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Correction du devoir surveill´ e n˚4

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB1−2010-2011

D. Blotti`ere Math´ematiques

Correction du devoir surveill´ e n˚4

Exercice 1 : R´esolution d’un syst`eme lin´eaire `a param`etre

Soitλun nombre r´eel fix´e. D´eterminer le rang et l’ensemble solution du syst`eme suivant d’inconnue

 x y z

o`u x, y, z∈R.

(S) :

−λx + y + 2z = 0 x + (1−λ)y + z = 0

2x + y − λz = 0

Correction :On commence par calculer le rang de (S).

(S) ⇐⇒

x + (1−λ)y + z = 0

−λx + y + 2z = 0

2x + y − λz = 0

(L1↔L2)

⇐⇒

x + (1−λ)y + z = 0

y+λ(1−λ)y + 2z+λz = 0 (L2←L2+λL1) y−2(1−λ)y − λz−2z = 0 (L3←L3−2L1)

⇐⇒

x + (1−λ)y + z = 0

(−λ2+λ+ 1)y + (2 +λ)z = 0 (factorisation) (2λ−1)y − (2 +λ)z = 0 (factorisation)

⇐⇒

x + z + (1−λ)y = 0

(2 +λ)z + (−λ2+λ+ 1)y = 0

−(2 +λ)z + (2λ−1)y = 0

(´echange de la place des variablesy et z)

⇐⇒

x + z + (1−λ)y = 0

(2 +λ)z + (−λ2+λ+ 1)y = 0

(2λ−1)y+ (−λ2+λ+ 1)y = 0 (L3←L3+L2)

⇐⇒

x + z + (1−λ)y = 0

(2 +λ)z + (−λ2+λ+ 1)y = 0

(−λ2+ 3λ)y = 0 (factorisation)

On a ainsi d´emontr´e que : (S)⇐⇒

x + z + (1−λ)y = 0

(2 +λ)z + (−λ2+λ+ 1)y = 0 λ(3−λ)y = 0

. (1)

On en d´eduit que si les coefficients (2 +λ) etλ(3−λ) sont non nuls, alors le syst`eme lin´eaire (S) est de rang 3. Il est donc de Cramer et par suite il poss`ede une unique solution. Celle-ci est

 0 0 0

car (S) est un syst`eme lin´eaire homog`ene. On a montr´e :

Si λ∈R\ {−2,0,3}, alors rang(S)=3 et l’ensemble des solution de (S) est

 0 0 0

 . Il reste `a ´etudier 3 cas :λ=−2,λ= 0 etλ= 3.

(2)

• Etude du syst`eme (S) lorsque´ λ=−2 Si λ=−2, alors, d’apr`es (1), on a :

(S)⇐⇒

x + z + 3y = 0

−5y = 0

−10y = 0 .

On remarque que : 2L2=L3.On peut donc supprimer la ligneL3. On a alors : (S)⇐⇒

x + z + 3y = 0

−5y = 0 . Le syst`eme (S) est donc de rang 2. On choisit :

1 = nombre d’inconnues

| {z }

3

−rang

| {z }

2

param`etre. Ici on prendz. L’ensemble des solutions de (S) est donc :

−z 0 z

 : z∈R

 .

• Etude du syst`eme (S) lorsque´ λ= 0 Si λ= 0, alors, d’apr`es (1), on a :

(S)⇐⇒

x + z + y = 0

2z + y = 0

0 = 0

.

On a donc :

(S)⇐⇒

x + z + y = 0

2z + y = 0 .

Le syst`eme (S) est donc de rang 2. On choisit :

1 = nombre d’inconnues

| {z }

3

−rang

| {z }

2

param`etre. Ici on prendz. L’ensemble des solutions de (S) est donc :

 z

−2z z

 : z∈R

 .

• Etude du syst`eme (S) lorsque´ λ= 3 Si λ= 3, alors, d’apr`es (1), on a :

(S)⇐⇒

x + z − 2y = 0

5z − 5y = 0

0 = 0

.

On a donc :

(S)⇐⇒

x + z − 2y = 0 5z − 5y = 0 . Le syst`eme (S) est donc de rang 2. On choisit :

1 = nombre d’inconnues

| {z }

3

−rang

| {z }

2

(3)

param`etre. Ici on prendy. L’ensemble des solutions de (S) est donc :

 y y y

 : y∈R

 .

Exercice 2 : ´Etude d’une fonction d´efinie par morceaux au voisinage d’un point Soitf la fonction d´efinie par :

f:R→R, x7→

















|x2−5x+ 4|

x−1 six <1

−3 six= 1 3 ln(x)

x−1 six >1.

