Enquête périnatalité
« Regards de femmes sur leur maternité »
représenter offi ciellement auprès des pouvoirs publics les intérêts de l’ensemble des familles vivant sur le territoire français, quelles que soient leurs croyances ou leur appartenance politique.
Elle anime le réseau des 22 Unions Régionales des Associations Familiales (URAF) et des 100 Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) et les ap- puie dans leurs missions institutionnelles et de services aux familles.
8 000 associations auxquelles adhèrent 800 000 familles, sont pour la plupart regroupées à travers 69 Mouvements familiaux membres de l’UNAF.
L’UNAF investie dans le domaine de la santé
L’UNAF participe à ce titre à de nombreux groupes de travail autour des probléma- tiques de santé publique, d’organisation des soins et de prévention.
L’Institution familiale assume également la responsabilité de représenter les usagers du système de santé dans de nombreuses instances, tant au niveau natio- nal, régional, que départemental ou local. Elle est agréée en matière de santé.
L’UNAF assure la formation et l’information de ses représentants. L’UNAF est par ailleurs membre fondateur du Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS).
Des enquêtes pour mieux représenter le vécu des familles
Afi n de bien porter à la connaissance la réalité vécue par familles au sein de ces instances, l’UNAF réalise régulièrement des enquêtes thématiques.
A titre d’exemple, l’UNAF a réalisé une enquête en 2004, concernant les attentes des parents vis-à-vis du carnet de santé de l’enfant. Cette enquête a servi à la rédaction de la nouvelle version de ce carnet parue en 2006. De même l’UNAF a réalisé des enquêtes auprès des familles sur la mise en place du médecin traitant (2005) ou encore sur le ressenti des parents concernant l’obésité infantile (2007).
Cette nouvelle enquête a été réalisée dans la perspective de l’évaluation du plan périnatalité 2005-2007, dont l’UNAF est membre du comité de suivi.
Union nationale des associations familiales (UNAF) 28, place Saint-Georges 75009 Paris Tél. : 01 49 95 36 00 - Fax : 01 40 16 12 76
www.unaf.fr
2010
Enquête périnatalité
« Regards de femmes sur leur maternité »
Enquête et rédaction : Nicolas Brun, coordonnateur du pôle Protection sociale et Santé. Secrétariat de rédaction : Geneviève Martin. Mise en page : Cécile Chappe. Impression : Akrilik - 58 avenue de Wagram - 75017 PARIS.
Illustrations : Mademoiselle Caroline. Les dessins sont extraits du livre «Enceinte» à paraître en septembre 2010 aux éditions City. http//mademoisellecaroline.com.
Imprimé en France sous le label imprim’vert, sur papier issu de forêts gérées durablement.
Parution : mai 2010. Reproduction interdite, sauf autorisation UNAF.
Editorial
“ REGARDS DE FEMMES SUR LEUR MATERNITÉ ”
En tant que représentante offi cielle des familles, l’Union natio- nale des associations familiales (UNAF) est membre de l’instance d’évaluation du plan périnatalité 2005-2007. L’objectif de cette instance est de " mesurer l’effi cacité et l’impact des mesures qui fi gurent dans ce plan afi n d’orienter l’action future des pou- voirs publics dans le domaine de la périnatalité ". A l’occasion de cette évaluation il nous a semblé important de connaître le regard porté par les femmes sur la prise en charge de leur ma- ternité.
La parole des premières concernées
L’UNAF, a donc décidé d’enquêter auprès des femmes ayant accouché durant la période 2004-2009, afi n de recueillir leur avis sur les conditions de leur accouchement et de leur prise en charge. Le style des témoignages reproduits n’a pas été modifi é.
Cette enquête n’a pas la prétention d’avoir une valeur scienti- fi que ou statistique, ni d’évaluer à proprement parler le plan pé- rinatalité. Elle a pour objectif de donner la parole aux premières intéressées, de recueillir un maximum de témoignages. Nous revendiquons le caractère subjectif de ces récits car chaque histoire est unique. Elle s’inscrit plutôt en complément de l’en- quête réalisée par la DRESS en 2006.
11 " Satisfaction des usagères des maternités à l’égard du suivi de grossesse et du déroulement de l’accouchement ". DRESS Études et résultats n° 660. septembre 2008.
952 témoignages de femmes, partout en France
L’UNAF s’est associée au Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE)
2, également membre du comité d’évaluation, pour la rédaction d’un questionnaire. Ce document a été diffusé largement, durant le second semestre 2009, par l’ensemble des UDAF et URAF et auprès des adhérents des associations fami- liales, mais également du grand public car ce questionnaire était accessible en ligne sur le site de l’UNAF. Ce qui a permis de re- cueillir 952 témoignages dans 77 départements.
Les résultats de cette enquête ont bien sûr été transmis à l’ins- tance d’évaluation du plan périnatalité 2005-2007.
François FONDARD Président de l’UNAF
2 www.ciane.info Le Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) est un groupement d’associations locales, régionales et nationales, constitué en février 2003, autour du thème de la périnatalité.
Sommaire
Profi l des personnes ayant répondu P 5
Entretien individuel du 4emois P 10
Cours de préparation à l’accouchement P 16
Carnet de santé de maternité P 19
Suivi médical de la grossesse P 20
Accouchement P 24
Accueil du bébé P 31
Séjour après l’accouchement P 34
Retour à domicile P 42
Comparaison entre la période précédent le plan et la période de référence P 47 Autres sujets abordés pas les personnes interrogées P 49
Conclusion P 57
Annexes P 61
Profil des personnes ayant répondu
L’UNAF a recueilli 952 réponses émanant de 77 départements. N’ayant pas demandé aux personnes quelle était leur catégorie socioprofessionnelle, il ne nous est pas possible de déterminer si ce facteur infl uence les réponses. Nous pouvons néanmoins supposer que, par le mode de diffusion de ce questionnaire, qu’il existe une sous-représentation des mères étant dans des situations de grande précarité économique ou sociale.
Age des mères lors de l’accouchement
Nombre de mères ayant eu au moins un accouchement avant 2004 :
57 %3 (542) des femmes ayant répondu n’avaient pas eu d’enfant avant 2004. 28 % en avaient déjà un ; 9 % en avaient deux, 3 % en avaient trois et 3 % avaient déjà quatre enfants et plus (1 % de non-réponse). Les mères de notre échantillon sont donc, dans leur majorité, des femmes qui ont eu leur premier enfant durant la période de réfé- rence. Elles ne pourront donc pas comparer avec la situation qui était celle d’avant 2004. Néanmoins, nous étudierons, un peu plus loin dans l’enquête, les réponses de celles qui avaient accouché avant 2004 (37 %) afi n de recueillir leur opinion sur ce point.
Entre 18 et
24 ans de 25 à
28 ans de 29 à 32 ans de 33 à
36 ans de 37 à 40 ans de 41 à
44 ans 45 ans et plus 44
139 257
292
156
9 51 350
300 250 200
150 100
50
0
Date de l’accouchement
Nous avons donc une répartition équilibrée des accouchements sur la période de réfé- rence (2004-2009) 171 femmes (18 %) de notre échantillon ont accouché plusieurs fois durant cette même période.
Dans quel type de structure avez-vous accouché ?
68 % ont accouché dans un établissement public, 31 % dans un établissement pri- vé, seul 1 % des personnes n’ont pas donné de renseignements sur cette question.
D’autres personnes sollicitées pour leurs témoignages, déclarent avoir accouché au domicile ou dans un camion de pompiers, mais ces réponses, de l’ordre de quelques unités, ne sont pas signifi catives statistiquement.
Quelles sont les raisons qui vous ont fait choisir cette maternité ?
