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Probl` eme d’analyse (concours A-TB 2010)

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Texte intégral

(1)

L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB2−2011-2012

D. Blotti`ere Math´ematiques

Correction du devoir surveill´ e n˚4

Probl` eme d’alg` ebre

Dans tout l’exercice,ad´esigne un nombre r´eel fix´e. On noteM ∈ M2(R) d´efinie par : M =

a 1 1 a

. 1. ´Etude spectrale de M

Pour toutλ∈R, on introduit le syst`eme

(Sλ) : (M −λI2) x

y

= 0

0

d’inconnue x

y

∈R2, et on noteEλ son ensemble solution.

1.1. Justifier que Eλ est un sous-espace vectoriel deR2.

1.2. D´eterminer le spectre Spec(M) deM, i.e. l’ensemble d´efini par :

Spec(M) ={λ∈R : le syst`eme (Sλ) n’est pas de Cramer}. 1.3. Soitλ∈R\Spec(M).D´eterminer Eλ, sans effectuer aucun calcul.

1.4. D´eterminer une base deEa+1 et pr´eciser sa dimension.

1.5. D´eterminer une base deEa−1 et pr´eciser sa dimension.

1.6. D´emontrer que :Ea+1⊕Ea−1=R2. 2. Calcul des puissances deM

On note P∈ M2(R) d´efinie par :

P =

1 1 1 −1

. 2.1. Montrer queP est inversible et calculer son inverse.

2.2. CalculerD=P−1M P.

2.3. Exprimer M en fonction deP,D etP−1. 2.4. En d´eduire que pour toutk∈N :

Mk = 1 2

(a+ 1)k+ (a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k+ (a−1)k

.

3. Sous-espace vectoriel deM2(R) engendr´e par les puissances de M

Soit n un entier naturel sup´erieur ou ´egal `a 2. On noteFn le sous-espace vectoriel de M2(R) engendr´e par (I2, M, M2, . . . , Mn), i.e. :

Fn = Vect(I2, M, M2, . . . , Mn).

3.1. Soitk∈J2, nK. Montrer queMk∈Vect(I2, M).

3.2. En d´eduire une base deFn, puis sa dimension.

(2)

Correction

1.1. Soitλ∈R. Le syst`eme (Sλ) s’´ecrit :

(a−λ)x + y = 0 x + (a−λ)y = 0 .

Il s’agit d’un syst`eme lin´eaire homog`ene, `a deux inconnues r´eelles, `a coefficients r´eels. Son ensemble solu- tionEλ est donc un sous-espace vectoriel deR2.

1.2. Soitλ∈R. Pour ´etudier si le syst`eme (Sλ) est ou non de Cramer, on l’´echelonne, `a l’aide de la m´ethode du pivot de Gauß.

(a−λ)x + y = 0

x + (a−λ)y = 0 ⇐⇒

1 x + (a−λ)y = 0

(a−λ)x + y = 0 (L1↔L2)

⇐⇒

(?)

( 1 x + (a−λ)y = 0

(1−(a−λ)2) y = 0 (L2←L2−(a−λ)L1)

Le syst`eme (Sλ) n’est donc pas de Cramer si et seulement si 1−(a−λ)2= 0.Or : 1−(a−λ)2 ⇐⇒ 12−(a−λ)2= 0

⇐⇒ (1−(a−λ))(1 + (a−λ)) = 0 (3`emeidentit´e remarquable)

⇐⇒ (λ+ 1−a)(1 +a−λ) = 0

⇐⇒ (λ=a−1) ou (λ=a+ 1) (un produit est nul ssi au moins l’un des facteurs est nul) On en d´eduit que le spectre Spec(M) deM est :

Spec(M) ={a−1, a+ 1}.

1.3. Soitλ∈R\Spec(M).

λest donc un nombre r´eel qui n’appartient pas `a Spec(M), i.e. qui est diff´erent dea−1 eta+1, d’apr`es 1.2..

Commeλ /∈Spec(M), le syst`eme (Sλ) est donc de Cramer. Il poss`ede donc une unique solution. Comme il est de plus homog`ene, cette solution est

0 0

. Par suite : Eλ=

0 0

.

1.4. Par d´efinition, Ea+1 est l’ensemble solution du syst`eme (Sa+1). En sp´ecialisant (?) au cas o`u λ=a+ 1, on obtient :

(Sa+1)⇐⇒

x − y = 0

0 = 0 .

Le syst`eme (Sa+1) est de rang 1 et poss`ede deux inconnues. Il y a donc 2-1=1 param`etre. On choisity ici.

La ligne (L1) nous donnex=y. On en d´eduit : Ea+1=

y y

: y∈R

= Vect 1

1

. La famille

1 1

est donc g´en´eratrice de Ea+1. Comme cette famille est compos´ee d’un vecteur non nul, elle est libre. Par suite

1 1

est une base deEa+1. On a donc : dim(Ea+1) = 1.

1.5. Par d´efinition, Ea−1 est l’ensemble solution du syst`eme (Sa−1). En sp´ecialisant (?) au cas o`u λ=a−1, on obtient :

(Sa−1)⇐⇒

x + y = 0

0 = 0 .

Le syst`eme (Sa−1) est de rang 1 et poss`ede deux inconnues. Il y a donc 2-1=1 param`etre. On choisity ici.

La ligne (L1) nous donnex=−y. On en d´eduit : Ea−1=

−y y

: y∈R

= Vect 1

1

.

(3)

La famille −1

1

est donc g´en´eratrice de Ea−1. Comme cette famille est compos´ee d’un vecteur non nul, elle est libre. Par suite

−1 1

est une base deEa−1. On a donc : dim(Ea−1) = 1.

1.6. D’apr`es le cours, on a :

Ea+1⊕Ea−1=R2⇐⇒

Ea+1∩Ea−1={0R2} et

Ea+1+Ea−1=R2 .

• Preuve deEa+1∩Ea−1={0R2}.

Puisque Ea+1 est l’ensemble solution du syst`eme (Sa+1) etEa−1 est l’ensemble solution du syst`eme (Sa−1), l’ensemble Ea+1∩Ea−1 est l’ensemble solution du syst`eme lin´eaire obtenu en concat´enant les deux syst`emes (Sa+1) et (Sa−1), i.e. du syst`eme :

(S) :





−x + y = 0 (1`ereligne du syst`eme (Sa+1)) x − y = 0 (2`emeligne du syst`eme (Sa+1)) x + y = 0 (1`ereligne du syst`eme (Sa−1)) x + y = 0 (2`emeligne du syst`eme (Sa−1)) R´esolvons donc (S) pour d´eterminerEa+1∩Ea−1.

