THERAPEUTIQUES DE L’URGENCE
Kimberg P.
4.3S3
PARTIE 1
INDICATIONS
DIAGNOSTIC
LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
INDICATIONS
Défaillances des fonctions d’un organe ou d’un système ne pouvant être
compensée par la physiologie du
système neveux autonome et entrainant une souffrance cellulaire (hypoxie et/ou cytolyse) par défaut de perfusion
tissulaire.
Catécholamines Dopamine
Adrénaline Noradrénaline
Acétylcholine
LES ETATS DE CHOCS
État de Choc = inefficacité circulatoire par décompensation organique et/ou systémique entrainant une souffrance multi-organique par hypo-perfusion tissulaire , hypoxie, cytolyse.
Hypotension isolée ne veut pas dire choc et
choc ne veut pas dire hypotension !
Collapsus = chute importante et brutale de la TA
ORIGINE DES ETATS DE CHOC
=> Hypo-perfusion et Hypoxie tissulaire choc cardiogénique => Débit cardiaque
choc hypovolémique => Volume sanguin circulant
choc vasoplégique
=> Tonus vasculaire
choc septique
PARTIE 1
INDICATIONS
DIAGNOSTIC
LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
SIGNES CLINIQUES
Tachycardie (pouls rapide +/- filant=faible)
± PAS<80 mmHg
+
Signes d’hypo-perfusion tissulaire
pâleur, teint cireux, extrémités froides et cyanosées, marbrures prédominant aux genoux, oligo-anurie
Gravité :
troubles de la conscience et du rythme cardiaque
1er ROLE INFIRMIER
Evoquer le diagnostic de choc par la clinique
Alerter (réanimation)
Allonger le patient
Oxygénation (10-15 l/min, masque à réserve)
S’assurer d’une voie veineuse périphérique (voire de deux) puis centrale
Surveillance continue (scope, PNI, SpO2)
Mesure de la température
Bilan sanguin
Sondage vésical
EXAMENS BIOLOGIQUES
• Bilan du retentissement viscéral
– métabolisme : acidose ( pH, HCO3-), K+ – reins : IRA ( urée/créatinine sg)
– foie : transaminases (= cytolyse)
– pancréas : lipase (=souffrance digestive) – cœur : troponine
« organes de choc = ischémie »
• Lactates :
marqueur de l’hypoperfusiontissulaire périphérique qd élevés, > 2,5 mmol/l (sauf si insuffisance hépatique)
Infarctus du Myocarde
http://www.atlasducorpshumain.fr/coeur-et-vaisseaux/27-infarctus-du- myocarde.html
Embolie Pulmonaire
http://www.atlasducorpshumain.fr/thorax/140-embolie-pulmonaire.html
DIAGNOSTIC
Examen clinique = Recueil de données = observation, questionnement du patient, des témoins, sur contexte, antécédents, traitements, paramètres vitaux
Gravité : fonction du nombre de
défaillance d’organes et des facteurs
aggravant (atcd, facteurs de risques,…)
Traitement : rétablir une perfusion tissulaire
Pronostic : fonction de la précocité du traitement symptomatique et étiologique
PARTIE 1
INDICATIONS
DIAGNOSTIC
LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC
Choc cardiogénique
Choc hypovolémique
Choc vasoplégique
Choc septique
PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
I. CHOC CARDIOGENIQUE
Définition :
Défaut de perfusion tissulaire par
défaillance de la
pompe cardiaque et chute du débit
cardiaque
ETIOLOGIES CHOC CARDIOGENIQUE
• Défaut d’inotropisme du VG : IVG aiguë
– ISCHEMIE MYOCARDIQUE +++ (IDM et angor), décompensation d’une IC chronique
– Autres :, cardiomyopathies aiguës infectieuse (coksackie virus), médicamenteuse (anti-arythmique, anti-
dépresseurs tri-cycliques, carbamates, anthracyclines)…
• Obstacle à l’éjection du VD : IVD aiguë
– EMBOLIE PULMONAIRE +++
– Autres : épanchement péricardique
• Trouble du rythme (TV, FV) ou de la
conduction (BAV), valvulopathies
CLINIQUE
Signes cliniques de choc +
• IVD : turgescence des jugulaires, reflux
hépatojugulaire, hépatomégalie douloureuse
• IVG : Œdème aigu du poumon (OAP)
– Cyanose, avec dyspnée, toux avec expectorations blanchâtres mousseuses puis hémoptoïques, râles crépitant . Souvent HTA !!!
