;B Produit scalaire C<
Table des Matières
I. Définition et expressions 1
II. Orthogonalité 3
III.Propriétés du produit scalaire 4
IV. Application du produit scalaire 5
IV. A.Formule d’Al-Kashi . . . 5
IV. B.Formule de la médiane. . . 5
IV. C.Équation d’un cercle . . . 6
IV. D.Équation d’une droite perpendiculaire à une autre . . . 7
;B Produit scalaire C<
I. Définition et expressions
TActivité 1
1. Travail d’une force en physique :
Le travail d’une force−→AC durant le déplacement suivant−→ABest un nombreW :
• positif lorsque la force favorise le déplacement deAversB
• négatif lorsque la force s’oppose au déplacement deAversB
• nul lorsque la force ne contribue pas au déplacement deAversB
À partir de ce qui précède, associé le signe du nombreW du travail de la force exercée sur un wagonnet :
2. En mathématique :
Étudions le comportement du nombreλ=AB2+AC2–BC2lorsqueCvarie dans le plan.
(a) SiABCest un triangle rectangle enAque vautλ? (b) On distingue trois situations :
SoitHle pied de la hauteur issue deC dans la triangleABC.
Justifier les égalités suivantes :BC2=HC2+H B2etAC2=H A2+HC2. (c) En déduire queλ=AB2+H A2–H B2.
i. Situation 1 : en écrivantH B=AB–AH, montrer que :λ=2AB×AH.
ii. Situations 2 : par une démarche analogue à l’étude de la situation 1, montrer que :λ=2AB×AH iii. situation 3 : par une démarche analogue à l’étude de la situation 1, montrer que :λ=–2AB×AH
Soient les pointsA,BetC du plan tels que−→u =−→ABet→−v =−→AC, le pointHest le projeté orthogonal deC sur la droite (AB).
−
→u.→−v =AB.AH (1)
On a les deux configurations suivantes :
b
A
b
B
bC
b
H
−
→u
−
→v
b
A
b
B
bC
b
H
−
→u
−
→v
−
→u.−→v =AB.AH=AB×AH −→u.−→v =AB.AH= −AB×AH JDéfinition
Soit un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´ .
Avec les notations de la définition, on a d’autres expressions du produit scalaire→−u.−→v :
−
→u.−→v = k−→uk.k−→vk.cos¡→−u;−→v¢
(2) Avec→−u et−→v deux vecteurs de coordonnées respectives
µ x y
¶ et
µ x′ y′
¶ .
−
→u.−→v =xx′+y y′ (3) JThéorème
TDémonstration 1
Avec les deux configurations de la définition, on choisit un repère orthonormé du plan : Soit le repère³
A;−→AI;−→A J´
tel que (AI) est dirigée par→−u =−→AB,A J=AIet³−→AI;−→A J´
= π 2 : Exemples de configurations :O(0 ; 0) ;I(1 ; 0) ;J(0 ; 1)
I
b
J bb
A
b
B
bC
b
H
−
→u
−
→v
I
b
J
bb
A
b
B
bC
b
H
−
→u
−
→v
−
→u.→−v =AB.AH=AB×AH −→u.→−v =AB.AH= −AB×AH Montrons les équivalences suivantes :
1. (1)⇐⇒(2) évident en exprimantAH. 2. (2)⇐⇒(3) :
Si−→u =−→0 ou−→v =→−0 la démonstration est évidente.
On a→−u µ k−→uk
0
¶ et−→v
µ k−→vk.cos¡−→u;−→v¢ k−→vk.sin¡→−u;−→v¢
¶ . Conclure.
TExercice 1
−
→u = µ 2
5
¶−→v = µ −4
3
¶ .
Déterminer le produit scalaire→−u.−→v. JRemarques
Soit³
O;→−i ,→−j´
un repère orthonormé du plan.
On ap
x2+y2= k−→uk.
• −→u.−→u =x2+y2= k−→uk2
• −→u =→−0 ou→−v =−→0 implique−→u.→−v =0. (La réciproque est fausse) TExercice 2
Soit³
O;→−i ,→−j´
un repère orthonormé du plan.
−
→u et−→v sont deux vecteurs du plan tels que→−u.→−v =0.
Montrer que−→u ou−→v n’est pas nécessairement nul.
TExercice 3 Dans un repère³
O;−→ i ,−→
j
´soit les pointsA(−1 ; −1),B(3 ; −1) etC(2 ; 2).
On admet que l’angle³−→AB;−→AC´
=π 4.
1. Donner les coordonnées du pointHprojeté deCsur (AB).
2. Vérifier qu’avec chacune des trois expressions du produit scalaire, on a :−→AB.−→
AC=12.
II. Orthogonalité
Soient deux vecteurs−→u et→−v non nuls du plan. Les vecteurs→−u et−→v sont orthogonaux si et seulement si le produit scalaire→−u.−→v =0.
−
→u ⊥ −→v ⇐⇒ −→u.−→v =0.
