Le code MCRT en d´ etails
A.1 Introduction
Dans cette appendice, nous d´ ecrivons le code de transfert radiatif que nous avons mis au point durant notre th` ese. Comme pr´ ecis´ e dans le Cha- pitre 8, le code MCRT r´ esoud le probl` eme du transfert de la radiation dans un milieu compos´ e d’atomes/ions ` a deux niveaux soumis ` a un champ de vi- tesse donn´ e en faisant appel ` a la technique de Monte Carlo. L’id´ ee g´ en´ erale et les principes de base de cette m´ ethode ayant ´ et´ e d´ etaill´ es dans la Sect. 8.3, nous ne reviendrons pas sur ces points ici. Une premi` ere partie de cette an- nexe sera essentiellement d´ edi´ ee ` a la description de la vie des photons, depuis leur ´ emission, le rep´ erage des zones de r´ esonances le long de leur trajectoire et l’obtention de spectres et images ` a partir des simulations r´ ealis´ ees. Nous d´ ecrirons ensuite diff´ erentes am´ eliorations apport´ ees au code initial afin de rendre ce dernier plus performant et versatile. La derni` ere partie montrera comment l’approximation de Sobolev peut ˆ etre facilement introduite dans le code MCRT.
A.2 monte Carlo et le transfert de la radia- tion
A.2.1 Emission d’un photon du continuum
Le lieu d’´ emission du photon sur la photosph` ere
1de rayon R
inest choisi de fa¸con al´ eatoire en supposant une ´ emission isotrope sur l’enti` eret´ e de la
1
Nous appelerons photosph` ere la limite de la r´ egion dans laquelle les photons sont produits. Dans le cas qui nous int´ eresse ici, les quasars, cette r´ egion correspond ` a la r´ egion du disque d’accr´ etion, id´ ealis´ e ici par un sph` ere.
203
Fig. A.1 – G´ eom´ etrie de l’´ emission d’un photon par la photosph` ere produi-
sant le continuum (ici une sph` ere de rayon R
in). La position du point d’´ emission
(R
in, θ
0, φ
0) sur la photosph` ere ainsi que la direction de vol initial − → n
v(θ
v, φ
v) du
photon cr´ e´ e sont d´ etermin´ ees en ´ echantillonnant al´ eatoirement les fonctions de
distribution correspondantes (voir texte).
surface (4π sr). Etant donn´ e cette isotropie, la probabilit´ e pour un photon d’ˆ etre ´ emis en un point (R
in, θ
0∈ {0, π}, φ
0∈ {0, 2π})
2est donn´ ee par l’Eq. (eqinver) :
P (θ
0, φ
0) =
R
φ00
R
θ00
R
2insin θ dθdφ
R
2π 0R
π0
R
in2sin θ dθdφ (A.1) de laquelle on obtient par int´ egration sur θ et φ et inversion de la relation :
φ
0= 2π ξ (A.2)
θ
0= acos(1 − 2 ξ
0) (A.3)
o` u ξ et ξ
0sont deux nombres al´ eatoires diff´ erents de fonction de distribution uniforme dans l’intervalle [0, 1]. Afin d’all´ eger les notations, toute nouvelle occurrence du symbole ξ dans la suite du texte signifiera implicitement le tirage d’un tel nombre al´ eatoire. On obtient alors la position d’´ emission du photon exprim´ ee dans la base cart´ esienne ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) :
x
0= R
insin θ
0cos φ
0(A.4) y
0= R
insin θ
0sin φ
0(A.5)
z
0= R
incos θ
0(A.6)
La direction de propagation − → n
v= (n
θv, n
φv, n
rv) du photon est ensuite choisie de fa¸con similaire, mais en for¸cant ce dernier ` a s’´ ecarter de la pho- tosph` ere consid´ er´ ee comme ´ etant un absorbeur pur (i.e. d’´ epaisseur optique τ
ν= ∞)). Pour cela, nous imposons que la direction de vol (θ
v, φ
v) du photon soit choisie dans la demi sph` ere externe ` a la photosph` ere en consid´ erant les angles polaires permis θ
v∈ {0, π/2} :
P (θ
v, φ
v) =
R
φv0
R
θv0
sin θ dθdφ
R
2π 0R
π/20
sin θ dθdφ (A.7)
nous obtenons par analogie dans la base mobile ( − → e
r, − → e
θ, − → e
φ) :
φ
v= 2π ξ (A.8)
θ
v= acos(1 − ξ
0) (A.9)
et donc la direction de vol − → n
vde composantes :
n
θv= sin θ
vcos φ
v(A.10)
n
φv= sin θ
vsin φ
v(A.11)
n
rv= cos θ
v(A.12)
2
Etant donn´ e la g´ eom´ etrie des vents consid´ er´ es, nous utiliserons tout au long du texte
les coordonn´ ees sph´ eriques (r, θ, φ) et, lors du calcul des trajectoires des photons, les
coordonn´ ees cart´ esiennes (x, y, z) rapport´ ees ` a la base cart´ esienne ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) attach´ ee au
centre du vent.
