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Les effets thermiques de la diffusion
L. Waldmann
To cite this version:
LE
JOURNAL
DE
PHYSIQUE
ET
LE RADIUM
LES EFFETS
THERMIQUES
DE LA DIFFUSION Par L. WALDMANN.Kaiser Wilhelm-Institut für Chemie, maintenant à
Tailfingen
(Wurtemberg 2014
Allemagne).
Sommaire. 2014 La diffusion
s’accompagne généralement d’un courant calorifique qui crée des gradients de température, phénomène relié étroitement à la diffusion thermique. En effet, la théorie cinétique
rigoureuse des gaz ou la thermodynamique généralisée démontrent que l’énergie 03B1k T (03B1 facteur de diffusion thermique, k constante de Boltzmann, T température absolue) traverse un plan séparant deux
molécules d’espèces différentes au moment où celles-ci sont échangées par diffusion. Les équations fondamentales de ce nouvel effet sont appliquées à l’étude : 1° de la diffusion de gaz au repos et 2° de la diffusion entre deux courants permanents de gaz. Dans le premier cas on trouve des différences
temporaires de température (effet non stationnaire). Pour N2|H2 par exemple on calcule environ 6° de différence au maximum. Pour l’évaluation exacte, l’introduction de l’intégrale température-temps est
importante. Dans le second cas on doit s’attendre à des différences constantes de température (effet stationnaire). L’introduction de l’intégrale température-chemin est ici avantageuse. L’étude
expéri-mentale de l’effet non stationnaire, basée sur l’évaluation appropriée des enregistrements d’un thermo-mètre électrique, confirme l’influence prévue par la théorie de la forme du récipient. De plus, la validité
de la théorie étant admise, l’effet permet de déterminer 03B1 et D (coefficient de diffusion). La théorie étant confirmée aussi à cet égard, lesdits coefficients ont été mesurés pour presque toutes les combinaisons binaires de H2, D2, N2, O2, A, CO2. L’effet stationnaire a été démontré également par des expériences
très simples et sa dépendance théorique des vitesses d’écoulement a été confirmée. Des valeurs 03B1
trouvées pour N2|H2 s’accordent bien avec celles qu’a données l’effet nonstationnaire. Quant aux liquides,
selon la théorie on doit s’attendre à des effets minimes, le rapport à l’effet gazeux avec même 03B1 étant
donné par
D/K,
quotient de l’ordre du 1/100e (K conductibilité detempérature).
SÉRIE VIII. - mo~~ ~I~. Nez MAi 1946.
1. Introduction. - La théorie
cinétique
montre,
comme l’on
sait,
qu’un gradient
detempérature
produit
dans unmélange
de gaz un courant dediffusion
thermique
qui
a pourconséquence,
enétat
stationnaire,
uneséparation
partielle
descomposants
[i].
La diffusionthermique
convena-blement
amplifiée
apris
unegrande
importance
pour
séparer
des gaz, notamment desisotopes
[2].
D’autrepart,
ungradient
decomposition
dans unmélange
de gazproduit
un courantcalori-fique
d’où résultent deshétérogénéités
detempé-rature
pendant
la diffusion. Cet effetthermique
de la diffusion ne fut discuté et démontré que récemment[3, 4].
Depuis
la théorie a étécomplétée
[5]
et desexpériences systématiques
ont été exécutées
[6,
7].
Un résumé de ces études est donné ici.2. Les
équations
fondamentales de l’effetthermique
de diffusion[ 3, 4, 5 ].
- Soientn la
der-sité totale de
particules
dans unmélange
binaire degaz; y et I - Y les concentrations relatives des
composants,
fonctions dutemps 1
et des coordonnéesspatiales x,
ruz, z; T latempérature
absolue;
cp la chaleurspécifique
àpression
constante p; v le volumespécifique;
D et l, les coefficients de diffusionet de conductibilité
calorifique;
a le facteur dediffusion
thermique;
k la constante de Boltzmann.*
z
Soit u la vitesse locale moyenne du gaz
prise
sur130
les
parlicules
de différentes sortes. La conservationdes
particules
et del’énergie s’exprime
par leséquations
où, pour
abréger,
on poseDans
(2),
grad
p et l’influence de laviscosité,
nejouant pratiquement
aucun rôle dans cequi
suit,
ont été
négligés.
