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Mesure de la section efficace totale du sodium, du thorium et de l'uranium pour des neutrons d'énergie comprise entre 2 et 10 MeV

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00205619

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00205619

Submitted on 1 Jan 1963

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Mesure de la section efficace totale du sodium, du thorium et de l’uranium pour des neutrons d’énergie

comprise entre 2 et 10 MeV

J.L. Leroy, F.C. Berthelot, E. Pomelas

To cite this version:

J.L. Leroy, F.C. Berthelot, E. Pomelas. Mesure de la section efficace totale du sodium, du thorium et

de l’uranium pour des neutrons d’énergie comprise entre 2 et 10 MeV. Journal de Physique, 1963, 24

(11), pp.826-829. �10.1051/jphys:019630024011082600�. �jpa-00205619�

(2)

826.

MESURE DE LA SECTION EFFICACE TOTALE DU SODIUM, DU THORIUM ET DE L’URANIUM POUR DES NEUTRONS D’ÉNERGIE COMPRISE ENTRE 2 ET 10 MeV

Par J. L. LEROY, F. C. BERTHELOT et E. POMELAS,

Centre d’Études Nucléaires de Saclay, Section Autonome des Mesures Neutroniques Fondamentales.

Résumé.

2014

La section efficace totale du sodium, du thorium et de l’uranium a été mesurée

pour des neutrons d’énergie comprise entre 2 et 10 MeV, par la méthode du temps de vol.

La source de neutrons était un accélérateur pulsé utilisant la réaction d, t. Un bloc d’uranium

placé autour de la cible produisait un étalement en énergie des neutrons primaires.

Abstract.

2014

The total cross section of sodium, thorium and uranium has been measured in the energy range of 2 to 10 MeV, using a time-of-flight technique.

A broad spectrum was obtained by inelastic scattering of the primary neutrons, produced by

the d, t reaction, on an uranium sphere surrounding the target of the pulsed accelerator.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE 24, 1963,

La section efficace a été mesurée par transmis-

sion, l’énergie des neutrons était déterminée par la méthode du temps de vol.

,

FfG. 1.

---

Spectre des neutrons émis par la sphère d’ura-

nium entourant la cible, et bruit de fond correspondant.

Description de l’appareillage.

--

La source de

neutrons était constituée par le générateur Félici-

Sames de 600 keV, installé au Centre d’Études

Nucléaires de Fontenay-aux-Roses. L’appareil pro-

duisait des neutrons au moyen de la réaction d + t.

Une pièce d’uranium de 2 cm d’épaisseur entourait

la cible. Le rôle de cette pièce était de dégrader le spectre d’énergie des neutrons primaires par dif- fusion inélastique ou fission. L’accélérateur était

équipé d’un système de pulsation rapide construit

par nous et décrit précédemment [1]. Grâce à ce

FIG. 2.

-

Courbe de résolution de l’appareillage à temps de vol.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019630024011082600

(3)

827

système, les deutons accélérés arrivaient sur la cible par bouffées d’une durée de 1 ns environ, à la fréquence de 4,25 MHz. Le courant crête était de 1 mA environ. Cet ensemble produisait ainsi

des bouffées brèves de neutrons polycinétiques, qui étaient analysées, par la méthode du temps de vol, au moyen d’un détecteur composé d’un scintil-

lateur plastique de 4 X 4 cm et d’un photomulti- plicateur 56 AVP. On mesurait le retard séparant l’impulsion délivrée par ce tube, d’une impulsion repère obtenue à partir de la tension haute fré- quence modulant le faisceau, au moyen d’un circuit convertissant le retard en amplitude. Dans une

"

première série de mesures un appareil à tubes élec-

troniques a été utilisé [2], [3], il a ensuite été rem- placé par un appareil à transistors [4].

Le détecteur était entouré d’une protection osons-

tituée par des réservoirs en acier remplis d’pau.

Un collimateur cylindrique de 6 cm de diamètre

et de 110 cm de longueur était ménagé dans l’axe

de ce réservoir et en direction de la source de neutrons. La figure 1 donne le spectre obtenu et le

bruit de fond correspondant. La courbe de réso-

lution de l’ensemble est représentée par la figure 2.

La distance entre détecteur et source était de 3 m

L’échantillon à mesurer était placé approxima-

tivement à mi-distance entre la source de neutrons et le détecteur. Les échantillons avaient une épais-

FIG. 3.

-

Section efficace totale du sodium.

FIG. 4.

-

Section efficace totale du sodium.

(4)

seur de l’ordre d’un libre parcours. L’échantillon de sodium a été obtenu par fusion sous vide et coulé dans une boîte en aluminium étanche.

Le bruit de fond neutronique était obtenu en interposant un bloc de fer de 30 cm de long et de 7,6 cm de diamètre, entre la source et le détecteur.

Ce bruit de fond était de 20 à 25 % du comptage

sans échantillon. La radioactivité du thorium cons- tituait une autre source. de bruit de fond pour

laquelle une autre petite correction .a été faite. Il existe une troisième source de bruit de fond : ce

sont les y de la radioactivité induite par les neu- trons de 14 MeV, dans le bloc d’uranium entourant la cible. Cette radioactivité comporte des périodes

très courtes ; on peut déterminer la correction

correspondante en utilisant une base de vol de longueur nulle.

Le sélecteur à temps de vol a été étalonné par la méthode des coïncidences fortuites. Pour des neu-

trons de 2 MeV, l’erreur d’étalonnage est égale à la

moitié de la résolution ; pour les énergies supé- rieures, elle est plus faible. La dérive du compteur principal par rapport au moniteur n’était pas supé-

rieure à 3 % au cours d’une semaine de mesure.