JThéorème
TDémonstration 2 Laissée en exercice
III. Propriétés du produit scalaire
Soit→−u,→−v et−→wtrois vecteurs du plan,λun nombre réel :
• −→u.→−v = −→v.−→u (commutativité).
• −→u.¡−→v + −→w¢
= −→u.−→v + −→u.−→w (distributivité).
• ¡λ−→u¢
.→−v =λ−→u.−→v JThéorème
TDémonstration 3 Laissée en exercice.
TExercice 4
Simplifier l’expression suivante :−→AB.C D−−→−−−→C D.−→C B.
Soit un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´
du plan.
Soient→−u et−→v deux vecteurs du plan : 1. ¡→−u + −→v¢2
= k−→uk2+2.−→u.−→v + k−→vk2soit→−u.−→v =1 2
¡k−→u+ −→vk2− k−→uk2− k−→vk2¢ , 2. ¡→−u − −→v¢2
= k−→uk2−2.−→u.−→v + k−→vk2soit→−u.−→v =1 2
¡k−→uk2+ k−→vk2− k−→u − −→vk2¢ , 3. ¡→−u + −→v¢
.¡→−u − −→v¢
= k−→uk2− k−→vk2. JCorollaire
Des relations à connaître :
1. (Identité du parallélogramme) SoitABC Dun parallélogramme, on a : AC2+B D2=2¡
AB2+AD2¢
b
A
b
B
bC
bD
2. (Inégalité triangulaire) soit−→u et−→v deux vecteurs,
k−→u+ −→vk6k−→uk + k−→vk. JThéorème
TDémonstration 4 Laissée en exercice
IV. Application du produit scalaire
IV. A. Formule d’Al-Kashi
SoitABCun triangle quelconque, on notea=BC,b=ACetc=AB: a2=b2+c2−2bccos¡
Ab¢
b
A
b
B
bC
JThéorème
TDémonstration 5
remarquer :a2=−→BC2=³−→B A+−→AC´2
=³−→AC−−→AB´2
IV. B. Formule de la médiane
SoientM ABun triangle, etI le milieu du segment [AB].
• M A2+M B2=2M I2+1 2AB2
• M A2−M B2=2−−→M I.−→B A
• −−→M A.−−→M B=M I2−1 4AB2
b
A
b
B
bM
b
I JThéorème
TDémonstration 6 Laissée en exercice
IV. C. Équation d’un cercle
1. Dans un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´
, soit A(xA ; yA) etB(xB ; yB) deux points qui définissent le diamètre d’un cercleC.
Un pointM(x; y) appartient au cercleC si et seulement si−−→M A.−−→M B=0.
(x−xA)(x−xB)+¡ y−yA
¢ ¡y−yB
¢=0
2. Dans un repère orthonormé³
O;→−i ,→−j´
, soit le cercleC de centreΩ(xΩ;yΩ) et de rayonR.
Un pointMappartient au cercleC si et seulement siMΩ2=R2. (x−xΩ)2+¡
y−yΩ¢2
=R2
bA bBbΩ
R JThéorème
Soit un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´
du plan.
Tout pointM de coordonnées (x; y) qui vérifient une équation de la formex2+y2+ax+b y+c=0 définit un cercle, un point ou l’ensemble vide.
JThéorème
TDémonstration 7
Montrer quex2+y2+ax+b y+c=0⇐⇒
³ x+a
2
´2
+ µ
y+b 2
¶2
=a2+b2−4c
4 .
Conclure.
Soit un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´
du plan.
Une équation de la formex2+y2+ax+b y+c=0 telle quea2+b2>4cest appelée équation cartésienne du cercleC de centre le point de coordonnées
µ
−a 2; −b
2
¶
et de rayonR=
pa2+b2−4c
2 .
JDéfinition
IV. D. Équation d’une droite perpendiculaire à une autre
Dans un repère orthonormé³
O;−→i ,−→j´
du plan, soit une droiteDd’équation cartésienneax+b y+c=0 (aetbnon tous les deux nuls) et un pointA(xA;yA).
On note→−u le vecteur directeur de la droiteDde coor- données
µ −b a
¶ .
Un pointM(xM;yM) appartient à la droite∆perpen- diculaire à la droiteDpassant parAsi et seulement si
−−→M A.−→u =0.
∆:−bx+a y+bxA−a y A=0.
0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5 0
−1
−2
−3
−4
−5 1 2 3 4
−
→u
−
→v
D
∆
bA
JThéorème
TDémonstration 8 Laissée en exercice
JRemarques
• un vecteur directeur de la droite∆, qu’on notera→−v, a pour coordonnées µ a
b
¶
, on dit que→−v est un vecteurnormalde la droiteD.
On peut vérifier l’orthogonalité par le produit scalaire→−u.−→v.
• Deux droitesDet∆d’équation réduite respectivey=mx+pety=m′x+p′sont perpendiculaires si et seulement simm′= −1.
0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5 0
−1
−2
−3
−4
−5 1 2 3 4