– Syndrome alvéolaire radiologique (opacités floues, floconneuses,
bilatérales, à prédominance péri-hilaire)
TRAITEMENT
• Étiologique : héparine et/ou fibrinolyse dans l’IDM et l’EP, remplacement valvulaire en urgence, drainage
péricardique...
• Symptomatique
– besoins en O2 : sédation (anxiolytiques, analgésiques) – oxygénation : O2 à haut débit 10 à 15 l/min au masque à réserve, voire IOT/VA), Hb > 10g/l (transfusion CG)
• Spécifique : DC
dans l’EP, augmenter l’éjection du VD
remplissage vasculaire
si besoin inotropisme (catécholamines : dobutamine, adrénaline)TRAITEMENT
• Spécifique : DC dans l’OAP :
– faciliter l’éjection du VG vasodilatateurs (dérivés nitrés IVSE : trinitrine Risordan 1 à 2 mg/h, puis PO par IEC Triatec, Zestril…)
– si besoin inotropisme par administration de catécholamines : dobutamine, adrénaline
– limiter l’œdème pulmonaire et diffusion de l’O2
• diurétiques (Lasilix)
• VNI en CPAP (Continuous Positive Airways Pressure) : débit très élevé d’O2 appliqué sur un masque facial
PARTIE 1
INDICATIONS
DIAGNOSTIC
LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC
Choc cardiogénique
Choc hypovolémique
Choc vasoplégique
PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
II.CHOC HYPOVOLEMIQUE
Définition :Défaut de perfusion tissulaire par baisse brutale et importante de la masse sanguine =
hypovolémie
Etiologies :
Hypovolémie absolue (vraie)
Hémorragie aiguë : choc hémorragique
Déshydratation aiguë
Plasmorragie (brûlé)
Hypovolémie relative
Fuite capillaire (états infectieux graves)
CLINIQUE CHOC HYPOVOLEMIQUE
• Signes cliniques de choc : Tachycardie (pouls rapide et filant) , PAS < 80 mmHg, signes d’hypoperfusion tissulaire (pâleur, teint cireux, extrémités froides,
marbrures prédominant aux genoux, oligo-anurie)
• Contexte évocateur : hémorragie extériorisée ou suspectée, vomissement / diarrhée
ATTENTION :
• hypotension tardive : quand perte -30 à 40 % de volémie
! Mobilisations (passage de brancard) : risque de désamorçage et d’arrêt cardio-circulatoire
TRAITEMENT : symptomatique
• Oxygénothérapie (10 – 15 l/min masque)
• Remplissage vasculaire
Plusieurs voies d’abord : KT périphériques de court et de gros calibre (14G/16G), sinon voie
fémorale (désilet). Robinets mais pas de dialaflow, ni pompe volumétrique Débit libre…
Produits de remplissage…
• ± Catécholamines : adrénaline, noradrénaline
TRAITEMENT : étiologique
Traitement étiologique hémostatique +++ par compression, suture,
chirurgie, endoscopie…
Correction biologique :
CG si Hb < 7 – 8 g/dl (isogroupe, iso
Rhésus ± phénotypés si RAI +, sinon sans RAI voire O négatif si urgence vitale)
PFC si TP < 35%
Plaquettes si < 30 - 50000 /mm3
PLAN
DÉFINITIONS
DIAGNOSTIC
LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC
Choc cardiogénique
Choc hypovolémique
Choc vasoplégique
Choc septique
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
III. CHOC VASOPLEGIQUE
Définition :Défaut de perfusion tissulaire par une
perte du tonus vasomoteur et/ou une vasodilatation périphérique intense.
