• Aucun résultat trouvé

Correction du devoir surveillé 6

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Correction du devoir surveillé 6"

Copied!
21
0
0

Texte intégral

(1)

Correction du devoir surveillé 6

Problème 1 — Extraction liquide-liquide

Partie I : Une seule extraction

1. Soitx la concentration en soluté A dans le solvant S2 après l’extraction : x= [A]S

2,éq.

• Commençons par calculer la concentration en soluté A dans le solvant S1 après l’extraction.

? La quantité de matière deAprésente dans le solvantS2 après extraction vaut :

n =V2[A]S

2,éq =xV2.

Or la quantité de matière initiale deA dans le solvantS1 vautnA, donc la quantité de matière deAqu’il reste dans le solvantS1 après extraction vaut

nA−n=CV1−V2x.

? La concentration en A dans le solvant S1 après l’extraction vaut alors : [A]S

1,éq = CV1−xV2 V1

=C− V2 V1x

= C−Rx .

• Comme les concentrations en soluté A à l’équilibre vérifient la relation [A]S

2,éq

[A]S

1,éq

=K,

on a : x

[A]S

1,éq

=K,

donc x

C−Rx =K, donc

x=K(C−Rx),

Lycée Pierre-Gilles de Gennes 1 Adriane Kaïchouh

(2)

donc

(1 +KR)x=KC,

donc, par division par 1 +KR, qui est non nulle, on obtient que x= KC

1 +KR .

2. Soit n1 la quantité de matière de A extraite, c’est-à-dire la quantité de matière de A dans le solvant extracteurS2 après une extraction.

On a alors :

n1 = [A]S

2,éqV2

=xV2

= KC

1 +KR ×V2. Or C = nA

V1, donc on a :

n1 = KnA

1 +KR× V2 V1

= nA KR 1 +KR .

3. La fonction suivante prend en arguments la quantité de matière initialenAdeA, la constante de partage K, les volumesV1 etV2, et renvoie la quantité de matière deAextraite par l’extraction liquide-liquide (donnée par la question précédente).

def quantite_extraite(nA, K, V1, V2):

"""

Arguments : la quantité de matière initiale nA, la constante de partage K,

le volume V1 de solvant S_1,

le volume V2 de solvant extracteur S_2.

Sortie : la quantité de matière de A

extraite après une extraction liquide -liquide.

"""

R = V2/V1 coef = K * R

return nA * coef / (1 + coef)

(3)

Partie II : Extractions successives

4. La fonction suivante prend en arguments la quantité de matière de A initiale, la constante de partage K, les volumesV1 etV2, ainsi que le nombreN d’extractions et qui renvoie la quantité de matière totale extraite au cours des N extractions, en appliquant N fois la fonction quantite_extraite.

def quantite_totale_extraite(nA, K, V1, V2, N):

"""

Arguments : la quantité de matière initiale nA, la constante de partage K,

le volume V1 de solvant S_1,

le volume V2 total de solvant extracteur S_2.

Sortie : la quantité de matière totale de A

extraite après N extractions liquide -liquide.

"""

petit_volume = V2/N total = 0

# La variable total représentera la quantité de matière

# totale extraite lors des N extractions.

for extraction in range(N): # On fait N extractions.

n_extraite = quantite_extraite(nA, K, V1, petit_volume)

# Quantité de matière extraite lors de l'extraction.

nA = nA - n_extraite

# Quantité de matière restante dans le solvant S_1.

total = total + n_extraite return total

5. (a) En appliquant le résultat de la question 1 avec un volume V2

N de solvant extracteur, on obtient que

x1 = KC 1 +K

V2

N

V1

= KC

1 + KR N

= KC N

N +KR .

(b) La quantité de matière de A extraite par la première extraction vaut x1V2 N, donc à l’issue de la première extraction, la quantité de matière deAprésente dans le solvant S1 vaut :

nA−x1V2 N.

Ainsi, à l’issue de la première extraction, la concentration en A dans le solvantS1 vaut :

1 V1

nA−x1V2 N

= nA V1 − R

Nx1

= C− R Nx1 .

(4)

La question précédente donne alors que 1

V1

nA−x1V2 N

=C− R

N × KC 1 + KR

N

=C

1− KR N+KR

= C N

N +KR .

