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Partie C – Fonctions de carr´ e int´ egrable

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Academic year: 2022

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(1)

DM de MPSI2

Corrig´ e de devoir non surveill´ e

Probl` eme – Sur le calcul des variations

Partie A – Un lemme de du Bois-Reymond

A.11 est racine triple deP, donc1 P(k)(1) = 0 pour toutk∈ {0,1,2}. De plus,

P(X) =−(1 +X)3(X−1)3=−(X−1)3(2 + (X−1))3= (X−1)3(−8−12(X−1)−18(X−1)2−(X−1)3), donc la formule de Taylor donneP(3)(1) =−48.

A.2h|[−1,1],h|[1,+∞[eth|]−∞,−1]sont ´evidemment de classeCleurs domaines respectifs : les seuls probl`emes se posent en−1 et 1. Par parit´e deh, il suffit de consid´erer le cas de 1.

D’apr`es la question pr´ec´edente,h0g(1) =h00g(1) = 0 eth000g (1) =−48.

Bien sˆur,h´etant identiquement nulle sur [1,+∞[,h0d(1) =h00d(1) =h000d(1) = 0 :hest donc bien de classeC2 mais non de classeC3 surR.

A.3La fonctionhconvient pour (x0, x1) = (−1,1) : pour le cas g´en´eral, il suffit detransporterle segment [−1,1] sur [x0, x1], par le param´etrage usuel ϕ :t∈[−1,1]7→ 1−t2 x0+1+t2 x1 : la fonctiong=h◦ϕ−1r´epond

`

a la question.

A.4 Raisonnons par l’absurde, en supposant f non nulle en un certain x∈ [0,1] : par continuit´e def, il existe un segment [x0, x1] inclus dans [0,1], de longueur non nulle (i.e.x0 < x1), tel quef ne s’annule pas (et garde donc un signe constant) sur ce segment. Avec les notations de la question pr´ec´edente, et en prenantu=g, obtient une fonction continue, de signe constant, non identiquement nulle, et d’int´egrale pourtant nulle : c’est absurde.

Partie B – Une condition n´ ecessaire d’Euler-Lagrange

B.1

a Soitt∈R. On a

q(t) = J(f0+tu)

= Z 1

0

(P(f0(x) +tu(x)) +Q(f00(x) +tu0(x))) dx

= X

k>0

R1

0 P(k)(f0(x))(u(x))k+Q(k)(f00(x))(u0(x))k dx

k! tk

d’apr`es la formule de Taylor, doncq est bien polynomiale.

bD’apr`es le calcul effectu´e ci-dessus :

a1= Z 1

0

(P0(f0(x))(u(x)) +Q0(f00(x))(u0(x))) dx.

B.2Pour tout r´eelt,f0+tu∈Ea,b2 puisquef0∈Ea,b2 etu∈E0,0(2). Par hypoth`ese, la fonctionq, d´erivable surRcar polynomiale, pr´esente donc un minimum en 0, d’o`u q0(0) = 0,i.e.a1= 0.

1. etP(3)(1)6= 0, ce qui suffit pour r´epondre `a la question suivante.

(2)

En effectuant une int´egration par parties dans l’expression dea1 trouv´ee ci-dessus (licite car les fonctions sont bien de classeC1), on obtient

a1 = Z 1

0

(P0(f0(x))(u(x)) +Q0(f00(x))(u0(x))) dx

= Z 1

0

P0(f0(x))u(x)dx+ [Q0(f00(x))u(x)]10− Z 1

0

d

dx(Q0(f00(x)))u(x)dx

= Z 1

0

P0(f0(x))− d

dx(Q0(f00(x)))

u(x)dx.

Commea1= 0, et ceci valant pour toutu∈E0,02 , le lemme de du Bois-Reymond permet de conclure :

∀x∈[0,1], P0(f0(x)) = d

dx(Q0(f00(x))). B.3

a Ici,P = 0 etQ=X2, donc l’´equation diff´erentielle correspondante est (∆) 2y00= 0,

dont les solutions sont les fonctions affines, et donc l’unique solution de ∆ appartenant `a E20,1 est Id[0,1]. bSoitf ∈E0,12 . On aJ(Id[0,1]) = 1 et, d’apr`es l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz :

1 = Z 1

0

f0(x)dx 2

6 Z 1

0

1dx Z 1

0

(f0(x))2dx

=J1(f),

doncJ1admet 1 pour minimum sur E20,1 et ce minimum n’est atteint qu’en Id[0,1]. B.4

a Ici, P = 0 et Q=X2+X3, donc P0 = 0,Q0 = 2X+ 3X2, et dxd(Q0(f0(x))) = 2f00(x) + 6f0(x)f00(x), d’o`u l’´equation diff´erentielle

(∆) : 2y00+ 6y0y00= 0.

Soitf une solution de ∆ : f00+ 3f0f00 = 0, donc f0+32(f0)2 est constant, puis f0 prend au plus deux valeurs (un polynˆome de degr´e deux admet au plus deux racines), doncf0 est constant d’apr`es le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, puisf est affine : la seule solution de ∆ s’annulant en 0 et en 1 est la fonction nulle.

bSoitλ∈R. Un calcul limite ind´ecent nous informe queR1

0(f0(x))3dx6= 0, de sorte queJ2(λf) est un polynˆome en λde degr´e 3 : son image est doncR, ce qui prouve que J2 n’admet pas de minimum surE0,02 .