Etiologies :
Neurogénique : exemple : tétraplégique
Intoxications médicamenteuses : neuroleptiques…
Allergie : choc anaphylactique
Ces étiologies sont rarement pures, une
hypovolémie et une baisse du débit cardiaque y sont souvent associées.
CHOC ANAPHYLACTIQUE
dans les minutes ou les heures qui suivent une prise
médicamenteuse, piqûre d’hyménoptères, contact latex…
cutané : érythème diffus, prurit, urticaire, œdème (œdème de Quincke), larmoiement
respiratoire : toux, écoulement nasal, polypnée, sibilants voire dyspnée laryngée (stridor)
digestif : diarrhée, nausées, vomissements, douleur abdominale
neurologique : simple malaise jusqu’au coma
circulatoires : tachycardie, pouls filant, PA effondrée imprenable
TRAITEMENT
Choc anaphylactique
Arrêt de l’administration de la substance antigénique (ATB…)
Oxygénation et libération des VAS : jusqu’à l’IOT, la trachéotomie ou la ponction
intercrico-thyroïdienne en urgence si asphyxie
TRAITEMENT
Choc anaphylactique
Adrénaline : 1 amp de 1 mg/1 ml diluée dans 9
ml de sérum F, injection de 0,1 mg/1 ml IVD jusqu’au retour d’une PA mesurable
Remplissage vasculaire : cristalloïdes en débit libre
Corticoïdes : mécanisme d’action retardé (HSHC 100 mg x 6/j). Anti-histaminiques : inutiles
Surveillance +++ (récidive dans les 8 heures possible hospitalisation en USI) et
prévention +++ (éviction de l’allergène,
désensibilisation, adrénaline à disposition)
CHOC SEPTIQUE
Définition :
Insuffisance de perfusion tissulaire en relation avec une infection avec hypotension persistante malgré un remplissage vasculaire adéquate, nécessitant l’utilisation d’amines vasopressives (noradrénaline)
1ère cause de mortalité en réanimation
PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
Parasympatholytique : Atropine
Relaxants : Digitaline, Amiodarone,
Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?
Le remplissage vasculaire est une
technique consistant à perfuser un soluté
de remplissage par l’intermédiaire d’une
voie veineuse pour lutter contre une chute
du débit sanguin.
Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?
Le maintien de la volémie est
indispensable à l’oxygénation
tissulaire.
Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?
Toute hypovolémie absolue (diminution de la masse sanguine suite à une
hémorragie) ou relative (diminution du
retour veineux au cœur lors d’un malaise vagal) expose au risque d’effondrement du débit cardiaque, de la pression artérielle et surtout du transport et de la délivrance
tissulaire en oxygène, à l’origine d’un
syndrome de défaillance multiviscérale.
Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?
Le but de remplissage vasculaire sera
alors de restaurer une volémie efficace et
de maintenir une pression de perfusion en
adéquation avec l’apport d’oxygène.
Comment assurer le remplissage vasculaire ?
« Les solutés glucosés de type G5% sont
complètement inadaptés à un remplissage vasculaire efficace »
(diffusion très rapide de l’eau et du
glucose dans les cellules), son utilisation ne concerne que les corrections
d’hypoglycémie et des apports
énergétiques à visée nutritionnelle.
Comment assurer le remplissage vasculaire ?
Pour cela, il existe deux familles de solutés : les CRISTALLOÏDES et les
MACROMOLÉCULES OU COLLOÏDES.
Le choix s’effectue en fonction des propriétés physico-chimiques et
pharmacologiques du soluté, de
l’indication du remplissage vasculaire et
des effets secondaires.