1. ´Etudier la limite ´eventuelle de f en 1. 2. ´Etudier la limite ´eventuelle de f en 1+. 3. La fonctionf est-elle continue en 1 ? Correction

1. ´Etudier la limite def(x) quandxtend vers 1revient `a ´etudier la limite def(1+h) quandhtend vers 0. Soith∈]− ∞,0[. Commeh <0, on a 1 +h <1 et donc :

f(1 +h) = |(1 +h)2−5(1 +h) + 4|

(1 +h)−1

= |1 + 2h+h2−5−5h+ 4|

h

= |h2−3h|

h

= |h(h−3)|

h

= |h| |h−3|

h (|A×B|=|A| × |B|)

= −h|h−3|

h (h <0 donc|h|=−h)

= −|h−3|.

La fonction valeur absolue ´etant continue surR, on a :

h→0limf(1 +h) = lim

h→0−|0−3|=−3.

On en d´eduit que f(x) tend vers −3 quand xtend vers 0. Comme f(1) = −3, la fonctionf est donc continue `a gauche en 1.

2. ´Etudier la limite def(x) quandxtend vers 1+revient `a ´etudier la limite def(1+h) quandhtend vers 0+. Soith∈]0,+∞[. Commeh >0, on a 1 +h >1 et donc :

f(1 +h) = 3 ln(1 +h) (1 +h)−1

= 3 ln(1 +h)

h .

(4)

De lim

h→0+

ln(1 +h)

h = 1 (limite usuelle), on a alors : lim

h→0+f(1 +h) = 3.On en d´eduit quef(x) tend vers 3 quandxtend vers 0+. Commef(1) =−3, la fonctionf n’est donc pas continue `a droite en 1.

3. La fonctionf n’´etant pas continue `a droite en 1, elle n’est pas continue en 1.

Exercice 3 : ´Etudes de limites de fonctions

Etudier les limites ´eventuelles de :´

a) 3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x lorsquextend vers +∞(respectivement 0) ; b) ex

x2 − x

ex2 lorsquextend vers +∞; c) cos(3x)−1

xsin(2x) lorsquextend vers 0. Correction

a) • Etude du comportement de la fonction´ x7→ 3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x au voisinage de +∞

Comme lim

x→+∞3x4+x3+ 4x+ 1 = +∞et lim

x→+∞2x2+ 3x= +∞(limites usuelles et op´erations sur les limites), on est en pr´esence d’une ind´etermination. Au voisinage de +∞, ce sont les grandespuis- sances dexqui pr´edominent. On factorise alors 3x4+x3+ 4x+ 1 parx4et 2x2+ 3xparx2 pour lever l’ind´etermination.

Soitx∈]0,+∞[. On a :

3x4+x3+ 4x+ 1 2x2+ 3x =

x4

3 + 1 x+ 4

x3 + 1 x4

x2

2 + 3 x

=x2 3 + 1

x+ 4 x3 + 1

x4 2 + 3

x

. (2)

Comme lim

x→+x2= +∞(limite usuelle) et lim

x→+

3 + 1 x+ 4

x3 + 1 x4 2 + 3

x

=3

2 (limites usuelles et op´erations sur les limites), on d´eduit de (2) que :

x→+∞lim

3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x = +∞.

• Etude du comportement de la fonction´ x7→ 3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x au voisinage de 0 On a lim

x→03x4+x3+ 4x+ 1 = 1 (une fonction polynˆome est continue surR) et comme :

x→0lim2x2+ 3x= 0 et lim

x→0+2x2+ 3x= 0+ (une fonction polynˆome est continue surR et ´etude du signe de 2x2+ 3x=x(2x+ 3)) on a :

x→0lim

3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x =−∞et lim

x→0+

3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x = +∞ (op´erations sur les limites) Par suite, la fonctionx7→ 3x4+x3+ 4x+ 1

2x2+ 3x admet une limite `a gauche de 0 et une limite `a droite de 0, mais n’admet pas de limite en 0.

(5)

b) D’apr`es les r´esultats sur les croissances compar´ees, on a :

x→+∞lim ex

x2 = +∞. (3)

D’autre part, pour toutx∈]0,+∞[, on a : x ex2 = 1

x× x2

ex2. (4)

On a :

X→+∞lim X

eX = 0 (croissances compar´ees)

x→+∞lim x2= +∞ (limite usuelle)





composition

=⇒ de limites

x→+∞lim x2 ex2 = 0

et lim

x→+∞

1

x= 0. De ces calculs de limites et de (4), on d´eduit que :

x→+∞lim x

ex2 = 0. (5)

Grˆace `a (3) et (5), on obtient :

x→+∞lim ex x2 − x

ex2 = +∞.

c) Pour ´etudier le comportement au voisinage de 0 de la fonctionx7→ cos(3x)−1

xsin(2x) , on s’appuie sur les deux limites usuelles :

X→lim0

sin(X)

X = 1 et lim

X→0

1−cos(X) X2 =1

2. On remarque de plus que si x∈i

−π 2,0h

∪ i 0,π

2

halors sin(2x)6= 0 et : cos(3x)−1

xsin(2x) = 1

x×(cos(3x)−1)× 1 sin(2x)

= 1

cos(3x)−1

(3x)2 ×(3x)2

× 2x

sin(2x)× 1 2x

=

−1−cos(3x) (3x)2

× 2x

sin(2x)

× 1

x×(3x)2 2x

.