(S) ⇐⇒





−x + y = 0

0 = 0 (L2←L2+L1) 2y = 0 (L3←L3+L1) 2y = 0 (L4←L4+L1)

⇐⇒





−x + y = 0

2y = 0 (L2↔L4) 2y = 0

0 = 0

⇐⇒





−x + y = 0 2y = 0

0 = 0 (L3←L3−L2)

0 = 0

Le dernier syst`eme est ´echelonn´e. Son ensemble solution est clairement 0

0

. Comme il est ´equivalent

`

a (S), l’ensemble solutionEa+1∩Ea−1 de (S) est donc aussi 0

0

.

• Preuve deEa+1+Ea−1=R2.

– D’apr`es le cours, on sait que Ea+1+Ea−1 est un sous-espace vectoriel deR2. – D’apr`es la formule de Grassmann, on a :

dim(Ea+1+Ea−1) = dim(Ea+1) + dim(Ea−1)−dim(Ea+1∩Ea−1).

D’apr`es 1.4. et 1.5., on a : dim(Ea+1) = dim(Ea−1) = 1.De plus puisque Ea+1∩Ea−1 = 0

0

(cf. point pr´ec´edent), on a dim(Ea+1∩Ea−1) = 0. On en d´eduit : dim(Ea+1+Ea−1) = 2.

– Ea+1+Ea−1est un sous-espace vectoriel de dimension 2 deR2, qui est un espace vectoriel de dimen- sion 2. On a donc :Ea+1+Ea−1=R2.

2.1. Pour ´etudier l’inversibilit´e de la matrice P et calculer son inverse, on introduit le syst`eme (S) : P

x1

x2

= y1

y2

(4)

d’inconnue x1

x2

∈R2 et de param`etre y1

y2

∈R2. (S) ⇐⇒

x1 + x2 = y1

x1 − x2 = y2

⇐⇒

(

1 x1 + x2 = y1

−2 x2 = y2−y1 (L2←L2−L1)

On voit alors que le syst`eme (S) est de rang 2, donc de Cramer. On en d´eduit que la matrice P est inversible. Pour d´eterminer l’inverse de la matriceP, achevons la r´esolution du syst`eme (S).

D’apr`es (L2), on a :

x2=1 2y1−1

2y2. A l’aide de (L` 1), on d´eduit alors que :

x1+1 2y1−1

2y2=y1

soit

x1=1 2y1+1

2y2. On a finalement





x1 = 1

2y1 + 1 2y2

x2 = 1

2y1 − 1 2y2

soit

x1

x2

= 1 2

1 1 1 −1

y1

y2

. On a donc :

P−1=1 2

1 1 1 −1

. (1)

On v´erifie que l’on a bienP P−1=I3.

2.2. La matriceD est d´efinie par :D=P−1M P. Pour la d´eterminer, on calcule le produit matriciel : P−1M P = 1

2

1 1 1 −1

a 1 1 a

1 1

1 −1

. On trouve

a+ 1 0 0 a−1

.On en d´eduit que : D=

a+ 1 0 0 a−1

. 2.3. Donnons une expression de M en fonction deD, P, P−1.

D=P−1M P =⇒ P D=P P−1

| {z }

I3

M P (multiplication parP par la gauche de chacun des membres)

=⇒ P D=M P (I3M P =M P)

=⇒ P DP−1=M P P−1

| {z }

I3

(multiplication parP−1 par la droite de chacun des membres)

=⇒ P DP−1=M (M I3=M) On a donc

M =P DP−1.

(5)

2.4. Soitk∈N.

M´ethode : Pour calculer la puissancek-i`eme deM, on va :

(a) lier la puissancek-i`eme de M `a la puissance k-i`eme deD, en utilisant la relationM =P DP−1; (b) calculer la puissancek-i`eme deD (calcul ais´e car D est diagonale) ;

(c) d´eduire de (a) et (b) la puissancek-i`eme deM.

• Lien entre la puissance k-i`eme deM et la puissancek-i`eme deD On a :

Mk = M M M . . . M M

| {z }

kfois

= P DP−1P DP−1P DP−1 . . . P DP−1P DP−1

| {z }

kfois

(d’apr`es 2.3.)

= P DP−1P

| {z }

I3

DP−1P

| {z }

I3

DP−1. . . P DP−1P

| {z }

I3

DP−1

= P DDD . . . DD

| {z }

kfois

P−1

multiplier une matrice 3×3 parI3 `a gauche ou `a droite laisse la matrice inchang´ee

= P DkP−1. Par suite

Mk =P DkP−1. (2)

Remarque : On aurait aussi pu montrer par r´ecurrence que pour tout k∈N,Mk =P DkP−1 . Pour cette autre m´ethode, on renvoie `a la correction de la question 1.4.3. de l’exercice d’alg`ebre du devoir surveill´e n˚3.

• Calcul de la puissancek-i`eme deD La matrice D =

a+ 1 0 0 a−1

´etant diagonale, pour calculer la puissance k-i`eme de D, il suffit d’´elever ses coefficients diagonaux `a la puissancek. On en d´eduit :

Dk=

(a+ 1)k 0 0 (a−1)k

. (3)

• Expression de la puissancek-i`eme deM On a :

Mk = P DkP−1 (cf. (2))

= P

(a+ 1)k 0 0 (a−1)k

P−1 (cf. (3)) On calcule alors le produit matriciel :

P

(a+ 1)k 0 0 (a−1)k

P−1 =

1 1 1 −1

(a+ 1)k 0

0 (a−1)k 1

2

1 1 1 −1

= 1

2

1 1 1 −1

(a+ 1)k 0

0 (a−1)k

1 1

1 −1

et on obtient :

1 2

(a+ 1)k+ (a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k+ (a−1)k

. On a donc :

Mk= 1 2

(a+ 1)k+ (a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k+ (a−1)k

. (4)

(6)

3.1. Soitnun entier sup´erieur ou ´egal `a 2. Soitk∈J2, nK.

Par d´efinition mˆeme, on sait queMk ∈Vect(I2, M) si et seulement siMk est combinaison lin´eaire deI2

et de M, i.e. s’il existeλ1, λ2∈Rtels que :

Mk1I22M.

