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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

THERAPEUTIQUES DE L’URGENCE

Kimberg P.

4.3S3

(2)

PARTIE 1

INDICATIONS

DIAGNOSTIC

LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

(3)

INDICATIONS

Défaillances des fonctions d’un organe ou d’un système ne pouvant être

compensée par la physiologie du

système neveux autonome et entrainant une souffrance cellulaire (hypoxie et/ou cytolyse) par défaut de perfusion

tissulaire.

(4)

Catécholamines Dopamine

Adrénaline Noradrénaline

Acétylcholine

(5)

LES ETATS DE CHOCS

État de Choc = inefficacité circulatoire par décompensation organique et/ou systémique entrainant une souffrance multi-organique par hypo-perfusion tissulaire , hypoxie, cytolyse.

Hypotension isolée ne veut pas dire choc et

choc ne veut pas dire hypotension !

Collapsus = chute importante et brutale de la TA

(6)

ORIGINE DES ETATS DE CHOC

=> Hypo-perfusion et Hypoxie tissulaire choc cardiogénique =>  Débit cardiaque

choc hypovolémique => Volume sanguin circulant

choc vasoplégique

=> Tonus vasculaire

choc septique

(7)

PARTIE 1

INDICATIONS

DIAGNOSTIC

LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

(8)

SIGNES CLINIQUES

Tachycardie (pouls rapide +/- filant=faible)

± PAS<80 mmHg

+

Signes d’hypo-perfusion tissulaire

pâleur, teint cireux, extrémités froides et cyanosées, marbrures prédominant aux genoux, oligo-anurie

 Gravité :

troubles de la conscience et du rythme cardiaque

(9)

1er ROLE INFIRMIER

Evoquer le diagnostic de choc par la clinique

Alerter (réanimation)

Allonger le patient

Oxygénation (10-15 l/min, masque à réserve)

S’assurer d’une voie veineuse périphérique (voire de deux) puis centrale

Surveillance continue (scope, PNI, SpO2)

Mesure de la température

Bilan sanguin

Sondage vésical

(10)

EXAMENS BIOLOGIQUES

Bilan du retentissement viscéral

métabolisme : acidose ( pH,  HCO3-),  K+reins : IRA ( urée/créatinine sg)

foie :  transaminases (= cytolyse)

pancréas :  lipase (=souffrance digestive) cœur :  troponine

« organes de choc = ischémie »

Lactates :

marqueur de l’hypoperfusion

tissulaire périphérique qd élevés, > 2,5 mmol/l (sauf si insuffisance hépatique)

(11)

Infarctus du Myocarde

http://www.atlasducorpshumain.fr/coeur-et-vaisseaux/27-infarctus-du- myocarde.html

(12)

Embolie Pulmonaire

http://www.atlasducorpshumain.fr/thorax/140-embolie-pulmonaire.html

(13)

DIAGNOSTIC

Examen clinique = Recueil de données = observation, questionnement du patient, des témoins, sur contexte, antécédents, traitements, paramètres vitaux

Gravité : fonction du nombre de

défaillance d’organes et des facteurs

aggravant (atcd, facteurs de risques,…)

Traitement : rétablir une perfusion tissulaire

Pronostic : fonction de la précocité du traitement symptomatique et étiologique

(14)

PARTIE 1

INDICATIONS

DIAGNOSTIC

LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC

Choc cardiogénique

Choc hypovolémique

Choc vasoplégique

Choc septique

PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

(15)

I. CHOC CARDIOGENIQUE

Définition :

Défaut de perfusion tissulaire par

défaillance de la

pompe cardiaque et chute du débit

cardiaque

(16)
(17)

ETIOLOGIES CHOC CARDIOGENIQUE

Défaut d’inotropisme du VG : IVG aiguë

ISCHEMIE MYOCARDIQUE +++ (IDM et angor), décompensation d’une IC chronique

Autres :, cardiomyopathies aiguës infectieuse (coksackie virus), médicamenteuse (anti-arythmique, anti-

dépresseurs tri-cycliques, carbamates, anthracyclines)…

Obstacle à l’éjection du VD : IVD aiguë

EMBOLIE PULMONAIRE +++

Autres : épanchement péricardique

Trouble du rythme (TV, FV) ou de la

conduction (BAV), valvulopathies

(18)

CLINIQUE

Signes cliniques de choc +

IVD : turgescence des jugulaires, reflux

hépatojugulaire, hépatomégalie douloureuse

IVG : Œdème aigu du poumon (OAP)

Cyanose, avec dyspnée, toux avec expectorations blanchâtres mousseuses puis hémoptoïques, râles crépitant . Souvent HTA !!!