Leséquations
(1)
et(2)
sont démontrées par la théoriecinétique
des gaz baséesur
l’équation
de Boltzmann[ I,
tu,
5],
ou par lathermodynamique
généralisée
[9, 10]
(voir § 7).
Nousnous limitons ici à une brève discussion.
De
(1)
on déduit laséparation
par ungradient
de
température.
Si celui-ci estproduit
par la diffusionelle-même,
il est relativementpetit,
comme nousverrons, et l’on a donc dans ce cas
-
(2)
gouvernele nouvel effet
thermique.
Le terme essentiel est le courantthermique
de diffusionLe courant de diffusion ordinaire étant donné par - nD
grad
y,équation (5) signifie
quel’énergie
ockt passe par unplan
séparant
deuxmolécules de différente sorte
quand
celles-ci sontéchangées
par diffusion.Supposant
ce = i, ordrepresque atteint en certains cas
(p.e. N 2IH2),
onpeut
direqu’une
sorte de molécules ou l’autreagit
commeayant
undegré
deliberté
enplus
bu en moins(correspondant
àl’énergie
2 kT ) -
Doncl’équi-partition
del’énergie
est sensiblementdérangée
et l’on doit s’attendre à un considérable effetthermique.
Nous attirons l’attention sur le faitque la
température
moyenne d’un gaz, enfermé dans un vaisseau àparois
imperméables
auxmolé-cules et à la
chaleur,
ne variepoint
pendant
ladiffusion parce que la
composante
normale de q~i~disparaît
exactement à la surface.Enfin,
remarquons que le même facteur ex est valable pour la diffusionthermique
et pour le courantthermique
dediffusion,
ainsi reliés étroitement. Les
signes
en(1)
et(2)
sont tels que lecomposant
préférant
dans ungradient
detempérature
larégion
froide est refroidi par le courantthermique
de diffusion.3. Théorie
phénoménologique
de l’effet nonstationnaire [3, 4, 5].
-Supposons
le gaz enfermé, +
entre des
parois
fixes de manièrequ’on
ait u = o.Supposons
en outre queD, ).,
oc et laconducti-bilité de
température
soient
indépendants
dutemps
et des coordonnéesspatiales.
Alors,
posant
où R est la constante des gaz
parfaits
etCp
la chaleurspécifique
parmolécule-gramme,
on aura, avecau lieu de
(1)
et(2)
Pour obtenir une solution
simple,
supposonsque le gaz se trouve entre deux
plaques
infiniesadiabatiques
situées à x =-f- l et que lesparties
àx ~
o,ayant
descompositions
différentes avantla
diffusion,
soientséparées
par une membraneà x = o.
Supprimons
celle-ci au moment 1 = o.Tenant
compte
de(8)
et(9)
on vérifie facilementFig. i. - Concentration relative
y et température T
quali-tativement en fonctions de la coordonnée spatiale x,
pour t = o, oo et pour il, un moment intermédiaire.
Le
premier y
dans laparenthèse désigne
la solutionde
(8)
déterminée par la condition initialeindiquée
d""et par la condition
131 Si ~ > D, le second y tend
rapidement
vers Y~,la concentration relative uniforme pour ~==00. Alors
on aura, aussitôt
après t
= o,qui
donne directement la variation de latempé-rature
( f g. 1 ).
On y suppose ce > o, cequi signifie,
selon
(1),
que y soit la concentration relative ducomposant qui,
en diffusionthermique, préfère
larégion
froide;
il est donc refroidi. Comme valeurs extrêmes on tire de(11)
Mais pour les gaz, K et D sont du même ordre. Le cas K = D a été discuté
précédemment [4].
Nous n’en citons que le résultatvalable pour le
voisinage
duplan x
= o. Considéronsdes
exemples numériques.
Pour NzH2
on aet
(correspondant
à y =o,5;
ocdépend
fortement dela
composition
dans cecas).
Posant T = 3ooDK,
on calcule à
partir
de(7) ~ T
=26°,
etd’après
(13),
avec Pour 22 Ne121 Ne
on a , et cequi
donneL’ordre de
l’effet,
montré d’avance par un telcalcul,
fut tout de suite confirmé parl’expériencé [3].