6. D’après la question précédente, à l’issue de la première extraction, la concentration en A dans le solvant S1 vaut

C N

N +KR.

La deuxième extraction s’effectue donc avec une concentration initiale deC N N +KR en A dans le solvant S1 et un volume V2

N de solvant extracteur.

La question 1 donne alors que

x2 = K 1 + KR

N

×C N N +KR

= KC

N N +KR

2

.

7. Montrons que la suite (xp)p∈J1;NK est géométrique de raison N N +KR. Soit p∈J1;N −1K.

Appelons n la quantité de matière de A présente dans le solvantS1 au début de la p-ième extraction.

• Avant la p-ième extraction, la concentration en A dans le solvant S1 vaut donc n

V1. La question 1 donne alors que xp = K

1 + KR N

× n V1 .

• Comme la concentration en A dans la p-ième portion de solvant extracteur vaut xp, la quantité de matière de A extraite lors de la p-ième extraction vaut

xp× V2 N,

(5)

donc la quantité de matière présente dans le solvantS1 à l’issue de la p-ième extraction vaut

n−xpV2

N .

• La(p+1)-ième extraction s’effectue alors avec une concentration enAinitiale dans le solvant S1 de

1 V1

n−xpV2

N

= n

V1 − V2

V1Nxp

= n V1 − R

Nxp.

Alors d’après la question 1, la concentration enAdans la(p+1)-ième portion de solvant extracteur vaut :

xp+1 = K 1 + KR

N n

V1

− R Nxp

= K

1 + KR N

× n V1

− K 1 + KR

N

× R Nxp

=xp− KR

N +KRxp d’après le premier point

=xp

1− KR N +KR

= xp N N +KR .

Ainsi, la suite (xp)p∈J1;NK est géométrique de raison N N +KR. 8. D’après la question précédente, la suite (xp)p∈

J1;NK est géométrique de raison N

N +KR, donc pour tout p∈J1;NK, on a : xp =x1

N N +KR

p−1

=KC N N +KR

N N +KR

p−1

d’après la question 5.a)

= KC

N N +KR

p

.

(6)

9. (a) La quantité de matière totale extraite au cours des N extractions est la somme des quantités de matière extraites lors de chaque extraction.

Or pour tout p∈J1;NK, dans la p-ième fraction de solvant extracteur, dont le volume est de V2

N, la concentration enA vaut xp, donc on obtient que nN =

N

X

p=1

V2 Nxp

= V2 N

N

X

p=1

xp par linéarité de la somme.

(b) Calculons nN. D’après les deux questions précédentes, on a : nN = V2

N

N

X

p=1

xp

= V2 N

N

X

p=1

KC

N N+KR

p

= V2 NKC

N

X

p=1

N N+KR

p

.

La somme précédente est la somme des N premiers termes de la suite géo- métrique de raison q= N

N+KR et de premier terme q.

CommeN 6=N +KR (car K > 0 et le volume V2 est non nul), la raison q est différente de 1, donc on a :

nN = V2

NKC×q× 1−qN 1−q

= V2

NKC× N

N +KR× 1 1− N

N +KR

1−qN

=V2KC× 1

KR 1−qN

= V2

RC 1−qN

=V1C 1−qN

car R = V2 V1

=nA 1−qN

= nA

"

1−

N N +KR

N# .

(7)

Partie III : Comparaison des rendements 10. Comparons n1 etn2.

D’après la question précédente ou la question 5.b), on a : n1 =nA

1− N N +KR

= nA KR N +KR . De plus, d’après la question précédente, on a :

n2 =nA

"

1−

N N +KR

2#

=nA

1− N

N +KR 1 + N N +KR

= n1

1 + N N +KR

.

Comme N

N +KR est strictement positif, on a 1 + N

N +N R >1, donc par multi- plication par n1, qui est strictement positive, on obtient que

n2 > n1 .

Ainsi, la quantité de matière extraite par une seule extraction est stricte- ment inférieure à la quantité de matière totale extraite à l’issue de deux extractions successives avec la moitié du volume de solvant extracteur cha- cune. Il est donc plus efficace de réaliser deux extractions successives plutôt qu’une seule.