ou encore, si l’on se place dans la base cart´ esienne ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) :
n
xv= n
θvcos θ
0cos φ
0− n
φvsin φ
0+ n
rvsin θ
0cos φ
0(A.13) n
yv= n
θvcos θ
0sin φ
0+ n
φvcos φ
0+ n
rvsin θ
0sin φ
0(A.14) n
zv= −n
θvsin θ
0+ n
rvcos θ
0(A.15) On associe finalement ` a chaque photon ´ emis une fr´ equence en ´ echantillon- nant le continuum situ´ e autour de la raie de fr´ equence ν
0consid´ er´ ee. Etant donn´ e la largeur de la raie consid´ er´ ee, le continuum est suppos´ e plat en fr´ equence sous cette derni` ere : L
ν(ν) = 1. Ainsi si l’on appelle v
maxla vitesse maximale dans le vent et v
turbla vitesse d’agitation r´ esultant de la turbulence dans le vent, alors la fr´ equence initiale ν
idu photon pour un observateur au repos sera choisie dans l’intervalle [ν
0− ∆
ν, ν
0+ ∆
ν] par l’interm´ ediaire d’un nouveau nombre al´ eatoire ξ tel que :
ξ =
R
νiν0−∆ν
dy
R
ν0+∆νν0−∆ν
dy (A.16)
ce qui nous permet d’obtenir apr` es int´ egration et inversion de la relation :
ν
i= ν
0+ ∆ν − 2 ξ ∆ν (A.17)
o` u ∆
ν= (v
max+ v
turb) ν
0/c est la demi largeur du profil calcul´ e.
A.2.2 Zones de r´ esonances
Le photon de fr´ equence ν
i´ emis ci-dessus va alors entamer son voyage dans le vent. Etant donn´ e l’existence d’un champ de vitesse acc´ el´ er´ e − → v =
−
→ v (r, θ, φ) d´ efini en tout point ce dernier, la fr´ equence locale ν
ldu photon per¸cue dans le r´ ef´ erentiel en mouvement avec les atomes du vent est constam- ment modifi´ ee par effet Doppler. La relation liant les fr´ equences ν
iet ν
ls’ex- prime de cette fa¸con :
ν
l= ν
i1 −
−
→ v − → n
vc
!
(A.18)
Lorsque cette fr´ equence per¸cue dans le r´ ef´ erentiel mobile s’approche de
la fr´ equence ν
0du centre de la raie, l’enveloppe devient de moins en moins
transparente au photon. On dit qu’il y a r´ esonance avec le milieu environ-
nant et le photon peut alors ˆ etre absorb´ e par un ion du milieu. La position et
l’´ etendue de ces zones de r´ esonance sont d´ etermin´ ees par la diff´ erence entre
la fr´ equence ν
lper¸cue dans le r´ ef´ erentiel en mouvement et la fr´ equence ν
0du
centre de la raie qui doit ˆ etre inf´ erieure ` a la demi largeur du profil d’absorp-
tion ∆ν
absdans ce mˆ eme r´ ef´ erentiel. Etant donn´ e l’existence de turbulence
macroscopique dans le vent traduisant les mouvements al´ eatoires des ions, nous choisissons de repr´ esenter le profil d’absorption par un profil gaussien normalis´ e
3(voir Fig. A.2) :
Φ
A(ν
l− ν
0, σ
turb) = 1 H
( 1
√ πσ
turbexp −(ν
l− ν
0)
2σ
turb2!
+ K
)
(A.19) o` u σ
turb= ∆ν
turb/(2 √
2 ln 2) est tel que ∆ν
turb= 2 ν
0(v
turb/c) soit la largeur
`
a mi-hauteur du profil d’absorption, v
turbrepr´ esentant le module de la vitesse de turbulence totale
4. Cependant, contrairement ` a une gaussienne, le profil d’absorption n’a pas une largeur infinie, mais est d´ efini sur un intervalle ν
0±∆ν
abs. Les constantes H et K sont introduites afin d’imposer la continuit´ e du profil en ±∆ν
abset de normaliser le profil d’absorption ` a l’unit´ e sur la largeur d’absorption choisie
5. Le profil d’absorption utilis´ e est maintenant clairement d´ efini :
Φ
A(ν − ν
0) =
( Φ
A(ν − ν
0, σ
turb) si |ν − ν
0| ≤ |∆ν
abs|
0 en dehors de cet intervalle . (A.20) Les zones de r´ esonances seront d` es lors identifi´ ees le long de la trajectoire du photon comme ´ etant les r´ egions o` u ν
lremplit la condition :
ν
0− ∆ν
abs< ν
l< ν
0+ ∆ν
abs(A.21) La majeure partie du temps de calcul utilis´ e par le programme MCRT est consacr´ ee ` a l’identification de la position et de l’´ etendue de ces r´ egions de r´ esonances. En pratique, on ´ echantillonne la trajectoire du photon ` a l’aide d’un pas variable δs
i(r, θ, φ) dont la valeur est fonction de la direction de propagation du photon et de sa position :
x
i= x
i−1+ δs
i(r, θ, φ) n
xv(A.22) y
i= y
i−1+ δs
i(r, θ, φ) n
yv(A.23) z
i= z
i−1+ δs
i(r, θ, φ) n
zv(A.24) En chaque point de la trajectoire (x
i, y
i, z
i) ainsi d´ efini, nous calculons la
3
Ce type de profil est g´ en´ eralement pr´ ef´ er´ e aux profils de Voigt lorsque une composante turbulente est consid´ er´ ee dans le vent (e.g. Bernes [1979], Natta & Beckwith [1986], Knigge et al. [1995]).