Pour comparer exactement la théorie avecl’expé-rience il est
préférable
deconsidérer,
au lieu de latempérature
elle-même,
sonintégrale
parrapport
autemps
00
Si
pour t
z oet 1 infini,
latempérature
est uniforme et de la même valeurTo,
on tire de(9)
l’ «équation
de Poisson »
Dans la seconde
représentation
on a fait usage dela loi des gaz
parfaits
p = nkT. Dans le cas dugaz enfermé entre deux
plaques,
supposées
à la mêmetempérature
constante, on déduit aisément de(15),
-ce
qui
montreque (D
est extrêmumpour x - ± 2 L.
2
Ce cas étant encore
trop
idéalisé,
on aconsidéré
un
récipient cylindrique (rayon
R,
longueur
dechaque chambre 1) ( fig.
2).
L’équation (15), complétée
Fig. 2. - Schéma de l’appareil
pour l’effet non stationnaire; section axiale du récipient cylindrique : A, avant la diffusion; B, lors de la diffusion.
z
par la condition
surface
= o, est résolue par des sériesfortement
convergentes
de fonctions de Bessel[5].
Enparticulier,
on obtientoù r et z sont des coordonnées
cylindriques
définies pourchaque
chambre(fig. 2)
et g
une fonctionnumérique
dontplusieurs
valeurs sontportées
dansle Tableau I.
TABLEAU I. - Valeurs calculées
de g (1’l )
pour z = o.Enfin,
remarquons que,grâce
auxparois
isothermes,
dans tous les caspratiques
la conductionthermique
estplus rapide
que la diffusion. Parconséquent,
c’est le dernier terme de(9) qui
détermine lecomportement
asymptotique
(t - co)
de latempé-rature. Or, par la théorie de
diffusion,
basée sur(8),
on sait bien que(y
-y oo)asympt.
- e-wt(1),
avecdans le cas des deux
plaques
et ducylindre.
On adonc ,
La
température
redevient uniforme et la diffusionse ralentit suivant la même loi.
132
4. Théorie
phénoménologique
de l’effet sta-tionnaire[7].
- Entre des courantsgazeux une
diffusion
petmanente peut
s’installerqui
aurapour
conséquence
des différences fixes de tempé-rature. C’est cequ’on
nommera l’effetstation-naire. Posant
d - dT - o
etsupposant
D, K,
dt-
dt
JB,
oc =const,
on a, au lieu de(1)
et(2),
Imaginons-nous
d’abord que les deux courantsde gaz coulent dans la direction de + z à la vitesse uniforme et constante w, l’un entre le
plan x
= oet une
plaque adiabatique
à x=-E- l,
l’autre entre leplan x
= o et uneplaque
à x =- 1. Pour z oles courants sont
séparés
par une membranedemi-plane
située à x = o, de manière que pour z oles
compositions y
pourx~ o
puissent
êtreuniformes,
mais différentes l’une de l’autre
Supposons
lestempératures égales pour x ~
o,z o et z = oo, c’est-à-dire
T-z
=T 0 =
T~.
L’équa-tion
analogue
à(10),
est :y
peut
être tiré de(20);
ensuite(22)
permet
de discuter l’allure de latempérature.
Mais enparti-1.. D b .
culier,
siw >
on a, avec une bonneapproxi-mation,
-
-En
comparant
avec(8),
on voit que si la vitessed’écoulement n’est pas
trop
petite,
les formules de l’effet stationnaire s’obtiennent enremplaçant
simplement t
par z
dans celles de l’effet nonstation-çv
naire. Il s’ensuit que lès deux effets sont du même ordre.
Afin d’obtenir des résultats
théoriques
exacts pour desdispositifs
réalisables,
supposons commeci-dessus deux courants dans la direction
de + z
ayant
maintenant la vitesse non uniformew=w(x,
y),
et introduisons
Intégrant
(21)
parrapport à z,
onobtient,
en utilisantla loi des gaz
parfaits,
équation
analogue
à(15).
L’équation
(24)
se résoutaisément si les gaz coulent dans deux tubes
iso-thermes
(I,
II dans lafigure 3)
à section circulairede même rayon
R,
communiquant
l’un avec l’autrepar une fente étroite
qui,
àpartir
de z = o, s’étendle
long
d’unegénératrice
commune. La fente doitFig. 3. - Schéma de l’appareil
pour ],effet stationnaire : A, section transversale des tubes; B, section longitudinale des tubes.