On est ainsi conduit `a r´esoudre l’´equation :

(E) : Mk1I22M d’inconnuesλ1, λ2∈R.

(E) ⇐⇒ 1

2

(a+ 1)k+ (a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k+ (a−1)k

1

1 0 0 1

2

a 1 1 a

(cf. (4))

⇐⇒

(a+ 1)k+ (a−1)k 2

(a+ 1)k−(a−1)k 2

(a+ 1)k−(a−1)k 2

(a+ 1)k+ (a−1)k 2

=

λ1+aλ2 λ2

λ2 λ1+aλ2

⇐⇒

















λ1 + aλ2 = (a+ 1)k+ (a−1)k 2

λ2 = (a+ 1)k−(a−1)k 2

λ2 = (a+ 1)k−(a−1)k 2

λ1 + aλ2 = (a+ 1)k+ (a−1)k 2

deux matrices de mˆeme format sont ´egales ssi elles ont les mˆemes coefficients

⇐⇒





1 λ1 + aλ2 = (a+ 1)k+ (a−1)k 2

1 λ2 = (a+ 1)k−(a−1)k 2

(carL1=L4 etL2=L3)

Ce dernier syst`eme lin´eaire est un syst`eme de Cramer. Il admet donc une unique solution (on pourrait la calculer bien sˆur, mais ce n’est pas n´ecessaire pour la suite). On en d´eduit que l’´equation (E) admet une (unique) solution. Par suite,Mk ∈Vect(I2, M).

3.2. Par d´efinition, on a :Fn= Vect(I2, M, M2, . . . , Mn). D’apr`es 3.1., on a : M2∈Fn, M3∈Fn, . . . , Mn−1∈Fn , Mn∈Fn. On a donc :

Fn= Vect(I2, M, M2, . . . , Mn) = Vect(I2, M).

Par suite, la famille (I2, M) est g´en´eratrice deFn. V´erifions si elle est libre.

Soient λ1, λ2∈Rtels queλ1I22M = 0M2(R). λ1I22M = 0M2(R) ⇐⇒ λ1

1 0 0 1

2

a 1 1 a

= 0 0

0 0

⇐⇒

λ1+aλ2 λ2

λ2 λ1+aλ2

= 0 0

0 0

⇐⇒





λ1 + aλ2 = 0 λ2 = 0 λ2 = 0 λ1 + aλ2 = 0

deux matrices de mˆeme format sont ´egales ssi elles ont les mˆemes coefficients

⇐⇒

(

1 λ1 + aλ2 = 0

1 λ2 = 0 (carL1=L4 etL2=L3)

(7)

Ce dernier syst`eme lin´eaire est homog`ene et de Cramer. Il admet donc une unique solution donn´ee par λ12= 0.La famille (I2, M) est donc libre.

La famille (I2, M) est libre et engendreFn. C’est donc une base deFn. Par suite, dim(Fn) = 2.

Probl` eme de probabilit´ es

On dispose de trois urnes num´erot´ees 1,2,3, qui contiennent chacune deux boules.

• L’urne n˚1 contient deux boules blanches.

• L’urne n˚2 contient une boule blanche et une boule rouge.

• L’urne n˚3 contient deux boules rouges.

L’exp´erience consiste `a choisir une fois pour toute une urne au hasard, puis `a effectuer une succession de tirages avec remise, jusqu’`a l’apparition ´eventuelle d’une boule blanche.

On noteU la variable al´eatoire ´egale au num´ero de l’urne choisie.

On consid`ere la variable al´eatoireX ´egale

– `a 0 si l’on n’obtient jamais de boule blanche ;

– au rang du tirage o`u apparaˆıt pour la premi`ere fois une boule blanche sinon.

1. ´Etude de la variable al´eatoire U 1.1. Reconnaˆıtre la loi deU.

1.2. Donner l’esp´erance et la variance deU. 2. ´Etude de la variable al´eatoire X

2.1. D´eterminer l’ensemble des valeurs prises parX. 2.2. On cherche ici `a calculer P([X = 1]).

2.2.1. Calculer les probabilit´es suivantes :

P([X = 1]/[U = 1]) ; P([X = 1]/[U = 2]) ; P([X = 1]/[U = 3]).

2.2.2. En d´eduire queP([X = 1]) = 1 2.

2.3. Soitj un entier sup´erieur ou ´egal `a 2. On souhaite d´eterminer P([X =j]).

2.3.1. Justifier que :

P([X =j]/[U = 1]) = 0 et P([X =j]/[U = 3]) = 0.

2.3.2. Calculer, pour tout entierj sup´erieur ou ´egal `a 2,P([X =j]/[U = 2]).

2.3.3. En d´eduire que :

P([X =j]) = 1 3

1 2

j

. 2.4. D´eduire de ce qui pr´ec`ede la valeur deP([X= 0]).

3. Probabilit´e de gagner

On dit que l’on gagne, si la premi`ere boule blanche tir´ee apparaˆıt avant le 100`emetirage. Calculer la pro- babilit´e de gagner.

4. ´Etude de l’esp´erance math´ematique deX

4.1. Justifier l’existence de l’esp´erance math´ematique E(X) deX.

4.2. CalculerE(X).

Correction

1.1. Les urnes ´etant num´erot´ees de 1 `a 3, l’ensembleU(Ω) des valeurs prises parU est {1,2,3}.

L’urne ´etant choisie au hasard, chacune des valeurs de la variable al´eatoire U a la mˆeme probabilit´e d’apparaˆıtre.

On en d´eduit queU ∼ U({1,2,3}). On a donc :

∀k∈ {1,2,3}, P([U =k]) =1 3.

(8)

1.2. D’apr`es le cours, on a :

E(U) =3 + 1

2 = 2 et V(U) =32−1 12 = 2

3.

2.1. Par d´efinition mˆeme de la variable al´eatoireX, l’ensembleX(Ω) des valeurs prises parX estN. 2.2.1. Pour toutk∈N, on introduit l’´ev´enement :

Bk : on tire une boule blanche lors duk-i`eme tirage.

• Calcul de P([X = 1]/[U = 1])

Par d´efinition, P([X = 1]/[U = 1]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois au premier tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚1.