12 % : 2004 14 % : 2005
23 % : 2006
19 % : 2007
18 % : 2008 14 % : 2009
Réputation : 38 %
Proximité :49 %
Vous n’avez pas eu le choix : 13 %
La proximité (49 %) reste l’élément déterminant quant au choix de la maternité et de- vance celle de la réputation (38 %). Certaines mères indiquent que les déplacements pour le suivi de leur maternité ont été très fatigants et pénibles. Cela explique sans aucun doute l’émotion que suscite la fermeture d’une maternité sur un territoire.
Accoucher au plus près de chez soi reste un élément qui rassure et sécurise les futures mères.
“
Lors de mon 2e accouchement, j’ai dû aller accoucher à 30 mn de chez moi car la ma- ternité de proximité a dû fermer (il manquait 4 accouchements pour qu’elle reste ouverte). J’ai accouché en hiver, en pleine nuit. A 2h du matin, alors que nous étions fati- gués, la sage-femme a demandé à mon mari de rentrer chez nous. Il serait peut être im- portant de penser qu’avec les fermetures de maternités, les distances domicile-maternité sont plus longues et plus dangereuses (surtout quand il y a de la neige), et donc de laisser les papas se reposer la 1e nuit plutôt que de les mettre à la porte ”.“
Le suivi de grossesse pour mes jumelles a été peut-être un peu trop poussé. J’ai arrêté de travailler au 6e mois à cause des km en voiture, mais je faisais 80 km tous les 15 jours pour aller à l’hôpital/maternité pour le suivi. ”“
J’aurais aimé accoucher dans la maternité de mon domicile à savoir C., mais impos- sible d’avoir un RDV avant deux mois ; de plus les trois échographies obligatoires ne sont jamais réalisées sur C., les mamans sont contraintes de se rendre à D., soit à 110 km de C. ”"La réputation de l’établissement ou des équipes vient donc en second. Il sera intéres- sant d’observer, dans les futures enquêtes de ce type, si la publication d’indicateurs de qualité permettant de mieux évaluer la qualité du service rendu par l’établis- sement modifi e la hiérarchisation des critères de choix des établissements par les usagers.
Notons que 13 % des mères déclarent ne pas avoir eu de choix. Cette absence de choix peut s’expliquer par le suivi particulier d’une grossesse à risque ou par l’urgence du déclenchement de l’accouchement qui a conduit à envoyer la mère dans une struc- ture qui n’était pas celle prévue initialement ou choisie par la parturiente. Nous ne pouvons cependant écarter le fait que dans certains cas, la question du choix de la maternité n’ait pas été posée à la mère. Certaines mères se plaignent du peu d’infor- mations qu’elles ont reçues concernant les différents types d’établissements, ce qui rend là encore diffi cile l’expression d’un choix.
“
1ère grossesse naturelle sans souci donc rien à dire, accouchement par les voies natu- relles avec épisiotomie. Sortie au bout de 5 jours de la maternité en milieu hospitalier niveau 1. 2e grossesse suite FIV, 3 embryons, perte d’un bébé à 2 mois de grossesse, avec annonce que les 2 bébés restants pouvaient partir d’un moment à l’autre, donc grossesse allongée et stressante! Puis à 5 mois de grossesse, alitée à domicile, rupture de la poche des eaux, hospitalisation et transfert sans explication, hôpital niveau 3 pour prise en charge ”.“
Grossesse multiple (jumeaux). J’aurais aimé être informée des conséquences d’un accouchement prématuré en clinique, avoir des explications quant aux niveaux des maternités (services néonatalogie, réanimation, etc.) alors même que ma grossesse présentait un fort risque d’accouchement prématuré ” .Avez-vous eu des complications ?
Près de 37 % des femmes répondent avoir eu des complications durant leur grossesse, à l’accouchement ou après la naissance. Le terme " complication " est sans doute interprété par les mères d’une manière différente de celles des professionnels de la naissance. Sous cette rubrique, les complications déclarées et classifi ées par les mères comme telles, sont d’ordre très variable et concernent surtout l’accouchement lui-même. La grossesse gémellaire, la prématurité et la réalisation d’une césarienne, notamment en urgence, viennent largement en première position. Viennent ensuite la péridurale “ ratée ", puis sans exhaustivité ni hiérarchisation : le décollement du placenta, le bébé né avec le cordon autour du cou, le bébé se présentant par le siège, le Rhésus de la mère et de l’enfant incompatible, l’ouverture du col prématurée, l’alitement pendant la grossesse, la déchirure, l’hypertension, l’hémorragie après l’accouchement, le diabète gestionnel, la pré-éclampsie, l’éclampsie4, les forceps - ventouse - cuillères, la fréquence cardiaque du bébé, les staphylocoques, le retard de croissance du bébé durant la grossesse, le déplacement du bassin, le bébé mort-né, la phlébite, les hématomes, les œdèmes,…
4 L’éclampsie est une complication sérieuse de la grossesse. Elle est caractérisée par des convulsions. En général, l’éclampsie se produit au terme de la pré-éclampsie, bien qu’il arrive que l’on ne puisse pas déceler de symptômes pré-éclamptiques.
Sans réponse : 1 %
Oui : 37 % Non : 62 %
Entretien individuel du 4 e mois
ÀSAVOIR
Extrait du plan périnatalité 2005-2007
“ Un entretien individuel et/ou en couple sera systématiquement proposé à toutes les femmes enceintes, aux futurs parents, au cours du 4ème mois, afi n de préparer avec eux les meilleures conditions possibles de la venue au monde de leur enfant. Cet entretien aura pour objectif de favoriser l’expression de leurs attentes, de leurs besoins, de leur projet, de leur donner les informations utiles sur les ressources de proximité dont ils peuvent disposer pour le mener à bien et de créer des liens sécurisants, notamment avec les partenaires du réseau périnatal les plus appropriés. Il doit être l’occasion d’évoquer les questions mal ou peu abor- dées avec la future mère lors des examens médicaux prénataux : questions sur elle-même, sur les modifi cations de son corps, sur son environnement affectif, sur sa vie professionnelle, sur l’attitude à adopter vis-à-vis des autres enfants de la famille, sur la présence ou non de supports familiaux après la naissance, etc. ”
Vous a-t-on proposé un entretien individuel au 4
èmemois de la grossesse ?
5624 femmes soit 65,55 % des répondants déclarent que cet entretien individuel ne leur a pas été proposé (269 déclarent qu’on leur a proposé, soit plus de 28 %), alors même que cette mesure était l’une des plus importantes du plan puisqu’elle vise à
" mettre en place précocement les conditions d’un dialogue permettant l’expression des attentes et des besoins des futurs parents ".
5 Cet entretien est différent des 7 examens prénataux obligatoires et est également différent de la préparation à la naissance, collective et individuelle. Il se situe généralement au 4e mois de la grossesse ; il vous permet d’approfondir vos choix et questionnements relatifs à la grossesse et à l’accouchement.
Non : 66 %
Oui : 29 % Ne sais pas : 5 %
Si nous ne prenons que les femmes ayant accouché en 2007, 2008 et 2009, les pour- centages sont assez similaires (sur un total de 580 femmes : entretien non proposé dans 366 cas soit 63,10 % et proposé à 179 femmes soit 30,9 %). Nous pouvons craindre enfi n que les femmes les plus isolées aient encore moins accès à cette proposition.
Il semble qu’il y ait donc là une mise en application qui laisse encore une grande marge d’amélioration, même si certains professionnels estiment qu’au vu de la situa- tion précédente, avoir plus ou moins 30 % de mères déclarant avoir eu un entretien précoce n’est pas si mal.