4
Ici nous prenons v
turb= v
T+ v
M, o` u v
Trend compte de l’´ elargissement thermique du profil de raie et v
Mde l’´ elargissement li´ e ` a la turbulence macroscopique dans le vent, cette derni` ere ´ etant suppos´ ee isotrope en premi` ere approximation.
5
Nous utilisons |∆ν
abs| = n ∆ν
turb/2. Des tests r´ ealis´ es quant ` a l’effet du choix de n
sur les profils de raies simul´ es montrent que les profils produits ne changent plus ` a partir
de n = 2. Nous choisissons d’utiliser la valeur n = 2 dans la suite de nos travaux.
Fig. A.2 – Illustration du profil d’absorption Φ
A(ν
l−ν
0) d´ efini dans le r´ ef´ erentiel se d´ epla¸ cant avec les atomes du vent (r´ ef´ erentiel comobile). Le profil est pr´ esent´ e avec deux normalisations diff´ erentes : la courbe continue repr´ esente le profil d’ab- sorption normalis´ e pour lequel on a choisi ∆ν
abs,1= 1 ∆ν
turb/2 alors que la courbe en trait interrompu pr´ esente le cas ∆ν
abs,2= 2 ∆ν
turb/2. Dans la suite nous utili- serons ce dernier profil normalis´ e comme profil d’absorption (voir texte).
fr´ equence locale ν
lper¸cue dans le r´ ef´ erentiel se d´ epla¸cant avec les atomes du vent. Lorsque le photon entre (ou sort) d’une zone de r´ esonance, la position pr´ ecise de la transition est identifi´ ee par un algorithme de bissection (routine
“rtbis”, Press et al. [1992]). Les n zones de r´ esonance identifi´ ees le long de son parcours dans le vent sont finalement archiv´ ees dans un vecteur reso(n,i) tel que :
– reso(n,1) est l’abscisse ds
1du d´ ebut de la ´ eni` eme zone de r´ esonance, – reso(n,2) est l’abscisse ds
2de la fin de la ´ eni` eme zone de r´ esonance.
L’´ etape la plus critique revient bien entendu ` a estimer le pas δs
i(r, θ, φ)
`
a appliquer ` a chaque ´ etape de la progression du photon dans le vent. En
effet, utiliser un pas constant trop petit reviendrait ` a une perte de temps lors
du calcul dans les r´ egions du vent o` u le gradient de vitesse est faible, alors
qu’utiliser un pas trop grand ne permettrait pas d’identifier correctement
toutes les zones de r´ esonances pr´ esentes. L’id´ ee retenue dans le programme
MCRT consiste ` a r´ ealiser un changement de variable dans lequel le pas est
calcul´ e ` a partir de la loi de vitesse v (r, θ, φ) utilis´ ee. En effet, dans l’espace
des vitesses projet´ ees le long de la trajectoire, la zone de r´ esonance est sim-
plement une gaussienne de largeur ` a mi-hauteur 2 v
turb(cf. Eq. (A.19)). Afin
de correctement ´ echantillonner cette gaussienne, nous avons besoin au mini-
mum de trois points ` a mi-hauteur. Ainsi un ´ echantillonnage du profil avec
un pas en vitesse δv = 2 v
turb/3 devrait suffire. Connaissant v et v + δv,
Fig. A.3 – Illustration graphique de la proc´ edure utilis´ ee lors de l’identification
des zones de r´ esonance le long de la trajectoire d’un photon de fr´ equence initiale
ν
ise d´ epla¸ cant selon la direction − n →
vdans un vent ` a deux composantes pour lequel
la vitesse terminale du vent ´ equatorial vaut la moiti´ e de la vitesse terminale du
vent polaire. La figure sup´ erieure montre une coupe du vent dans le plan (x, z) sur
laquelle on peut noter que le photon passe de la composante polaire du vent ` a la
composante ´ equatoriale en R ∼ 4. La figure inf´ erieure montre que, dans le rep` ere se
d´ epla¸ cant localement avec le fluide, les zones de r´ esonance sont simplement rep´ er´ ees
par le fait que |ν
l− ν
0| < |∆ν
abs|. Deux zones de r´ esonance sont identifi´ ees dans le
cas illustr´ e.
