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Théorie dynamique de la capillarité

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00240404

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240404

Submitted on 1 Jan 1899

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Gerrit Bakker

To cite this version:

Gerrit Bakker. Théorie dynamique de la capillarité. J. Phys. Theor. Appl., 1899, 8 (1), pp.545-552.

�10.1051/jphystap:018990080054500�. �jpa-00240404�

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THÉORIE DYNAMIQUE DE LA CAPILLARITÉ;

Par M. GERRIT BAKKER.

§ . Relation générale entre la pression extérieure, la pression thermique et la cohésion d’un liquide. - Considérons ((lg. 1) dans le liquide un parallélipipède rectangle ECDF, de section 1, adjacent et

la paroi AB du vase. Les forces qui sollicitent une molécule de cette

masse sont de trois sortes :

Fio. 1.

1° La force extérieure (force de gravitation, force magné- tique, etc.) ;

2° La résultante des actions des autres molécules sur elle ;

3° La force de percussion provenant des chocs des molécules voi- sines.

Soient : V1 et V2, les potentiels respectifs des forces extérieure et

moléculaire ; f, la résultante des forces de percussion, laquelle fait un angle « avec l’axe des x.

L’équation du mouvement d’une molécule de masse in parallèle-

ment à OX est alors :

Étendons à toutes les molécules de ECDF ; il vient :

L’expression rf cos 2 comprend uniquement les forces de percus- sion f provenant des molécules extérieures à ECDF, car celles qui proviennent des molécules intérieures à ce volume sont deux à deux

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018990080054500

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égales et de signes contraires, en vertu de l’égalité de l’action et de la réaction.

Prenons, comme seule force extérieure, la pesanteur et plaçons la paroi AB horizontalement;

-

Em dV1 dx est le poids du parallélipi- pède ECDF. Si p, désigne la pression extérieure exercée par EF et

si p est la pression sur CD, on a :

Comme pour Ef cos x, l’expression

-

Ein dV2 dx comprend unique-

ment les forces moléculaires provenant des molécules extérieures à ECDF, les forces moléculaires provenant des molécules intérieures

se détruisant deux à deux.

Par raison de symétrie, les forces moléculaires extérieures s’exer- çant sur CE et DF se détruisent ; il ne reste donc que les forces moléculaires provenant de la paroi AB et celles qui proviennent des

molécules situées au-dessous de CD. J’appelle cohésion la résultante

(rapportée à l’unité de surface) des forces moléculaires s’exerçant

de part et d’autre de CD, résultante proportionnelle au carré de la

densité p existant dans le plan CD et au voisinage (C = ap2).

Les forces de percussion extérieures ont une composante nulle parallèlement à CE et à DF; la force de percussion provenant de la paroi EF et normale à EF, combinée avec l’action moléculaire de la

paroi EF sur les molécules intérieures, donne pour résultante Po ;

j’appelle 0 la partie de Ef cos el qui se compose de forces de percus- sion s’exerçant dans le plan CD et perpendiculairement à ce plan.

L’équation (1) s’écrit alors :

Soit 1 l’abscisse du centre de gravité de ECDF ; on a :

M étant la masse totale du parallélipipède. On voit donc que Em d2x dt2

oscille autour de zéro ; on a donc en moyenne :

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547

ou

6 étant la pression thermique; ap2, la cohésion ; et p, la pression hydrostatique.

Écrivons maintenant la relation (1) pour un élément dxdydz ,du liquide, de densité p et non adjacent à la paroi; il viendra :

d’où:

L’hydrostatique nous donne :

et l’équation (2) fournit :

La combinaison de ces deux relations et de la relation (3) donne :

§ 2. Pression înoléculaire.

-

E n posant C = ap2, nous avons

supposé que la densité du liquide ne variait pas au voisinage de CD ;

il n’en est pas toujours ainsi (exemple dans la couche capillaire),

mais alors on a la relation p = 0

-

C. L’équation p = 0 - ap2 est l’équation relative à la phase homogène.

Il ne faut pas confondre la cohésion C = ap2 avec la pression molé-

culaire de Laplace : K T a (p21

-

P22), P1 et P2 étant les densités du

liquide et de la vapeur saturée.

Considérons un élément plan de la surface du liquide, normale-

ment à cette surface : on a :

Soit pj la pression hydrostatique :

Soit p la pression hydrostatique pour la phase homogène de den-

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sité p (’ ), on aura 6 - 1) -f- ap2 ou do = dp + 2apdp et, en vertu de (4),

Pour la couche capillaire et par unité de surface, on aura donc :

Le terme - f2 pdV2 provient uniquernent des forces moléculaires

1

provenant des molécules extérieures à l’élén1ent de volume consi- déré, les forces moléculaires intérieures se détruisant deux à deux.

