’Etat.
Des textes spécifiques ont été pris pour règlementer le secteur :
➢ L’Arrêté 69/DB du 19 juin 1990 portant création de la DSUVA ;
➢ Arrêté N°70/DB du 30 Aout 1989 portant création de la Brigade urbaine de Protection de l’Environnement (BUPE) ;
➢ La lettre circulaire N° 0010/DB-GD du 9 Mars 1993 relative à la règlementation des interventions des organisations de ramassage dans le District de Bamako ;
➢ La loi 95-034 AN-RM du 12 avril 1995 portant code des collectivités territoriales modifiée par la loi N°98-010 du 19 juin 1998 définit les compétences des collectivités territoriales en matière d’environnement ;
➢ La loi 96-025 du 21 février 1996 portant statut particulier du District de Bamako et des communes qui le composent ;
➢ Le décret N°03-594/P-RM du 31 décembre 2003 relatif aux Etudes d’Impact sur l’Environnement(EIE) ;
➢ L’Arrêté N°1/CD-GD du 23 janvier 1986 portant institution des plans types de puisards et latrines dans le périmètre du District de Bamako ;
➢ L’Arrêté N°22/CD-GD du 10 juin 1982 portant règlement de police en matière d’hygiène publique et d’assainissement dans le périmètre du District de Bamako ;
➢ L’adoption en 2008 du nouveau texte portant sur l’organisation, le fonctionnement et le cadre organique de la DNACPN et de ses services déconcentrés (DRACPN, SACPN).
➢ Le décret N° 2014-0572/P-RM du 22 juillet 2014 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les pollutions et nuisances
En plus des textes l’assainissement repose sur des politiques et stratégies :
❖ La Stratégie Nationale des Déchets Solides,
❖ La Stratégie Nationale des Déchets Spéciaux,
❖ La Stratégie Nationale de Transfert de compétences en assainissement.
Il est important de noter que les intervenants ne connaissent pas bien les textes ainsi que les politiques et les stratégies qui offre des avantages importants aux acteurs notamment en matière de création de groupements, pour intervenir dans le secteur et les appuis possibles.
Le transfert des compétences du secteur aux communes offre d’énormes opportunités de négociation de partenariats avec le secteur privé qui peut contribuer à la création de beaucoup d’emplois. En exemple la commune II vient de signer une convention avec la fondation R20 et ONG Base Energic pour un cout de plus de 30 milliards pour la valorisation des déchets.
De telles initiatives peuvent être démultipliées avec l’appui du programme pour les communes d’intervention du programme
24
5.4. Cartes de la municipalité au niveau des communes
Commune I
5.2.
5.3.
6.
Commune II
26 Commune III
Commune IV
28 Commune V
Commune VI
30
5.5. Donnés démographiques
Tableau1 : La répartition de la population résidente du District par sexe par Commune en 2013
Division
Administrative Nombre de
quartier Population Résidente en 2013
Homme Femme Total
Commune I 9 195 110 193 116 388 226
Commune II 12 91 336 93 635 184 971
Commune III 20 73 956 75 210 149 166
Commune IV 8 173 546 173 796 347 342
Commune V 9 240 119 239 850 479 969
Commune VI 10 275 786 268 541 544 326
District de Bamako 68 1 049 852 1 044 148 2 094 000
Source: DRPSIAP /DB (Annuaire statistique du district de Bamako Année 2013)
Bamako la capitale grossit très rapidement une grande partie de sa population vit dans des bidonvilles sans aucune ou presque infrastructures et équipements de santé, d’éducation, de transport et d’assainissement et d’eau potable. Ce qui engendre des problèmes de pollution et sanitaire. Dépasse la population actuelle de la ville dans sa grande aire urbaine associant des communes périphériques. Cette approche est plus réaliste dans le contexte de l’assainissement par ce que ces populations travaillent dans le District contribuent à la production des déchets même si elles ne participent pas directement à sa gestion. Ces grandes communes comme Kalabancoro, Sangarebougou, Moribabougou Kati, Baguineda, Mountougoula, etc. Ces populations vivant à la périphérie sont des gros consommateurs de déchets transformés ou pas en raison de leur caractère rural et de zone de production maraichère pour la ville de Bamako.