On a donc :

P([X = 1]/[U = 1]) =P(B1/[U = 1]).

Comme l’urne n˚1 ne contient que des boules blanches, on a : P(B1/[U = 1]) = 1.On a donc : P([X= 1]/[U = 1]) = 1.

• Calcul de P([X = 1]/[U = 2])

Par d´efinition, P([X = 1]/[U = 2]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois au premier tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚2.

On a donc :

P([X = 1]/[U = 2]) =P(B1/[U = 2]).

Comme l’urne n˚2 contient une boule blanche et une boule rouge et que l’on est en situation d’´equiprobabilit´e (hypoth`ese que l’on fait), on a : P(B1/[U = 2]) = 1

2.On a donc : P([X = 1]/[U = 2]) = 1

2.

• Calcul de P([X = 1]/[U = 3])

Par d´efinition, P([X = 1]/[U = 3]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois au premier tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚3.

On a donc :

P([X = 1]/[U = 3]) =P(B1/[U = 3]).

Comme l’urne n˚3 ne contient aucune boule blanche, on a : P(B1/[U = 3]) = 0. On a donc : P([X= 1]/[U = 3]) = 0.

2.2.2. On applique la formule des probabilit´es totales relativement au syst`eme complet d’´ev´enements ([U = 1],[U = 2],[U = 3])

canoniquement associ´e `a la variable al´eatoireU pour calculerP([X = 1]). On obtient : P([X= 1]) = P([X = 1]/[U = 1])

| {z }

1

P([U = 1])

| {z }

1/3

+ P([X = 1]/[U = 2])

| {z }

1/2

P([U = 2])

| {z }

1/3

+ P([X = 1]/[U = 3])

| {z }

0

P([U = 3])

| {z }

1/3

= 1

3+1

6 (cf. 1.1. et 2.2.1.)

= 1

2.

(9)

2.3.1. Soitj un entier sup´erieur ou ´egal `a 2.

• Preuve deP([X =j]/[U = 1]) = 0

Par d´efinition, P([X =j]/[U = 1]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois auj-i`eme tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚1.

On a donc :

P([X =j]/[U = 1]) = P(B1∩. . .∩Bj−1∩Bj/[U = 1])

commej≥2 l’´ev´enementB1

apparaˆıt bien dans la d´ecomposition

= P(B1/[U = 1])×. . .×P(Bj−1/[U = 1])×P(Bj/[U = 1])

ind´ependance des tirages

Comme l’urne n˚1 ne contient que des boules blanches, on a :

P(B1/[U = 1]) =. . .=P(Bj−1/[U = 1]) = 0.

Ainsi a-t-on :

P(B1/[U = 1])×. . .×P(Bj−1/[U = 1])×P(Bj/[U = 1]) = 0 et par suite :P([X =j]/[U = 1]) = 0.

• Preuve deP([X =j]/[U = 3]) = 0

Par d´efinition, P([X =j]/[U = 3]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois auj-i`eme tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚3.

On a donc :

P([X =j]/[U = 3]) = P(B1∩. . .∩Bj−1∩Bj/[U = 3])

= P(B1/[U = 3])×. . .×P(Bj−1/[U = 3])×P(Bj/[U = 3])

ind´ependance des tirages

Comme l’urne n˚3 ne contient que des boules rouges, on a : P(Bj/[U = 3]) = 0.

Ainsi a-t-on :

P(B1/[U = 3])×. . .×P(Bj−1/[U = 3])×P(Bj/[U = 3]) = 0 et par suite :P([X =j]/[U = 3]) = 0.

2.3.2. Soitj un entier sup´erieur ou ´egal `a 2.

Par d´efinition, P([X =j]/[U = 2]) est la probabilit´e de tirer une boule blanche pour la premi`ere fois au j-i`eme tirage, sachant que l’on tire dans l’urne n˚2.

On a donc :

P([X=j]/[U = 2]) = P(B1∩. . .∩Bj−1∩Bj/[U = 2])

= P(B1/[U = 2])×. . .×P(Bj−1/[U = 2])×P(Bj/[U = 2])

ind´ependance des tirages

Comme l’urne n˚2 contient une boule blanche et une boule rouge et que l’on est en situation d’´equiprobabilit´e (hypoth`ese que l’on fait), on a :

∀k∈N, P(Bk/[U = 2]) =P(Bk/[U = 2]) = 1 2. Ainsi a-t-on :

P(B1/[U = 1])

| {z }

1/2

×. . .×P(Bj−1/[U = 1])

| {z }

1/2

×P(Bj/[U = 1])

| {z }

1/2

| {z }

jfacteurs

= 1

2 j

et par suite :P([X =j]/[U = 2]) = 1

2 j

.

(10)

2.3.3. On applique la formule des probabilit´es totales relativement au syst`eme complet d’´ev´enements ([U = 1],[U = 2],[U = 3])

canoniquement associ´e `a la variable al´eatoireU pour calculerP([X =j]). On obtient : P([X=j]) = P([X =j]/[U = 1])

| {z }

0

P([U = 1])

| {z }

1/3

+ P([X =j]/[U = 2])

| {z }

(1/2)j

P([U = 2])

| {z }

1/3

+ P([X =j]/[U = 3])

| {z }

0

P([U = 3])

| {z }

1/3

(cf. 1.1., 2.3.1. et 2.3.2.)

= 1

3 1

2 j

.

2.4. CommeX est une variable al´eatoire ayant pour ensemble de valeursX(Ω) =N, la s´erie de terme g´en´eral P([X =n]) (n∈N) est convergente et

+∞

X

n=0

P([X=n]) = 1. (5)

Or on a :

+∞

X

n=0

P([X =n]) = P([X= 0]) +P([X = 1]) +

+∞

X

n=2

P([X =n])

= P([X= 0]) + 1 2+

+∞

X

n=2

1 3

1 2

n

(cf. 2.2.2. et 2.3.3.)

= P([X= 0]) + 1 2+

+∞

X

n0=0

1 3

1 2

n0+2

(changement d’indicen0=n−2)

= P([X= 0]) + 1 2+1

3 1

2 2

×

+∞

X

n=0

1 2

n

(lin´earit´e)

= P([X= 0]) + 1 2+1

3 1

2 2

× 1 1−1

2

| {z }

1/6

(cours sur les s´eries g´eom´etriques)

= P([X= 0]) + 2 3.