Rappelons que cet entretien du 4ème mois (appelé encore entretien prénatal précoce) n’a pas de caractère obligatoire, mais il devrait être systématiquement proposé. Une campagne d’information concernant cet entretien devrait donc être entreprise afi n de faire connaître cette possibilité aux futurs parents. L’ensemble des professionnels de la naissance, des PMI, des réseaux professionnels et de parents doivent se mobi- liser d’une manière plus dynamique pour atteindre un pourcentage à la hauteur des ambitions du plan. Cela sous-entend également que les moyens fi nanciers qui seront attribués au développement de cet entretien soient à la hauteur de cette ambition.
S’il vous a été proposé, par qui ?
ÀSAVOIR
Extrait du Plan périnatalité 2005-2007
“ Cet entretien sera réalisé sous la responsabilité d’une sage-femme ou d’un autre profes- sionnel de la naissance disposant d’une expertise reconnue par le réseau de périnatalité auquel il appartient. ”
Parmi les 231 femmes qui ont répondu à cette question (sur 269 qui déclaraient qu’on leur avait suggéré cet entretien), 170 soit 73,6 % indiquent que c’est une sage-femme qui leur a proposé ; 46 soit 19,9 % leur médecin traitant ; 4 (1,7 %) une assistante sociale et 11 (4,75 %) disent que c’est un autre professionnel qui les a orientées, mais sans préciser le statut de ce dernier. Le rôle des sages-femmes est donc déterminant dans la diffusion de cette information.
Qui a réalisé cet entretien ?
Au regard des 273 réponses, cet entretien a été réalisé par la sage-femme dans 69,60 % des cas (190), par le gynécologue dans 26,40 % (72) et par le médecin géné- raliste dans 4 % des situations (11).
Curieusement, nous avons un nombre supérieur de femmes qui indiquent le statut du personnel ayant pratiqué l’entretien (273), ou à celui qui correspond au nombre de personnes (près de 300) ayant répondu aux items contenus dans le tableau ci-dessous à celui déclarant qu’on leur a proposé cet entretien (269). Ceci indique peut être que pour certaines mères, la différence entre cet entretien et les autres (cours de prépa-
Durant cet entretien, avez-vous pu aborder les questions suivantes ?
OUI NON Pas
assez Ne sait
pas Sans
réponse Choix du professionnel qui a suivi votre
grossesse 207 67 5 9 664
(69,75 %) Choix du type d’accouchement et de prépa-
ration (cours collectifs, individuels, piscine,
chant, haptonomie, sophrologie, etc.) 202 61 27 7 655
(68,80 %)
Votre environnement affectif 188 77 14 9 664
(69,75 %)
Votre situation sociale et professionnelle 217 61 9 4 661
(69,45 %) La durée et l’écoute vous ont-t-elles été
suffi santes 242 19 28 4 659
(69,22 %) Vous êtes-vous sentie à l’aise pour discuter
de vos inquiétudes et poser toutes les ques-
tions que vous souhaitiez poser 248 16 23 7 658
(69,10 %) L’information délivrée a-t-elle été compré-
hensible 270 7 11 4 660
(69,30 %) L’information délivrée correspondait-elle à
vos attentes 231 15 38 6 662
(69,55 %)
De 280 à 300 personnes ont répondu aux différents items de ce tableau. Globalement cet entretien permet l’expression d’un certain nombre d’interrogations et atteint les principaux objectifs que le plan périnatalité a assignés à cette mesure.
Notons néanmoins que si 65 % des femmes déclarent avoir pu aborder les questions concernant leur environnement affectif, 26 % indiquent le contraire (ce pourcentage monte à 31,6 % si nous ajoutons celles qui estiment ne pas avoir pu assez parler de ce sujet). De même, 20 % (29,6 % avec la catégorie " pas assez ") ont le sentiment qu’on ne leur a pas ou peu permis de discuter des choix du type d’accouchement et 21 % (24 % avec les " pas assez ") estiment que leur situation sociale et professionnelle n’a pas été abordée, ce qui laisse là encore sans doute une marge d’amélioration sur le contenu de ces entretiens.
Cet entretien vous a-t-il paru utile ?
Cet entretien a été perçu comme particulièrement rassurant et propice à un dialogue de qualité. Les témoignages recueillis (144 femmes ont ainsi voulu s’exprimer plus en détail quant à leur impression sur cet entretien) montrent que cette mesure aide à mieux appréhender les différentes étapes de la maternité. Il contribue également à mieux expliciter les angoisses, les besoins, mais aussi les questions que se posent les futurs parents. Cet entretien permet d’avoir des réponses plus individualisées et pas uniquement centrées sur la prise en charge médicale de la grossesse. Il favorise l’ex- pression des choix sur le déroulement de l’accouchement. Il fait prendre conscience qu’il peut y avoir différents types de prise en charge et que la mère peut exprimer des choix. Il facilite la synthèse des informations qui ont déjà pu être collectées par les futures mères. Il donne une dimension plus affective à la prise en charge de la maternité. Il contribue également à permettre le repérage, par les professionnels de la naissance, de certaines situations nécessitant une plus grande vigilance et qui, sans cet entretien, n’auraient pas ou plus diffi cilement été repérées.
Cet entretien permet surtout à la femme de parler d’elle, de l’environnement dans lequel elle vit, et de s’interroger et réfl échir à SA grossesse, SON accouchement et d’exprimer ainsi SES attentes et SES craintes. Il aide à ce qu’elle se réapproprie cette période particulière qu’est la maternité :
“
M’a permis d’avoir des repères rassurants. ”“ Cela permet d’avoir moins d’appréhension à l’accouchement. ”
“ Nous rassure et permet de savoir ce que l’on a à faire durant notre grossesse. ”
“ On se sent entourée et écoutée. ”
“ Pour apaiser nos inquiétudes et faire que l’arrivée du bébé soit un moment inoubliable pour les parents dans le respect de nos choix. ”
“ On se pose toujours des questions sur la grossesse et l’accouchement. Il est important de pouvoir obtenir des réponses. ”
“ Chaque grossesse est diff érente et le contexte joue un rôle très important. ”
“ A permis de poser toutes les questions et lever certaines inquiétudes. ”
“ Ecoute des besoins pour mieux préparer mon accouchement. ”
“ Besoin d’être rassurée quant à l’évolution de la grossesse. ”
“ Permet de parler de l’environnement aff ectif, des craintes... ”
“ Pour sentir qu’il y avait des structures et des aides possibles en cas de besoin. ”
“ Questions sur la grossesse, le bébé, la maman (fatigue). ”
“ Pour exprimer mon angoisse sur l’accouchement, qui ne passe pas malgré l’expé- rience. ”
“ Impression de pouvoir parler de tout ce qui peut gêner notre état (mental et phy- sique). ”
“ Pour savoir dans quoi je m’engage. ”
“ Permet d’exprimer son ressenti, ses attentes, sa situation. ”
“ Pour se "caler" en solo avec le professionnel de santé. ”
“
Nous posons des questions plus précises par rapport à la préparation à la naissance et aux inquiétudes liées à la grossesse. ”“ Une écoute personnelle complémentaire du gynéco. ”
“ Pour pouvoir appréhender le déroulement de la grossesse et l’accouchement. ”
“ Me sentir à l’aise et m’aider pour mon accouchement. ”
“ Mettre en confi ance la maman avec l’équipe qui l’entoure lors de l’accouchement. ”
“ Déterminant dans les choix de préparation à l’accouchement. ”
“ M’a permis de faire inscrire dans mon dossier à la maternité mon choix autour de la naissance de mon enfant. ”
“ Même après plusieurs grossesses, nous avons toujours des questions, des doutes. ”
“ Cela a permis de me rassurer face à l’inconnu. ”
“ Nécessité d’information pour éviter toutes les erreurs et trop de stress. ”
“ Permet de faire une synthèse de sa situation, rassure, apporte un soutien. ”
“ Il concerne la femme, ses attentes, cela permet de poser certaines choses. ”
“ Mise au clair de mes attentes et des réponses pouvant y être apportées. ”
“ Questions propices à la réfl exion et à la préparation de l’accueil de l’enfant. ”
“ Il m’a sensibilisée à des choses auxquelles je n’avais pas pensé.”