Si l’on prend comme direction positive celle qui va du liquide

vers la vapeur, + f2pdV2 n’est autre que la pression moléculûire K :

A l’extérieur du liquide, aussi bien que de la vapeur saturée,

p = p1 , donc :

Soit X la chaleur de vaporisation interne :

d’où:

ou, d’après la loi du diamètre rectiligne de Cailletet et de Mathias,

.A. et B étant des constantes. Ainsi donc :

Le quotient de la pression 1noléculaire d’un liquide en contact avec

scz vapeur par la chaleur de vaporisation interne est une (onction

linéaire et d écroissante de la température.

A la température critique, on a K == À = o.

(1) C’est-à-dire la pression qui régnerait dans le liquide si celui-ci remplissait

un vase avec la densité p.

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§ 3. Loi de Maxu)ell-Clausius.

--

Appliquons la relation (3):

da - --- pdV1

-

pdV 2’ à la couche capillaire dans la direction de la normale à la surface allant du liquide vers la vapeur. Soient la pression au point considéré, et p la pression que donnerait au même

point une phase homogène de densité o ; on a :

d’où il vient d’après (3) :

ou :

L’hydrostatique donne :

ou

d’où:

Le potentiel des forces moléculaires étant

-

2ap, on a :

d’où :

Si l’on néglige la pesanteur de la couche capillaire, p, = Cre, et l’équation (10) devient :

c’est la relation de Maxwell-Clausins.

§ 4. Pression moléculaire cl’une couche capillaire sphérique.

--

Considérons (fig. 2) un vase sphérique contenant de la vapeur et un

noyau sphérique concentrique de liquide. Faisons abstraction de la

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pesanteur; soit V le potentiel moléculaire ; je dis que l’on a

Soient : M , le centre du vase ; ABC, DEF, la couche capillaire limi-

tée par un secteur sphérique MGH.

Fic,. 2.

Soient IYIC = R; R -j-- h est le rayon d’une couche sphérique infi-

niment mince, d’épaisseur dhx, de la couche capillaire; cette couche

doit être en équilibre sous l’action de la pression thermique et des

forces moléculaires.

La pression thermique s’exerçant contre la surface sphérique con-

’ cave de la couche considérée a pour résultante :

la pression thermique s’exerçant (en sens contraire) contre la surface

convexe est :

La pression thermique contre la surface latérale du tronc de cône

d’angle oc a pour valeur :

(8)

551

De méme, la force moléculaire a pour résultante :

Pour l’équilibre il faut :

d’où, en négligeant les quantités du second ordre, do = 2013 pdV .

On a donc :

p, et p2 sont les pressions dans le liquide et dans la vapeur.

FIG. 3.

Soit ABC (fig. 3) le liquide entouré de sa vapeur ; le liquide est en équilibre sous la pression p, et la tension de la couche capillaire ; la

vapeur est en équilibre sous l’action de cette même tension et de la

pression P2’ Donnons aux pistons un mouvement virtuel. Soit dn

l’augmentation du rayon R du noyau liquide ; la variation de volume

est sdn, s étant la surface intérieure de la couche capillaire. Soient m

la masse de l’unité de volume de cette couche, et xm la quantité de liquide qui contribue à la formation de cette masse m :

(1) La masse est pdV par unité de surface. et la force relatives à l’unité de

masse s’exerçant dans la direction du rayon ; - dV dh.

(9)

En augmentant le rayon du noyau liquide de dn, la masse de la

couche capillaire augmente de2 2 sdn. m, le liquide y contribuant pour 2

une masse 2 R sclîn . xîn. Si p, est la densité du liquide, le volume de sdm. xm ,

cette dernière masse

est îî p1 et le travail extérieur est:

R P1

On démontrerait de même que le travail extérieur de l’autre piston

est :

Soit « l’énergie capillaire de l’unité de surface ; écrivons que la variation de cette énergie est égale au travail extérieur total :

Soit p’ la densité moyenne de la couche capillaire d’épaisseur h en

a ; en remarquant que M = h?’ et en sin1plifiant,

Or h est une quantité fort petite qui n’est pas mesurable ; d’autre

part, la parenthèse est toujours de l’ordre de grandeur de p, ou de P2;

aux basses températures P2 est très petit, mais P2 reste fini ; on peut

P2

donc écrire : P2

équation obtenue de façons diverses par lord Kelvin, Gibbs et Van der Waals.

Portons cette valeur de p1 J - P2 dans (11), il vient :

Si la vapeur est entourée du liquide, on trouve :

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