Comment assurer le remplissage vasculaire ?
LES CRISTALLOIDES
Les solutés salés isotoniques tels que le sérum physiologique 0.9%, le Ringer Lactate (Na+, K+, Ca++, Cl- et de lactates) ont un pouvoir
d’expansion vasculaire faible (il faut perfuser 4 à 5 fois le volume à compenser), leur durée
d’action est de 30 minutes environ. Passé ce délai, 25% du volume perfusé reste dans le
secteur intravasculaire, le reliquat passe dans le secteur interstitiel, exposant au risque d’inflation hydrosodé. Leur coût est très faible et ils ne
présentent aucun risque d’allergie.
Comment assurer le remplissage vasculaire ?
INDICATIONS :
L’indication principale des cristalloïdes est l’hypovolémie modérée, la déshydratation extracellulaire.
Perfusé en grande quantité, les risques majeurs sont l’œdème aigu de poumon, la surcharge
volémique.
Le Ringer Lactate est très utilisé en péri-
opératoire (compensation du jeûne, des pertes hydriques peropératoire…) mais est contre-
indiqué en cas d’hyperkaliémie, de traumatisme crânien, d’insuffisance hépatique.
Comment assurer le remplissage
vasculaire ?
Comment assurer le remplissage
vasculaire ?
Comment assurer le remplissage
vasculaire ?
Comment assurer le remplissage
vasculaire ?
TTT de l’Hémodynamique
Volémie + Cœur + Résistances P
DC= VES x FC & PA= DC x RP
Remplissage
et
Sympathomimétiques
Le Remplissage
La volémie est le principal facteur d’adaptation du débit cardiaque
DC= VES x FC
But du remplissage : restaurer la
volémie de façon à le débit cardiaque et limiter
une hypoperfusion tissulaire périphérique (à l’origine d’un état de choc)
et/ou un désarmoçage de la pompe
cardiaque (arrêt cardio-circulatoire par défaut brutal de retour veineux)
Le Remplissage
Moyens
cristalloïdes (substance dissoute sous
forme de sels) : solutés salés (SF, Ringer- Lactate, sérum salé hypertonique)
effet volume + pouvoir osmotique
colloïdes (substance en suspension, non dissoute) : albumine, gélatines et
hydroxyéthyl-amidons
effet volume + pouvoir oncotique
Cristalloïdes
Isotonique (sérum salé 0,9%) ou
hypotonique (Ringer-Lactate) : diffusion rapide à travers les membranes
vasculaires vers le secteur interstitiel œdèmes interstitiels +++
Hypertonique : sérum salé 7,5%
(Hyperhes). But : Transfert d’eau depuis le secteur intra-cellulaire vers le secteur plasmatique effet remplissage et limite la formation des œdèmes
Colloïdes
Albumine :
origine humaine. 4 ou 20%.Produit dérivé du sang (règles de suivi transfusionnel).
Gélatines :
collagène d’origine bovine.Durée d’action courte (2 à 3h), pouvoir de remplissage modeste.
Exemple : Plasmion, Haemacel, Gélofusine
Hydroxyéthyl-amidons :
polysaccharides d’origine végétale (maïs). Durée d’actionlongue (de 4 à 18h).
Exemple: Voluven, HEAfusine
Cristalloïdes ou Colloïdes
Même pouvoir de remplissage mais
volume de perfusion 2 à 4 fois supérieur pour les cristalloïdes (sauf sérum salé
hypertonique)
efficacité prolongée pour les colloïdes
Cristalloïdes hypotoniques (RL) : risque d’hyponatrémie CI quand pathologies intra-crâniennes (risque d’œdème
cérébral)
Cristalloïdes ou Colloïdes
Colloïdes : plus rapidement efficaces,
avec pouvoir d’expansion élevé pour les HEA mais :
Risque allergique : < 1/1000
Troubles de l’hémostase (> 33 ml/kg)
coût élevé (albumine> HEA>Gélatines)
PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
Parasympatholytique : Atropine
Relaxants : Digitaline, Amiodarone,
Définitions :
Catécholamines = médiateurs du système nerveux sympathique.