Si x∈i

−π 2,0h

∪ i 0,π

2 h

, on a donc : cos(3x)−1

xsin(2x) =−9 2×

1−cos(3x) (3x)2

× 2x

sin(2x)

. (6)

On a :

X→lim0

1−cos(X) X2 = 1

2

x→lim03x= 0





composition

=⇒ de limites

x→0lim

1−cos(3x) (3x)2 = 1

2 et

X→lim0

sin(X)

X = 1

x→0lim2x= 0





composition

=⇒ de limites

x→lim0

sin(2x) 2x = 1 et donc que :

x→0lim 2x sin(2x)= 1

op´erations sur les limites et l’inverse de sin(2x)

2x est 2x

sin(2x)

.

De (6) et de ces calculs de limites, on d´eduit que :

x→0lim

cos(3x)−1 xsin(2x) =−9

4.

(6)

Exercice 4 : ´Etude de deux suites adjacentes

Soit (un)n∈N la suite d´efinie par :

∀n∈N un = Xn

k=1

(−1)k+1

k = 1−1 2 +1

3 −1

4+. . .+(−1)n+1

n .

On introduit deux suites (an)n∈N et (bn)n∈N en posant :

∀n∈N an=u2n= 1−1 2 +1

3−1

4 +. . .+ 1

2n−1− 1 2n.

∀n∈N bn=u2n+1= 1−1 2 +1

3 −1

4+. . .+ 1

2n−1 − 1

2n+ 1 2n+ 1. 1. Montrer que la suite (an)n∈N est croissante et que la suite (bn)n∈N est d´ecroissante.

2. Montrer que les deux suites (an)n∈N et (bn)n∈N sont adjacentes.

3. Conclure quant au comportement asymptotique des suites (an)n∈N et (bn)n∈N. 4. Que peut-on en d´eduire pour la suite (un)n∈N?

Correction

Rappel :(−1)nombre pair= 1et(−1)nombre impair=−1.

1. • Etude des variations de la suite (a´ n)n∈N

Soitn∈N. On a :

an=u2n = X2n

k=1

(−1)k+1 k d’o`u :

an+1 =

2(n+1)

X

k=1

(−1)k+1 k

=

2n+2X

k=1

(−1)k+1 k

= X2n

k=1

(−1)k+1 k

| {z }

an

+

2n+2X

k=2n+1

(−1)k+1

k (relation de Chasles)

= an+(−1)(2n+1)+1

2n+ 1 +(−1)(2n+2)+1 2n+ 2

= an+(−1)2n+2

2n+ 1 +(−1)2n+3 2n+ 2

= an+ 1

2n+ 1 − 1

2n+ 2 (2n+ 2 est pair et 2n+ 3 est impair)

= an+(2n+ 2)−(2n+ 1) (2n+ 1)(2n+ 2)

= an+ 1

(2n+ 1)(2n+ 2). On a doncan+1−an= 1

(2n+ 1)(2n+ 2) >0.La suite (an)n∈N est donc (strictement) croissante.

(7)

• Etude des variations de la suite (b´ n)n∈N

Soitn∈N. On a :

bn=u2n+1=

2n+1X

k=1

(−1)k+1 k d’o`u :

bn+1 =

2(n+1)+1

X

k=1

(−1)k+1 k

=

2n+3X

k=1

(−1)k+1 k

=

2n+1X

k=1

(−1)k+1 k

| {z }

bn

+

2n+3X

k=2n+2

(−1)k+1

k (relation de Chasles)

= bn+(−1)(2n+2)+1

2n+ 2 +(−1)(2n+3)+1 2n+ 3

= bn+(−1)2n+3

2n+ 2 +(−1)2n+4 2n+ 3

= bn− 1

2n+ 2+ 1

2n+ 3 (2n+ 3 est impair et 2n+ 4 est pair)

= bn+−(2n+ 3) + (2n+ 2) (2n+ 2)(2n+ 3)

= bn− 1

(2n+ 2)(2n+ 3). On a doncbn+1−bn=− 1

(2n+ 2)(2n+ 3) <0.La suite (bn)n∈N est donc (strictement) d´ecroissante.