11. Calculons la limite de la suite (nN)N∈N.

D’après la question 9.b), on a : pour tout N ∈N, nN =nA

"

1−

N N +KR

N# . Pour tout N ∈N, on a :

N N +KR

N

=exp Nln

N N +KR

=exp

−Nln

N +KR N

=exp

−Nln

1 + KR N

.

(8)

• Comme lim

N→+∞

KR

N = 0, on a : ln

1 + KR N

N→+∞∼ KR

N .

• Par produit d’équivalents, on obtient que

−Nln

1 + KR N

N→+∞∼ −KR, donc

N→+∞lim −Nln

1 + KR N

=−KR .

• Par continuité de la fonction exponentielle en −KR, on obtient alors que

Nlim→+∞exp

−Nln

1 + KR N

=e−KR, donc

Nlim→+∞

N N +KR

N

=e−KR. Finalement, par somme et produit de limites, on obtient que

N→+∞lim nN =nA 1−e−KR . 12. (a) Étudions les variations de la fonction suivante :

f: R+ −→R x7−→

x x+KR

x

=exp xln

x x+KR

.

• ? Pour tout x ∈ R+, on a x > 0 et x+KR > 0, donc le quotient x

x+KR est strictement positif.

Il s’ensuit que la fonction x 7−→ln x x+KR

est bien définie sur R+.

? Comme la fonction identité est définie sur R et donc en particulier surR+, le produit x7−→xln

x x+KR

est bien défini surR+.

? Enfin, comme la fonction exponentielle est définie sur R, par com- posée, la fonction f est bien définie surR+ .

• La fonction f est dérivable sur R+ comme composée de fonctions dé- rivables sur leurs domaines de définition.

(9)

Pour tout x∈R+, on a : f0(x) =

1×ln x x+KR

+x× (x+KR)−x

(x+KR)2 ×x+KR x

exp xln

1 + KR x

=

ln x x+KR

− KR

x+KR 1 + KR x

x

.

? Comme la fonction exponentielle est à valeurs strictement positives, on a : pour tout x∈R+,

1 + KR x

x

>0.

? Pour tout x ∈ R+, le nombre x

x+KR est différent de 1 (car KR est non nul).

Or pour touty∈R+\ {1}, on a ln(y)< y−1doncy−1−ln(y)>0, donc on a :

ln x x+KR

< x

x+KR −1 =− KR x+KR, donc

ln x x+KR

− KR

x+KR <0.

On obtient donc que pour tout x∈R+, on a f0(x)<0. Ainsi, la fonction f est strictement décroissante sur R+ . (b) D’après la question 9.b), on a : pour tout N ∈N,

nN =nA

"

1−

N N +KR

N#

=nA[1−f(N)].

• D’après la question précédente, la fonctionf est strictement décroissante sur R+, donc la suite (f(N))N

N est strictement décroissante.

• De plus, commenA >0, la fonction affinet 7−→nA(1−t)est strictement décroissante sur R.

Ainsi, par composition, la suite (nN)NN est strictement croissante . 13. D’après la question précédente, la suite(nN)N∈N est strictement croissante, donc

plus l’on fractionne le volume de solvant extracteur, plus la quantité de matière totale extraite à l’issue de toutes les extractions successives est grande.

De plus, d’après la question 11, la suite (nN)NN converge vers nA 1−e−KR. Ainsi, la quantité de matière maximale que l’on peut espérer extraire d’un volume V1de solvantS1avec un volumeV2 de solvant extracteurS2est denA 1−e−KR c’est-à-dire une proportion de 1−e−KR de la quantité de matière de soluté A, initiale.

(10)

Représentons graphiquement les termes de la suite (nN)NN à l’aide de la fonction Python suivante.

def trace(nA, K, V1, V2, Max):

"""

Arguments : la quantité de matière initiale nA, la constante de partage K,

le volume V1 de solvant S_1,

le volume V2 total de solvant extracteur S_2, le nombre Max de points pour le tracé.

Trace les Max premiers termes de la suite (n_N)_{N >= 1}, ainsi que l'asymptote horizontale de la suite.

"""

absc = np.arange(1, Max + 1)

ordo = [quantite_totale_extraite(nA, K, V1, V2, N) for N in absc]

limite = nA * (1 - np.exp(-K * V2 / V1)) asymptote = [limite for N in absc]

plt.figure()

plt.plot(absc , ordo) # Graphe de la suite.

plt.plot(absc , asymptote) # Asymptote horizontale.

plt.show() Avec les données initiales









nA= 0.001mol K = 5

V1 = 100mL V2 = 100mL et l’instruction

trace(0.001, 5, 0.1, 0.1, 15)

on obtient le graphe suivant pour les quinze premiers termes de la suite (nN)n∈N.