on peut inverser la loi de vitesse (si celle-ci n’est pas trop complexe) afin de trouver les points s
iet s
i+ δs
icorrespondant et donc tirer le pas maximal δs
i` a appliquer dans la direction o` u le gradient de vitesse est le plus fort (qui n’est pas n´ ecessairement la direction de vol du photon). Dans un cas plus g´ en´ eral o` u il n’est pas possible d’inverser analytiquement la loi de vitesse, l’approximation de Taylor de la loi de vitesse limit´ ee au premier ordre nous donne :
v(s
i+ δs
i) = v(s
i) + δs
idv
ds + (O
2) (A.25)
o` u dv/ds est le gradient de vitesse le long de la direction de propagation du photon. Comme nous connaissons le pas en vitesse |v(s
i+ δs
i) − v(s
i)| = δv
`
a utiliser afin d’´ echantillonner correctement la trajectoire et que le gradient dv/ds peut ˆ etre ´ evalu´ e num´ eriquement, nous pouvons facilement extraire le pas δs
i` a appliquer :
δs
i= δv dv ds
!
−1(A.26) Les deux techniques donnent des r´ esultats identiques. Toutefois le temps de calcul suppl´ ementaire impliqu´ e par l’´ evaluation num´ erique du gradient de vitesse dv/ds nous porte ` a pr´ ef´ erer l’utilisation de la technique d’inversion lorsque ceci est possible.
A.2.3 Diffusion des photons
Une fois les n zones de r´ esonance rep´ er´ ees le long de la trajectoire du photon, nous pouvons estimer l’´ epaisseur optique totale rencontr´ ee par ce dernier lors de son voyage dans le vent :
τ
tot,νi=
n
X
i=1
Z
reso(i,2) reso(i,1)κ
ν0Φ
A(ν
l− ν
0, σ
turb) ds (A.27) o` u κ
ν0est le coefficient d’absorption total de la transition consid´ er´ ee (cf.
Sect. 8.1.1) et qui dans le cas d’une raie de r´ esonance peut se simplifier comme suit :
κ
ν0= σ n(r, θ, φ) = πe
2m
ec f
oscn(r, θ, φ) (A.28) o` u f
oscest la force d’oscillateur de la transition, e et m
ela charge et la masse de l’´ electron et n(r, θ, φ) est la densit´ e de l’ion consid´ er´ e.
Si l’on consid` ere le probl` eme du transfert radiatif sous un point de vue
probabiliste, alors un photon de fr´ equence ν
itraversant une zone d’´ epaisseur
optique totale τ
tot,νia une probabilit´ e p(τ ) = e
−τtot,νide pouvoir s’´ echapper
du vent sans subir de diffusion et p
0(τ) = 1 − p(τ) d’ˆ etre absorb´ e par un des
atomes du milieu. On utilise cet aspect probabiliste du transfert radiatif dans les simulations de Monte-Carlo afin de d´ eterminer al´ eatoirement l’´ epaisseur optique τ
M C` a laquelle le photon pourrait interagir. Ce τ
M Cest une fois de plus d´ eriv´ e ` a l’aide de la m´ ethode de transformation (cf. Sect. 8.3) appliqu´ e
`
a la distribution cumulative correspondante : ξ =
R
τM C0
e
−τdτ
R
∞0
e
−τdτ . (A.29)
Apr` es int´ egration et inversion de l’´ equation, nous trouvons la relation fonda- mentale suivante :
τ
M C= − ln(1 − ξ) (A.30)
d´ efinissant l’´ epaisseur optique que le photon de fr´ equence ν
ipourrait traverser sans subir de diffusion. S’il existe un point s le long de la trajectoire du photon tel que l’´ epaisseur optique int´ egr´ ee τ (s) jusqu’en ce point soit ´ egale ` a τ
M Calors le photon sera absorb´ e par l’ion : on dit qu’il y a interaction. Aussinon, il s’´ echappera du vent et sera collect´ e par un/pusieurs d´ etecteur(s) virtuel(s) (cf. Sect. A.2.4).