2. Par d´efinition, deux suites sont adjacentes si l’une est croissante, l’autre est d´ecroissante et si la diff´erence des deux suites tend vers 0 quand ntend vers +∞.

Pour montrer que les deux suites (an)n∈N et (bn)n∈N sont adjacentes, il reste donc `a montrer quean−bn

tend vers 0 quandntend vers +∞(cf. questions 1 et 2).

Soitn∈N.

an−bn = u2n−u2n+1

= X2n

k=1

(−1)k+1

k −

2n+1X

k=1

(−1)k+1 k

| {z } X2n

k=1

(−1)k+1

k +(−1)(2n+1)+1 2n+ 1

= X2n

k=1

(−1)k+1

k −

X2n

k=1

(−1)k+1

k +(−1)2n+2 2n+ 1

!

= − 1

2n+ 1 (2n+ 2 est pair).

On en d´eduit que an−bn tend vers 0 quandntend vers +∞.

3. D’apr`es le th´eor`eme des suites adjacentes, deux suites adjacentes convergent et leur limite est la mˆeme.

(8)

Les suites (an)n∈N et (bn)n∈N convergent donc et leur limite est la mˆeme.

Remarque : On verra plus tard que la limite commune des suites (an)n∈N et(bn)n∈N est ln(2).

4. On vient de voir que les suites (an)n∈N = (u2n)n∈N et (bn)n∈N = (u2n+1)n∈N convergent toutes les deux vers la mˆeme limite. On en d´eduit, grˆace `a un lemme du cours, que la suite (un)n∈Nconverge et que l’on a :

n→+∞lim un = lim

n→+∞ an

|{z}

u2n

= lim

n→+∞ bn

|{z}

u2n+1

.

Remarque : D’apr`es la remarque pr´ec´edente, on a donc :

n→+∞lim un= lim

n→+∞

Xn

k=1

(−1)k+1

k = ln(2).

Probl`eme : Valeurs approch´ees de la solution d’une ´equation mettant en jeu ln Ce probl`eme porte sur la r´esolution de l’´equation (E)d´efinie sur]0; +∞[ par :

(E) 7

2 −ln(x) =x.

La calculatrice ´etant interdite, on fournit les encadrements de ln(2)et ln(3)suivants : 0,6<ln(2)<0,7 et 1<ln(3)<1,1.

Partie I −Trois ´etudes de fonctions

1. Soitf la fonction d´efinie par :

f: ]0,+∞[→R, x7→ 7

2−ln(x) et on note Cf la courbe repr´esentative de f dans un rep`ereRfix´e du plan.

(a) D´eterminer le sens de variation de la fonctionf sur ]0,+∞[.

(b) En utilisant les encadrements de ln(2) et ln(3) fournis dans l’´enonc´e, montrer que l’intervalle [2,3]

est stable parf, i.e. que :

∀x∈[2,3] f(x)∈[2,3].

(c) ´Etudier les limites ´eventuelles en 0+ et en +∞def. (d) Dresser le tableau de variations def.

(e) Pr´eciser l’ordonn´ee du pointAd’abscisse 1 deCf et tracer l’allure de la courbeCf, apr`es avoir plac´e le pointA.

2. Soitg la fonction d´efinie par :

g: [1,+∞[→R, x7→ln(x)−x et on note Cg la courbe repr´esentative deg dans le rep`ereR.

On admet que la fonction g est strictement d´ecroissante sur[1,+∞[.

(a) ´Etudier la limite ´eventuelle de gen +∞et l’existence d’une asymptote oblique `aCg en +∞.

(b) D´eterminer l’imageg([1,+∞[) de [1,+∞[ par la fonctiong.

(c) En d´eduire que pour toutX ∈[1,+∞[ :

ln(X)≤X−1.

(9)

3. Soithla fonction d´efinie par :

h: ]0,+∞[→R, x7→f(x)−x.

(a) D´eterminer le sens de variation de la fonctionhsur ]0,+∞[.

(b) En d´eduire que l’´equation (E) admet une unique solution dans ]0,+∞[.

On notera αcette solution dans la suite.

(c) Dresser le tableau de signes de la fonctionh.

(d) Pr´eciser la position relative de la courbeCf et de la droite ∆ d’´equationy=xdans le rep`ereR.

(e) En utilisant la question I-1.(b), montrer queh(2)≥0 et queh(3)≤0 et en d´eduire queα∈[2,3].

Correction

1. (a) Soient x, y∈]0,+∞[.

x < y =⇒ ln(x)<ln(y) (ln est strictement croissante sur ]0,+∞[)

=⇒ −ln(x)>−ln(y) (multiplication par−1<0 de chacun des membres de l’in´egalit´e)

=⇒ 72−ln(x)>72−ln(y) (ajout de 72 `a chacun des membres de l’in´egalit´e)

=⇒ f(x)> f(y)

La fonctionf est donc strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[.