(11)

Exercice — Fenêtre sur cours et porte sur l’œil 1. Déterminons l’image de la fonction suivante :

f: R3 −→R3

(x, y, z)7−→(2x−y−z,−x+ 2y−z,−x−y+ 2z).

Soit (a, b, c)∈R3.

Alors on a l’équivalence suivante :

(a, b, c)∈f(R3)⇐⇒ ∃(x, y, z)∈R3, f(x, y, z) = (a, b, c)

⇐⇒ ∃(x, y, z)∈R3,

2x − y − z = a

−x + 2y − z = b

−x − y + 2z = c

⇐⇒ ∃(x, y, z)∈R3,

−x + 2y − z = b L1 ←→L2 2x − y − z = a

−x − y + 2z = c

⇐⇒ ∃(x, y, z)∈R3,

−x + 2y − z = b

3y − 3z = a+ 2b L2 ←−L2+ 2L1

−3y + 3z = c−b L3 ←−L3−L1

⇐⇒ ∃(x, y, z)∈R3,

−x + 2y − z = b 3y − 3z = a+ 2b

0 = a+b+c L3 ←−L3+L2

⇐⇒ a+b+c= 0 (équation de compatibilité du système).

Ainsi, l’image de l’application f est la suivante :

f(R3) =

 a b c

∈R3

a+b+c= 0

=

 a b c

∈R3

c=−a−b

=

 a b

−a−b

(a, b)∈R2

 .

2. Considérons la suite (un)n∈N définie par :

∀n ∈N, un =cosn

√1 n

.

(12)

• Commençons par vérifier que la suite(un)n∈N est bien définie.

? La fonction racine est définie sur R+ donc la suite (√

n)n∈N est bien définie.

? De plus, la fonction inverse est définie sur R et pour tout n ∈N, √ n est non nulle, donc la suite

√1 n

n∈N

est bien définie.

? Enfin, comme la fonction cosinus est définie sur Ret comme pour tout

n ∈N, la fonctionx7−→xnest définie surR, la suite(un)n∈N est bien définie .

• Justifions alors que la suite (un)n∈N s’écrit sous forme exponentielle.

Soit n∈N.

Commen >1, par croissance de la fonction racine carrée sur R+, on a : 16√

n,

donc par décroissance de la fonction inverse sur ]0; +∞[, on obtient : 0< 1

√n 61< π 2.

Or la fonction cosinus est strictement positive sur l’intervalle i 0;π

2

h, donc cos

√1 n

>0.

Il s’ensuit que :

un=exp nln

cos

√1 n

.

• Trouvons à présent un équivalent simple de la suite (un)n∈N.

? Comme lim

n→+∞

√1

n = 0, on obtient, par continuité de la fonction cosinus en 0, que lim

n→+∞cos

√1 n

=cos(0) = 1, donc

n→+∞lim cos

√1 n

−1 = 0. Or pour tout n ∈N, on a :

ln cos

√1 n

=ln 1 +

cos

√1 n

−1

,

(13)

donc on obtient l’équivalent suivant : ln

cos

√1 n

n→+∞∼ cos

√1 n

−1

n→+∞∼ −1 2

1

√n 2

car lim

n→+∞

√1 n = 0

n→+∞∼ − 1 2n .

? Par produit d’équivalents, il s’ensuit que : nln

cos

√1 n

n→+∞∼ −1 2 .

? Deux suites équivalentes ayant la même limite, on déduit de l’équivalent précédent que

n→+∞lim nln cos

√1 n

=−1 2. Par continuité de l’exponentielle en −1

2, on obtient alors que

n→+∞lim exp nln

cos

√1 n

=e12, c’est-à-dire que

n→+∞lim un = 1

√e .

? Enfin, comme la limite de la suite(un)n∈N est finie et non nulle, la suite est équivalente est à sa limite :

un

n→+∞

√1 e .

