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1. a. La relation de récurrence étant linéaire, il est immédiat que si (x n ) n∈ N et (y n ) n∈ N sont dans E a et λ et µ dans R, la suite (λx n + µy n ) n∈ N ∈ E a .

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Exercice

1. a. La relation de récurrence étant linéaire, il est immédiat que si (x n ) n∈ N et (y n ) n∈ N sont dans E a et λ et µ dans R, la suite (λx n + µy n ) n∈ N ∈ E a .

b. Chaque suite dans E a est dénie de manière unique par ses trois premiers termes et la relation de récurrence. L'application

φ :

( E a → R 3

(x n ) n∈N 7→ (x 0 , x 1 , x 2 ) est un isomorphisme linéaire. La dimension de E a est donc 3 .

2. a. On vérie (simplement en remplaçant dans la relation de récurrence) que les fonctions constantes sont dans E a .

b. La suite (v n ) n∈N est dénie par la diérence entre deux termes consécutifs. En cassant les coecients (1 + a) et (1 + 4a) de la relation (1) , celle-ci s'écrit

4(u n+3 − u n+2 ) = 4a(u n+2 − u n+1 ) − (u n+1 − u n ) 4v n+2 = 4av n+1 − v n

La suite (v n ) n∈ N vérie donc

4v n+2 − 4av n+1 + v n = 0 (2)

c. On désigne par F a l'ensemble des suites vériant (2) . Montrons d'abord qu'une suite vériant (2) vérie aussi (1) .

Soit (x n ) n∈ N ∈ F a , d'après (2) on a :

x n = 4ax n+1 − 4x n+2 ⇒ x n+1 = 4ax n+2 − 4x n+3 ⇒ 4ax n+2 − x n+1 = 4x n+3 . En remplaçant dans le membre de droite de (1) , on a :

4(1 + a)x n+2 − (1 + 4a)x n+1 + x n

= 4ax n+2 − x n+1 + 4x n+2 − 4ax n+1

| {z }

=−x

n

d'après (2)

+ x n = 4ax n+2 − x n+1 = 4x n+3 .

Ceci prouve que (x n ) n∈ N ∈ E a d'où F a ⊂ E a . Cet ensemble F a est stable par combinaison linéaire comme tout ensemble de suites vériant une relation de récurrence linéaire. On en conclut que F a est un sous-espace vectoriel de E a .

La relation (2) est vériée par les suites fabriquées à partir de celles de E a en prenant la diérence de deux termes consécutifs. Mais les suites de F a sont elles toutes de cette forme ?

En fait oui. L'application qui a une suite associe la diérence de deux termes consécutifs est un endomorphisme de E a dont l'image est incluse dans F a qui est de dimension 2 . Le noyau de cette application linéaire est K (espace des suites constantes) qui est de dimension 1 . Le rang est donc 2 ce qui prouve que F a est l'image de l'application.

3. Pour déterminer une base de F a , on forme l'équation caractéristique 4x 2 − 4ax + 1 = 0

dont le discriminant est 16(a 2 − 1) .

Lorsque 0 ≤ a < 1 , l'équation a deux racines complexes conjuguées. On pose a = cos θ avec θ ∈]0, π 2 [ . Les racines sont 1 2 e et 1 2 e −iθ . Une base est alors (cours) :

((2 −n cos nθ) n∈N , (2 −n sin nθ) n∈N )

Lorsque a = 1 . L'équation a une racine double 1 2 . Une base est alors (cours) : ((2 −n ) n∈N , (2 −n n) n∈N )

Lorsque 1 < a , l'équation a deux racines réelles. On pose a = ch θ avec θ > 0 . Les racines sont 1 2 e θ et 1 2 e −θ . Une base est alors (cours) :

((2 −n e ) n∈N , (2 −n e −nθ ) n∈N )

4. L'ensemble K des suites constantes est dans F a si et seulement si la suite constante de valeur 1 est dans E a c'est à dire

∀k ∈ N : 4 = 4(1 + a) − (1 + 4a) + 1 Ce qui ne se produit que pour

a 0 = 5 4 5. Dans cette question, on suppose a 6= 5 4 .

a. L'hypothèse a 6= 5 4 entraîne que K n'est pas inclus dans F a . Comme c'est une

droite vectorielle, on en tire K ∩ F a = {(0)} . Ici (0) désigne la suite nulle. De

plus :

(2)

K est de dimension 1 (la famille constituée de la suite constante de valeur 1 en est une base)

F a est de dimension 2 (question 3.) E a est de dimension 3 (question 1.b.)