6. Situation des déchets solides
Un aperçu (production, pré-collecte, station de transfert et tri, transport, d’enfouissement)
6.1. Tableau 2 : Résultat enquête niveau ménage Commune Composition déchets Qte déchets
générés Déchets brûlés ? Paiement service
de prestation Budget déchets 1 (9
quartiers)
Poussière, cendre, plastique, verre, feuilles mortes, textiles, charbon, reste aliments, cartons, déchets d’animaux, ferraille
En moyenne 0,6kg/p/jr Décharges illégales Décharge illégale près de colline (Sikoroni)
Le coût de service varie de 1500F CFA à 3000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 18 000F CFA à 36 000F CFA.
2 (11
quartiers) Feuilles mortes, Reste cuisine, Cartons,
Cuir, métaux, plastique, textiles, piles, os, poussière
En moyenne 1,6kg/C/Jr Le coût de service
varie de 2000F CFA à 6000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 12 000F CFA à 72 000F CFA.
3 (20
quartiers) Plastique, reste cuisine, cendre, feuilles d’arbres, textiles, poussière, bidons vides, couches d’enfant
En moyenne 0,5kg/jr/P Non renseigné
OZONE 1 fois/semaine Le coût de service varie de 1000F CFA à 5000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 17 000F 4 Sachets plastiques, feuilles d’arbre,
ordures ménagères, poussière, cendre, papier, textile, débris condiments, fer, bois, verre, emballage, os
En moyenne 0,7kg/jr/P Feuilles d’arbre Non
Tout brûlé à Kalabambougou
Le coût de service varie de 1000F CFA à 3000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 30 000F CFA à 46 000F CFA.
5 Plastique, ordures ménagères, feuilles d’arbres, poussière, papier, déchet alimentaire
En moyenne 0,6kg/jr/P Souvent quand la poubelle est remplie, Non
Feuille d’arbre
Le coût de service varie de 1500F CFA à 3000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 18 000F CFA à 36 000F CFA.
6 Plastique, feuille morte,
Ordures ménagères, bidon, papier, textile, poussière, reste cuisine, cendre, charbon, fer, chaussures, habits, déchets volailles, piles, couches enfants
En moyenne 0,5kg/p/jr Brulé dans les quartiers
semi-urbains Le coût de service varie de 1000F CFA à 4000 F CFA /C/mois
Le budget annuel des ménages en moyenne est de 18 000F CFA à 54 000F CFA.
Source : enquête étude
Commentaires : Un échantillon de 100 ménages repartis entre l’ensemble des quartiers de chaque commune a été enquêté soit au total 600 ménages pour l’ensemble du District. En analysant le tableau ci-dessus il apparait que la composition des déchets est presque la même dans chacune des six communes du District de Bamako. Il s’agit essentiellement de : Plastique, feuille morte,
Ordures ménagères, bidon, papier, textile, poussière, reste cuisine, cendre, charbon, fer, chaussures, habits, déchets volailles, couches enfants, etc. La présence régulière de poussière complique inutilement le travail de pré collecte par les prestataires.
Quant à la production de déchet elle est d’au moins 0,25 kg/jour/personne.
Le fait de bruler les déchets est une pratique qui existe dans certains ménages mais cela n’est pas répandu partout. Aussi ce sont les déchets spécifiques qui sont généralement brulés.
Tous les ménages enquêtés paient les prestations d’enlèvement des ordures regroupés dans la concession. Le montant varie entre 1000F et 6000FFCFA/mois.