Syndrome alvéolaire radiologique (opacités floues, floconneuses,

bilatérales, à prédominance péri-hilaire)

(19)

TRAITEMENT

• Étiologique : héparine et/ou fibrinolyse dans l’IDM et l’EP, remplacement valvulaire en urgence, drainage

péricardique...

• Symptomatique

besoins en O2 : sédation (anxiolytiques, analgésiques) oxygénation : O2 à haut débit 10 à 15 l/min au masque à réserve, voire IOT/VA), Hb > 10g/l (transfusion CG)

• Spécifique :  DC

 dans l’EP, augmenter l’éjection du VD

remplissage vasculaire

si besoin  inotropisme (catécholamines : dobutamine, adrénaline)

(20)

TRAITEMENT

• Spécifique :  DC  dans l’OAP :

– faciliter l’éjection du VG  vasodilatateurs (dérivés nitrés IVSE : trinitrine Risordan 1 à 2 mg/h, puis PO par IEC Triatec, Zestril…)

– si besoin  inotropisme par administration de catécholamines : dobutamine, adrénaline

– limiter l’œdème pulmonaire et  diffusion de l’O2

• diurétiques (Lasilix)

• VNI en CPAP (Continuous Positive Airways Pressure) : débit très élevé d’O2 appliqué sur un masque facial

(21)

PARTIE 1

INDICATIONS

DIAGNOSTIC

LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC

Choc cardiogénique

Choc hypovolémique

Choc vasoplégique

PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

(22)

II.CHOC HYPOVOLEMIQUE

Définition :Défaut de perfusion tissulaire par baisse brutale et importante de la masse sanguine =

hypovolémie

Etiologies :

Hypovolémie absolue (vraie)

Hémorragie aiguë : choc hémorragique

Déshydratation aiguë

Plasmorragie (brûlé)

Hypovolémie relative

Fuite capillaire (états infectieux graves)

(23)

CLINIQUE CHOC HYPOVOLEMIQUE

Signes cliniques de choc : Tachycardie (pouls rapide et filant) , PAS < 80 mmHg, signes d’hypoperfusion tissulaire (pâleur, teint cireux, extrémités froides,

marbrures prédominant aux genoux, oligo-anurie)

Contexte évocateur : hémorragie extériorisée ou suspectée, vomissement / diarrhée

ATTENTION :

hypotension tardive : quand perte -30 à 40 % de volémie

! Mobilisations (passage de brancard) : risque de désamorçage et d’arrêt cardio-circulatoire

(24)

TRAITEMENT : symptomatique

Oxygénothérapie (10 – 15 l/min masque)

Remplissage vasculaire

Plusieurs voies d’abord : KT périphériques de court et de gros calibre (14G/16G), sinon voie

fémorale (désilet). Robinets mais pas de dialaflow, ni pompe volumétrique  Débit libre…

Produits de remplissage…

± Catécholamines : adrénaline, noradrénaline

(25)

TRAITEMENT : étiologique

Traitement étiologique hémostatique +++ par compression, suture,

chirurgie, endoscopie…

Correction biologique :

CG si Hb < 7 – 8 g/dl (isogroupe, iso

Rhésus ± phénotypés si RAI +, sinon sans RAI voire O négatif si urgence vitale)

PFC si TP < 35%

Plaquettes si < 30 - 50000 /mm3

(26)

PLAN

DÉFINITIONS

DIAGNOSTIC

LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE CHOC

Choc cardiogénique

Choc hypovolémique

Choc vasoplégique

Choc septique

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

(27)

III. CHOC VASOPLEGIQUE

Définition :Défaut de perfusion tissulaire par une

perte du tonus vasomoteur et/ou une vasodilatation périphérique intense.