Les médicaments qui ont les mêmes
effets sont appelés sympathomimétiques.
Effet pharmacologique fonction du
récepteur stimulé
• Chronotrope + Fréquence cardiaque
• Inotrope + Force de contraction
• Dromotrope + Vitesse de conduction
• Bathmotrope + Excitabilité
DC = VES x FC & PA= DC x RP β- ---Récepteurs ---α Cœur ---Vaisseaux
CIDB---Effets ---VasoC
• Chronotrope + Fréquence cardiaque
• Inotrope + Force de contraction
• Dromotrope + Vitesse de conduction
• Bathmotrope + Excitabilité
Effets CIDB / Récepteurs β du cœur
CATÉCHOLAMINES
(surrénales)
Bulbe rachidien
Chronotrope:
fréquence Inotrope:
contraction Batmodrope:
excitabilité Dromotrope :
conduction Vasoconstriction
Chémorécepteurs / PCO2
Catécholamines Sympathomimétiques
stimulation des récepteurs b1 et b2
sur le muscle cardiaque débit cardiaque
par chronotropisme + , inotropisme + : adrénaline, dobutamine
par dromotropisme + = vit de conduction isoprénaline (Isuprel), dobutamine
stimulation des récepteurs a
sur les vaisseaux RP => PA
par vasoconstriction : noradrénaline (Levophed), adrénaline, néosynéphrine, éphédrine
Utilisation dans : ACC, états de choc, troubles de conduction (BAV)
Catécholamines =
Sympathomimétiques
RECEPTEURS ADRENERGIQUES
a b1 b2
ADRENALINE ++ +++ +++
NORADRENALINE (Lévophed®)
+++ + 0
DOBUTAMINE (Dobutrex®)
0 +++ +
ISOPRENALINE (Isuprel®)
0 +++ +++
EPHEDRINE + + 0
DOPAMINE
<3 µg/kg/min*
3 – 10 µg/kg/min
>10 µg/kg/min
0 + +++
0 +++
+
0 + 0
* stimulation des récepteurs D dopaminergiques= vasodilatation rénale et mésentérique, en situation physiologique.
ADRENALINE ®Epinéphrine
Stimulant cardiaque : effet α++, β1 et β2 non sélectifs
Arrêt cardiaque
Choc anaphylactique, asthme
Détresse cardio-respiratoires
DOBUTREX ® Dobutamine
Effet β1 (et β2 à minima)
Syndromes de bas débit : choc septique, infarctus du myocarde, embolie
pulmonaire grave
DOPAMINE® Dopamine
Effet dose-dépendant : effet β1 ++ et α1 ,+/- diurétique
États de choc avec hypotension et oligurie:
- Dose faible < 5μg/kg/mn = diurétique
- Dose moyenne entre 5 et 15μg/kg/mn (effet b1)
Contractilité cardiaque = β1 - Dose forte >15μg/kg/mn
Vasoconstriction = α1
Toxicologie : intoxication aux inhibiteurs calciques
NORADRENALINE
®Norépinéphrine
Effet α1 +++
En particulier les chocs vasoplégiques (septique et anaphylactique)
En début d’hypovolémie
Points communs
MODES D’ADMINISTRATION
IV strict ou PSE (1/2 vie de 1 à 2 mn) Dilution G5% ou NaCl 0,9%
Aérosol : dilution NaCl 0,9%
Endotrachéal
SURVEILLANCE
Continue scope, TA,+/- PVC, FC (effets II)
Incompatibilité avec les solutés alcalins
ISUPREL ®Isoprénaline
β1 puissant et β2 (bronchodilatateur, relâchement des muscles lisses)
Bradycardie par BAV complet ou bloc sino- auriculaire
Torsade de pointe, torsade de pointe en attendant la sonde d’entraînement
Tachycardie sinusale > 140 bpm
IDM aiguë, insuffisance coranarienne
Administration des catécholamines
Sur un cathéter central (sauf si urgence)
Cathéter bi ou triple ou penta lumière pour une voie réservée (voie proximale) signalisation
!
