G ERGONNE
Démonstration de la propriété des hexagones inscrits et circonscrits à une section conique
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 4 (1813-1814), p. 381-384
<http://www.numdam.org/item?id=AMPA_1813-1814__4__381_1>
© Annales de Mathématiques pures et appliquées, 1813-1814, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Annales de Mathématiques pures et appliquées » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale.
Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
RESOLUES. 38I
Et réciproquement,
s’il était seulement démontreque , dans
touthexagone
circonscrit à une sectionconique ,
lesdiagonales qui joignent
les sommetsopposés
secoupent
toutes trois au mêmepoint,
il se trouverait
établi ,
par cequi précède,
que , dans touthexagone
inscrit à une section
conique ,
lespoints
de concours desprolon-
gernens des côtés
opposés
sont tous trois sur une mêmeligne droite.
Dêmonstration de la propriété des hexagones inscrits
et
circonscrits à
unesection conique ;
Par M. G E R G
O N N E.THÉORÈME
I. Dans touthexagone
inscrit à une section co-nique ,
lespoints
de concours des directions des côtésopposés
sonttous trois sur une même
ligne
droite.Démonstration. Soient
A, B, C, D, E,
F les sommets con-sécutifs de
l’hexagone
dont ils’agit
G lepoint
de concours deAB et
DE
1-1 et K lespoints
de concours de CB etCD ,
res-pectivement
avec une droite menée arbitrairement parG ;
soitenfin Z le
point
de concours de EU et AK.Supposons
que l’ar-bitraire HK tourne autour du
point G,
et cherchonsquelle
est lacourbe que décrira le
point
variable Z ?(*)
Soient C
l’origine,
CB l’axe des x, CD l’axedes y ;
et soientles
équations
despoints
donnés ainsiqu’il
suitLes
équations
de AB et DE serontrespectivement
(*) C’est à dessein que je sous-entends la
figure.
Un desprincipaux
titres desupériorité
de l’analise sur lagéométrie
est que , cette dernière raisonnant surdes
figures
construites d’une manière déterminée , on est souvent en droit de craindre que les résultatsauxquels
elle conduit nedépendent
de la nature Indi-viduelle de ces
figures.
Les solutions purementanalitiques
neprésentent point
un
pareil
inconvénient.Tom. IV. 5j,
382 QUESTIONS
d’après quoi ,
et enposant
pourabréger
on trouvera, pour les
équations
dupoint G ,
l’équation
de l’arbitraire HK sera donc de la formed’aprés quoi
on trouverales
équations
de EH et AK seront doncrespectivement
éliminant donc entre elles l’arbitraire 03BB , réduisant et divisant par r,
on trouvera, pour la courbe décrite
par
lepoint Z , l’équation
dusecond
degré
laquelle
montredéjà
évidemment que la courbe passe par les troispoints A , C,
E. En ladéveloppant,
remettant pourp , q , r
leurs valeurs etréduisant ,
onparvient
très-aisément à lui donnercette nouvelle forme
et l’on voit alors que la courbe passe, en outre , par les
points
B , D ; puis
donc que deux sectionsconiques
distinctes ne sauraient passer par lescinq
mêmespoints,
il en faut conclure que la courbe décrite par lepoint variable Z
est la sectionconique
donnée elle-RÉSOLUES. 383
même ;
ily
aura donc une situation del’arbitraire HK qui
feracoïncider le
point Z
avec le sixième sommetF ;
et , comme les troispoints G, H ,
K ne cessentjamais
d’être enligne droite ,
laproposition
se trouve ainsi etablie.THÉORÉME
Il. Dans touthexagone
circonscrit à une sectionconique,
lesdiagonales qui joignent
les sommetsopposés
secoupent
toutes trois au rnérne
puint.
Démonstration. Concevons que l’on ait
joint
lespoints
de contactconsécutifs par des
cordes ;
ces cordes formeront unhexagone
inscritdont les cotes auront
respectivement
pourpôles
les sommets duprcnjier.
Par le
précedent théorème,
lespoints
de concours des directions des côtés opposes dehexagone
inscrit seront tous trois situés surune même
ligne
droite.Donc ,
en vertu du théorème démontré par M.B.*** ,
les dia-gonales joignant
les sommetsopposés
del’hexagone
circonscrit secoupent
toutes trois au mêmepoint.
Remarque.
A lapage 78
de cevolume j’ai
démontré ces deuxthéorèmes
Indépendamment
l’un del’autre,
par des considérationsgéométriques
et sans aucune sorte de calcul.Les démonstrations de ce genre ne laissent sans doute rien à désirer du côté de
l’élégance
et de !abrièveté ;
mais malheureusement il est rarequ’elles
ne soient passujettes
àquelques exceptions
ou limitations.On
connaît ,
parexemple ,
la manière dont M.Mongc
démontrele concours en un même
point
des cordes communes à trois cerclespris
deux àdeux ;
mais on a pu remarquer que sa démonstrationest en
défaut
,lorsque
les troiscercics ,
laissant un vide entre eux ,n’ont
point
uneportion qui
leur soit commune à tous. La démonstration qdc cegéomètre
a donnée de lapropriété
despôles,
se trouvepareil-
lement
en défaut , lorsque
lepôle
d’une sectionconique
est extérieurà la courbe. On en
peut
encore dire autant de sa démonstration de lapropriété
destangentes
extérieures à trois cerclespris
deux àdeux , lorsque
l’un de ces cercles se trouvecompris
entre lestangentes
communes aux deux autres.
334 QUESTIONS PROPOSÉES.
Par ces
motifs, j’inclinerais
àpréférer
à ladémonstration
de 13page 78
la démonstrationprécédente qui
n’est d’ailleurs nilongue
ni
compliquée.
QUESTIONS PROPOSÉES.
Problèmes de Géométrie.
1.
TROIS points
dupérimètre
d’uneellipse
étant donnés deposition
et ses diamètres
principaux
étant donnés degrandeur,
construirel’ellipse ?
II. Six
points
de la surface d’unellipsoïde
étant donnés deposi- tion ,
et ses diamètresprincipaux
étant donnés degrandeur ,
cons-truire
l’ellipsoïde ?
Théorèmes de Géométrie.
I. Si deux
ellipses ,
tellement situées sur unplan
que deux dia-mètres conjugués
de l’une soientparallèles
à deux diamètresconju- gués
del’autre ,
secoupent
enquatre points,
cesquatre points
serontsur une troisième
ellipse
danslaquelle
les diamètresconjugés égaux
seront
respectivement parallèles
aux diamètresconjugués
que l’on suppose êtredéjà parallèles
dans les deuxpremières.
II. Si trois
ellipsoïdes ,
tellement situes dansl’espace
que trois diamètresconjugués
de l’unquelconque
soientrespectivement parallèles
à trois diamètres
conjugués
de chacun des deux autres , secoupent
en huit
points ;
ces huitpoints
seront sur unquatrième ellipsoïde
danslequel
les diamètresconjugués égaux
serontrespectivement parallèles
aux diamètres
conjugués
que l’on suppose êtredéjà parallèles
dansles trois
premiers.
FIN DU TOME