Problème 2 — Étude d’une suite récurrente (d’après G2E 2010) Partie I : Convergence de la suite

1. Montrons que la suite (xn)n∈N est bien définie et à valeurs strictement positives.

Pour tout n ∈N, notons P(n) la proposition «xn est bien défini et xn >0.».

Montrons par récurrence que pour tout n∈N, la proposition P(n)est vraie.

(14)

Initialisation

On a x0 =t ett est strictement positif, donc la propositionP(0) est vraie .

Hérédité Soit n∈N.

Supposons que la proposition P(n) soit vraie.

Montrons que la propositionP(n+ 1) est vraie.

? Comme la fonction racine carrée est définie sur R+ et le terme xn est positif (par hypothèse de récurrence), le nombre √

xn est bien défini, donc le terme xn+1 est bien défini.

? De plus, la fonction racine carrée étant strictement croissante sur R+, comme xn>0, on a√

xn >√

0, donc xn+1>0. Ainsi, la proposition P(n+ 1) est vraie .

Conclusion

Pour tout n∈N, la propositionP(n)est vraie.

Ainsi, la suite (xn)n∈N est bien définie et à valeurs strictement positives.

2. Étudions le signe de la fonction g :x7−→√ x−x.

• Comme la fonction racine carrée est définie surR+ et la fonction identité est définie sur R, leur différence g est définie surR+.

• Soit x∈R+.

Alors on a l’équivalence suivante : g(x)>0⇐⇒√

x−x >0

⇐⇒√

x(1−√ x)>0

⇐⇒

(√x >0 1−√

x >0 ou

(√x <0 1−√

x <0

⇐⇒

(√x >0 1−√

x >0 car √ x>0

⇐⇒0<√ x <1

⇐⇒ 0< x <1 par stricte croissance de la fonction carré sur R+. De plus, on a l’équivalence suivante :

g(x) = 0⇐⇒√

x(1−√ x) = 0

⇐⇒√

x= 0 ou√ x= 1

⇐⇒ x= 0 oux= 1 .

Ainsi, la fonction g s’annule en0 et en 1, est strictement positive sur ]0; 1[

et strictement négative sur ]1; +∞[.

(15)

3. Dans cette question, on suppose que t>1.

(a) Pour tout n∈N, notonsP(n) la proposition xn>1.

Montrons par récurrence que pour toutn∈N, la propositionP(n)est vraie.

Initialisation

Par hypothèse, t>1 donc x0 >1, donc la proposition P(0) est vraie .

Hérédité Soit n ∈N.

Supposons que la proposition P(n) soit vraie.

Montrons que la proposition P(n+ 1) est vraie.

Par hypothèse de récurrence, on a xn >1. La croissance de la fonction racine carrée surR+donne alors que√

xn >1, c’est-à-dire quexn+1 >1, donc la proposition P(n+ 1) est vraie .

Conclusion

Pour tout n ∈N, la proposition P(n) est vraie.

Ainsi, pour tout n ∈N, on axn >1. (b) Montrons que la suite (xn)n∈N est décroissante.

Pour tout n∈N, on a :

xn+1−xn=√

xn−xn

=g(xn).

Or d’après la question précédente, pour toutn ∈N,xn∈[1; +∞[ et d’après la question 2, la fonctiong est négative sur [1; +∞[, donc pour toutn ∈N, on a g(xn)60.

Ainsi, pour tout n∈N, xn+1 6xn, donc la suite (xn)n∈N est décroissante . (c) D’après la question précédente, la suite (xn)n∈N est décroissante et d’après

la question 3.a), la suite (xn)n∈N est minorée par 1, donc le théorème de convergence monotone assure que la suite (xn)n∈N converge .

(d) Appelons l la limite de la suite (xn)n∈N.

• D’après la question 3.a), pour tout n ∈N, on a xn>1.

Par passage à la limite dans cette inégalité large, on obtient que l >1.

• En particulier, le réel l appartient à R+,

donc la fonction racine carrée est continue en l . Il s’ensuit que lim

n→+∞

√xn=√

l, c’est-à-dire que lim

n→+∞xn+1 =√ l. Or la suite (xn)n∈N converge vers l, donc on a lim

n→+∞xn+1 =l. Par unicité de la limite de la suite (xn+1)n∈N, on obtient que √

l=l , c’est-à-dire que l est un point fixe de la fonction f.

(16)

• Comme √

l=l, on ag(l) = 0.