Il en résulte que K et F a sont supplémentaires dans E a . Soit (u n ) n∈

N une suite quelconque de E a . Comment se décompose-t-elle sur ces deux supplémentaires ?

Elle est la somme d'une suite constante de valeur c et d'une suite (v n ) n∈

N de F a . Cette dernière suite est caractérisée par ses deux premiers termes v 0 et v 1 . Pour calculer c , v 0 , v 1 , formons les relations venant des trois premiers termes

 

 

 

 

c + v 0 = u 0 × 1 4 c + v 1 = u 1 × (−a) c − 1

4 v 0 + av 1 = u 2 × 1

et combinons les pour trouver c . En sommant avec les coecients indiqués, on obtient

c =

1

4 u 0 − au 1 + u 2 5

4 − a , v 0 = u 0 − c, v 1 = u 1 − c

b. On obtient des bases de E a simplement en insérant (1) (la suite constante de valeur 1 ) dans les familles trouvées en 3.

6. Dans le cas particulier a 0 = 5 4 la relation de récurrence dénissant E a

0

devient 4x n+3 = 9x n+2 − 6x n+1 + x n

Elle est vériée par (n) n∈N . Les racines de l'équation caractéristique (de F a ) sont alors 1 et 1 4 . En fait 1 est une racine double de l'équation caractéristique de degré 3 de E a . Bien que ce ne soit pas vraiment plus compliqué que pour les récurrences d'ordre 2, les récurrences linéaires d'ordre 3 ou plus ne sont pas au programme. Pour montrer que la famille

((n) n∈ N , (1) n∈ N , (4 −n ) n∈ N )

est une base de E a

0

, il sut (dimension) de prouver qu'elle est libre. Supposons donc que

α(n) n∈ N + β (1) n∈ N + γ(4 −n ) n∈ N ) = (0)

Écrivons la nullité des trois premiers termes et transformons le système par opérations élémentaires :

 

 

 

 

 

 

β + γ = 0

α + β + 1

4 γ = 0

2α + β + 1

16 γ = 0

 

 

 

 

 

 

α + β + 1

4 γ = 0

β + γ = 0

− β + − 7

16 γ = 0

 

 

α + β + 1

4 γ = 0

β + γ = 0

+ (1 − 7

16 )γ = 0 ce qui entraîne α = β = γ et donc que la famille est libre.

7. Une suite de E a se décompose comme une somme d'une suite constante et d'une suite de F a . La question 5.a. donne la valeur c de la suite constante de cette décomposition. On trouve ici c = 1 avec les conditions initiales particulières. Notons (v n ) n∈N la composante dans F a . Elle admet pour conditions initiales

v 0 = − p

|a 2 − 1|, v 1 = 0, v 2 = 1 4

p |a 2 − 1|

Lorsque a = 1 , cette suite est identiquement nulle donc u n = 1 pour tous les n . Lorsque a = cos θ ∈ [0, 1[ les conditions initiales deviennent

v 0 = − sin θ, v 1 = 0, v 2 = 1 4 sin θ Comme la suite est dans F a , il existe λ et µ tels que

∀n ∈ N , v n = λ2 −n cos(nθ) + µ2 −n sin(nθ) Les conditions initiales conduisent à

λ = − sin θ cos θ

2 λ + sin θ

2 µ = 0 ⇒

( λ = − sin θ µ = cos θ On en déduit

∀n ∈ N , v n = 2 −n sin((n − 1)θ), u n = 1 + 2 −n sin((n − 1)θ) Dans le cas a = ch θ > 1 , des calculs analogues conduisent à

∀n ∈ N , v n = 2 −n sh((n − 1)θ), u n = 1 + 2 −n sh((n − 1)θ)

(3)

Problème

Partie I. Le théorème de Liouville

1. Comme α est algébrique, il existe un polynôme P 1 ∈ Q [X ] tel que P ˜ 1 (α) = 0 . En divisant au besoin par tous les X − r où r décrit l'ensemble des éventuelles racines rationnelles de P 1 , on obtient un polynôme P 2 à coecients dans Q et sans racine rationnelle et dont α est racine. En multipliant par un multiple commun à tous les dénominateurs des coecients de P 2 , on obtient un polynôme P avec les mêmes pro- priétés que P 2 relativement aux racines mais à coecients dans Z.