Dans le cas des raies de r´ esonance, lorsqu’il y a interaction, nous consid´ e- rons que le photon absorb´ e est instantan´ ement r´ e´ emis dans une direction al´ eatoire − n →
v0et avec une nouvelle fr´ equence ν
den faisant l’hypoth` ese d’une redistribution compl` ete en fr´ equence et en direction (cf. Sect. 8.1.1). La nou- velle direction de propagation du photon est d´ etermin´ ee de fa¸con semblable ` a celle d´ ecrite en Sect. A.2.1, hormis le fait que cette fois l’´ emission est isotrope sur l’ensemble de la sph` ere de surface 4π sr. Nous avons donc :
φ
v0= 2πξ (A.31)
θ
v0= acos(1 − 2ξ
0) (A.32)
et donc
n
θv0= sin θ
v0cos φ
v0(A.33) n
φv0= sin θ
v0sin φ
v0(A.34)
n
rv0= cos θ
v0(A.35)
Cette direction peut ais´ ement s’exprimer dans la base cart´ esienne ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) (cf. Sect. A.2.1). La fr´ equence du photon diffus´ e s’exprime alors comme suit dans un r´ ef´ erentiel au repos par rapport au rep` ere fixe ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) :
ν
d= ν
emi1 +
−
→ v (r
s, θ
s, φ
s) − n →
v0c
!
(A.36)
Fig. A.4 – Illustration de la trajectoire d’un photon dans un vent de g´ eom´ etrie
sph´ erique. A chaque diffusion (au nombre de 2 dans ce cas ci : I
1et I
2), le photon
est r´ e´ emis dans une direction al´ eatoire. Une fois sorti de l’atmosph` ere, ce dernier est
enregistr´ e par diff´ erents d´ etecteurs virtuels (ici repr´ esent´ e par un pseudo capteur
CCD). Apr` es chaque interaction, la direction de r´ e-´ emission θ
00vdans la base mobile
( − → e
θ, − → e
φ, − → e
r) est compar´ ee au demi angle θ
0sous tendu par la photosph` ere au point
d’interaction afin de d´ eterminer si le photon pourrait ˆ etre r´ eabsorb´ e par cette
derni` ere.
o` u (r
s, θ
s, φ
s) est la position d’interaction en coordonn´ ees sph´ eriques et ν
emi= ν
0+ ∆ν
emiest la fr´ equence ` a laquelle le photon est r´ e´ emis dans le r´ ef´ erentiel comobile. La d´ eviation en fr´ equence ∆ν
emidu photon r´ e´ emis par rapport ` a la fr´ equence centrale de la raie ν
0est d´ etermin´ ee en faisant appel une fois de plus ` a la m´ ethode de transformation :
ξ =
R
∆νemi−∆νabs
Φ
E(ν
l− ν
0) dν
R
∆νabs−∆νabs
Φ
E(ν
l− ν
0) dν (A.37) dans laquelle, ´ etant donn´ e l’hypoth` ese de redistribution compl` ete en fr´ equence dans le profil de raie, le profil d’´ emission Φ
E(ν
l− ν
0) est identique au profil d’absorption Φ
A(ν
l− ν
0) d´ efini par l’Eq. (A.20).
Une fois ces param` etres d´ efinis, le nombre de diffusions r´ ealis´ ees par le photon est actualis´ e et l’on choisit une nouvelle ´ epaisseur optique τ
M C=
− ln(1 − ξ) correspondant ` a un point d’interaction auquel le photon pourra
´ eventuellement de nouveau interagir. Etant donn´ e sa nouvelle direction de vol − n →
v0, on estime ensuite si le photon risque ou non de retourner vers la photosph` ere et d’y ˆ etre absorb´ e. Pour cela, on compare l’angle de r´ e´ emission θ
v0dans le rep` ere mobile ( − → e
θ, − → e
φ, − → e
r) au demi angle θ
0sous-tendu par la photosph` ere ` a la position d’interaction (r
s, θ
s, φ
s) :
θ
0= acos
v u u
t 1 − R
2inr
s2
(A.38)
Ainsi si θ
v0> π − θ
0le photon risque d’ˆ etre absorb´ e par la photosph` ere, sauf s’il est diffus´ e dans une autre direction avant d’atteindre cette derni` ere (voir Fig. A.4).
On recommence alors la boucle ` a partir de la Sect. A.2.2 en recherchant les diff´ erentes zones de r´ esonance se situant le long de la trajectoire du photon diffus´ e et l’identification du point d’interaction, et ainsi de suite, jusqu’` a ce que le photon parvienne ` a s’´ echapper du vent en R
outou soit absorb´ e par la photosph` ere en R
in.
A.2.4 Cr´ eation de spectres et d’images
Tous les photons parvenant ` a s’´ echapper du vent sont collect´ es par deux
types de d´ etecteurs r´ epartis uniform´ ement sur une sph` ere de rayon R
sR
outde telle sorte que les photons sont collect´ es dans un plan se confondant lo-
calement avec l’envellope de la sph` ere. Le premier type de d´ etecteur est un
spectrographe s´ eparant les photons provenant d’une mˆ eme direction (θ
f, φ
f)
selon leur fr´ equence en des bins de taille dν afin de produire des spectres
Fig. A.5 – Les photons parvenant ` a s’´ echapper du vent sont collect´ es selon leur direction de sortie (θ
f, φ
f) afin de former notamment des images. Cette figure illustre la projection r´ ealis´ ee afin d’obtenir les coordonn´ ees (x
im, y
im) correspon- dant ` a un photon dont le dernier site d’interaction est situ´ e au point P (x
f, y
f, z
f).