“ Pour connaître les diff érentes préparations à l’accouchement. ”
Cet entretien permet de repérer des situations particulières :
“
Cela m’a fait connaître la PMI, CAF, l’existence d’un soutien possible. ”“ Période diffi cile liée à des évènements stressants, j’avais donc besoin de soutien, de conseils et d’écoute. ”
“ A permis de clarifi er la prise en charge de la suite de la grossesse alors que nous ve- nions d’arriver dans un nouveau département. ”
“ J’ai eu une période diffi cile pendant la grossesse et j’étais un peu déprimée, inquiète.
J’ai été aidée par la sage-femme de la PMI pour l’organisation de l’accouchement. ”
Cet entretien est particulièrement important lors d’une première maternité ou d’une gros- sesse gémellaire :
“
Pour une première grossesse, on se pose beaucoup de questions. ”“ Premier bébé dit beaucoup de questions. ”
“ Surtout pour la 1ère grossesse pour me rassurer. ”
“ Dissiper les inquiétudes d’une 1ère grossesse et répondre aux nombreuses interrogations. ”
“ Nous a permis de mieux appréhender cette première grossesse. ”
“ Indispensable en tant que primipare. ”
“ Première grossesse, donc pointe d’inquiétude. ”
“
On a toujours besoin d’être rassurée, surtout pour une 1ère grossesse. ”“ Surtout lorsque c’est le premier enfant, on a beaucoup d’interrogations, ce qui a permis de les aborder un peu plus en détail. ”
“ Réassurer par rapport à une grossesse gémellaire. ”
“ Ceci a permis d’apaiser mes inquiétudes par rapport à ma situation de grossesse multiple. ”
“ Répondre à des questions, m’aider à mieux vivre cette grossesse gémellaire. ”
Les rares opinions négatives (de l’ordre de quelques unités) vis-à-vis de cet entretien individuel précoce viennent essentiellement de mères ayant déjà eu des enfants et qui estiment que cet entretien ne leur apporte rien de plus. D’autres pensent que ces informations sont redondantes avec celles déjà reçues de la part des différents pro- fessionnels de la naissance ou lors des cours de préparation à la naissance.
Opinions négatives :
“
Ayant eu des enfants auparavant, l’entretien ne m’apportait pas plus. ”“ Inutile pour moi car 2e grossesse. ”
“ J’ai eu auparavant 5 enfants, j’étais donc au courant du déroulement. ”
“ Déjà accompagnée par PMI ”.
Certaines critiques sur le déroulement de cet entretien :
“
Pas apporté de réponses précises à mes interrogations pour une naissance mul- tiple. ”“ Un seul entretien est trop court pour être en confi ance et aborder tous les sujets. ”
“ Utile mais n’a pas permis d’aller assez en profondeur. ”
“ J’ai eu des informations mais je me posais encore beaucoup de questions. De plus, je n’avais pas de problème particulier mais je me demande comment est perçue cette rencontre quand il y en a justement ? ”.
En conclusion, l’appréciation très positive de cet entretien renforce la demande que cette mesure soit pleinement effective sur l’ensemble du territoire et offerte à toutes les femmes enceintes très rapidement.
Cours de préparation à l’accouchement
Avez-vous pu suivre des cours de préparation à la naissance (différents de l’entretien du 4
emois) ?
Près de 70 % des femmes ayant répondu à notre enquête ont pu participer à des cours de préparation à l’accouchement. Ces cours étaient, dans leur très grande majorité, des cours collectifs.
Signalons que parmi les 269 femmes qui ont eu un entretien précoce préalable, 200 ont également bénéfi cié des cours de préparation à la naissance.
A l’inverse 172 (18 % des personnes ayant répondu au questionnaire) déclarent n’avoir eu ni entretien précoce individuel ni cours de préparation à la naissance. Cependant, certaines femmes déclarent ne pas avoir eu besoin de ces entretiens et cours car elles avaient déjà accouché précédemment et s’estimaient suffi samment informées sur l’organisation de la prise en charge de leur maternité. Nous constatons cependant que 56 femmes n’ont pas eu d’enfants avant 2004 et n’ont malgré tout, pas eu d’entretien du 4ème mois, ni de cours de préparation à la naissance lors de leur maternité durant la période de référence 2004-2009.
Les femmes ayant suivi ces cours, estiment que :
OUI NON Pas assez Ne sait
pas Les choses ont-elles été expliquées de façon
compréhensible 617 6 14 2
L’information délivrée correspondait-elle à vos
attentes 531 28 67 7
Même si les réponses aux items ci-dessous font apparaître une satisfaction globale très importante vis-à-vis des cours de préparation à l’accouchement, les témoignages laissés par les personnes questionnées sont plus mitigés, ce qui traduit sans doute la diversité des attentes des futures mères vis-à-vis de ces cours. De même, la relation entre celui ou celle qui fait le cours et la future mère ou les futurs parents peut être très différente d’une personne à l’autre et aboutir à un ressenti totalement autre.
Certaines ont trouvé ces cours un peu trop théoriques :
“
Les cours étaient théoriques, il n’y avait pas de séances de type “ relaxation".“ Trop scolaires. Pas assez concret. Pas assez d’explications sur comment gérer la douleur sans péridurale. ”
“ Cours délivrés à l’hôpital sous forme magistrale : 15 personnes, aucune mise en pra- tique, rien d’utile pour l’accouchement sauf la visite de la maternité. ”
“ Cours dispensés trop tard dans la grossesse, trop théoriques. ”
“ Cours standards, pas très dynamiques, pas de cohésion du groupe, pas d’ambiance...
exercices imposés, les livres ont été aussi effi caces. ”
“ Je m’attendais à des exercices respiratoires, et en fait il s’agissait d’un cours plus théo- rique sur le déroulement de l’accouchement, ce qui était bien aussi. ”
Diffi cultés pour s’exprimer lors de cours collectifs et interrogations concernant les grossesses gémellaires :
“
Pour ma grossesse gémellaire (la 2nde), j’aurais souhaité des cours spécifi ques avec d’autres futurs parents de multiples et 1 cours de présentation des associations concernées pour appréhender un peu plus l’avenir. ”“ Il faudrait diff érencier les primipares des multipares car les attentes sont diff érentes...
cela se fait dans certains établissements mais pas pour celui qui concerne ce questionnaire. ”
“ Pas de spécialisation pour les jumeaux. ”
“ J’étais la seule à attendre des jumeaux, alors les cas particuliers n’intéressaient pas le groupe. Cours collectifs non-adaptés à ma situation. ”
“ Souvent la sage-femme ne donne que des renseignements très vagues sur la grossesse gémellaire, sur l’allaitement... ”
Certaines ont regretté que le professionnel donne trop " son " avis et essaie d’orienter le choix de la future mère :
“
La sage-femme donnait trop son point de vue sur des pratiques et ne respectait pas forcément les choix de la future maman .”“ La future maman qui ne souhaite pas allaiter est stigmatisée et inconsciemment mise à l’écart par les sages-femmes. ”
“ La sage-femme insistait fortement sur l’accouchement sans péridurale. C’était un peu culpabilisant, si on choisissait la péridurale. ”
“ J’ai été très déçue par les cours de préparation à l’accouchement. J’attendais des jumeaux, je ne désirais pas allaiter et durant ces cours, la sage-femme se permettait de faire des réfl exions au sujet des femmes qui n’allaitaient pas. J’ai beaucoup culpabilisé à cause de cette sage-femme. Je reconnais que c’était une exception car le reste du personnel était très à l’écoute. ”
Problème également pour les femmes accouchant prématurément :
“
Pas pu les achever en raison d’un accouchement avant la date prévue. J’ai eu une césarienne ; je n’en avais pas entendu parler pendant les cours (il était prévu d’aborder la césarienne à la fi n des cours.) ”“ Mais seulement 2 séances car j’ai accouché à 7 mois et demi. ”
“ Accouchement 4 semaines en avance, il manquait donc les cours les plus importants. ”.