2. a. La somme est formée par certaines puissance de 10 1 , celles dont l'exposant est une factorielle. L'idée est de majorer en ajoutant toutes les puissances qui manquent.

m

X

k=n+1

10 −k! < 10 −(n+1)! + 10 −(n+1)!−1 + 10 −(n+1)!−2 + · · · + 10 −m!

< 10 −(n+1)! 1 − ( 10 1 ) m!−(n+1)!

1 − 10 1 < 10 −(n+1)! 1

1 − 10 1 = 10

9 10 −(n+1)!

b. La suite est clairement convergente, en majorant chaque a k par 9 et en utili- sant l'inégalité précédente, on obtient qu'elle est majorée par 1. Elle est donc convergente.

c. On remarque que 720 = 6! , les décimales d'ordre 1,2,3,6,24,120,720 valent 1, toutes les autres valent 0. L'intervalle entre deux 1 augmente toujours strictement, la suite des décimales ne peut donc pas être périodique, même au bout d'un certain rang. Le nombre est donc irrationnel.

3. Il y a deux idées dans cette démonstration : le théorème des accroissements nis appli- qué à la fonction polynomiale P entre α et r et le fait que comme P est à coecients entiers et de degré d

q d P ˜ ( p q ) ∈ Z Lorsque r = p q ∈ [α − 1, α + 1] :

|P (r)| = |P(r) − P(α)| ≤ |r − α|M α

On en déduit

|r − α| ≥ 1 M α

|P (r)| ≥ 1

M α q d |q d P( p

q )| ≥ 1 M α q d

car q d P ( p q ) est un entier non nul ( P n'a pas de racine rationnelle).

Dans le cas où |r − α| ≥ 1 , il est évident que

|r − α| ≥ 1 ≥ 1 q d donc dans tous les cas

|r − α| ≥ 1 ≥ C α q d où C α = min(1, M 1

α

) .

4. Pourquoi s est-il transcendant ? Appliquons d'abord 2.a :

0 < s m − s n < 10

9 10 −(n+1)!

On en déduit en passant à la limite pour m (avec n xé)

0 < s − s n ≤ 10

9 10 −(n+1)!

Si s était algébrique, on aurait alors (d'après le théorème de Liouville) C α

10 −d n! ≤ 10

9 10 −(n+1)! ⇒ 10 (n+1)!−d n! ≤ 10 9C α

Ce qui est évidemment impossible car (n + 1)! − d n! → +∞

Partie II. Le théorème de l'élément primitif

1. Soit p un entier naturel. La famille (1, α, α 2 , · · · , α p ) est liée dans le Q-espace vectoriel R si et seulement si il existe des rationnels a 0 , · · · , a p qui ne sont pas tous nuls et tels que

a 0 1 + a 1 α + a 2 α 2 + · · · + a p α p = 0

Cela traduit exactement l'existence d'un polynôme P = a 0 + a 1 X + · · · + a p X p dont α est une racine. C'est à dire le caractère algébrique de α .

2. a. Par dénition, la famille (1, α, α 2 , · · · , α d−1 ) engendre Q [α] . De plus elle est libre

car d est le plus petit des entiers p tels que (1, α, α 2 , · · · , α p ) soit liée. C'est donc

une base de Q [α] .

(4)

b. D'après les hypothèses, (1, α, α 2 , · · · , α d ) est liée et (1, α, α 2 , · · · , α d−1 ) est libre.

Il existe donc (a 0 , · · · , a p ) 6= (0, · · · , 0) tels que

a 0 1 + a 1 α + a 2 α 2 + · · · + a d α d = 0 Si a d était nul, on aurait

(a 0 , · · · , a d−1 ) 6= (0, · · · , 0) avec a 0 1 + a 1 α + a 2 α 2 + · · · + a d−1 α d−1 = 0 en contradiction avec le caractère libre de (1, α, α 2 , · · · , α d−1 ) .

On peut donc exprimer α d en fonction des autres puissances de α puis multiplier par α :

α d = − a 0

a d − · · · − a d−1 a d α d−1

⇒ α d+1 = − a 0

a d α − · · · − a d−2

a d α d−1 − a d−1

a d α d ∈ Vect(1, α, α 2 , · · · , α d−1 ) En continuant à multiplier par α , on montre que α n ∈ Q [α] pour tous les entiers naturels n .

c. Pour montrer que α −1 ∈ Q [α] , on considère à nouveau la famille (a 0 , · · · , a d ) 6=

(0, · · · , 0) telle que

a 0 + a 1 α + · · · + a d α d = 0

On va montrer cette fois que a 0 6= 0 . En eet, sinon on peut simplier par α a 0 = 0 ⇒ α a 1 + · · · + a d α d−1

= 0 ⇒ a 1 + · · · + a d α d−1 = 0

avec (a 1 , · · · , a d ) 6= (0, · · · , 0) en contradiction avec le fait que d soit le plus petit des entiers tels que (1, α, α 2 , · · · , α p ) soit liée.