Notons que la coordonn´ ee x
imest compt´ ee n´ egativement le long de l’axe − → e
θet la
coordonn´ ee y
imest compt´ ee positivement le long de l’axe − → e
φ.
f (ν, θ
f, φ
f). La taille des bins est choisie de fa¸con ` a obtenir un spectre pr´ esentant un ´ echantillonnage correct.
Le deuxi` eme type de d´ etecteur est ´ egalement un spectrographe, mais per- mettant de produire une image 2D I(ν, x
im, y
im, θ
f, φ
f) de r´ esolution choisie (n
pix∗ n
pix) pour chaque ´ el´ ement de r´ esolution spectrale dν, et donnant l’in- tensit´ e spectrale ´ emise en chaque point du vent, int´ egr´ ee sur la ligne de vis´ ee.
Notons ici que la connaissance de la position d’´ emission/de derni` ere interac- tion des photons suivis par MCRT nous permet ´ egalement de d´ ecomposer les spectres/images produits en les parties en absorption et ´ emission du profil mod´ elis´ e.
Afin de r´ ealiser ces images, les photons sortant du vent sont projet´ es sur un plan positionn´ e perpendiculairement ` a leur direction de sortie (θ
f, φ
f) et group´ es en pixels dont la taille d´ epend de la r´ esolution choisie n
pix. Les coor- donn´ ees (x
im, y
im) de chaque photon contribuant ` a l’´ elaboration de l’image (voir Fig. A.5) sont simplement calcul´ ees en d´ eterminant les coordonn´ ees (x
θ, y
φ, z
r) dans la base mobile ( − → e
θ, − → e
φ, − → e
r) du dernier point d’interaction
6P du photon :
P = x
f− → e
x+ y
f− → e
y+ z
f− → e
z= x
θ− → e
θ+ y
φ− → e
φ+ z
r− → e
r(A.39) o` u (x
f, y
f, z
f) sont les coordonn´ ees cart´ esiennes du point P . Or les vecteurs de base ( − → e
x, − → e
y, − → e
z) peuvent facilement ˆ etre exprim´ es en fonction des vecteurs de base ( − → e
θ, − → e
φ, − → e
r) de la base mobile :
−
→ e
x= sin θ
fcos φ
f− → e
r+ cos θ
fcos φ
f− → e
θ− sin φ
f− → e
φ(A.40)
−
→ e
y= sin θ
fsin φ
f− → e
r+ cos θ
fsin φ
f− → e
θ+ cos φ
f− → e
φ(A.41)
−
→ e
z= cos θ
f− → e
r− sin θ
f− → e
θ(A.42) En poussant ces relations dans le second membre de l’Eq. (A.39) et en iden- tifiant les coefficients membre ` a membre, nous trouvons les coordonn´ ees de la position du photon projet´ e dans le plan d’observation :
x
im= z
fsin θ
f− y
fcos θ
fsin φ
f− x
fcos θ
fcos φ
f(A.43)
y
im= y
fcos φ
f− x
fsin φ
f(A.44)
Pour des raisons d’ordre pratique, nous posons arbitrairement x
im= −x
θet y
im= y
φ. Ainsi lorsque θ
f= 0 = φ
f, x
imet y
imsont compt´ es positivement le long des axes − → e
zet − → e
yrespectivement.
Pour les vents consid´ er´ es dans notre ´ etude, nous pouvons r´ eduire le nom- bre de d´ etecteurs n´ ecessaires en utilisant les sym´ etries des syst` emes mod´ elis´ es.
6
Ou la coordonn´ ee du point d’´ emission si le photon n’a pas interagi au moins une fois
avec les atomes du vent.
En effet, pour un vent en expansion sph´ erique, chaque direction d’observation (θ
f, φ
f) du vent doit conduire ` a l’observation du mˆ eme flux sortant, vu la sym´ etrie du vent selon les angles (θ, φ). Ainsi les angles θ
fet φ
fde l’´ equation fournissant la position du photon sur l’image peuvent ˆ etre remplac´ es par la direction de vol finale du photon et nous n’avons donc besoin que de grouper les photons selon leur fr´ equence lors de la production des spectres et des images. Pour un vent consid´ erant une composante ´ equatoriale sous forme d’un disque, il est ´ egalement clair que l’observation des propri´ et´ es spectrales du vent est ind´ ependante de l’angle φ, de sorte qu’il ne reste plus qu’` a grouper les photons selon leur fr´ equence et leur angle polaire θ
f.