(b) Soitx∈[2,3]. Alors on a 2≤x≤3.Commef est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[, on a :

f(2)≥f(x)≥f(3). (7)

Comme 0,6<ln(2)<0,7 (cf. ´enonc´e), on a−0,6>−ln(2)>−0,7 et donc : 2,9 = 7

2 −0,6> 7

2 −ln(2)

| {z }

f(2)

> 7

2−0,7 = 2,8. (8)

Comme 1<ln(3)<1,1 (cf. ´enonc´e), on a−1>−ln(3)>−1,1 et donc : 2,5 = 7

2 −1> 7

2−ln(3)

| {z }

f(3)

> 7

2−1,1 = 2,4. (9)

De (7), (8) et (9), on d´eduit que :

2,9> f(x)>2,4.

En particulier,f(x)∈[2,3].

(c) D’apr`es le cours sur la fonction ln, on sait que :

x→0lim+ln(x) =−∞ et lim

x→+ln(x) = +∞.

On a donc (op´erations sur les limites) :

x→0lim+f(x) = +∞ et lim

x→+∞f(x) =−∞.

(d) D’apr`es les questions 1.(a) et 1.(c), on a le tableau de variations suivant.

x 0 +∞

+∞

Variations def

ց

−∞

(10)

(e) Par d´efinition de la courbe repr´esentative de f, Cf est l’ensemble des points M du plan de coor- donn´ees (x, f(x)), o`u x∈]0,+∞[.

Le pointAdeCf d’abscisse 1 a donc pour ordonn´ee : f(1) =7

2 −ln(1) = 7 2. Trac´e de la courbe Cf

1 2 3 4 5 6 7 8

1

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

1

Cf

×A

Remarque : Grˆace aux quatre droites trac´ees en pointill´es, on retrouve graphiquement le r´esultat de la question 1.(b), i.e. quef(x)∈[2,3]six∈[2,3].

2. (a) • Etude de la limite de´ g en +∞

Comme lim

x→+∞ln(x) = +∞et que lim

x→+∞−x=−∞, on est en pr´esence d’une forme ind´etermin´ee.

On sait (cf. croissances compar´ees) que les fonctions polynˆomes l’emportent sur la fonction logarithme au voisinage de +∞. Pour lever l’ind´etermination, on va alors factoriserg(x) parx(le terme qui pr´edomine en +∞) (x∈]0,+∞[).

On a :

g(x) =x

ln(x) x −1

. (10)

De plus on a :

x→lim+x= +∞et lim

x→+

ln(x)

x = 0 (croissances compar´ees).

De ces calculs de limites et de (10), il vient alors (op´erations sur les limites) :

x→+∞lim g(x) =−∞.

• Recherche d’une asymptote ´eventuelle `aCg au voisinage de +∞

On suit la m´ethode expos´ee en classe.

– On ´etudie tout d’abord la limite ´eventuelle de g(x)

x quandxtend vers +∞.

Soitx∈]0,+∞[. On a :

g(x)

x = ln(x)

x −1. (11)

(11)

De (11) et de lim

x→+∞

ln(x)

x = 0 (croissances compar´ees), on d´eduit que

x→+∞lim g(x)

x =−1.

– On ´etudie alors la limite ´eventuelle deg(x)−(−1)x=g(x) +xquandxtend vers +∞.

Commeg(x) +x= ln(x) pour tout x∈]0,+∞[, on a :

x→lim+g(x) +x= +∞.

De cette ´etude on d´eduit que Cgn’admet pas d’asymptote oblique au voisinage de +∞.

Remarque : On dit, dans le cas pr´ec´edent, que Cg poss`ede une branche parabolique de direction y=−xau voisinage de+∞.

(b) La fonctiongest continue sur [1,+∞[ comme diff´erence de deux fonctions continues sur ]0,+∞[.

D’apr`es le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires et le fait que la fonctiongest (strictement) d´ecroissante sur [1,+∞[ (cf. ´enonc´e) on a alors :

g([1,+∞[) =

x→+∞lim g(x), g(1)

=]− ∞,−1].

Pour obtenir la derni`ere ´egalit´e, on a appliqu´e le r´esultat de la question 2.(a).

(c) SoitX ∈[1,+∞[. Alors, par d´efinition mˆeme deg([1,+∞[), on ag(X)∈g([1,+∞[). On a donc : g(X)∈]− ∞,−1] (cf. question 2.(b)).

On a donc :

g(X)

| {z }

ln(X)−X

≤ −1.