être suffisamment
longue
pour que les gaz se soientcomplètement
mêlés par dlffuslonaprès
êtrepassés
devant elle. Le courant danschaque
tube sera dutype
de PoiseuilleWI,II désignant
les vitesses moyennes des gaz, r lerayon
(distance
del’axe)
dans le tubeenvisagé.
Posant dans(24),
on obtient sans
difficulté,
On y voit que les
Wiji
sont extrêmums pour r = o.Mais pour calculer les
W,
il faut encore éliminer y~.Or,
la conservation de la matièreexige
queIntroduisant la « vitesse réduite »
on tire de
(26)
et(27)
les valeurs suivantes pour r = o,En
particulier,
si on aquel
que soit lerapport
des vitesses.Wu
5.
Étude
expérimentale
de l’eff et non station-naire[6]. -
L’appareil
consistaiten’deux
chambrescylindriques,
arrangées
verticalement,
de dia-mètre 2 R =4
cm et de hauteur variable 1. Engaz différents au moyen de tubes non dessinés
dans la
figure;
après
passage à laposition
B, la diffusion commence. Danschaque
chambre un filde
platine (longueur
4
cm, diamètres 0,015mm)
était tendu(en
hauteurvariable)
lelong
d’un diamètre. Latempérature
était mesurée par unpont
deWheatstone,
la déviation dugalvanomètre
étantenregistrée
photographiquement.
- Déviations
enregistrées du galvanomètre, obtenues
avec diverses hauteurs 1 (cm) des chambres de diffusion
et diverses positions z (cm) du fil de platine. L’échelle à droite correspond à la sensibilité statique du thermomètre
électrique. t = o : commencement de diffusion. Chambre
supérieure.
Il faut remarquer que
l’intégrale
température-temps 6b
[voir (14)
et(17)],
ou l’excès,asymptotique
de
températule
(T -
[voir (19)],
sont obtenusexactement,
ou presque dans cetteexpé-rience,
par l’évaluation desenregistrements,
tandis que le détail ducomportement
de latempérature
est engénéral défiguré.
L’équation
de mouvement de la bobine dugalvanomètre
s’écritoù q est
l’angle
dedéviation,
0 le momentd’inertie,
p le coefficient de
frottement,
8y
le momentréactif,
C coefficient de sensibilité(à
déterminerexpérimentalement).
L’intégration
de(30)
montreque
-Et
d’après
(19)
et(30)
on aévidemment,
si lapériode
dugalvanomètre
n’est pastrop
longue,
D’abord l’influence de la
géométrie
del’appa-reil fut étudiée
employant
la diffusion deNi
Fig. 5. - Valeurs mesurées de
~, voir (3I), réduites à atm, 200C.
Courbes calculées d’après (17).
pur
(chambre inférieure)
au contact d’unmélange
de 80 pour 10oN2,
20 pour i ooH2
(chambre
supé-rieure).
Plusieursenregistrements
obtenus sont repro-duitsfigure
4.
Selon(31)
la détermination des aires donne les valeurs de4>,
comparées
dans lafigure
5avec les résultats
théoriques.
Les courbesqui
sont,Fig. 6. - Déviations enregistrées figure G., représentées en échelle logarithmique. t = o : maximum de déviation. (Pour être tout à fait exact : ce sont les courbes analogues
à celles de fig. 4, mais valables pour la chambre inférieure
qui ont été employées.) ~
comme on
voit,
bien en accord avecl’expérience.
sont calculées par
(17),
enposant oc
= o, ~2 etprenant
des valeurs connues pour ~..Enfin,
repré-sentant les
enregistrements
de lafigure
4
dans134
caractérisée par l’allure
asymptotique
rectiligne
des
logarithmes
des déviations. Cela confirme exactement(32).
Et deplus,
pour différentes valeursde la hauteur
l,
on trouve par les inclinationsdes diverses droites
d’après (18)
la mêmevaleur D =
o, ~6
cm2 : sec(réduite
à 1 atm, 2 0~C).