A.2.5 Opacit´ e totale de l’enveloppe
Similairement ` a Beckwith & Natta [1987] nous normalisons la loi d´ efinis- sant la densit´ e dans le vent ` a l’aide d’un param` etre n
0:
n(r, θ, φ) = n
0f(r, θ, φ) (A.45) o` u f (r, θ, φ) est une fonction d´ ecrivant non seulement la distribution de densit´ e de l’atome consid´ er´ e mais d´ ependant ´ egalement de la fraction Ξ(r) d’atomes dans l’´ etat d’ionisation consid´ er´ e. Cette normalisation se fait au moyen de ce que l’on appelle l’opacit´ e radiale totale de l’enveloppe le long de l’axe polaire τ
tot(ν
i) et que l’on d´ efinit comme suit :
τ
tot(ν
i) =
Z
RoutRin
σ n(r, 0, 0) Φ
A(ν
l− ν
0, σ
turb) dr, (A.46) expression dans laquelle les termes intervenants ont d´ ej` a ´ et´ e d´ ecrits dans les sections pr´ ec´ edentes. Etant donn´ e les lois de vitesse et de densit´ e utilis´ ees, cette opacit´ e radiale totale d´ epend de la fr´ equence initiale ν
idu photon ´ emis par la photosph` ere : g´ en´ eralement, les photons de fr´ equence initiale ν
i∼ ν
0proches du centre de la raie ν
0feront face ` a une ´ epaisseur optique plus large que les photons ´ emis dans les ailes du profil Φ
A. Pour cette raison on normalise plutˆ ot la loi de densit´ e en utilisant l’opacit´ e radiale totale int´ egr´ ee sur les fr´ equences :
τ
totE=
Z
∆ν−∆ν
τ
tot(ν
i) dν
i. (A.47)
Ainsi, en imposant une opacit´ e radiale totale int´ egr´ ee sur les fr´ equences τ
totE,
nous pouvons estimer la densit´ e d’ion n
0correspondante en r = R
in. L’int´ erˆ et
de cette quantit´ e τ
totEmoyenn´ ee sur les fr´ equences r´ eside dans le fait qu’elle
permet de donner une indication quant au degr´ e de saturation du profil d’ab-
sorption. Ainsi, ce dernier sera g´ en´ eralement satur´ e dans les r´ egions proches
du centre de la raie pour des valeurs τ
totE1 ce qui permet de faire un lien avec l’exp´ erience commune du faisceau de lumi` ere traversant un gaz optiquement ´ epais (cf. Sect. 8.1.1).
A.3 Am´ elioration du code MCRT
Le programme MCRT a subi au cours de son ´ elaboration plusieurs raffine- ments afin d’am´ eliorer ses performances de calcul et son domaine d’applica- bilit´ e. Dans un premier temps nous d´ ecrivons les deux ´ evolutions principales consistant en l’impl´ ementation d’une routine de “First Forced Scattering”
et d’une routine permettant de rendre compte d’une ´ emission intrins` eque au vent. Dans un second temps, nous montrons comment il est ais´ e de tenir compte de l’effet produit par un doublet de r´ esonance dans MCRT.
A.3.1 First Forced Scattering (FFS)
Un des buts du programme MCRT est de fournir une image bidimen- sionnelle I (ν, x
im, y
im, θ
f, φ
f) de l’intensit´ e spectrale ´ emise en chaque point du vent, en projection, pour chaque ´ el´ ement de r´ esolution spectrale dν et chaque direction d’observation (θ
f, φ
f) du syst` eme afin d’´ etudier les modifi- cations induites par un effet de microlentille sur les profils de raies. Le bruit pr´ esent dans les r´ esultats des simulations de Monte-Carlo r´ epond ` a une sta- tistique de type Poissonienne (comptage de photons), de sorte que si l’on souhaite obtenir un rapport signal sur bruit (S/N ) suffisant dans les images produites, un grand nombre de simulations est requise. Comme nous l’avons vu en Sect. A.2.4 les sym´ etries du vent permettent de r´ eduire grandement le nombre de photons n´ ecessaires lors du calcul. Ainsi pour un vent de sym´ etrie sph´ erique les photons seront collect´ es ind´ ependamment de leur direction de vol final, chaque photon ´ emis participant ` a l’´ elaboration du spectre et des images du vent. Cependant, dans les r´ egions optiquement minces de l’enve- loppe, seule une faible partie des photons ´ emis par le continuum ` a la fr´ equence appropri´ ee
7peut statistiquement ˆ etre diffus´ ee au minimum une fois, la ma- jeure partie des photons s’´ echappant directement du vent, r´ esultant en des images de faible S/N dans les r´ egions les moins opaques ` a la radiation.
Une solution propos´ ee afin de pallier ` a ce probl` eme consiste en l’utilisa- tion de la technique du “First Forced Scattering”, dans laquelle on ne simule plus le d´ eplacement d’un seul photon ` a la fois, mais bien celui d’un paquet de photons aux propri´ et´ es (direction, fr´ equence) identiques (e.a. Cashwell &
7
C’est-` a-dire des photons pour lesquels au minimum une zone de r´ esonance a ´ et´ e rep´ er´ ee
le long de la trajectoire.