“ Lorsque nous sommes hospitalisées pendant toute la grossesse (en 2000) ou alitée à domicile à temps complet (en 2006), on n’a pas de préparation à l’accouchement ”.
L’information sur la possibilité de suivre des cours individuels n’est pas toujours donnée :
“
Manque d’information sur la possibilité de cours individuels. ”“ Je n’ai pas suivi les cours de préparation de l’hôpital car il n’y avait plus de place. Je me suis donc renseignée et la PMI proposait des cours individuels par une sage femme. ” Des informations sur certaines pratiques recherchées :
“
Nous avons suivi des cours d’haptonomie qui correspondent au couple. Nous avons adoré. Le jour de l’accouchement, mon mari savait quoi faire et n’a pas paniqué. ”“ Haptonomie avec une sage-femme en individuel : parfait. Pour moi, bien-être et celui de mon bébé. ”
“ Nous avons suivi des cours d’haptonomie. Pour notre couple, c’est essentiel, le papa avait toute sa place pendant la grossesse ”.
Comme nous l’avons précédemment indiqué le ressenti des mères vis-à-vis de ces cours étaient cependant positif :
“
J’ai été très chouchoutée, rassurée et bien formée pour être une bonne maman avant l’arrivée même de mon bébé ”.“ C’était super ”, “ Remarquable pour le travail de préparation, de respiration ”.
“ Très bonne sage-femme, très à l’écoute des questions posées, douce, compréhensive.
Rien à redire ”.
“ Lors d’une première grossesse, cela permet de moins appréhender certains moments, en en parlant. ”
“ J’ai posé des questions sur la grossesse gémellaire et l’accouchement, la sage-femme m’a très bien renseignée ”.
“ Très bénéfi ques et enrichissants ”, “ Cela m’a beaucoup aidée ”.
“ Pour moi cela s’est vraiment très bien passé, que ce soit la grossesse ou l’accouchement, vraiment je ne souhaitais pas mieux !!! Il a été diffi cile d’avoir un rendez-vous à l’hôpital et j’ai été suivie par ma gynécologue de ville jusqu’a 6 mois de grossesse. Et pour les cours de préparation on m’a donné une liste de sages-femmes libérales car plus de places à l’hôpital mais j’ai eu également le plaisir de rencontrer une personne formidable qui avait travaillé dans ledit hôpital et il y avait donc une cohésion de pratiques vraiment appréciable et que j’ai vérifi ée le jour de l’accouchement. Merci ”
Carnet de santé de maternité
ÀSAVOIR
Objectifs du carnet de santé
Le carnet de santé de maternité contiendra les informations nécessaires à la femme en- ceinte et au couple pour garantir le suivi de la grossesse conformément aux recommanda- tions actuelles et le bon développement de l’enfant.
• Le partage des informations nécessaires aux différents professionnels impliqués dans les réseaux de périnatalité doit constituer une garantie de sécurité pour la femme enceinte et son enfant, en améliorant la cohérence du suivi de la grossesse et l’adhésion de la femme enceinte et du couple aux prescriptions médicales. (Source : Plan périnatalité 2007-2009)
Vous a-t-on remis un carnet de santé de maternité? Et si oui, les informations conte- nues vous paraissent-elles de qualité et utiles ?
63,76 % des femmes déclarent avoir reçu un carnet de santé de maternité.
OUI NON Ne sait
pas
Sans réponse Les informations contenues dans ce carnet vous
paraissent-elles suffi santes ? 455
(47,79 %) 71
(7,46 %) 46
(4,83 %) 380 (39,92 %) Les informations contenues dans ce carnet vous
paraissent-elles de qualité ?
457 (48 %)
37 (3,89 %)
56 (5,88 %)
402 (42,23 %) Les informations contenues dans ce carnet vous
paraissent-elles utiles ? 500
(52,52 %) 33
(3,47 %) 34
(3,57 %) 385 (40,44 %)
Le carnet de santé de maternité est donc apprécié par les mères qui y trouvent des informations utiles pour le suivi de leur maternité. Il reste à savoir si ce carnet est également considéré et utilisé par les professionnels de la naissance comme un outil de coordination de leurs actions.
Suivi médical de la grossesse
Dans une grande majorité des cas, le suivi médical de la grossesse a été réalisé par le gynécologue (65,2 %) et/ou l’obstétricien (35,1 %). 307 femmes nous indiquent qu’elles ont été également suivies par une sage-femme (32,25 %) et 97 par le médecin généraliste (10,2 %). Une même femme peut avoir été suivie au cours de sa grossesse successivement par différents types de professionnels de santé.
37,3 % ont été suivies en cabinet, 29,8 % en maternité et 30,5 % à la fois en cabinet et en maternité.
Ce suivi a été effectué dans 87,5 % des cas le plus souvent par le même praticien et dans 80 % des cas ce praticien a été celui choisi par la future mère de famille (cela n’a pas été le cas dans 15,8 % et 3,8 % ne savent pas).
Estimez-vous que ce suivi a été :
OUI NON Ne sait
pas Sans
réponse
De qualité 857
(90%)
37 (3,9%)
19 (2%)
39 (4,1 %)
Suffi sant 812
(85,3%)
62 (6,5%)
12 (1,25%)
66 (7%) Avec une bonne qualité d’écoute 769
(80,8%)
117 (12,3%)
8 (0,85%)
58 (6,1%) Les futures mères de familles qui ont répondu sont globalement satisfaites, voire très satisfaites du suivi médical de leur maternité.
Ceci corrobore les résultats de l’enquête de la DRESS de 20066 que " seulement une femme sur cinquante se déclarait plutôt ou pas satisfaite quant au suivi de sa grossesse ".
“
Je recommande chaudement le suivi global qui permet une confi ance, une connais- sance et un lien fort entre la future mère et la sage-femme. La maison de naissance au sein de la maternité est un cadeau. Elle off re liberté et sécurité. J’ai adoré toute la période de préparation qui a été personnalisée pour moi. La sage-femme a été très disponible et a pu répondre à toutes mes questions, me rassurer, m’aiguiller sur des spécialistes en cas de besoin. ”6 Enquête DRESS publiée dans Etudes et résultats de septembre 2008 déjà citée.