Comme a 0 6= 0 , on peut obtenir une expression de α −1 :

1 + α a 1

a 0 + · · · + a d

a 0 α d−1

= 0 ⇒ α −1 = − a 1

a 0 − · · · − a d

a 0 α d−1 ∈ Q [X ] d. On a déjà vu l'existence d'un polynôme P de degré d dont α est une racine et

dont le coecient de degré d est non nul. En le divisant par ce coecient, on peut le supposer unitaire. Pourquoi est-il irréductible ?

S'il ne l'était pas, il existerait des plynômes Q et R de degré strictement plus petits que d tels que P = QR . Alors α serait racine de l'un deux en contradiction avec le fait que d est le plus petit des entiers p tels que (1, α, α 2 , · · · , α p ) soit liée.

Il existe donc un polynôme P de degré d , irréductible et unitaire dont α est racine.

Un tel polynôme est unique. S'il en existait un autre Q , alors α serait racine de P − Q dont le degré est strictement plus petit que d (les deux polynômes sont unitaires) et on obtiendrait de nouveau une contradiction avec le caractère minimal de d .

3. Considérons tous les monômes α m β n avec m et n quelconques.

L'élément (αβ) l est de ce type. Par la formule du binôme, (α + β) n se décompose en une Q-combinaison d'éléments de ce type.

D'après 2., α m ∈ Q [α]) se décompose en une combinaison de α i avec i entre 0 et p − 1 et β m ∈ Q [β ]) se décompose en une combinaison de β j avec j entre 0 et q − 1 . On en déduit que (α + β) l et (αβ) l sont dans Q [α, β] par dénition même de cet ensemble.

Le Q espace vectoriel Q [α, β] est engendré par une famille nie de vecteurs. Il est donc de dimension nie. Il existe donc un entier p assez grand pour que la famille de vecteurs

(1, (α + β), · · · , (α + β ) p )

de Q [α, β] soit liée. C'est le cas par exemple si p + 1 > dim Q [α, β] . On en déduit d'après 1. que α + β est algébrique. La n du raisonnement est la même pour αβ .

Partie III. Transformation de Tchirnhaus

L'objet de cette partie est de donner une méthode pratique pour obtenir un polynôme explicite annulant α + β à partir des polynômes annulateurs de deux nombres algébriques α et β .

1. Deux polynômes sont premiers entre eux lorsque leur pgcd (obtenu par l'algorithme d'Euclide) est un polynôme de degré 0 . Eectuons cette division euclidienne.

Les calculs sont assez simples pour être faits à la main mais il est plus instructif de donner le code Maple les implémentant :

A:=X^2+X+1;AA:=subs(X=s-X,X^2-2);

AAA:= rem(A,AA,X);

A:=AA;AA:=AAA;

AAA:= rem(A,AA,X);

A= X + X + 1 2 AA= (s - X) - 2 2

2

(5)

AAA=(1 + 2 s) X + 3 - s A=(s - X) - 2 2 AA=(1 + 2 s) X + 3 - s 2

2 3 4

-s + 7 + 2 s - 2 s + s AAA=---

(1 + 2 s) 2

Les polynômes P et Q s ne sont pas premiers entre eux lorsque le dernier reste non nul est (1 + 2s)X + 3 − s 2 avec 1 + 2s 6= 0 pour que le degré soit non nul. Cela se produit si et seulement si

7 − 2s − s 2 + 2s 3 − s 4 = 0

Dans ce cas 1 + 2s 6= 0 car la valeur en − 1 2 du polynôme en s est non nulle comme le montre

subs(s=-1/2,7-2*s-s^2+2*s^3-s^4);

119 --- 16

2. On admet ici que C(s) = 0 si et seulement si P et Q s ont une racine en commun dans C. Cela se produit si et seulement si il existe une racine u ∈ C de P qui est aussi une racine de Q s .Or Q s (u) = Q(s − u) . Cela signie que s − u est une racine v de Q . Ainsi Q(s) = 0 entraîne qu'il existe une racine u de P et une racine v de Q telles que s = u + v . Réciproquement, si s est la somme de deux racines u et v respectivement de P et de Q alors s − v = u est une racine de P (car P (u) = 0 ) et de Q s (car Q s (s − v) = Q(s − (s − v)) = Q(s) = 0 .