On en d´eduit que :

ln(X)≤X−1.

3. (a) La fonctionf est strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[ (cf. question 1.(a)) et la fonctionx7→ −xest strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[ (cf. cours sur les fonctions affines).

La fonction hest donc la somme de deux fonctions strictement d´ecroissantes sur ]0,+∞[ ; elle est donc strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[.

(b) On commence par remarquer que l’´equation (E) : 7

2 −ln(x) =x est ´equivalente `a l’´equation :

7

2 −ln(x)

| {z }

f(x)

−x= 0

i.e. `a l’´equation :

h(x) = 0.

On doit donc montrer que l’´equationh(x) = 0 poss`ede une unique solution sur ]0,+∞[.

On a montr´e en 1.(c) que :

x→lim0+f(x) = +∞ et lim

x→+∞f(x) =−∞.

Orh(x) =f(x)−xpour toutx∈]0,+∞[. Par suite (op´erations sur les limites), on a :

x→lim0+h(x) = +∞ et lim

x→+∞h(x) =−∞.

D’autre part la fonction hest continue sur ]0,+∞[, comme diff´erence de deux fonctions continues sur ]0,+∞[.

On a donc ´etabli les r´esultats suivants :

(12)

• la fonctionhest continue sur ]0,+∞[ ;

• la fonctionhest strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[ ;

• lim

x→0+h(x) = +∞et lim

x→+h(x) =−∞.

D’apr`es le th´eor`eme de la bijection, on d´eduit alors que la fonctionhr´ealise une bijection de ]0,+∞[

surh(]0,+∞[) =]− ∞,+∞[=R.

Par suite (0∈h(]0,+∞[) =R), l’´equationh(x) = 0 poss`ede une unique solution sur ]0,+∞[.

On notera αcette solution dans la suite.

(c) La fonctionhest strictement d´ecroissante sur ]0,+∞[ et s’annule une unique fois, enx=α. On en d´eduit le tableau de signes suivant.

x 0 α +∞

Signe deh(x) + 0 −

(d) Pour ´etudier la la position relative de la courbeCf et de la droite ∆ d’´equationy=xdans le rep`ere R, on ´etudie le signe de

f(x)−x

| {z }

h(x)

pour toutx∈]0,+∞[.

Du tableau de signe de la fonction hobtenu en 3.(c), on d´eduit :

• la courbeCf est au-dessus de la droite ∆ au-dessus de ]0, α[ ;

• la courbeCf et la droite ∆ se coupent au point d’abscisseα;

• la courbeCf est en-dessous de la droite ∆ au-dessus de ]α,+∞[.

(e) D’apr`es (8), on a : 2,8< f(2)<2,9. Par suite : 0,8 = 2,8−2< f(2)−2

| {z }

h(2)

<2,9−2 = 0,9.

On a donc :h(2)>0.

D’apr`es (9), on a : 2,4< f(3)<2,5. Par suite :

−0,6 = 2,4−3< f(3)−3

| {z }

h(3)

<2,5−3 =−0,5.

On a donc :h(3)<0.

De plus, on a ´etabli (cf. question 3.(b)) que la fonctionhest continue sur ]0,+∞[.

D’apr`es le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, la fonction h s’annule donc sur [2,3] (h(2) eth(3) sont de signes contraires). Il existe donc une solutionβ ∈[2,3] `a l’´equationh(x) = 0.

Par unicit´e de la solution de l’´equationh(x) = 0 sur ]0,+∞[ (cf. question 3.(b)), on a :α=β. On a doncα∈[2,3].

(13)

Partie II −Une in´egalit´e

1. D´eduire de la question I-2.(c) que pour toutx, y ∈[2,3] tels quex≤y : 0≤ln(y)−ln(x)≤ 1

x(y−x)≤1

2(y−x).

2. Montrer que que pour toutx, y∈[2,3] tels quex≥y : 0≤ln(x)−ln(y)≤ 1

y(x−y)≤1

2(x−y).

3. D´eduire des deux questions pr´ec´edentes que :

∀x, y ∈[2,3] |f(x)−f(y)| ≤ 1

2 |x−y|.