“
J’ai été suivie par 2/3 gynécologues dans 2 centres hospitaliers ; Les 2 premiers gyné- cologues ont été peu compétents par un mauvais suivi et un manque d’information.Le 3ème a été génial, très patient, à l’écoute et disponible. ”
“
La sage-femme a été cependant très humaine, très à l’écoute, douce et encoura- geante. ”“
Le suivi de grossesse à été super (une gynécologue-obstétricienne à l’écoute, dans l’échange et une équipe médicale/para-médicale au " top" pour l’accouchement et le séjour à l’hôpital. ”“
Suivi de grossesse : excellent et fréquent car grossesse gémellaire. Rien à dire sur les diff érents praticiens. Approches médicales et humaines irréprochables ! Accouche- ment : très bien également. Césarienne O.K. Accompagnement mère-enfant super. ”“
Très bonne écoute des patients et de leur vécu antérieur par les services de la mater- nité du CHU de M., Prise en charge et travail en équipe entre sages-femmes, médecin, pédopsychiatre. Nous nous sommes sentis très entourés et bien préparés pour accueillir dans les meilleures conditions nos 2 bambins. Bonne coordination entre médecin et gynécologue, puis entre maternité-pédopsychiatre et PMI. ”“
J’ai eu le privilège d’être suivie durant mes 2 grossesses par un gynécologue- obstétricien, professionnel, humain, à l’écoute des futures mamans. De ce fait, la grossesse, puis l’accouchement se sont passés à merveille, donc la sérénité. Ce fut une chance ”.“
En ce qui concerne le suivi médical de ma grossesse, je ne peux relever que des aspects positifs : aucun stress de la part des médecins ou du personnel médical ; peu d’examens médicaux. J’ai eu la chance de rencontrer une sage-femme en qui j’ai eu toute confi ance. Son écoute, son ouverture d’esprit et sa délicatesse m’ont particulière- ment touchée. Les consultations mensuelles prenaient en compte l’aspect physique et psychologique de la grossesse. La grossesse a été l’occasion d’un rééquilibrage alimen- taire et nous avons beaucoup parlé nutrition. ”La durée moyenne des consultations a été :
Moins de 10 mn 10 à 20 mn Plus de 20 mn Ne sait pas Sans réponse
68 (7,15 %) 520 (54,6 %) 324 (34 %) 8 (0,85 %) 21 (2,20 %)
Certaines mères déplorent parfois que certains rendez-vous soient trop courts (no- tamment quand le rendez-vous dure moins de 10 minutes) pour pouvoir discuter de sa grossesse :
“
Les rendez-vous avec les gynécologues sont vraiment trop courts, 5 minutes top chrono, on se croirait à l’usine ! Pour le premier bébé, on se sent seule (hors la famille) pour nous expliquer la totalité de la grossesse. De plus, concernant les échogra- phies, c’était " vous avez vu y’a son bout, ses parties intimes et voilà vous pouvez vous rhabiller" ; j’aurai voulu plus de temps pour les échographies, c’est quand même un beau moment, on découvre notre enfant. ”“
Les visites chez le gynécologue sont toujours trop courtes ; il n’a pas le temps de dis- cuter avec ses patientes. Heureusement que les sages-femmes sont plus à l’écoute ”.Accouchement
Votre " projet de naissance " ou vos choix pour l’accouchement ont-ils été respectés ?
76,6 % des femmes déclarent que leur " projet de naissance " a été respecté ".
“
Nous avions un projet de naissance clair et réfl échi et nos attentes ont été enten- dues. La naissance s’est très bien passée et nos souhaits respectés. C’est une chance ! Je souhaite la même chose à toutes."“
Je n’ai pas rédigé de projet d’accouchement, mais ayant lu des livres sur le sujet, nous savions ce que nous souhaitions pour ces moments exceptionnels avec mon mari. Nous avons exposé nos attentes et désirs aux personnes qui nous ont entourées au fur et à mesure de l’accouchement. Nous avons rencontré écoute, bienveillance, calme et gentillesse. Que du bonheur, même si les choses se sont déroulées un peu dif- féremment de nos souhaits. Cette maternité est reconnue pour son personnel humain, gentil, à l’écoute et leur approche non invasive techniquement de la naissance "“
En ce qui concerne le " projet de naissance" , il me semble diffi cile de faire un projet sur quelque chose qu’on ne connait pas. Par ailleurs, je ne vois pas selon quelles modalités il pourrait être discuté avec l’équipe médicale à l’hôpital ou en clinique, compte-tenu de la taille des équipes, et de la faible probabilité de retrouver les mêmes personnes le jour de l’accouchement. "Oui : 77 %
Sans réponse : 8 % Non :15 %
“
Je me suis, avec mon conjoint, très bien préparée afi n de tenter de faire respecter mon projet autour de l’accouchement. Yoga, haptonomie et préparation très poin- tue avec une sage-femme très réputée, favorisant la connaissance pour chaque femme de ses ressources naturelles, m’ont permis de me sentir " armée" face à un personnel médical souvent prompt à intervenir sur le rythme et le déroulement de l’accouche- ment ”“
En ce qui concerne mon accouchement, je savais a priori ce que je souhaitais ou non. Je m’étais en outre intéressée à l’idée du " projet de naissance" afi n de mieux défi nir, dans la mesure du possible, mes envies et mes attentes. J’ai le sentiment d’avoir été écoutée, respectée et conseillée avec délicatesse, pudeur, humanité et savoir-faire professionnel. ”“
Lors de l’accouchement, la sage-femme présente n’était pas la même que lors des préparations, elle n’était pas du tout au courant de mon projet de naissance. ”“
Je précise que mon projet de naissance n’a pas pu être respecté en raison des cir- constances très rapides de l’accouchement et non du fait de l’équipe médicale ”.“
Au cours de ma grossesse, j’ai pu bénéfi cier non seulement de conseils alimentaires, de cours d’accouchement dans une ambiance très douce, mais aussi de cours de relaxation en piscine. J’ai été ravie du travail de ma sage-femme. Mon rêve était de pouvoir accoucher en piscine. La possibilité que le papa puisse faire du " peau à peau"avec mon bébé dans le cas d’une césarienne, la possibilité de prendre un bain avec des huiles essentielles durant le travail, ainsi que le droit de choisir la position voulue lors du travail et enfi n, l’aide à la mise en place de l’allaitement. Mes exigences ont été respec- tées bien au-delà de mes espérances. Le personnel de la maternité de XXX est au top à tout niveau. J’ai pu rester à la maternité jusqu’à me sentir prête à être autonome. Tout a été extra. ”.
“
Nous avions réfl échi et élaboré un projet de naissance. Or, bien que celui-ci nous paraisse simple et facilement réalisable, nous n’avons pu le réaliser. Nous en gardons des regrets ”.“
J’aurais aimé par exemple préparer l’accouchement par l’haptonomie, mais les praticiens étaient " pris d’assaut" . Par ailleurs, je n’ai entendu parler de projet de naissance que bien après mon accouchement. Pour ma prochaine grossesse j’essayerai de me renseigner bien plus en amont ”.Avez-vous été libre de bouger et de vous positionner comme vous le souhaitiez ?
55,9 % déclarent qu’elles ont été libres de bouger et de se positionner comme elles le voulaient. Néanmoins 35,7 % indiquent le contraire, ce qui est un pourcentage qui est loin d’être négligeable. Le fait notamment de ne pouvoir se déplacer et marcher à cause du monitoring revient souvent dans les témoignages. D’autres regrettent que ce qu’elles ont pu apprendre lors des cours de préparation n’a pu être mis en application lors de leur accouchement.
“
J’ai beaucoup apprécié de pouvoir bouger, changer de position comme je voulais pour l’accouchement il y a 10 ans. En comparaison, je n’avais pas d’autre choix que de mettre les pieds sur l’étrier ! ”“
Après la pose de la péridurale, j’aurais souhaité pouvoir continuer à me déplacer, bouger, alors que j’étais alitée. Je sais que dans certaines maternités, la péridurale" portative" existe, mais à XXX, personne ne me l’a proposée. Dommage... Mais cet accouchement s’est très bien passé quand même ”.
“
Durant la préparation à l’accouchement avec la sage-femme libérale, il a été évoqué diff érentes techniques, positions possibles pour limiter les douleurs lors des contrac- tions en début de travail, à la maternité on ne m’a rien proposé ”“
Je ne regrette qu’une seule chose, c’est que l’on ne m’a pas laissé accoucher dans la position qui me convenait le mieux, au moins sur le côté et l’idéal accroupie, d’au- tant que j’ai accouché en 1/2 heure, dommage. ”“
Quant à l’accouchement, les sages femmes ne m’ont jamais demandé mon avis (pas d’autre possibilité qu’attachée, sur le dos, au monitoring. ”Non : 36 %
Oui : 56 % Sans réponse : 8 %
Aviez-vous eu des attentes particulières pour l’accouchement ?