De ce calcul et de (5), on d´eduit que :P([X = 0]) +2

3 = 1 et par suite : P([X = 0]) = 1

3.

Remarque : On remarque queP([X= 0]) =P([U = 3]), ce qui n’est gu`eresurprenant, si l’on r´efl´echit

`

a l’exp´erience al´eatoire et aux variables al´eatoires consid´er´ees...

3. Par d´efinition, l’´ev´enement on gagne co¨ıncide avec l’´ev´enement [1 ≤ X < 100] qui s’´ecrit aussi [1≤X ≤99] puisque la variable al´eatoireX est `a valeurs enti`eres.

P(on gagne) = P([1≤X ≤99])

= P

99

[

n=1

[X =n]

!

(11)

=

99

X

n=1

P([X =n])

99

[

n=1

[X=n] est une r´eunion disjointe et additivit´e

!

= P([X = 1]) +

99

X

n=2

P([X =n])

= 1

2 +

99

X

n=2

1 3

1 2

n

(cf. 2.2.2. et 2.3.3.)

= 1

2 +

97

X

n0=0

1 3

1 2

n0+2

(changement d’indicen0=n−2)

= 1

2 +1 3

1 2

2

×

97

X

n=0

1 2

n

(lin´earit´e)

= 1

2 +1 3

1 2

2

× 1−

1 2

98

1−1 2

| {z }

(1/6)(1−(1/2)98)

(cours sur les suites g´eom´etriques)

= 1

2 +1 6 1−

1 2

98!

= 2

3 − 1

3×299

4.1. Par d´efinition, l’esp´eranceE(X) de X existe si et seulement si la s´erie de terme g´en´eral nP([X = n]) (n∈N) est convergente.

la s´erie de terme g´en´eral nP([X =n]) (n∈N)

est convergente

 ⇐⇒

la s´erie de terme g´en´eral nP([X =n]) (n∈N≥2)

est convergente

cf. rem. au bas de la page 2 du cours sur les s´eries

⇐⇒

la s´erie de terme g´en´eral 1

3 n 1

2 n

(n∈N≥2) est convergente

(cf. 2.3.3.)

⇐⇒

la s´erie de terme g´en´eral 1

3 n 1

2 n

(n∈N) est convergente

cf. rem. au bas de la page 2 du cours sur les s´eries

En utilisant la lin´earit´e et le r´esultat du cours sur les s´eries g´eom´etriques d´eriv´ees, on voit que la s´erie de terme g´en´eral 1

3 n 1

2 n

(n ∈N) est convergente. Ayant raisonn´e par ´equivalence, la s´erie de terme g´en´eralnP([X=n]) (n∈N) est convergente. L’esp´erance deX existe donc.

4.2. On a :

E(X) =

+∞

X

n=0

nP([X =n])

= 0×P([X = 0]) + 1×P([X= 1]) +

+∞

X

n=2

nP([X=n])

(12)

= 1 2+

+∞

X

n=2

1 3n

1 2

n

(cf. 2.2.2. et 2.3.3.)

= 1

2+

+∞

X

n0=0

1

3(n0+ 2) 1

2 n0+2

| {z }

1

24n0(12)n0 −1+16(12)n0

(changement d’indicen0=n−2)

= 1

2+ 1 24

+∞

X

n=0

n 1

2 n−1

+1 6

+∞

X

n=0

1 2

n

(lin´earit´e)

= 1

2+ 1 24

+∞

X

n=1

n 1

2 n−1

+1 6

+∞

X

n=0

1 2

n

car

+∞

X

n=0

n 1

2 n−1

=

+∞

X

n=1

n 1

2 n−1!

= 1

2+ 1 24

1

1−1 2

2

| {z }

1/6

+1 6

1 1−1

2

| {z }

1/3

cours sur les s´eries g´eom´etriques et

les s´eries g´eom´etriques d´eriv´ees

= 1.

Probl` eme d’analyse (concours A-TB 2010)

On consid`ere la famille de fonctions (fn)n∈N d´efinies sur ]−1,+∞[ par :

∀x∈]−1,+∞[, fn(x) =xnln(1 +x).

1. ´Etude des fonctions fn

Soitn∈N.

1.1. On notehn la fonction d´efinie sur ]−1,+∞[ par :

∀x∈]−1,+∞[, hn(x) =nln(1 +x) + x 1 +x. 1.1.1. Etudier le sens de variation de´ hn sur ]−1,+∞[.

1.1.2. Calculerhn(0) puis en d´eduire le signe dehn sur ]−1,+∞[.

1.2. Dans cette question, on s’int´eresse `a la fonctionf1.

1.2.1. Montrer quef1est d´erivable sur ]−1,+∞[ et calculer f10.

1.2.2. Construire alors le tableau de variations de f1 en pr´ecisant la valeur au point remarquable, les limites aux bornes du domaine de d´efinition, la nature des branches infinies ´eventuelles.

1.3. Dans cette question,nest suppos´e sup´erieur ou ´egal `a 2.

1.3.1. Montrer quefn est d´erivable et calculerfn0.

1.3.2. En d´eduire les variations defn sur ]−1,+∞[ (on sera amen´e `a discuter sur la parit´e den).

1.3.3. Construire le tableau de variations defn en pr´ecisant la valeur au point remarquable, les limites aux bornes du domaine de d´efinition, la nature des branches infinies ´eventuelles.

2. ´Etude de la suite Z 1

0

fn(x)dx

n∈N

On consid`ere la suite (In)n∈N d´efinie par :∀n∈N, In= Z 1

0

fn(x)dx.

(13)

2.1. On se propose ici de calculer I1.

2.1.1. Prouver l’existence de trois nombres r´eels a, b, ctels que :

∀x∈[0,1] x2

x+ 1 =ax+b+ c x+ 1. 2.1.2. En d´eduire la valeur de l’int´egrale

Z 1 0

x2

x+ 1 dx, puis la valeur deI1. 2.2. On ´etudie enfin la convergence de la suite (In)n∈N.

2.2.1. Montrer que la suite (In)n∈N est monotone.

2.2.2. Justifier la convergence de la suite (In)n∈N (on ne demande pas sa limite ici).

2.2.3. D´emontrer que :

∀n∈N, 0≤In≤ ln(2) n+ 1 en en d´eduire la limite de la suite (In)n∈N.