D’après la question 2, les seuls points d’annulation de la fonctiong sont 0 et1, donc on a :

l = 0 ou l= 1.

Or d’après le premier point, on a l >1, donc nécessairement, l = 1 :

n→+∞lim xn= 1 . 4. Supposons à présent quet <1.

• Commençons par montrer que pour toutn ∈N, xn<1. Procédons par récurrence.

? Initialisation

Par hypothèse, on a t <1, donc x0 <1.

? Hérédité Soit n ∈N.

Supposons que xn<1. Montrons que xn+1 <1.

Par hypothèse de récurrence, on a xn < 1, donc par stricte croissance de la fonction racine sur R+, on obtient que √

xn < 1, c’est-à-dire que xn+1 <1.

? Conclusion

Finalement, pour tout n∈N, xn<1.

• Montrons que la suite (xn)n∈N est strictement croissante.

Pour tout n∈N, on a :

xn+1−xn=√

xn−xn

=g(xn)

>0,

car la fonction g est strictement positive sur ]0; 1[ d’après la question 2, et xn∈]0; 1[ d’après le point précédent et la question 1.

Ainsi, la suite (xn)n∈N est strictement croissante .

• D’après ce qui précède, la suite (xn)n∈N est croissante et majorée par 1. Le théorème de convergence monotone assure alors que la suite (xn)n∈N converge .

• Appelons l sa limite.

? Comme la suite (xn)n∈N est croissante, on a, pour toutn ∈N, xn>x0 =t >0.

Par passage à la limite dans l’inégalité large, on obtient que l >t >0.

(17)

? En particulier, la fonction racine carrée est continue en l. Alors lim

n→+∞

√xn=√

l, c’est-à-dire que lim

n→+∞xn+1 =√ l.

De plus, comme la suite (xn)n∈N converge vers l, on a lim

n→+∞xn+1 =l.

Par unicité de la limite, on a alors √ l =l.

? On a donc g(l) = 0, ce qui entraine, d’après la question 2, que l = 0 ou l= 1.

Comme l >0, il s’ensuit quel = 1 :

n→+∞lim xn= 1 . Ainsi, dans tous les cas, la suite(xn)n∈N converge vers 1.

Partie II : Estimation de la vitesse de convergence

Notons que d’après la question 1, la suite (xn)n∈N est à valeurs strictement positives, donc non nulles, donc la suite(vn)n∈N est bien définie. La suite (un)n∈N l’est aussi.

5. (a) Soit n∈N.

Commexn+1 =√

xn, on a xn=x2n+1. On a alors :

un+1−un= 2n+1(xn+1−1)−2n(xn−1)

= 2n+1(xn+1−1)−2n(x2n+1−1)

= 2n+1(xn+1−1)−2n(xn+1−1)(xn+1+ 1)

= 2n(xn+1−1) [2−(xn+1+ 1)]

= −2n(xn+1−1)2 .

(b) Comme un carré est toujours positif ou nul, la question précédente donne que pour tout n∈N, on a :

un+1−un=−2n(xn+1−1)2 60.

Ainsi, la suite (un)n∈N est décroissante . (c) Pour tout n∈N, on a :

vn+1−vn = un+1 xn+1

− un xn

= un+1 xn+1

− un x2n+1

= 1

x2n+1(xn+1un+1−un)

(18)

donc pour toutn ∈N, on a vn+1−vn = 1

x2n+1

xn+12n+1(xn+1−1)−2n(xn−1)

= 2n x2n+1

2xn+1(xn+1 −1)−(x2n+1−1)

= 2n

x2n+1 x2n+1−2xn+1+ 1

= 2n

x2n+1(xn+1−1)2 .

Ainsi, pour toutn∈N, vn+1−vn>0, donc la suite (vn)n∈N est croissante . 6. Pour toutn ∈N, on a :

un−vn=un− un xn

= un

xn(xn−1)

= 2n(xn−1)

x2n+1 (xn−1)

= 2n

x2n+1(xn−1)2.

Un carré étant toujours positif ou nul, il s’ensuit que pour tout n ∈N, un−vn>0. 7. • Montrons que la suite (un)n∈N converge.

? D’après la question précédente, pour tout n∈N, on a un>vn.

Or d’après la question 5.c), la suite (vn)n∈N est croissante, donc pour tout n ∈N, vn>v0.