Ensuite,
l’appareil
restant dans uneposition
fixe,
« et D ont étémesurés,
la validité de la théorieétant
provisoirement
admise,
d’après
ladite méthodeemployant
presque tous lescouples
des gazH2,
D2
N3, 0,,
A,
CO,.
Leplus
souvent desmélanges
peu différents de deux de ces gaz étaient utilisés pourla
diffusion,
procédé
qui
donne des coefficients serapportant
à unecomposition
bien définie dumélange.
Or,
plusieurs
résultatspourraient
êtrecomparés
avec des valeurs de « et de Ddéjà
connuespar la diffusion
thermique
et par la mesure de ladiffusion au moyen
d’analyses
de gaz(méthode
de
Lôschamiélt).
Dans presque tous ces cas un accordparfait
a été constaté.La théorie de l’effet non stationnaire est donc
confirmée,
et en mêmetemps
plusieurs
valeurs nouvelles de « et D ont été mesurées. On les trouve dansl’exposé
cité[6].
6.
Étude expérimentale
de l’effet station-naire[7].
-L’appareil (fig.
3)
consistait dansdeux tubes
(diamètre 1
cm,longueur
5ocm), arrangés
Fig. 7. - Valeurs mesurées
de voir (23) et (29)],
réduites à atm, 2 o0C, en fonction de la vitesse réduite w.~
l’un au-dessus de
l’autre,
avec une fente commune(largeur
o, 5
cm,longueur
4o
cm).
La fente étaitcouverte d’un réseau de
filigrane
pour maintenir des écoulements de Poiseuille. Dans l’axe dechaque
tube un fil deplatine (diamètre
o,o5
mm,lon-gueur
45
cm)
était tenduqui
servait à mesurer latempérature
moyenne, c’est-à-dire 1* selon(23).
Cette fois il n’est pas nécessaire.d’enregistrer
les déviations dugalvanomètre;
mais en revanche l’effet stationnaire étudié au moyen dudispositif
décrit ne donne pas le coefficient D.
Des
expériences
avecN2
(pur)/H, (pur)
confir-mèrent tout de suite l’existence de l’effetprésumé :
comparée
avec latempérature
uniforme et communedes gaz avant leur entrée dans les
tubes,
latempé-rature du courant
d’hydrogène
estélevée,
celle du courant d’azote est abaisséependant
l’écoulement lelong
de la fente.Ensuite,
desexpériences
systéma-tiques
avec les mêmes gaz montrèrent quell"tu
sont en effetproportionnels
à la vitesse réduitew
(fig.
7),
tandis que le
rapport
n’exerce pas unegrande
{-V JI
B1/*
influence sur le
rapport
2013
(fig. 8).
Tout cela,
est
régi
par(29)
si l’onsuppose
que(-)0:) ’
ne
varient que faiblement avec~1 ~
WJI ,
Fig. 8. - Valeurs mesurées de
w 1*
_en fonction du rapport des vitesses.
WU
TABLEAU II. - concentration relative
d’azote;
ast(lt,non-stat facteurs
dediffusion thermique
mesurésd’après
lesdifférenteq
méthodes.L’effet stationnaire
peut
également
servir àmesurer ce. Il est vrai que les
expériences
que nous venons de décrire ne sont pasappropriées
à unetelle
évaluation,
parce que dans le cas de(N2, H2)
les coefficients oc et
dépendent
fortement de laconcentration relative.
Or,
enemployant
la diffusiondes
mélanges
de 80 pour 100(20
pour100) N2,
20 pour 100(80
pourI oo) H2
contreN2
(H2)
pur,*
on trouve pour le
rapport
- *
presquel’unité,
indépendamment
durapport
desvitesses,
l’évaluation exacte euégard
à ce devenant ainsipossible.
Dansle Tableau II les valeurs de ce obtenues par
(29)
sontcomparées
avec des valeurs fournies par laméthode non stationnaire.
7. Conclusions. -- Une théorie
cinétique
fortsimplifiée
[5]
démontre quel’expression
(5)
pour le courantthermique
de diffusion est aussi valablepour des
mélanges
liquides, l’équation (2)
étant ainsi tout à faitgénérale.
Quel
est donc l’effet detempérature
dans le cas desliquides ?