269 femmes (28,25 %) déclarent avoir eu des attentes particulières pour l’accouchement.
Ces attentes étaient de différents ordres :
Expression de la volonté d’avoir ou non une péridurale. Souhait de pouvoir accoucher dans une position précise (sur le côté, debout…). Demande de la présence du père lors de l’accouchement y compris en cas de césarienne. Que le père puisse couper le cordon ombilical. Pas d’épisiotomie. Pouvoir accoucher le plus " naturellement "
possible. Pouvoir sortir soi-même son enfant. Être libre de ses mouvements (possi- bilité de marcher pendant le travail…). Garder le bébé le plus longtemps possible lors de l’accouchement. Avoir le bébé immédiatement en " peau à peau ". Avoir des professionnels autour de la mère à son écoute. Eviter la césarienne dans la mesure du possible. Laisser battre le cordon avant de le couper. Avoir un environnement agréable lors de l’accouchement (musique, moins de lumière…).
“
Je sais d’autant plus ce que je souhaite pour un 3e enfant : qualité médicale et sécurité, respect des choix du moment de l’accouchement : liberté de mouvement, position, musique, personnes présentes. Soutien face à la douleur et aide. Conseils lo- giques, cohérents et avec du bon sens par rapport à l’enfant, l’allaitement, le sommeil, le rythme de vie... Me faire confi ance en temps que maman. Que le rythme de la maternité soit calé sur celui des mamans et des enfants (plus ou moins de réveil à 7h, pas le bassin à 8h, possibilité de se promener avec l’enfant. Avoir des informations médicales précises et quotidiennes. ”.Avez-vous eu un déclenchement d’accouchement ?
32,35 % des femmes disent avoir eu un déclenchement d’accouchement. Les princi- pales causes avancées sont : la fi ssure ou la rupture de la poche des eaux ; le terme dépassé ; grossesse gémellaire ; bébé en souffrance ; mauvaise position du bébé ; problème de santé de la mère,…
OUI NON Sans
réponse
A-t-on appuyé sur votre ventre ? 292
(30,7 %) 584 76
Avez vous demandé une péridurale ? 740 151 61
Si oui, l’avez-vous eue ? 659 120 173
Avez-vous eu une césarienne ? 244
(25,65 %) 679 29
362
“
J’aurais aimé comprendre mieux les choses, être avertie de ce qui se passait. Je n’ai eu aff aire qu’à des professionnels du monde médical qui donnaient l’impression de travailler à la chaîne. J’ai eu l’impression de " déranger" si je posais une question. On soupirait souvent, on me répondait d’un ton agacé et impatient (alors que je ne suis pas du genre à me plaindre). J’aurais aimé choisir ma position pour accoucher. J’ai eu une épisiotomie alors qu’on ne m’avait pas demandé mon avis (j’ai su plus tard qu’on pou- vait la refuser). J’aurais au moins aimé qu’on m’explique pourquoi ce geste était justifi é (s’il l’était !) ”“
La sage-femme montrait des signes d’impatience et m’a appuyé de manière exagé- rée sur le ventre. ”“
Grand regret de ne pas avoir pu accoucher selon mes vrais désirs sur le côté 2 sages- femmes m’appuyaient sur le ventre ”.“
L’attention et les explications données en cas de césarienne ne sont pas assez suffi - santes. Il s’agit d’une véritable intervention chirurgicale et psychologique, il faut être bien préparée. ”“
Il est dommage que les professionnels n’expliquent pas ou ne prennent pas le temps d’expliquer les choses aux futures mamans. Je n’ai jamais su pourquoi j’ai du accou- cher par césarienne sans avoir essayé par les voies naturelles ”.“
Je trouve inadmissible qu’aujourd’hui encore, une césarienne ne soit pas décidée au bout de 25 heures de travail, alors que le bébé était en réelle souff rance et qu’il passait pas dans mon bassin. La gynécologue de garde s’est acharnée dessus et sur moi- même. Un véritable cauchemar, ce qui a engendré beaucoup de séquelles tant morale- ment que physiquement. Il faut absolument remédier à cela, car par suite, nous parents, sommes délaissés face à de telles situations ”.“
L’accouchement en lui-même, déclenché par convenance du planning de la mater- nité, m’a été " volé ". J’ai été spectatrice de mon accouchement, avec une péridurale posée dès le début du déclenchement car l’anesthésiste ne serait pas disponible plus tard dans la journée ! Fixée sur le lit pendant 10 heures, je pense que c’est ce qui a contri- bué à son aboutissement en césarienne. Pour mon 2è enfant, il n’est pas question que cela se reproduise. ”“
Une césarienne a été programmée à 38 SA, jour pour jour. C’est " la procédure"pour les grossesses gémellaires. Mais en réalité mes bébés n’étaient pas prêts (moi non plus), quelques jours supplémentaires auraient probablement suffi pour que mon fi ls (le bébé de plus petit poids) soit plus fort et n’ait pas à souff rir les jours qui ont suivi sa naissance. Je suis aussi convaincue que cela aurait évité beaucoup de stress à toute la famille (parents + frère + grands-parents etc...) ”
“
Épisiotomie un peu trop systématique.”“
Je n’ai pas été mise au courant qu’elle me faisait une épisiotomie et ne m’a jamais demandé si je la refusais ou non. ”“
Je regrette juste, qu’au bout de deux minutes de présence, l’obstétricien ait décrété que le bébé ne voulait pas sortir et qu’il m’ait fait une épisiotomie si rapidement. J’ai trouvé cela un peu brusque ”.“
C’est important pour les parents que des mots soient mis sur ce qui se passe. Dans les deux cas, j’ai plus eu plus l’impression de subir mon accouchement que de le vivre. J’étais plus une patiente à qui l’on faisait des soins plutôt qu’une future maman qui allait accueillir son enfant le plus naturellement possible. Il faut sans cesse glaner des informations car personne ne nous dit ce qu’il se passe (pourquoi une perf’ ? qu’est-ce qu’il y a dedans ? Etc. Un peu plus de communication serait la bienvenue. ”“
Ayant eu des jumeaux, j’aurais aimé trouver plus d’informations spécifi ques concer- nant la gémellité et avoir des échanges avec mes bébés (qui se portaient bien) dès leur naissance. J’ai trouvé l’équipe médicale et soignante anxieuse au moment de l’ac- couchement. De ce fait, elles n’ont pas laissé de place pour le relationnel (mère-bébés) et le psychologique de la maman ”.“
Je pense également que le processus d’accouchement est trop médicalisé et qu’il faudrait laisser les femmes en autonomie le plus possible à proximité des outils de sécurité nécessaires en cas de problème, mais sans l’intervention continue des sages- femmes (touchers à répétition, monitorings, etc. inutiles et " polluants" .) ”“
Enfi n, j’aimerais que l’on arrête la politique du déclenchement à tout prix dès que l’on n’est pas dans les dates offi cielles, ou alors, avant de décider, il faut réaliser un bon suivi : monitoring, mais aussi écho et vérifi cation du liquide, ce qui n’a pas été le cas pour mon troisième. Certaines femmes accouchent systématiquement en avance et d’autres en retard, donc laissons un peu faire la nature! Ecoutons un peu plus le ressenti des mères au lieu de leur imposer le protocole de l’établissement. ”“
La mère de famille a toujours demandé la péridurale, mais cela lui a été refusée à chaque grossesse pour cause d’obésité ”.Vous êtes-vous sentie traitée avec bienveillance et compréhension ?
86,45 % des femmes de l’enquête ont le sentiment d’avoir été traitées avec bien- veillance et compréhension. 8,5 % déclarent le contraire.