Ainsi, pour tout n ∈N, on a :

un>vn>v0, donc la suite (un)n∈N est minorée par v0 .

? D’après la question 5.b), la suite (un)n∈N est décroissante. Comme elle est minorée parv0, le théorème de la convergence monotone assure alors que la suite (un)n∈N converge .

• Montrons de même que la suite(vn)n∈N converge.

? De même, d’après la question précédente et la décroissance de la suite (un)n∈N, on a : pour tout n∈N,

vn6un 6u0, donc la suite (vn)n∈N est majorée par u0 .

(19)

? De plus, la suite (vn)n∈N est croissante d’après la question 5.c), donc d’après le théorème de la convergence monotone, la suite (vn)n∈N converge . 8. D’après les questions 3 et 4 de la première partie, la suite(xn)n∈Nconverge vers1.

Or la suite (un)n∈N converge, donc par quotient de limites, on obtient que

n→+∞lim un xn

= lim

n→+∞un, donc que

n→+∞lim vn= lim

n→+∞un. Ainsi, les suites (un)n∈N et(vn)n∈N ont la même limite.

Notons L leur limite commune.

9. Démontrons l’inégalité suivante : 1− 1

t 6L6t−1.

• ? D’après la question 7, la suite (un)n∈N est minorée par v0 : pour tout n ∈N,un >v0.

Par passage à la limite dans cette inégalité large, il s’ensuit que L>v0 .

? De même, la suite (vn)n∈N est majorée par u0, donc par passage à la limite, on obtient que L6u0 .

• Calculons u0 etv0 :

u0 = 20(x0−1) =t−1 et

v0 = 20

1− 1 x0

= 1−1 t. On obtient finalement l’inégalité voulue :

1− 1

t 6L6t−1. 10. Supposons que t= 1.

Alors d’après la question précédente, on a : 1−1

1 6L61−1, donc L= 0 .

11. Supposons à présent que t soit différent de 1.

(20)

(a) Explicitons la suite (xn)n∈N.

Montrons par récurrence que pour toutn ∈N, on axn =t21n.

Initialisation

On a (

x0 =t t201 =t1 =t, donc on a bien x0 =t201 .

Hérédité Soit n ∈N.

Supposons que xn=t21n. Montrons que xn+1 =t2n+11 . On a alors :

xn+1 =√ xn

= (xn)12 car xn>0 d’après la question 1

= t21n12

par hypothèse de récurrence

= t2n+11 .

Conclusion

Pour tout n ∈N,xn =t21n. (b) Calculons la limite L.

D’après la question précédente, pour tout n ∈N, on a : xn =t21n =exp

1

2nln(t) . Donc pour tout n∈N, on a :

un= 2n(xn−1)

= 2n

exp 1 2n ln(t)

−1

.

• On a lim

n→+∞

1

2n = 0, donc

n→+∞lim 1

2nln(t) = 0.

(21)

Comme t6= 1, on a ln(t)6= 0. Il s’ensuit donc que

exp 1 2nln(t)

−1 ∼

n→+∞

1

2nln(t).

• Par produit d’équivalents, on obtient : un

n→+∞2n× 1 2nln(t), c’est-à-dire que

un

n→+∞ln(t).

Finalement, deux suites équivalentes ayant même limite, on obtient que

n→+∞lim un =ln(t), c’est-à-dire que L=ln(t).

Remarquons que comme

un= 2n(xn−1) ∼

n→+∞ln(t), par quotient d’équivalents, on obtient que

xn−1 ∼

n→+∞

ln(t) 2n .

Références

Documents relatifs

Correction du devoir surveillé n°2.

Correction du devoir surveillé n°6..

il existe deux diviseurs positifs de 21 qui diffèrent

Correction du devoir surveillé n˚1..

Cette proposition est fausse car on a vu dans la

On commence par chercher la plus grande puissance de 12 inférieure à N 2 puis on divise successivement les restes par les puissances de 12 inférieures... Ainsi, en base 12, N

La masse molaire d'une entité chimique (atome, molécule, ions) est la masse d'une mole de cette entité chimique.. Quantité de matière et

On y constate que la première équivalence ne peut pas être observée expérimentalement avec précision (saut de pH trop faible) ; les indicateurs adaptés sont donc le