Les racines de C sont donc les sommes des racines de P et de Q .

L'exemple montre que l'algorithme d'Euclide conduit au polynôme C . On dispose donc d'une méthode pratique pour calculer un polynôme annulateur de la somme de deux nombres algébriques.

3. On peut appliquer directement les résultats de la question 1. avec j racine de P et √ 2 racine de Q . On en déduit que j + √

2 est racine de R = 7 − 2X − X 2 + 2X 3 − X 4

En fait toutes les sommes des racines de P et Q possibles sont racines de R . On obtient ainsi les quatre racines complexes de R :

j + √

2 j − √

2 j 2 + √

2 j 2 − √

2 Pourquoi R est-il irréductible dans Q [X ] ?

Aucune de ses racines n'est rationnelle. Le polynôme R n'est donc pas divisible dans Q [X] par un polynôme de degré 1 ou 3. De même, aucune somme de deux de ces racines n'est rationnelle. Or si R était divisible par un polynôme de T ∈ Q [X] de degré 2 , Le coecient de X dans T serait l'opposée d'une telle somme. Ainsi R est bien irréductible.

Les calculs et le raisonnement sont analogues pour √ 3 + √

2 . A:=X^2-3;AA:=subs(X=s-X,X^2-2);

AAA:= rem(A,AA,X);

A:=AA;AA:=AAA;

AAA:= rem(A,AA,X);

A:= X - 3 2 AA:= (s - X) - 2 2 AAA:= -1 - s + 2 s X 2

A:= (s - X) - 2 2 AA:= -1 - s + 2 s X 2

4 2

s - 10 s + 1 AAA:= ---

4 s 2

On en déduit que √ 3 + √

2 est racine de

X 4 − 10X 2 + 1

(6)

Partie IV. Problème de Routh-Hurwitz

1. Par dénition même, S A est de degré n 2 . Si A est à coecients réels, ses racines non réelles sont deux à deux conjuguées. Il en est de même pour S A qui est donc aussi à coecients réels.

2. La somme de deux nombres dont la partie réelle est positive ou nulle est à partie réelle positive ou nulle. L'ensemble H est donc stable par addition.

3. Les coecients d'un polynôme produit A = P Q sont des sommes de produits des coecients de P et Q . Lorsque P et Q sont des polynômes positifs, tous ces coecients sont positifs ou nuls. Le polynôme A est donc aussi positif ou nul.

4. Si z est un réel strictement positif et P un polynôme positif, P (z) > 0 . Une racine réelle de P (s'il elle existe) ne peut donc être que négative ou nulle.

5. Il s'agit d'un résultat de cours. Les polynômes irréductibles de R [X] sont les polynômes de degré 1 et les polynômes de degré 2 sans racine réelle.

Soit P un polynôme unitaire irréductible et stable.

Si P est de degré 1 . Il existe z ∈ R tel que P = X − z . Comme P est stable, z ∈ H donc z est un réel négatif ou nul et P est positif.

Si P est de degré 2 . Il existe z ∈ C tel que

P = (X − z)(X − z) = X 2 − 2 Re(z)X + |z| 2 Ce polynôme est positif car |z| ≥ 0 et Re(z) ≤ 0 car z ∈ H .

6. Il est évident que tout diviseur d'un polynôme stable est stable car l'ensemble des racines d'un diviseur est inclus dans l'ensemble des racines du polynôme qu'il divise.

7. Supposons A et S A positifs et à coecients réels. Alors z est aussi une racine de A et z + z = 2 Re z est une racine de S A . D'après 4., 2 Re z < 0 donc z ∈ H . Ceci prouve que A est stable.

8. Si A est stable et à coecients réels, les polynômes irréductibles qui le divisent le sont aussi. D'après 5., ils sont positifs. D'après 3., le polynôme A est positif. D'après 2., le polynôme S A est positif.

9. On cherche à déterminer si un polynôme à coecients complexes A est stable.

Si A ∈ R [X] , on calcule S A par la méthode de la partie III. Le polynôme A est stable si et seulement si A et S A sont positifs.

Si A n'est pas à coecients réels. On forme A dont les racines sont conjuguées de celles

de A et B = AA . Le polynôme A est stable si et seulement si B est stable. On est

ramené au cas précédent car B est à coecients réels.

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