Des mesuresde diffusion
thermique, appelée
effet deLudwig-Soret dans le cas des
liquides,
ont donné ce cxo,6
pourun
mélange
Jiexane/octane [8].
AvecÇp
= 25et T = 300° K on calcule
~T ==
7°,2
d’après (7).
Mais l’effet
thermique
lui-même serabeaucoup
plus petit.
La conduction detempérature,
effectuée avant tout par des ondesd’agitation
ther-mique,
étantplus rapide
que ladiffusion
( ɧ ’
>il faut
appliquer
l’équation
(12) qui
donne(T
-+ 0°,04
tout auplus
[5].
Les théories
cinétiques
desliquides
étant fortdouteuses,
il est réconfortant que lathermo-dynamique
enrichie par des relationsgénérales
de
réciprocité
[g]
qui
la rendentapplicable
à certainesquestions
relatives aux processusirréver-sibles
[9, io],
confirme la validitégénérale
del’équation (5).
Deplus
il faut serappeler
quemême ,
dans le cas des gaz, la théorie
cinétique
classique
est limitée à des atomesélastiques
etsphériques,
quoiqu’en
profitant
de lasymétrie
desprobabilités
de transition
(équivalente
au fond aux relationsd’Onsager),
il soitpossible
d’appliquer
aussi la méthodecinétique
à des gazpolyatomiques.
Doncon
préférera
la méthodethermodynamique
s’il nes’agit
que d’établir la relationexprimée
par(1)
et(2)
entre la diffusionthermique
et son effetréciproque.
Cette relation a été démontrée par les
expériences
décrites,
vérifiant ainsi de nouveau la théoriecinétique
et la
thermodynamique généralisée.
Cesexpé-riences donnent en même
temps
une méthode trèssimple
pour mesurer les coefficients de diffusion ordinaire etthermique
dans les gaz.-
Manuscrit reçu le 10 juillet r 945.
. BIBLIOGRAPHIE.
[1] D. ENSKOG, Dissertation, Upsala, 1917. 2014 S.
CHAPMAN,
Proc. Roy. Soc., London (A), 1917, 93, p. 11.
[2] K. CLUSIUS et G. DICKEL, Zeits. für Phys. Chem. (B), 1939, 44, p. 397 et 451.
[3] K. CLUSIUS et L. WALDMANN, Naturwiss., 1942, 30,
p. 711.
[4] L. WALDMANN, Zeits. für Phys., 1943, 121, p. 501.
[5] L. WALDMANN, Naturwiss., 1943, 31, p. 204; Zeits. für Phys.,
1944,
123, p. 28.[6] L. WALDMANN, Naturwiss., 1944, 32, p. 222 et 223; Zeits. für Phys. (sous presse).
[7] L. WALDMANN, Naturwiss., 32 (sous presse). 2014 Zeits.
für Phys. (sous presse).
[8] K. WIRTZ et J. W. HIBY, Physikal. Zeits. , 1943, 44, p. 369.
[9] L. ONSAGER, Phys. Rev., 1931, 37, p. 405; 1931, 38,
p. 2265.
[10] J. MEIXNER, Ann. Phys., 1941, 39, p. 333; 1943, 43,
p. 244.
DISCUSSION DE FORMULES ET COURBES
THÉORIQUES
RELATIVES A LA
RÉPARTITION
ANGULAIRE DESPHOTOÉLECTRONS
Par CÉCILE MORETTE.
Laboratoire de Chimie nucléaire du
Collège
de France.Sommaire. 2014 Formules
théoriques relatives à la répartition angulaire des photoélectrons. Probabilité d’émission dans une direction donnée. Angle de bipartition. Maximum de la répartition. Discussion du domaine de validité de ces formules.
Dans un article antérieur
[i],
M. Kahan aanalysé
et discuté diverses
expressions théoriques
concernant les sections efficaces des trois effetsphotoniques :
effetCompton,
effetphotoélectrique,
effet de maté-rialisation. Nous discutons ici des formules et des courbesthéoriques
relatives à larépartition
angu-laire des
photoélectrons.
Soient :zo, la direction du
photon
incident;
0,
le centre de l’atome à l’instantinitial;
OM,
la direction d’émission del’électron;
0,
l’angle
de OM avecOz;
9,
l’angle
de OM’ avec Ox(OM’ projection
de OMsur le