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Théorie des asymptotes

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

H. L AURENT

Théorie des asymptotes

Nouvelles annales de mathématiques 2e série, tome 7 (1868), p. 413-416

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1868_2_7__413_1>

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(2)

THEORIE DES ASYMPTOTES;

PAR M. H. LAURENT, Répétiteur d'Analyse à l'École Polytechnique.

On appelle asymptote d'une branche de courbe infinie, une droite telle que la distance d'un point de la branche à cette droite diminue indéfiniment.

(3)

Voyons d'abord à quelles conditions Taxe des x pourra être une asymptote d'une courbe donnée. Il faut évidem- ment et il suffit que lorsque Yy tend vers zéro, Yx aug- mente indéfiniment en valeur absolue ; mais il ne faudrait pas dire que pour y = o l'équation de la courbe doit avoir une racine infinie, car il pourrait arriver que cette racine infinie existât indépendamment de l'hypo- thèse y = o.

Bornons-nous au cas des courbes algébriques 5 leur équation est de la forme suivante (a, désignant un poly- nôme du degré i en y ) :

a0 .r"1 -f- at xm-x -+- a2 a?"-7 4 - . . . = o.

Si Ton divise par xm et si l'on fait y = o, on reconnaît que l'équation précédente ne peut avoir de racines infi- nies que si a0 est nul; mais a0 ne contenant pasj^, on voit que le terme de degré m en x ne doit pas exister dans l'équation -, cette équation a donc une racine infinie en x, quel que soit y, on ne peut donc pas dire que

lima: = 00 pour y=zo;

pour satisfaire à cette condition, nous diviserons par x"1"1, puis, faisant converger y vers zéro, il viendra

a{ = o pour y=z o;

si ax est une quantité nulle quel que soit y, on posera a, ~ o pour y — o,

et ainsi de suite.

On conclut immédiatement de là qu'une asymptote de courbe algébrique est une tangente dont le point de con- tact est à l'infini, car supposer ao = 0 et at = o, c'est supposer que l'axe des x, qui est l'asymptote, a deux points communs avec la courbe à l'infini.

On en conclut aussi que si une droite est asymptote

(4)

( 4 i 5 )

à une branche de courbe, elle est asymptote à une seconde branche, puisque l'asymptote rencontre la courbe en deux points situés à l'infini.

Procédons maintenant à la recherche générale des asymptotes des courbes algébriques. Soit

(I) ƒ ( * , ƒ ) = O .

leur équation.

Transportons l'origine en un point >3, £, et faisons tourner les axes de l'angle a, 0 étant l'angle des axes pri- mitifs 5 on aura pour équation transformée

F xsin(0 — a) — rsina .zsina -f-^sin (0 -f

J I ç H : ' 9 r i \r i \ : :

smO sinö en faisant y = o, il vient

sin(0 —a) sina"]

+x V-r--» n-4-*-.— = 0 . smô sinôj

Cette équation en x doit avoir deux racines infinies pour que l'axe des x soit une asymptote*, en écrivant ces deux conditions, on aura deux équations en £, y?, a ; l'élimina- tion de ce fera connaître une relation entre £ et r,, qui sera l'équation d'une asymptote ou de leur ensemble, selon que l'élimination aura été faite, partiellement par substitution, ou d'une manière générale.

Désignons par cp, ^, ^, ex,... respectivement les termes de ƒ qui sont des degrés m, m — 1, m — 2, m — 3 , . . . , la formule (2) pourra s'écrire

[

sin(0 — a) sinal îÊTô ' s î n ô j

[ ( )

sîÊTô ' s î n ô j l

eJ [

sin (0 — a) sinal

sine ' ' r i ^ J

\ , fsin(0 — a) sinal , fsin (6 — a) sina~]

~' ( H sins ' ihTeJ

+

" H «ne ' 5TiJ

(5)

( 4 i 6 )

on aura donc, pour déterminer les angles a que font les asymptotes avec les axes,

(3) ?[sin (ô — a), sina] r= o, et, pour déterminer les asymptotes elles-mêmes,

<jC [sin(0 — a), sina] -4- vy [sin(0 — a), sina]

(4) ( +X[ s i n ( e - « ) , s i n 9 ] = o.

Si cette formule devenait identique, on la remplacerait par la suivante :

(5) ¥<fv -+• aifr^ -f-rj>;, -h et ainsi de suite.

Application à l'hyperbole xs —y* = i.v

Supposons les coordonnées rectangulaires, on a, au lieu de (3),

cos2 a — sin2a — o, et, au Heu de (4),

Ç cosa — y) sina = o.

L'élimination de a donne immédiatement le faisceau des asymptotes

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