Correction

1. Soient x, y∈[2,3] tels quex≤y.

• Preuve de 0≤ln(y)−ln(x)

La fonction ln est (strictement) croissante sur ]0,+∞[. De x≤y on d´eduit donc ln(x)≤ln(y) et par suite :

0≤ln(y)−ln(x). (12)

• Preuve de ln(y)−ln(x)≤ 1 x(y−x)

En multipliant chacun des membres de x≤y par 1

x >0, il vient : 1≤ y

x. On applique alors le r´esultat I-2.(c), pourX = y

x. Il vient :

lny x

≤ y

x−1. (13)

Comme lny x

= ln(y)−ln(x) et y

x−1 = 1

x(y−x), (13) se r´e´ecrit : ln(y)−ln(x)≤ 1

x(y−x). (14)

• Preuve de 1

x(y−x)≤1 2(y−x)

On a par hypoth`ese x ≥ 2. La fonction inverse ´etant (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[, on en d´eduit :

1 x≤ 1

2. (15)

En multipliant chacun des membres de (15) pary−x≥0, on obtient : 1

x(y−x)≤ 1

2(y−x). (16)

• Conclusion

En rassemblant les r´esultats (12), (14) et (16), on a : 0≤ln(y)−ln(x)≤ 1

x(y−x)≤ 1

2(y−x).

(14)

2. Soient x, y∈[2,3] tels quex≥y. Alors en posantx=y ety=x, on a : x, y∈[2,3] etx≤y.

On peut donc appliquer le r´esultat de la question 1 `ax ety pour obtenir : 0≤ln(y)−ln(x)≤ 1

x(y−x)≤ 1

2(y−x).

Commex=y ety=x, on a :

0≤ln(x)−ln(y)≤ 1

y(x−y)≤1

2(x−y).

3. Soient x, y∈[2,3]. Alors on a x≤y oux > y.

• Cas o`ux≤y On calcule :

f(x)−f(y) =7

2 −ln(x)− 7

2 −ln(y)

= ln(y)−ln(x).

Commex≤y, on ax−y≤0 et donc :

|x−y|=−(x−y) =y−x. (17) Dex≤y et de la question 1, on d´eduit :

0≤ln(y)−ln(x)≤ 1

2(y−x). (18)

Comme 0≤ln(y)−ln(x) =f(x)−f(y), on af(x)−f(y)≥0 et donc :

|f(x)−f(y)|=f(x)−f(y) = ln(y)−ln(x). (19) Enfin, de (17), (18) et (19), on d´eduit l’in´egalit´e demand´ee :

|f(x)−f(y)| ≤ 1

2 |x−y|.

• Cas o`ux > y On a toujours :

f(x)−f(y) = ln(y)−ln(x).

Commex > y, on ax−y >0 et donc :

|x−y|=x−y. (20)

Dex > y et de la question 2, on d´eduit :

0≤ln(x)−ln(y)≤ 1

2(x−y). (21)

Comme 0≤ln(x)−ln(y) =−(ln(y)−ln(x)) =−(f(x)−f(y)), on af(x)−f(y)≤0 et donc :

|f(x)−f(y)|=−(f(x)−f(y)) = ln(x)−ln(y). (22) Enfin, de (20), (21) et (22), on d´eduit l’in´egalit´e demand´ee :

|f(x)−f(y)| ≤ 1

2 |x−y|.

• Conclusion Dans tous les cas :

∀x, y∈[2,3] |f(x)−f(y)| ≤ 1

2 |x−y|.

Partie III− Etude d’une suite´

Soit (un)n∈N la suite d´efinie paru0= 2 et la relation de r´ecurrenceun+1=f(un) valable pour toutn∈N.

(15)

1. `A l’aide de la question I-1.(b), d´emontrer que pour tout n∈N,un∈[2,3].

2. `A l’aide de la question II-3, d´emontrer que pour tout n∈N:

|un+1−α| ≤ 1

2 |un−α|.

3. En d´eduire que pour toutn∈N:

|un−α| ≤ 1

2 n

|u0−α|.

4. Conclure quant au comportement asymptotique de la suite (un)n∈N. 5. R´esoudre l’in´equation :

1 2

n

≤10−20

d’inconnue n∈Net en d´eduire une valeur den∈Ntelle que l’´ecart entreun etαest inf´erieur ou ´egal `a 1020.

Correction

1. On montre par r´ecurrence que pour toutn∈N,un∈[2,3]

| {z }

Pn

.

• Initialisation

La propositionP0 est vraie caru0= 2∈[2,3].

• H´er´edit´e

On suppose Pn vraie pour un entier n fix´e, i.e. : un ∈ [2,3]. Montrons que Pn+1 est vraie i.e. : un+1∈[2,3].

Comme un ∈ [2,3], on a f(un) ∈ [2,3], d’apr`es la question I-1.(b). Comme un+1 = f(un), on a un+1∈[2,3].

• Conclusion

D’apr`es l’initialisation au rang 0, l’h´er´edit´e et l’axiome de r´ecurrence, on a un∈[2,3] pour toutn∈N. 2. On remarque que commeαest solution de (E), on af(α) =α.

Soitn∈N. En appliquant le r´esultat de la question II-3 avecx=un∈[2,3] (cf. question 1) et y=α∈ [2,3], on a :

|f(un)

| {z }

un+1

−f(α)

| {z }

α

| ≤ 1

2 |un−α|

i.e. l’in´egalit´e demand´ee.