Etiologies :

Neurogénique : exemple : tétraplégique

Intoxications médicamenteuses : neuroleptiques…

Allergie : choc anaphylactique

Ces étiologies sont rarement pures, une

hypovolémie et une baisse du débit cardiaque y sont souvent associées.

(28)

CHOC ANAPHYLACTIQUE

dans les minutes ou les heures qui suivent une prise

médicamenteuse, piqûre d’hyménoptères, contact latex…

 cutané : érythème diffus, prurit, urticaire, œdème (œdème de Quincke), larmoiement

 respiratoire : toux, écoulement nasal, polypnée, sibilants voire dyspnée laryngée (stridor)

 digestif : diarrhée, nausées, vomissements, douleur abdominale

 neurologique : simple malaise jusqu’au coma

 circulatoires : tachycardie, pouls filant, PA effondrée imprenable

(29)

TRAITEMENT

Choc anaphylactique

 Arrêt de l’administration de la substance antigénique (ATB…)

 Oxygénation et libération des VAS : jusqu’à l’IOT, la trachéotomie ou la ponction

intercrico-thyroïdienne en urgence si asphyxie

(30)

TRAITEMENT

Choc anaphylactique

Adrénaline : 1 amp de 1 mg/1 ml diluée dans 9

ml de sérum F, injection de 0,1 mg/1 ml IVD jusqu’au retour d’une PA mesurable

 Remplissage vasculaire : cristalloïdes en débit libre

 Corticoïdes : mécanisme d’action retardé (HSHC 100 mg x 6/j). Anti-histaminiques : inutiles

 Surveillance +++ (récidive dans les 8 heures possible  hospitalisation en USI) et

prévention +++ (éviction de l’allergène,

désensibilisation, adrénaline à disposition)

(31)

CHOC SEPTIQUE

Définition :

Insuffisance de perfusion tissulaire en relation avec une infection avec hypotension persistante malgré un remplissage vasculaire adéquate, nécessitant l’utilisation d’amines vasopressives (noradrénaline)

1ère cause de mortalité en réanimation

(32)

PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

Parasympatholytique : Atropine

Relaxants : Digitaline, Amiodarone,

(33)

Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?

Le remplissage vasculaire est une

technique consistant à perfuser un soluté

de remplissage par l’intermédiaire d’une

voie veineuse pour lutter contre une chute

du débit sanguin.

(34)

Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?

Le maintien de la volémie est

indispensable à l’oxygénation

tissulaire.

(35)

Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?

Toute hypovolémie absolue (diminution de la masse sanguine suite à une

hémorragie) ou relative (diminution du

retour veineux au cœur lors d’un malaise vagal) expose au risque d’effondrement du débit cardiaque, de la pression artérielle et surtout du transport et de la délivrance

tissulaire en oxygène, à l’origine d’un

syndrome de défaillance multiviscérale.

(36)

Pourquoi assurer le remplissage vasculaire ?

Le but de remplissage vasculaire sera

alors de restaurer une volémie efficace et

de maintenir une pression de perfusion en

adéquation avec l’apport d’oxygène.

(37)

Comment assurer le remplissage vasculaire ?

« Les solutés glucosés de type G5% sont

complètement inadaptés à un remplissage vasculaire efficace »

(diffusion très rapide de l’eau et du

glucose dans les cellules), son utilisation ne concerne que les corrections

d’hypoglycémie et des apports

énergétiques à visée nutritionnelle.

(38)

Comment assurer le remplissage vasculaire ?

Pour cela, il existe deux familles de solutés : les CRISTALLOÏDES et les

MACROMOLÉCULES OU COLLOÏDES.

Le choix s’effectue en fonction des propriétés physico-chimiques et

pharmacologiques du soluté, de

l’indication du remplissage vasculaire et

des effets secondaires.

(39)

Comment assurer le remplissage vasculaire ?