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6.2. Tableau 3 : résultat enquête au niveau marchés communautaires
Commune Composition déchets Production Pré collecte Transfert/tri Transport Prix engrais C1(Banconi) Plastique, feuilles mortes,
métaux, charbon, papier, os, cuir, reste repas
1 chargement de 7m3 /semaine
Pré collecte assurée par un
groupe par semaine Enfants et femmes
Dépôt CFP Camion,
charrette, tracteur
20000 FCFA à 22000 FCFA, subvention 11000 FCFA/sac Fadjiguila Plastique, os, reste légumes 3 chargement
7m3/semaine Pré collecte assurée par
comité du marché GIE, femmes Camion Pas de vente
C2 Dossolo Ferraille, plastique, aliment, 1 charrette /j Pré collecte assurée par groupement femmes
Transporté au dépôt CFP et tri sur place
Transport par les enfants
20000 FCFA à 22000 FCFA subvention 11000 FCFA/sac Bolodie sogo Plastiques, déchets alimentaires Les ménages
aussi jettent au marché, on paie souvent 200000F
Pré collecte assurée par
des jeunes Dépôt CFP et tri par
les récupérateurs Charrette
200F/jour 20000 FCFA à 22000 FCFA subvention 11000 FCFA/sac
C3
NTomikorobou gou
Plastiques, reste produits vendus, feuilles d’arbre, papier, chiffon, charbon, volaille, ferraille
500
kg/semaine Pré collecte assurée par groupement femmes pour mettre à la station de transport
Femmes et enfants Ozone Pas de vente
Point G Plastique, papier, reste fruits, poisson, volaille, charbon, bois, paille
NSP, chacun a sa poubelle ramassé par un charretier 2 fois/semaine
Pré collecte assurée par groupement femmes pour mettre à la station de transport
Femmes, enfants
charretiers Charretier 2
fois/semaine Pas de vente
C4 Sebenikoro Textile, plastique, feuilles mortes, os, mèches, emballages, écorces de tubercules,
matériaux inertes
2 voyages de tricycle environ
Assurée par un groupe de femmes sous la supervision du comité. Elles sont au nombre de 10. Font le balayage et déposent les déchets a la station de transport
Pas de tri ? Les plastiques et
emballage plastiques sont récupérés juste après leur utilisation.
En moto tricycle par le groupement de femmes
Urée : 17500 FCFA le sac et engrais mélangé 18000 FCFA Pas de subvention d’engrais
Djicoroni para Plastiques, os, textile, tubercule
avariés, emballage Maggi, 2 voyages de
tricycle Assurée par un particulier qui est payé par le
commerçant en fonction
Pas de tri au niveau de la station de transfert. Les
Assuré par un particulier en tricycle
Les achats sont généralement faites
du nombre de place
occupée bouteilles en
plastiques et emballages sont récupéré instantanément
par les maraichers mais en détaille Pas de subvention d’engrais
C5
Kalabancoura
Plastiques et légumes 2 charrettes par jour
Remis à la charrette Pas de tri Par charrette Pas de vente d’engrais Daoudabougou Plastiques, papier, légumes NSP Les femmes font la pré
collecte pour mettre dans un coin du marché
Pas de tri Un véhicule assure le transport
Pas de vente d’engrais C6 Sogoniko Cartons, résidus de bois, fruits
et légumes, charbon, plastique NSP car jamais
entassé Petits tas dispersés, pas de dépôt. Dès l’arrivée du camion il est rempli par les occupants
Les femmes et
enfants font tri Une fois par semaine par camion mairie
Pas de vente d’engrais
Yirimadio Sachets plastiques, carton,
charbon, salade, bois 1 camion
benne par jour Pré collecte assurée par les occupants des places pour amèner au dépôt
150 m du marché, tri fer, plastique,
bouteille
Mairie district 2 fois par an d’où
débordement du dépôt
Pas de vente d’engrais
Source : enquête étude
Commentaires : Dans chaque commune, deux marchés communautaires ont été enquêtés. Les déchets sont généralement constitués de : plastique, feuilles mortes, métaux, charbon, papier, os, cuir, reste repas, etc. Le tri est fait par les femmes et les enfants au niveau du dépôt.
Plusieurs moyens sont utilisés pour le transport en fonction des communes : camion, charrettes, tracteurs, etc.