Fig. A.6 – Lorsque le vent est optiquement mince ` a certaines fr´ equences, seule
une faible fraction des photons ´ emis par le continuum interagissent avec ce dernier,
produisant des images de faible S/N dans les r´ egions incrimin´ ees. Une solution afin
de pallier ` a ce probl` eme consiste ` a forcer les photons ` a interagir avec les ions du
vent (voir texte).
Everett [1959], Mattila et al. [1970], Witt [1977]). L’id´ ee ` a la base de cette technique est relativement simple : afin d’augmenter le nombre d’interac- tion des photons de fr´ equence appropri´ ee dans les r´ egions de faible opacit´ e, il suffit de forcer les photons pour lesquels τ
tot> 0 (voir Sect. A.2.3) ` a in- teragir au moins une fois avec les ions du vent avant de s’´ echapper de ce dernier. Pour rappel, selon la vision probabiliste du transfert radiatif, un photon de fr´ equence ν
itraversant une ´ epaisseur optique τ
tota une probabi- lit´ e p(τ ) = e
−τtotde pouvoir s’´ echapper du vent sans subir de diffusion et p
0(τ) = 1 − e
−τtotd’ˆ etre absorb´ e par un des atomes du milieu. Consid´ erons maintenant un paquet constitu´ e de photons identiques confront´ e ` a une opa- cit´ e τ
tot. D’un point de vue probabiliste, seule une fraction w = e
−τtotde ce paquet s’´ echappera du vent selon la direction de vol initiale et contribuera directement ` a l’´ elaboration de l’image. Le reste du paquet de photons, de poid w
0= 1 − w = 1 − e
−τtot, ´ etant quant ` a lui contraint d’interagir avec le vent. Nous pouvons identifier cette position d’interaction par le fait qu’elle est caract´ eris´ ee par la condition τ
M C≤ τ
tot. A cette fin nous devons modifier l’Eq. (A.29) d´ efinissant la profondeur optique τ
M Cen restreignant le domaine des profondeurs optiques possibles ` a {0, τ
tot} :
ξ =
R
τM C0
e
−τdτ
R
τtot0
e
−τdτ . (A.48)
En int´ egrant cette ´ equation, nous obtenons : ξ = 1 − e
−τM C1 − e
−τtot(A.49)
que nous pouvons facilement inverser afin de trouver l’´ equation :
τ
M C= − ln(1 − ξ (1 − e
−τtot)). (A.50)
Cette relation nous permet, par inversion de la relation τ (s) = R τ (ν
i)ds,
de d´ eterminer le point d’interaction s le long de la trajectoire du paquet
de photons o` u aura lieu l’interaction. Une fois diffus´ e selon une nouvelle
direction de vol (et donc avec une nouvelle fr´ equence ν
0), cette fraction w
0du paquet initial de photons pourra ´ eventuellement interagir un nouvelle fois
avec le vent ou bien s’´ echapper de celui-ci et contribuer ` a l’´ elaboration des
images et du spectre final. Ce traitement statistique particulier (utilisation
de la pond´ eration) permet donc d’augmenter la participation d’un paquet
de photons initial ` a la construction des images, augmentant par l` a mˆ eme
le S/N dans les r´ egions du vent les plus transparentes ` a la radiation tout
en r´ eduisant le nombre de photons ` a utiliser par rapport au cas o` u l’on ne
consid` ere pas de diffusion forc´ ee.
A.3.2 Emission dans le vent
Comme nous l’avons rappel´ e dans la Sect. 8.1.1, diff´ erents processus physiques (collisions, ´ emission spontan´ ee, ...) peuvent ˆ etre responsables de la cr´ eation de photons au sein du vent lorsque son opacit´ e devient im- portante (Knigge et al. [1997], Harries [2000]). Afin de rendre compte de cette ´ emissivit´ e intrins` eque du vent (i.e. le second membre de l’Eq. (8.10)), nous avons impl´ ement´ e une routine permettant de produire une fraction de photons directement dans le vent. Ainsi dans un premier temps, nous d´ eterminons si le photon consid´ er´ e est ´ emis par le continuum ou dans le vent en tirant un nombre al´ eatoire ξ que l’on compare ` a la valeur de : si ξ > , le photon est ´ emis par le continuum (cf. Sect. A.2.1), par contre si ξ ≤ , le photon est ´ emis dans le vent. Dans ce dernier cas, on d´ etermine premi` erement la position d’´ emission du photon ` a l’aide de nombres al´ eatoires en ´ echantillonnant la loi d’´ emissivit´ e du gaz ζ(r, θ, φ). Ceci nous permet de d´ eterminer la position d’´ emission (θ
0, φ
0) :
p(r
0, θ
0, φ
0) =
R
φ00
R
θ00
R
r0Rin
ζ(r, θ, φ) r
2sin θ drdθdφ
R
2π 0R
π 0R
RoutRin