LES CRISTALLOIDES

Les solutés salés isotoniques tels que le sérum physiologique 0.9%, le Ringer Lactate (Na+, K+, Ca++, Cl- et de lactates) ont un pouvoir

d’expansion vasculaire faible (il faut perfuser 4 à 5 fois le volume à compenser), leur durée

d’action est de 30 minutes environ. Passé ce délai, 25% du volume perfusé reste dans le

secteur intravasculaire, le reliquat passe dans le secteur interstitiel, exposant au risque d’inflation hydrosodé. Leur coût est très faible et ils ne

présentent aucun risque d’allergie.

(40)

Comment assurer le remplissage vasculaire ?

INDICATIONS :

L’indication principale des cristalloïdes est l’hypovolémie modérée, la déshydratation extracellulaire.

Perfusé en grande quantité, les risques majeurs sont l’œdème aigu de poumon, la surcharge

volémique.

Le Ringer Lactate est très utilisé en péri-

opératoire (compensation du jeûne, des pertes hydriques peropératoire…) mais est contre-

indiqué en cas d’hyperkaliémie, de traumatisme crânien, d’insuffisance hépatique.

(41)

Comment assurer le remplissage

vasculaire ?

(42)

Comment assurer le remplissage

vasculaire ?

(43)

Comment assurer le remplissage

vasculaire ?

(44)

Comment assurer le remplissage

vasculaire ?

(45)

TTT de l’Hémodynamique

Volémie + Cœur + Résistances P

DC= VES x FC & PA= DC x RP

Remplissage

et

Sympathomimétiques

(46)

Le Remplissage

La volémie est le principal facteur d’adaptation du débit cardiaque

DC= VES x FC

But du remplissage : restaurer la

volémie de façon à  le débit cardiaque et limiter

une hypoperfusion tissulaire périphérique (à l’origine d’un état de choc)

et/ou un désarmoçage de la pompe

cardiaque (arrêt cardio-circulatoire par défaut brutal de retour veineux)

(47)

Le Remplissage

Moyens

cristalloïdes (substance dissoute sous

forme de sels) : solutés salés (SF, Ringer- Lactate, sérum salé hypertonique)

 effet volume + pouvoir osmotique

colloïdes (substance en suspension, non dissoute) : albumine, gélatines et

hydroxyéthyl-amidons

effet volume + pouvoir oncotique

(48)

Cristalloïdes

Isotonique (sérum salé 0,9%) ou

hypotonique (Ringer-Lactate) : diffusion rapide à travers les membranes

vasculaires vers le secteur interstitiel  œdèmes interstitiels +++

Hypertonique : sérum salé 7,5%

(Hyperhes). But : Transfert d’eau depuis le secteur intra-cellulaire vers le secteur plasmatique  effet remplissage et limite la formation des œdèmes

(49)

Colloïdes

Albumine :

origine humaine. 4 ou 20%.

Produit dérivé du sang (règles de suivi transfusionnel).

Gélatines :

collagène d’origine bovine.

Durée d’action courte (2 à 3h), pouvoir de remplissage modeste.

Exemple : Plasmion, Haemacel, Gélofusine

Hydroxyéthyl-amidons :

polysaccharides d’origine végétale (maïs). Durée d’action

longue (de 4 à 18h).

Exemple: Voluven, HEAfusine

(50)

Cristalloïdes ou Colloïdes

Même pouvoir de remplissage mais

volume de perfusion 2 à 4 fois supérieur pour les cristalloïdes (sauf sérum salé

hypertonique)

efficacité prolongée pour les colloïdes

Cristalloïdes hypotoniques (RL) : risque d’hyponatrémie  CI quand pathologies intra-crâniennes (risque d’œdème

cérébral)

(51)

Cristalloïdes ou Colloïdes

Colloïdes : plus rapidement efficaces,

avec pouvoir d’expansion élevé pour les HEA mais :

Risque allergique : < 1/1000

Troubles de l’hémostase (> 33 ml/kg)

coût élevé (albumine> HEA>Gélatines)

(52)

PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

Parasympatholytique : Atropine

Relaxants : Digitaline, Amiodarone,

(53)

Définitions :

Catécholamines = médiateurs du système nerveux sympathique.

Les médicaments qui ont les mêmes

effets sont appelés sympathomimétiques.