Partie C – Fonctions de carr´ e int´ egrable

C.1Supposonsf minor´ee par un r´eel strictement positifcsur un voisinage [a,+∞[ de +∞. Pour toutx>a: Z x

0

f(t)dt= Z a

0

f(tdt) + Z x

a

f(t)dt>

Z a

0

f(t)dt+c(x−a),

puis lim

x+∞

Rx

0 f(t)dt= +∞, ce qui est absurde :f n’est pas minor´ee par un r´eel strictement positif au voisinage de +∞.

C.2

a Soitx∈R+. On a, par croissance de l’int´egrale et deIg

Z x

0

f(t)dt6 Z x

0

g(t)dt6 Z +∞

0

g(t)dt,

donc la fonctionx7→Rx

0 f(t)dtest croissante et born´ee : elle admet une limite finie en +∞, etf est int´egrable.

bOn a, par lin´earit´e de l’int´egrale,If+g=If+Ig, doncIf+g admet une limite finie en +∞, i.e.f +g est int´egrable.

C.3

a Commef+(x) = f(x)+|f(x)|

2 et f(x) = f(x)−|f(x)|

2 pour tout r´eel x, f+ et f sont bien continues. On a de plusf+6|f|, 06−f6|f|et|f|=f++ (−f), d’o`u le premier r´esultat.

(3)

Soitx∈R+.

Z x

0

f(t)dt= Z x

0

f+(t)dt− Z x

0

−f(t)dt, donc sif est int´egrable, alors Rx

0 f(t)dtadmet une limite finie lorsquextend vers +∞.

C.4L1 est une partie de l’espace vectorielC0(R+), non vide, puisqu’il comprend la fonction nulle.

Soitf, g∈L1,λ, µ∈R. Comme|λf+µg|6|λ||f|+|µ||g|, et que I|λ||f|+|µ||g|=|λ|I|f|+|µ|I|g|, λf+µgest int´egrable.

L1 est bien unR-espace vectoriel.

C.5

a Soitx∈R+. On a : Z x

0

|f(t)g(t)|dt6 Z x

0

f(t)2dt

1/2Z x

0

g(t)2dt 1/2

6kfk kgk,

donc|f g|est int´egrable (I|f g|est major´ee).

bSoitf, g∈L2 : (f+g)2=f2+ 2f g+g2est la somme de trois fonctions int´egrables, et est donc aussi int´egrable. Bien sˆur, pour toutλ∈R,λf ∈L2.

Ainsi,L2 (par ailleurs partie ´evidemment non vide de l’espace vectorielC0(R+)) est unR-espace vectoriel.

Partie D – Un exemple avec d´ eriv´ ee seconde

D.1Notonsg :t7→e−t.Rx

0 e−tdt= 1−e−xtend vers 1 quandxtend vers +∞, donc la fonction positiveg est int´egrable.

ψest clairement de classe C4, etψ26gdoncψ2 est int´egrable en vertu de C.2.a.

Clairement,ψ00∈Vect(t7→e−t/2cos(t), t7→e−t/2sin(t)), donc (ψ00)2est int´egrable.

Finalement, on a bienψ∈E.

D.2

a f f00est int´egrable car f, f00∈L2 (cf. C.5.a).

Supposons quef f0tende vers +∞en +∞. On montre alors que12f2, qui en est une primitive, tend ´egalement vers +∞en +∞, ce qui contredit l’int´egrabilit´e def2 (cf. C.1).

bPour toutx∈R+,

Z x

0

(f0(t))2dt= [f(t)f0(t)]x0− Z x

0

f(t)f00(t)dt,

donc si la quantit´e de gauche tendait vers +∞quandxtend vers +∞, alors par int´egrabilit´e def f00, [f(t)f0(t)]x0 tendrait ´egalement vers +∞en +∞, ce qui n’est pas le cas.

Ceci montre que (f0)2 est int´egrable, D.3

a SoitA∈R+ : Z A

0

(f(x) +f0(x) +f00(x))2dx− Z A

0

(f(x))2−(f0(x))2+ (f00(x))2 dx

= 2

Z A

0

f0(x))2+f(x)f00(x) +f0(x)f00(x) +f(x)f0(x) dx

= Z A

0

2(f00(x) +f0(x))(f0(x) +f(x))dx

=

(f(x) +f0(x))2A

0

= (f(A) +f0(A))2−(f(0) +f0(0))2, d’o`u le r´esultat.

bOn sait que (f+f0+f00)2 est int´egrable, ainsi quef2−(f0)2+ (f00)2, donc (f(A) +f0(A))2 tend vers une limite finie en +∞. Cette limite est n´ecessairement nulle, puisque (f+f0)2 est int´egrable (si cette limite

´etait strictement positive, (f +f0)2serait absurdement minor´ee par un r´eel strictement positif au voisinage de +∞).

(4)

cEn passant `a la limite dans la formule trouv´ee en D.3.a (ce passage est justifi´e par la question pr´ec´e- dente), on obtient

J(f) = (f(0) +f0(0))2+ Z +∞

0

(f(x) +f0(x) +f00(x))2dx>0.

dEn observant la nouvelle expression deJ(f), on constate queJ(f)>0, et queJ(f) = 0 si et seulement si f0(0) +f(0) = 0 et f est solution de y00+y0+y = 0 : le cours sur les ´equations diff´erentielles lin´eaires homog`enes d’ordre 2 `a coefficients constants nous montre que l’ensemble cherch´e est une droite vectorielle. De plus, ψ est (non nulle,) solution de cette ´equation diff´erentielle, et v´erifie ψ0(0) +ψ(0) = 0, d’o`u le r´esultat demand´e.

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