3. Montrons par r´ecurrence que pour toutn∈N: Pn : |un−α| ≤

1 2

n

|u0−α|.

• Initialisation

La propositionP0 s’´ecrit :

|u0−α| ≤ 1

2 0

| {z }

1

|u0−α|.

Elle est donc vraie.

(16)

• H´er´edit´e

On suppose quePn est vraie pour un entiernfix´e, i.e. que :

|un−α| ≤ 1

2 n

|u0−α|. (23)

MontronsPn+1, i.e. :

|un+1−α| ≤ 1

2 n+1

|u0−α|.

D’apr`es la question 2, on a :

|un+1−α| ≤ 1

2 |un−α|. (24)

En multipliant chacun des membres de (23) par 1

2 ≥0, on a : 1

2 |un−α| ≤ 1 2 ×

1 2

n

| {z } 1 2

!n+1

|u0−α|. (25)

De (24) et (25), on d´eduit alors :

|un+1−α| ≤ 1

2 |un−α| ≤ 1

2 n+1

|u0−α|

et doncPn+1 :

|un+1−α| ≤ 1

2 n+1

|u0−α|.

• Conclusion

De l’initialisation de la propri´et´ePn au rang 0, de l’h´er´edit´e et de l’axiome de r´ecurrence, on d´eduit que :

∀n∈N |un−α| ≤ 1

2 n

|u0−α|.

4. Montrons que la suite (un)n∈Nconverge versα.

Soitn∈N. De la question 3, on d´eduit que :

− 1

2 n

|u0−α| ≤un−α≤ 1

2 n

|u0−α|. (26)

En effet si X ∈Ret si A ∈R+, |X| ≤A⇐⇒ −A≤X ≤A. En ajoutant α`a chacun des membres de (26), il vient :

α− 1

2 n

|u0−α| ≤un ≤α+ 1

2 n

|u0−α|. (27)

D’apr`es le cours et −1 < 1

2 <1, on a : lim

n→+∞

1 2

n

= 0. En utilisant les op´erations sur les limites, on obtient alors :

n→+∞lim α− 1

2 n

|u0−α|=α et lim

n→+∞α+ 1

2 n

|u0−α|=α.

De ces calculs de limites, de (27) et du th´eor`eme d’encadrement, on d´eduit que la suite (un)n∈Nconverge et que lim

n→+∞un=α.

(17)

5. • R´esolution de l’in´equation 1

2 n

≤10−20d’inconnuen∈N On a :

1 2

n

≤10−20 ⇐⇒ ln 1

2 n

≤ln 10−20

(ln strictement croissante sur ]0,+∞[)

⇐⇒ n ln 1

2

≤ −20 ln(10) (propri´et´es alg´ebriques de ln)

⇐⇒ n≥ −20 ln(10) ln

1 2

division des deux membres de l’in´egalit´e par ln

1 2

qui est strictement n´egatif car 1 2 <1

⇐⇒ n≥ 20 ln(10) ln (2)

ln

1 2

=−ln(2)

L’ensemble solution de l’in´equation 1

2 n

≤10−20 d’inconnuen∈Nest donc :

n∈N : n≥ 20 ln(10) ln (2)

.

Par exemple, si l’on pose X = 20 ln(10)

ln (2) , alors l’entier ⌊X⌋+ 1 = 67 est solution de l’in´equation consid´er´ee.

Remarque : On peut v´erifier que l’ensemble solution de l’in´equation 1

2 n

≤10−20 d’inconnuen∈N est J67,+∞J.

• Valeur de n∈Ntelle que l’´ecart entreun etαest inf´erieur ou ´egal `a 10−20

Soitn∈N. L’´ecart entreun etαest donn´e par|un−α|. On sait d’apr`es la question 3 que :

|un−α| ≤ 1

2 n

|u0−α|. (28)

Commeu0etαsont dans l’intervalle [2,3], l’´ecart|u0−α|entre les deux nombres est inf´erieur `a 1. On a donc :

|u0−α| ≤1. (29)

En multipliant chacun des membres de (29) par 1

2 n

≥0, on obtient : 1

2 n

|u0−α| ≤ 1

2 n

. (30)

De (28) et (30), on d´eduit alors :

|un−α| ≤ 1

2 n

|u0−α| ≤ 1

2 n

et par suite :

|un−α| ≤ 1

2 n

. (31)

Ainsi si l’on choisit n tel que 1

2 n

≤10−20, i.e. nsolution de l’in´equation consid´er´ee ci-dessous, on aura|un−α| ≤10−20. Par exemple,n= 67 convient.

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