“
J’ai eu la chance d’avoir eu une grossesse très bien encadrée, d’avoir eu un gynéco- logue-accoucheur à l’écoute, rassurant, compréhensif et compétent. Mon accouche- ment s’est plus ou moins bien passé dans une clinique où les sages-femmes étaient d’un très grand soutien, notamment une qui a fait en sorte que je puisse rester avec mon bébé dans la salle de naissance bien plus longtemps que prévu et c’est un moment qui restera avec moi toute ma vie. Le pédiatre et les sages-femmes m’ont proposé de les appeler à la moindre question de retour chez moi (et il y en avait des questions !) et ont été dispo- nibles et très gentils ”.“
J’ai accouché 5 fois. Les 3 premières grossesses ont été suivies par le même gynéco- logue et j’ai eu des conditions d’écoute exceptionnelles, je me suis sentie respectée dans mes choix (accouchement dans l’eau, pas de péridurale). Les 2 autres ont été plus classiques. Je trouve dommage que les futures mères ne soient pas plus actrices de ce moment magique. J’ai dû m’imposer face à l’anesthésiste, aux sages-femmes pour ne pas avoir de péridurale. Les préparations, type sophrologie, yoga, haptonomie, devraient être proposées au même titre que les autres. Il manque une écoute, notamment après la naissance. Un accouchement n’est pas, à mon sens, qu’un simple acte médical ! ”“
Il y avait beaucoup trop de monde dans la salle d’accouchement, j’ai le sentiment que mon intimité n’a pas été respectée. Je regrette également le manque d’informations concernant cette césarienne, c’est moi qui aie dû poser des questions pour savoir ce qui allait se passer : même pendant la césarienne, nous avons échangé avec le gynécologue. ”“
J’ai eu un accouchement compliqué : le bébé ne descendait pas, mais grâce aux eff orts collectifs du gynécologue, de la sage-femme, de la puéricultrice, de mon mari et de moi-même bien sûr, tout s’est très bien passé. Un grand merci à tous. Mon mari a eu la possibilité de couper le cordon de son fi ls ”.“
Ma situation a été assez diffi cile, les jumelles ont été en couveuse aux soins intensifs pendant plusieurs jours. L’équipe (sages-femmes,...) à l’étage maternité pour les mamans et l’équipe des soins intensifs (puéricultrice, pédiatre,...) ont été très à l’écoute, attentifs à mes besoins ; l’encadrement a été irréprochable. De plus, ils continuent à assurer un suivi tous les trimestres, c’est très rassurant pour nous ”.“
Même si je suis consciente que l’aspect médical primait sur tout le reste, mon accou- chement a été trop diff érent de ce que je souhaitais pour en garder un bon souvenir.Certains détails auraient pu être améliorés. Je regrette aussi que personne n’ait pris le temps de m’expliquer pourquoi certaines choses s’étaient déroulées de telle façon, no- tamment 1) le papa n’a pas pu couper le cordon ; 2) tout de suite après sa naissance, mon bébé a été emmené et j’ai dû attendre pour le voir ; 3) je n’ai pas pu choisir la position, ni
" mettre en pratique" les techniques de poussée vues en cours de préparation.
“
Le suivi de grossesse et l’accouchement sont de plus en plus " sur médicalisés" , avec de plus en plus de documents obligatoires à remplir, un protocole à suivre obligatoi- rement. La grossesse devient presque pour le patient une pathologie. ”Accueil du bébé
Les premiers contacts avec le bébé
OUI NON Sans
réponse Vous a-t-on laissé le temps d’avoir un contact avec
le bébé ? (immédiatement dans la salle de naissance) ?
813 (85,4 %)
115
(12,1 %) 24
Suffi samment longtemps ? 740
(77,75 %)
158
(16,6%) 54
Y-a-t-il eu une première tétée en salle de naissance ? 503 (52,85 %)
424
(44,55 %) 25
“
Mon fi ls m’a été posé sur le ventre sans que j’en sois avertie, je ne l’ai pas vu sortir...Le gynécologue ne parlait pas du tout... Tout s’est passé très (trop) vite, sans accom- pagnement... Personne n’est resté en salle de naissance. Je n’ai eu aucune explication.
On ne m’a pas mis le petit au sein (j’ai su après que la première tétée, dès la naissance, était très importante) ”
“
Même si l’accouchement a été long et les douleurs intenses car la péridurale ne faisait plus eff et, je garde un bon souvenir de la naissance de ma fi lle, lorsque la sage- femme me l’a posée sur le ventre, c’était vraiment magique. ”“
Le plus grand regret que j’ai c’est de n’avoir pu avoir mes bébés contre moi juste après la naissance et de n’avoir pu les allaiter de suite. Je ne remets pas en ques- tion les choix de l’équipe médicale, mais il est très diffi cile pour une mère de mettre au monde ses deux bébés et de ne pouvoir les toucher que plusieurs heures après. Je me suis retrouvée seule, vide, fatiguée, sans mes bébés. Une brève visite du pédiatre m’a informée qu’elles allaient bien. Une fois ma toilette faite, le temps a été long dans cette salle d’accouchement, seule. ”“
Pour les 2 accouchements (voies basses puis césarienne), j’aurais aimé prendre mon bébé dès sa naissance et le placer sur moi, mais l’émotion et le " guidage" des méde- cins ou sages-femmes ne me l’a pas permis ”“
Pour le jour de l’accouchement, je regrette de ne pas avoir pu accoucher dans la position que je souhaitais au moment de l’expulsion, qu’on ait coupé le cordon avant qu’il cesse de battre et qu’on ne m’encourage pas pour une première tétée comme j’en avais émis le souhait ”“
Lors de l’accouchement, je me suis sentie traitée avec bienveillance et compréhen- sion. En eff et, les sages-femmes s’adressaient à moi avec calme et douceur. Cela m’a beaucoup aidée. On m’a laissé le temps d’avoir un contact avec mon fi ls : c’était un mo- ment magique rempli de bonheur. En revanche, la présentation à l’allaitement trop direct m’a bloquée, la seconde tentative dans la chambre trop pressée et douloureuse par les gestes pratiqués fut un échec regrettable. Mon fi ls a donc été nourri au biberon ”.“
Je suis frustrée par mon accouchement parce qu’il ne correspond pas du tout à ce que je voulais. Mais j’ai pu bien voir mon bébé après la naissance et lui donner le sein. ”Séjour après l’accouchement
La durée de séjour a-t-elle été suffi sante ?
Les réponses sont très variées. Des mères pensent que leur séjour a été trop long, d’autres trop court. Cette appréciation dépend notamment des conditions de séjour (établissement très bruyant, chambre double… ou au contraire facilitant le repos, res- pect du rythme de la mère et de l’enfant…) et des possibilités d’aides lors du retour au domicile. Certaines mères ont eu l’impression qu’on les faisait sortir pour libérer la place et non parce qu’elles étaient prêtes à partir.
“
La maternité était très bruyante et au bout de 2 jours, j’ai préféré rentrer à la maison ”“
Que la durée du séjour à la maternité puisse être raccourcie si la maman en fait la demande avec un suivi à domicile par sage femme et puéricultrice. Les profession- nels de santé eff ectuaient leur tournée et le reste du temps j’attendais que le temps passe pour enfi n retourner chez moi, avoir un endroit plus confortable et intime pour ma petite famille. Je ne savais pas vraiment que j’avais " le droit" de partir et au fi nal j’avais sans doute peur de mal faire de retour à la maison mais pour mon second, je n’y resterai pas plus de 24h si l’accouchement se fait par voie basse et si le bébé va bien. ”“
2003 : accouchement gémellaire diffi cile (forceps, hémorragie). J’aurais eu besoin de plus de temps pour récupérer physiquement, j’étais très faible et je suis restée que 5 jrs à l’hôpital ”Suffi sante : 74 % Trop longue : 17 %
Trop courte : 7 %
Sans réponse : 2 %