Effet pharmacologique fonction du

récepteur stimulé

(54)

Chronotrope +   Fréquence cardiaque

Inotrope +   Force de contraction

Dromotrope +   Vitesse de conduction

Bathmotrope +   Excitabilité

DC = VES x FC & PA= DC x RP β- ---Récepteurs ---α Cœur ---Vaisseaux

CIDB---Effets ---VasoC

(55)

Chronotrope +   Fréquence cardiaque

Inotrope +   Force de contraction

Dromotrope +   Vitesse de conduction

Bathmotrope +   Excitabilité

Effets CIDB / Récepteurs β du cœur

(56)

CATÉCHOLAMINES

(surrénales)

Bulbe rachidien

Chronotrope:

fréquence Inotrope:

contraction Batmodrope:

excitabilité Dromotrope :

conduction Vasoconstriction

Chémorécepteurs / PCO2

(57)

Catécholamines  Sympathomimétiques

stimulation des récepteurs b1 et b2

sur le muscle cardiaque   débit cardiaque

par chronotropisme + , inotropisme + : adrénaline, dobutamine

par dromotropisme + =  vit de conduction isoprénaline (Isuprel), dobutamine

stimulation des récepteurs a

sur les vaisseaux   RP =>  PA

par vasoconstriction : noradrénaline (Levophed), adrénaline, néosynéphrine, éphédrine

 Utilisation dans : ACC, états de choc, troubles de conduction (BAV)

(58)

Catécholamines =

Sympathomimétiques

RECEPTEURS ADRENERGIQUES

a b1 b2

ADRENALINE ++ +++ +++

NORADRENALINE (Lévophed®)

+++ + 0

DOBUTAMINE (Dobutrex®)

0 +++ +

ISOPRENALINE (Isuprel®)

0 +++ +++

EPHEDRINE + + 0

DOPAMINE

<3 µg/kg/min*

3 – 10 µg/kg/min

>10 µg/kg/min

0 + +++

0 +++

+

0 + 0

* stimulation des récepteurs D dopaminergiques= vasodilatation rénale et mésentérique, en situation physiologique.

(59)

ADRENALINE ®Epinéphrine

Stimulant cardiaque : effet α++, β1 et β2 non sélectifs

Arrêt cardiaque

Choc anaphylactique, asthme

Détresse cardio-respiratoires

(60)

DOBUTREX ® Dobutamine

Effet β1 (et β2 à minima)

Syndromes de bas débit : choc septique, infarctus du myocarde, embolie

pulmonaire grave

(61)

DOPAMINE® Dopamine

Effet dose-dépendant : effet β1 ++ et α1 ,+/- diurétique

États de choc avec hypotension et oligurie:

- Dose faible < 5μg/kg/mn = diurétique

- Dose moyenne entre 5 et 15μg/kg/mn (effet b1)

Contractilité cardiaque = β1 - Dose forte >15μg/kg/mn

Vasoconstriction = α1

Toxicologie : intoxication aux inhibiteurs calciques

(62)

NORADRENALINE

®Norépinéphrine

Effet α1 +++

En particulier les chocs vasoplégiques (septique et anaphylactique)

En début d’hypovolémie

(63)

Points communs

MODES D’ADMINISTRATION

IV strict ou PSE (1/2 vie de 1 à 2 mn) Dilution G5% ou NaCl 0,9%

Aérosol : dilution NaCl 0,9%

Endotrachéal

SURVEILLANCE

Continue scope, TA,+/- PVC, FC (effets II)

Incompatibilité avec les solutés alcalins

(64)

ISUPREL ®Isoprénaline

β1 puissant et β2 (bronchodilatateur, relâchement des muscles lisses)

Bradycardie par BAV complet ou bloc sino- auriculaire

Torsade de pointe, torsade de pointe en attendant la sonde d’entraînement

Tachycardie sinusale > 140 bpm

IDM aiguë, insuffisance coranarienne

(65)

Administration des catécholamines

Sur un cathéter central (sauf si urgence)

Cathéter bi ou triple ou penta lumière pour une voie réservée (voie proximale)  signalisation

!