Correction

1.1.1. M´ethode : Pour ´etudier les variations de hn, on va utiliser le crit`ere diff´erentiel de stricte monotonie.

Mais avant, il faut v´erifier que la fonctionhn est d´erivable surR.

• D´erivabilit´e dehn sur ]−1,+∞[

– La fonction u1: ]−1,+∞[→R; x7→1 +xest d´erivable sur ]−1,+∞[ (fonction affine).

– La fonction u2: ]0,+∞[→ R ; x 7→ ln(x) est d´erivable sur ]0,+∞[ (fonction usuelle logarithme n´ep´erien).

– La fonction u2◦u1: ]−1,+∞[→R; x7→ln(1 +x) est bien d´efinie, car :

∀x∈]−1,+∞[, u1(x) = 1 +x∈ Du2 =]0,+∞[.

Elle est d´erivable sur ]−1,+∞[, comme compos´ee de fonctions d´erivables.

– La fonction u3: ]−1,+∞[→R; x7→xest d´erivable surR(fonction affine).

– La fonction uu3

1: ]−1,+∞[→R; x7→ x

1 +x est bien d´efinie, car :

∀x∈]−1,+∞[, u1(x) = 1 +x6= 0.

Elle est d´erivable sur ]−1,+∞[, comme quotient de fonctions d´erivables.

– La fonction hn co¨ıncide avec la fonction :

n(u2◦u1) +u3 u1

.

Elle est donc d´erivable sur ] −1,+∞[, comme combinaison lin´eaire de fonctions d´erivables sur ]−1,+∞[.

• Calcul de h0n

De la d´ecompositionhn=n(u2◦u1) +u3

u2 et des formules de d´erivation, on d´eduit que :

∀x∈]−1,+∞[, h0n(x) =n u01(x)u02(u1(x)) +u03(x)u1(x)−u01(x)u3(x) u1(x)2 . Or :

∀x∈]−1,+∞[, u01(x) = 1 (6)

∀x∈]0,+∞[, u02(x) = 1

x (7)

∀x∈]−1,+∞[, u03(x) = 1. (8)

On en d´eduit que pour toutx∈]−1,+∞[ : h0n(x) =n×1× 1

1 +x+1×(1 +x)−1×x (1 +x)2 = n

1 +x+ 1 (1 +x)2.

(14)

• Etude du signe de´ h0n

Soit x ∈]−1,+∞[. Pour ´etudier le signe de h0n(x), on factorise l’expression de h0n(x) pr´ec´edemment obtenue.

h0n(x) = n

1 +x+ 1 (1 +x)2

= nx+n+ 1 (1 +x)2 . On a :

0< nx+n+ 1⇐⇒ −n+ 1

n < x (division parn >0 de chacun des membres).

Comme−n+ 1

n =−1−1

n <−1 et−1< x, on a−n+ 1

n < x (transitivit´e de la relation d’ordre). Par suiteh0n(x)>0.

• Variations de hn

Du crit`ere diff´erentiel de monotonie stricte et du fait queh0n>0 sur ]−1,+∞[, on d´eduit que la fonction hn est strictement croissante sur ]−1,+∞[.

1.1.2. On calculehn(0) =nln(1)

| {z }

0

+ 0

1 + 0 = 0.De ce calcul et de l’´etude des variations dehn faite en 1.1.1., on d´eduit le tableau de signes dehn suivant.

x −1 0 +∞

Signe dehn(x) − 0 +

1.2.1. • D´erivabilit´e def1 sur ]−1,+∞[

La fonctionf1 est d´efinie par :

f1: ]−1,+∞[→R; x7→xln(1 +x).

On remarque que f1=u3×(u2◦u1). On a vu en 1.1.1. que les fonctionsu2◦u1 et u3 sont d´erivables sur ]−1,+∞[. La fonctionf1 est donc d´erivable sur ]−1,+∞[ comme produit de fonctions d´erivables sur ]−1,+∞[.

• Calcul de f10

Soitx∈]−1,+∞[. D’apr`es les formules de d´erivation, on a :

f10(x) = u03(x)×u2◦u1(x) +u3(x)×(u2◦u1)0(x)

= u03(x)×u2◦u1(x) +u3(x)×u01(x)×u02(u1(x)) De (6), (7) et (8), on d´eduit alors que :

f10(x) = 1×ln(1 +x) +x×1× 1 1 +x

= ln(1 +x) + x 1 +x

= h1(x) (cf. d´efinition dehn pour n= 1).

(15)

1.2.2. • Etude des variations de´ f1

On a ´etabli en 1.2.1. que f10 =h1. Du crit`ere diff´erentiel de stricte monotonie, de l’´etude du signe de h1 fait en 1.1.2., on d´eduit que la fonction f1 est strictement d´ecroissante sur ]−1,0] et strictement croissante sur [0,+∞[.

• Valeur de f1 au point remarquable

Le point remarquable est 0. En ce point la valeur def1 est donn´ee par : f1(0) = 0×ln(1 + 0) = 0.

• Etude de la limite ´´ eventuelle de f1 en−1+ D’une part, on a :

x →

x→−1+−1. (9)

D’autre part : ln(X) →

X→0+−∞ (limite usuelle) 1 +x →

x→−1+0+





compos´ee

=⇒

de limites ln(1 +x) →

x→−1+−∞. (10)

De (9) et (10), on d´eduit que :

f1(x) =xln(1 +x) →

x→−1++∞.

Par suite la courbe repr´esentative def1 dans un rep`ere orthonorm´e du plan admet une asymptote ver- ticale d’´equationx= 0.

• Etude de la limite ´´ eventuelle de f1 en +∞

D’une part, on a :

x →

x→+∞+∞. (11)

D’autre part : ln(X) →

X→+∞+∞ (limite usuelle) 1 +x →

x→+∞+∞





compos´ee

=⇒

de limites ln(1 +x) →

x→+∞+∞. (12)

De (11) et (12), on d´eduit que :

f1(x) =xln(1 +x) →

x→+∞+∞.

• Etude de la branche infinie de´ f1

On commence par ´etudier la limite ´eventuelle de f1(x)

x en +∞. On a : f1(x)

x = ln(1 +x) →

x→+∞+∞ (cf. (12)).

On en d´eduit que la courbe repr´esentative def1dans un rep`ere orthonorm´e du plan admet une branche parabolique de direction (Oy) en +∞.