Pour diminuer F effet de cette dérive, les mesures

étaient faites par séquences de 10 à 20 minutes en

changeant à chaque fois l’obstacle placé entre la

source de neutrons et le compteur.

FIG. 5.

-

Section efficace totale du thorium.

Fn, 6.

-

Section-efficace totale de l’uranium.

Résultats.

-

Les courbes des figures 3 et 4, permettent de comparer nos résultats à ceux de Meier et col. [5], de Dvorak et col. [6], de Towle [7],

,

de Foster [8] et de Stüwe [9].

Les figures 5 et 6 montrent les résultats rela-

tifs au thorium et à l’uranium respectivement.

Nos résultats sont en accord avec ceux de Walt [10] et de Coon [11] pour le thorium, et avec

ceux de Henkel [12], Nereson [13] et Bratenahl [14],

pour l’uranium.

(5)

829 BIBLIOGRAPHIE

[1] CHEYNIER (B.), LEROY (J. L.) et PRELEC (K.), J. Phy- sique Rad., 1960, 21, 93.

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(à paraître).

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[5] MEIER (R.), RICAMO (R.), SHERRER (P.) et ZUNTI (W.),

Helvetica Physica Acta, 1953, 26, 451.

[6] DVORAK (H. R.) et LITTLE (R. N.), Phys. Rev., 1953, 90,618.

[7] TOWLE (J. H.) et GILBOY (W. B.), Nuclear Physics, 1962, 32, 610-636.

[8] FOSTER (D. G.) et GLASCOW (D. W.), Hanford Progress Report H. W. 73116.

[9] STUWE (D.), Communication privée.

[10] WALT (M.), BECKER (R. L.), OKAZAKI (A.) et FIELDS (R. E.), Phys. Rev., 1953, 89, 1271.

[11] COON (J. H.), GRAVES (E. R.), BARSCHALL (M. M.), Phys. Rev., 1952, 88, 562.

[12] HENKEL (R. L.), CRANBERG (L.), JARVIS (G. A.),

NOBLES (R.) et PERRY (J. E.), Phys. Rev., 1954, 94, 141.

[13] NERESON (N.) et DARDEN (S.), Phys. Rev., 1953, 89,

1247.

[14] BRATBNAHL (A.), PETERSON (J. M.) et STOERING (J. P.), URCL 4980, 1957.

CALCUL DES CASCADES INTRANUCLÉAIRES PAR LA MÉTHODE DE MONTE-CARLO Protons de 82,110 et 156 MeV sur 238U, 209Bi, 197Au, 140Ce et 109Ag.

Par E. GRADSZTAJN,

Laboratoire Joliot-Curie, Faculté des Sciences, Orsay.

Résumé.

2014

Ces calculs sont basés sur les hypothèses déjà classiques de Serber et Goldberger

et concernent uniquement les chocs élastiques nucléon-nucléon à l’intérieur du noyau. Ils ont été effectués sur des ordinateurs I. B. M. 704 et 7090 et donnent pour chaque cascade :

2014

le nombre et la nature des nucléons sortants du noyau ;

2014

leur énergie et leurs angles par rapport à un repère fixe ;

2014

l’énergie d’excitation et la quantité de mouvement du noyau résiduel.

Nos résultats sont comparés avec ceux de Métropolis et al.

Abstract.

2014

The basis of these calculations is the well-known hypothesis of Serber and Gold-

berger. We deal only with nucleonic collisions inside the nucleus. Electronic computers

I. B. M. 704 and 7090 were used.

Each cascade gives :

2014

the number and nature of the ejected nucleons ;

2014

their energy and direction ;

2014

the excitation energy and the motion of the residual nucleus.

A comparison of our results is made with those of Metropolis et al.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 24, NOVEMBRE 1963,

Les calculs de Monte-Carlo relatifs aux cascades intranucléaires ont été utilisées jusqu’à présent uniquement comme base de calcul pour l’évapora-

tion des nucléons du noyau résiduel. Ainsi Metro-

polis et al [1] ont fourni en 1958, à l’aide d’un

calculateur (MANIAC) assez puissant pour l’épo-

que, un grand nombre de résultats.

Auparavant, Bernardini [2], Rudstam [3],

Combe [4], avec des moyens moins perfectionnés

avaient déjà effectué des calculs de cascades pour

comparer leurs résultats expérimentaux sur les

réactions de spallation à la théorie basée sur l’hypo-

thèse de Serber [5].

Les caractéristiques des réactions qui conduisent

à l’émission de fragments (He, Li, Be, etc...), ont

amené certains auteurs comme Perfilov [6] ou

Arifkhanov [7] à relier cette émission à la cascade nucléonique. Déjà, utilisant les résultats des calculs de cascade, Gauvin, Lefort et Tarrago [8] ont étudié

l’émission d’Hélium. Denisov [9] considérant que les nucléons de cascades rompent la liaison d’une sous-structure (cluster) avec le reste du noyau base

ses calculs sur cette hypothèse.

La possibilité d’effectuer très rapidement des

calculs de cascade présente donc un intérêt nou-

veau.

Les calculs présentés ici donnent en plus des

résultats habituels (énergie d’excitation, angle

d’émission des nucléons, etc...), une grandeur

intéressante pour les études sur les fragments de

fission [10], la quantité de mouvement, du noyau

résiduel après la cascade..

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