Administration IV à débit continu à la SAP / PSE

Jamais de bolus (sauf adrénaline dans l’ACR), pas de perfusion associée, pas de robinet sur la voie des amines pour éviter les accidents

Incompatibilité avec sérums bicarbonatés

(66)

PARTIE 2

LE REMPLISSAGE VASCULAIRE

LES CATHÉCOLAMINES

LES AUTRES

Parasympatholytique : Atropine

Relaxants : Digitaline, Amiodarone,

Béta2 mimétiques

Sédatifs : hypnotiques, analgésiques …

(67)

ATROPINE ®Sulfate d’atropine

Parasympatholytique, antispasmodique, antisécrétoire gastrique, mydriatique

Bradycardies (vagale, BAV II et III)

Intoxications aux organo-phosphorés (antidote), digitalique

Délai d’action 30 à 60 s

(68)

DIGOXINE ® Digitaline

Chronotrope -  < Fréquence cardiaque

Inotrope +  > Force de contraction

Ralenti + Renforce + Régularise

(69)

CORDARONE ®Amiodarone

Troubles du rythme supraventriculaires ou ventriculaires

Surveillance continue par monitorage : TA (effets II°), pouls (effet thérapeutique)

Tolérance au point d’injection (voie de gros calibre)

Dilution exclusive avec du G5%

IV LENTE STRICTE

(70)

STRIADYNE ®Triphosadénine

Anti arythmique

Tachycardie jonctionnelle = “maladie de

Bouveret”

(71)

SALBUMOL ® Salbutamol

INDICATIONS

β2 mimétique d’action bronchique, utérine et vasculaire :

État de mal asthmatique, BPCO spastique

Menace d’accouchement prématuré

Hyperkaliémie

(72)

75

Sédation  Anesthésie

1. Sédation => calmer et faire dormir

2. Anesthésie => priver de la faculté de sentir

3. Analgésie => abolir la sensibilité à la douleur

4. Curarisation => relâcher les muscles

striés

(73)

76

Sédation et Anesthésie

1&2. Sédation => « faire dormir, priver de la faculté de sentir »

Benzodiazépines : Valium (diazépam)et hypnovel (midazolam) => hypnotiques, anxiolytiques, anticonvulsivants,

myorelaxants, amnésiants, potentialisant l’antalgique associé

Anesthésiques centraux : Hypnomidate (étomidate),Kétalar (kétamine), Diprivan (propofol), Nesdonal (thiopental)

(74)

77

Analgésie

3. Antalgie => « abolir la sensibilité à la douleur »

Analgésiques centraux morphiniques :

Fentanyl 2µg / kg / h (amp de 500µg/10ml);

Sufentanyl; Alfentanyl (Rapifen)

Analgésique pur morphinique (N : système nerveux central).

Le fentanyl est un analgésique majeur, réservé à l'anesthésie.

Le fentanyl est un morphinomimétique très puissant qui provoque une analgésie chirurgicale environ 50 à 100 fois supérieure à

celle de la morphine chez l'homme.

Après administration IV, son début d'action intervient en 2 à 3 minutes et son effet persiste environ 30 minutes à une posologie de 1 à 2 µg/kg.

(75)

78

Curarisation

4. Curarisation => relâcher les muscles striés

Curarisant dépolarisant

Célocurine

Curarisant non-dépolarisant

Tracrium

Nimbex

Norcuron

(76)

79

Préparation de sédation &

analgésie

Induction sédation: Hypnovel 10 mg IVD (amp de 5ml/5mg)

Entretien sédation/PSE: Hypnovel 15mg /h (amp de 10ml/50 mg)

Analgésie / PSE : Fentanyl 2µg / kg / h (amp de 500µg/10ml)

(Mr B pèse 75 kg)

(77)

Sources

MARIEB 6

ème

édition

Les États De Chocs

Frederic ETHUIN DAR Saint Louis APHP

Guide infirmier des urgences, Masson, 2008 VIDAL

http://vidalhoptimal.ch=u-dijon.local/html/recherche/recherche_produit

Carnet de pharmacologie Urgences IFSI

Dijon

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