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Submitted on 1 Jan 1956
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Phénomènes d’électroluminescence
E. Nagy
To cite this version:
E. Nagy. Phénomènes d’électroluminescence. J. Phys. Radium, 1956, 17 (8-9), pp.773-776.
�10.1051/jphysrad:01956001708-9077300�. �jpa-00235546�
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PHÉNOMÈNES D’ÉLECTROLUMINESCENCE
Par E. NAGY,
Hungarian Academy of Sciences, Budapest.
Summary. - The impact excitation mechanism of electrbluminescence is used in connection with Shockley’s idea of an electronic temperature depending on the field. The different relaxation processes involved are discussed. An expression for the field- brightness relation is derived and
checked with experiment.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 17, AOUT-SEPTEMBRE 1956, PAGE 773.
I. Introduction.
--Le , phénomèné d’électro- luminescence, observé par Destriau avec un champ
alternatif de quelques 10 000 V /cm [1], s’inter- prète [2, 3] en admettant que quelques-uns des
électrons libres du cristal acquièrent du fait du
champ électrique une énergie suffisante pour l’excitation des centres par chocs, c’est-à-dire
q charge de l’électron ;
E intensité du champ ;
l libre parcours de l’électron, sous l’effet du champ, dans le sens du champ ;
hv énergie de la transition optique.
Le nombre des électrons dont l’énergie est plus grande que hv, le parcours plus grand que l, est d’après la statistique de Maxwell-Boltzmann
où 1 est donné par (1), donc:
Nous admettrons ce mécanisme au cours du pré-
sent travail, mais nous allons discuter l’origine
des équations (1) et (2).
On a supposé que le libre parcours moyen 10 est
une constante indépendante du champ, ce qui
n’est valable que dans le cas où l’excès d’énergie acquis par le champ est petit devant kT. C’est le
cas où la loi d’Ohm est valable, comme l’a montré
’ Lorentz [4]. On suppose pour cela qu’aux champs
faibles la fonction de répartition f n’est que peu modifiée par le champ, ce qui permet de lui donner
la forme
où f o est la fonction de répartition à symétrie sphé- rique en l’absence de champ. La valeur de
qElo/kT est pour les métaux de l’ordre de 10-5,
mais pour les semi-conducteurs elle peut dépasser
l’unité.
La déviation de la loi d’Ohm dans le germanium
fut observée par Ryder [5] déjà sous 1 000 V/cm.
Il en résulte qu’en électroluminescence, où on emploie généralement des intensités de champ supérieures à 104V/cm, l’approximation de Lorentz
n’est plus valable. La fonction de répartition ci-
dessus ne peut servir à l’interprétation de l’élec- troluminescence ; cela résulte aussi du fait que l’électroluminescence serait alors très faible et
indépendante de l’intensité du champ.
De même l’hypothèse d’un équilibre thermique
entre les électrons et le réseau ne serait justifiée
que dans le cas stationnaire où l’électron n’est pas
capable d’acquérir de l’énergie sous l’action du champ. Comme l’expérience montre qu’au contraire
les électrons prennent réellement de l’énergie, leur
vitesse moyenne doit être plus élevée que sans
champ, il faut leur attribuer une température supérieure à celle du réseau. A notre connaissance cette idée a été introduite d’abord par Shockley [6].
De cette façon il a réussi à expliquer les déviations à la loi d’Ohm observées dans le germanium. Dans
cette étude, nous étendrons cette idée à l’électro-
luminescence.
II. Théorie de l’éleetrolumineseenee.
-L’élec-
tron de conductibilité pourrait se mouvoir libre-
ment s’il n’était soumis à des chocs. L’effet des chocs sur les défauts du réseau est d’arrêter au
bout d’un certain temps l’accélération de.l’électron
sous l’action du champ. L’interaction entre les défauts du réseau et l’électron peut être caracté- risée dans tous les cas par un temps de relaxation T.
Quand plusieurs sortes de défauts peuvent inter- venir, le temps de relaxation effectif peut être déter-
miné simplement à partir des temps de relaxation des processus séparés. Dans le cas présent il peut,
se produire [3, 7] :
,1) diffusion sur les vibrations thermiques du
réseau (,rth) ;
2) dans les substances polaires (ce qui est le cas
du ZnS), diffusion sur les vibrations optiques du
réseau (Top) ;
3) diffusion sur les impuretés ionisées (Ti) ;
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01956001708-9077300
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4) diffusion sur les impuretés neutres (Tn) ; 5) transfert de l’énergie à un centre lumino- gène (Tc) ; d’où :
Donnons l’expression de chacun de ces temps de relaxation.
Pour la diffusion thermique, il est bien connu [6]
que
où m est la masse de l’électron, [.Lü sa mobilité sous
l’action des seules vibrations thermiques.
Pour déterminer la diffusion sur les modes
optiques de vibration, il faudrait connaître exac-
tement le spectre des vibrations optiques du
réseau. Ce n’est pas le cas et nous emploierons l’approximation usuelle utilisant une seule fré- quence caractéristique vop. Si la température est
assez élevée (kT > h vap) et si dans chaque choc
un seul photon est émis ou absorbé, l’équation d’énergie serait, en ne tenant compte que de la
diffusion optique [6] :
Étant donné que
nous avons
La diffusion Rutherford sur les. impuretés ioni-
sées a été étudiée par Conwell et Weisskopf [8] ;
pour les électrons thermiques, de vitesse
moyenne PT à la température T, ils obtiennent :
K est la constante diélectrique du milieu ;
N la densité des atomes ionisés ;
d leur distance moyenne.
Pour la diffusion par les impuretés neutres nous
ne disposons que de très peu de données, mais il
est sûr qu’elle est faible devant celle due aux impu-
retés ionisées ; aussi nous la négligerons dans ce qui suit, de même que la perte d’énergie par exci- tation de l’électroluminescence.
’