(16)

• Tableau de variations de f1

x −1 0 +∞

Signe def10(x) =h1(x) − 0 +

+∞ +∞

Variations def1

& %

0

1.3.1. Soitn∈N≥2.

• D´erivabilit´e defn sur ]−1,+∞[

La fonctionfn est d´efinie par :

fn: ]−1,+∞[→R; x7→xnln(1 +x).

On remarque que

fn =un3×(u2◦u1) =

nfois

z }| {

u3×u3×. . .×u3×(u2◦u1)

On a vu en 1.1.1. que les fonctionsu2◦u1 etu3sont d´erivables sur ]−1,+∞[. La fonctionfn est donc d´erivable sur ]−1,+∞[ comme produit de fonctions d´erivables sur ]−1,+∞[.

• Calcul de fn0

Soitx∈]−1,+∞[. D’apr`es les formules de d´erivation, on a :

fn0(x) = n×u03(x)×u3(x)n−1×u2◦u1(x) +u3(x)n×(u2◦u1)0(x)

= n×u03(x)×u3(x)n−1×u2◦u1(x) +u3(x)n×u01(x)×u02(u1(x)) De (6), (7) et (8), on d´eduit alors que :

fn0(x) = n×1×xn−1×ln(1 +x) +xn×1× 1 1 +x

= nxn−1ln(1 +x) + xn 1 +x 1.3.2. Soitn∈N≥2.

Pour ´etudier les variations de fn, on va appliquer le crit`ere diff´erentiel de stricte monotonie. Avant, d´eterminons le signe defn0. Pour cela, on cherche `a factoriser l’expression pr´ec´edemment obtenue pour la d´eriv´ee defn.

Soitx∈]−1,+∞[. On a :

fn0(x) = nxn−1ln(1 +x) + xn

1 +x (cf. 1.3.1.)

= xn−1

nln(1 +x) + x 1 +x

= xn−1hn(x) (cf. d´efinition dehn)

Pour d´eterminer le signe de fn0(x), on utilise d’une part le tableau de signes de hn obtenu en 1.1.2. et d’autre part le tableau de signes de la fonction ´el´evation `a la puissanceN (N ∈N) que l’on rappelle ci-dessous.

(17)

cas o`u N est pair cas o`uN est impair

x −∞ 0 +∞

Signe dexN + 0 +

x −∞ 0 +∞

Signe dexN − 0 +

Avant de dresser le tableau de variations defn, notons que : – sinest pair alors (n−1) est impair ;

– sinest impair, alors (n−1) est pair.

cas o`unest pair cas o`unest impair

x −1 0 +∞

Signe dexn−1 0 +

Signe dehn 0 +

Signe defn0 + 0 +

Variations defn

%

x −1 0 +∞

Signe dexn−1 + 0 +

Signe dehn 0 +

Signe defn0 0 +

Variations defn

& %

1.3.3. Soitn∈N≥2.

• Valeur de fn au point remarquable

Le point remarquable est 0. En ce point la valeur defn est donn´ee par : fn(0) = 0n×ln(1 + 0) = 0.

• Etude de la limite ´´ eventuelle de fn en−1+

En utilisant la continuit´e `a droite en−1 de la fonctionx7→xn, on obtient cas o`unest pair cas o`unest impair xn

x→−1+(−1)n= 1 xn

x→−1+(−1)n =−1 . De ces r´esultats et de (10), on d´eduit que :

cas o`unest pair cas o`unest impair

fn(x) =xnln(1 +x) →

x→−1+=−∞ fn(x) =xnln(1 +x) →

x→−1++∞ .

Dans les deux cas, la courbe repr´esentative defn dans un rep`ere orthonorm´e du plan admet une asymp- tote verticale d’´equationx= 0.

• Etude de la limite ´´ eventuelle de fn en +∞

On a :

xn

x→+∞+∞.

Avec (12), on en d´eduit que :

fn(x) =xnln(1 +x) →

x→+∞+∞.

(18)

• Etude de la branche infinie´

On commence par ´etudier la limite ´eventuelle de fn(x)

x en +∞. On a : fn(x)

x =xn−1ln(1 +x) →

x→+∞+∞

d’apr`esxn−1

x→+∞+∞(carn−1≥1) et (12)

. On en d´eduit que la courbe repr´esentative defn dans un rep`ere orthonorm´e du plan admet une branche parabolique de direction (Oy) en +∞.

• Tableau de variations de fn compl´et´e

cas o`unest pair cas o`unest impair

x −1 0 +∞

Signe dexn−1 0 +

Signe dehn 0 +

Signe defn0 + 0 +

+∞

Variations defn

%

−∞

x −1 0 +∞

Signe dexn−1 + 0 +

Signe dehn 0 +

Signe defn0 0 +

+∞ +∞

Variations defn

& %

0

2.1.1. Soient a, b, c∈R. Soitx∈[0,1].

x2

x+ 1 =ax+b+ c

x+ 1 ⇐⇒ x2

x+ 1 = (ax+b)(x+ 1) +c x+ 1

⇐⇒ x2

x+ 1 = ax2+ (a+b)x+b+c x+ 1

⇐⇒ x2=ax2+ (a+b)x+b+c (multiplication de chaque membre par (x+ 1)6= 0) On d´eduit de cette ´etude que si :

a= 1 ; a+b= 0 ; b+c= 0 alors on a :

∀x∈[0,1] x2

x+ 1 =ax+b+ c x+ 1. Par suite sia= 1, b=−1 etc= 1, alors :

∀x∈[0,1] x2

x+ 1 =ax+b+ c x+ 1. On a donc :

∀x∈[0,1] x2

x+ 1 =x−1 + 1

x+ 1. (13)

2.1.2. • Etude de l’int´´ egrale Z 1

0

x2 x+ 1 dx

– La fonction v1: [0,1]→R; x7→x2est continue sur [0,1] (fonction polynˆome).

– La fonction v2: [0,1]→R; x7→x+ 1 est continue sur [0,1] (fonction polynˆome).

– La fonction vv1

2: [0,1]→R, x 7→ x2

x+ 1 est bien d´efinie, car la fonction v2 ne s’annule pas sur [0,1].

Elle est de plus continue, comme quotient de fonctions continues.