Administration IV à débit continu à la SAP / PSE
Jamais de bolus (sauf adrénaline dans l’ACR), pas de perfusion associée, pas de robinet sur la voie des amines pour éviter les accidents
Incompatibilité avec sérums bicarbonatés
PARTIE 2
LE REMPLISSAGE VASCULAIRE
LES CATHÉCOLAMINES
LES AUTRES
Parasympatholytique : Atropine
Relaxants : Digitaline, Amiodarone,
Béta2 mimétiques
Sédatifs : hypnotiques, analgésiques …
ATROPINE ®Sulfate d’atropine
Parasympatholytique, antispasmodique, antisécrétoire gastrique, mydriatique
Bradycardies (vagale, BAV II et III)
Intoxications aux organo-phosphorés (antidote), digitalique
Délai d’action 30 à 60 s
DIGOXINE ® Digitaline
Chronotrope - < Fréquence cardiaque
Inotrope + > Force de contraction
Ralenti + Renforce + Régularise
CORDARONE ®Amiodarone
Troubles du rythme supraventriculaires ou ventriculaires
Surveillance continue par monitorage : TA (effets II°), pouls (effet thérapeutique)
Tolérance au point d’injection (voie de gros calibre)
Dilution exclusive avec du G5%
IV LENTE STRICTE
STRIADYNE ®Triphosadénine
Anti arythmique
Tachycardie jonctionnelle = “maladie de
Bouveret”
SALBUMOL ® Salbutamol
INDICATIONS
β2 mimétique d’action bronchique, utérine et vasculaire :
État de mal asthmatique, BPCO spastique
Menace d’accouchement prématuré
Hyperkaliémie
75
Sédation Anesthésie
1. Sédation => calmer et faire dormir
2. Anesthésie => priver de la faculté de sentir
3. Analgésie => abolir la sensibilité à la douleur
4. Curarisation => relâcher les muscles
striés
76
Sédation et Anesthésie
1&2. Sédation => « faire dormir, priver de la faculté de sentir »
Benzodiazépines : Valium (diazépam)et hypnovel (midazolam) => hypnotiques, anxiolytiques, anticonvulsivants,
myorelaxants, amnésiants, potentialisant l’antalgique associé
Anesthésiques centraux : Hypnomidate (étomidate),Kétalar (kétamine), Diprivan (propofol), Nesdonal (thiopental)
77
Analgésie
3. Antalgie => « abolir la sensibilité à la douleur »
Analgésiques centraux morphiniques :
Fentanyl 2µg / kg / h (amp de 500µg/10ml);
Sufentanyl; Alfentanyl (Rapifen)
Analgésique pur morphinique (N : système nerveux central).
Le fentanyl est un analgésique majeur, réservé à l'anesthésie.
Le fentanyl est un morphinomimétique très puissant qui provoque une analgésie chirurgicale environ 50 à 100 fois supérieure à
celle de la morphine chez l'homme.
Après administration IV, son début d'action intervient en 2 à 3 minutes et son effet persiste environ 30 minutes à une posologie de 1 à 2 µg/kg.
78
Curarisation
4. Curarisation => relâcher les muscles striés
Curarisant dépolarisant
Célocurine
Curarisant non-dépolarisant
Tracrium
Nimbex
Norcuron
79
Préparation de sédation &
analgésie
Induction sédation: Hypnovel 10 mg IVD (amp de 5ml/5mg)
Entretien sédation/PSE: Hypnovel 15mg /h (amp de 10ml/50 mg)