(19)

– Comme vv1

2: [0,1]→R, x7→ x2

x+ 1 est continue, l’int´egrale Z 1

0

x2

x+ 1 dx est d´efinie.

Z 1 0

x2

x+ 1 dx = Z 1

0

x−1 + 1

x+ 1 dx (d’apr`es 2.1.1.)

= x2

2 −x+ ln(1 +x) 1

0

(cf. formules de primitivation)

= 12

2 −1 + ln(1 + 1)− 02

2 −0 + ln(1 + 0)

= ln(2)−1 2

• Etude de l’int´´ egraleI1

Notons que les int´egrales In (n ∈ N) sont bien d´efinies, car on a vu en 1.2.1. et en 1.3.1. que les fonctionsfn (n∈N) sont d´erivables sur ]−1,+∞[ et donc a fortioricontinues sur [0,1].

L’int´egrale `a calculer est :I1= Z 1

0

xln(1 +x)dx.On va proc´eder par int´egration par parties.

• La fonction u: R → R; x 7→ x2

2 est de classe C1 (d´erivable, `a d´eriv´ee continue) sur R et donc a fortiori sur [0,1]. En effet,uest un polynˆome.

Sa d´eriv´ee est donn´ee paru0(x) =x, pour toutx∈R.

• La fonction v: ]−1,+∞[→ R ; x 7→ ln(1 +x) est de classe C1 sur ]−1,+∞[ et donc a fortiori sur [0,1]. En effet les fonctionsu1 et u2 introduites en 1.1.1. sont toutes deux de classe C1 et une compos´ee de fonctions de classeC1 est de de classeC1.

La d´eriv´ee dev est donn´ee parv0(x) = 1

1 +x, pour toutx∈R.

• Les hypoth`eses de la formule d’int´egration par parties sont v´erifi´ees, on peut donc l’appliquer pour calculer l’int´egrale da la fonction

f1:R→R; x7→ x

|{z}

u0(x)

ln(1 +x)

| {z }

v(x)

sur [0,1].

Z 1 0

x

|{z}

u0(x)

ln(1 +x)

| {z }

v(x)

dx =

 x2

2

|{z}

u(x)

ln(1 +x)

| {z }

v(x)

1

0

− Z 1

0

x2 2

|{z}

u(x)

1 1 +x

| {z }

v0(x)

dx (int´egration par parties)

= 12

2 ln(2)−02

2 ln(1 + 0)−1 2

Z 1 0

x2

1 +x dx (lin´earit´e)

= 1

2ln(2)−1 2

ln(2)−1 2

(cf. calcul pr´ec´edent)

= 1

4

2.2.1. M´ethode : Pour ´etudier le sens de variation de la suite(In)n∈N, on ´etudie le signe de In+1−In

pour n∈N.

(20)

Soitn∈N.

In+1−In = Z 1

0

xn+1ln(1 +x)

| {z }

fn+1(x)

dx− Z 1

0

xnln(1 +x)

| {z }

fn(x)

dx

= Z 1

0

xn+1ln(1 +x)−xnln(1 +x)dx

= Z 1

0

(x−1)xn ln(1 +x)dx On cherche donc `a ´etudier le signe de

Z 1 0

(x−1)xn ln(1 +x) dx. Pour cela, essayons de d´eterminer le signe de (x−1)xn ln(1 +x) quandx∈[0,1].

Soitx∈[0,1].

x∈[0,1] =⇒ 0≤x≤1

=⇒ −1≤x−1≤0 (soustraction de−1 `a chaque membre) (14)

x∈[0,1] =⇒ 0≤x≤1

=⇒ 0≤xn ≤1 (x7→xn est croissante surR+) (15)

x∈[0,1] =⇒ 0≤x≤1

=⇒ 1≤1 +x≤2 (ajout de 1 `a chaque membre)

=⇒ 0≤ln(1 +x)≤ln(2) (x7→ln(x) est croissante sur ]0,+∞[) (16)

De cette ´etude, on d´eduit que pour toutx∈[0,1] :

(x−1)xn ln(1 +x)≤0.

Par croissance de l’int´egrale, on a donc : Z 1 0

(x−1)xn ln(1 +x)dx

| {z }

In+1−In

≤0

et par suite que :In+1≤In.

La suite (In)n∈N est donc d´ecroissante.

2.2.2. • Rappel d’un r´esultat fondamental du cours

La suite (In)n∈N ´etant d´ecroissante, on sait qu’elle converge si et seulement si elle est minor´ee.

• Montrons que la suite (In)n∈N est minor´ee par 0.

Soitn∈N. De (15) et (16), on d´eduit que :

∀x∈[0,1], fn(x) =xnln(1 +x)≥0.

Par croissance de l’int´egrale, on a donc : Z 1

0

xnln(1 +x)dx

| {z }

In

≥0.

La suite (In)n∈N est donc minor´ee par 0.

(21)

• Conclusion

La suite (In)n∈N est d´ecroissante et minor´ee. Elle est donc convergente.

2.2.3. • On a d´ej`a montr´e que :∀n∈N, 0≤In.(cf. question 2.2.2.)

• Montrons que : ∀n∈N, In≤ ln(2) n+ 1.

Soitn∈N. Soitx∈[0,1]. D’apr`es (16), on sait que ln(1 +x)≤ln(2). Commexn≥0 (cf. (15)), on en d´eduit :

xnln(1 +x)

| {z }

fn(x)

≤ln(2)xn

en multipliant chaque membre par xn. On a donc :

∀x∈[0,1], fn(x)≤ln(2)xn. Par croissance de l’int´egrale, on en d´eduit que :

Z 1 0

xnln(1 +x)dx

| {z }

In

≤ Z 1

0

ln(2)xndx. (17)

Or :

Z 1 0

ln(2)xndx = ln(2) Z 1

0

xndx (lin´earit´e)

= ln(2) xn+1

n+ 1 1

0

(formule de primitivation)

= ln(2) 1n+1

n+ 1− 0n+1 n+ 1

= ln(2) n+ 1. De ce calcul et de (17), on d´eduit que :In≤ ln(2)

n+ 1.

• D´etermination de la limite de (In)n∈N. On a ´etabli que :

∀n∈N, 0≤In ≤ ln(2) n+ 1. De cette in´egalit´e, de

ln(2) n+ 1 →

n→+∞0 et du th´eor`emedes gendarmes, on d´eduit que :

n→+∞lim In = 0.

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