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R´ esolution compl` ete d’un exemple donn´ e en cours Etant donn´ ´ e (t 0 , α) ∈ R 2 , on veut r´ esoudre le probl` eme de Cauchy :

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Texte intégral

(1)

2018-2019 M1EEF – UGA

Equations diff´ ´ erentielles

R´ esolution compl` ete d’un exemple donn´ e en cours Etant donn´ ´ e (t 0 , α) ∈ R 2 , on veut r´ esoudre le probl` eme de Cauchy :

y 0 = y 2 − 1 y(t 0 ) = α.

L’´ equation diff´ erentielle (E) : y 0 = y 2 −1 est de la forme y 0 = f(y) avec f : x ∈ R 7→ x 2 − 1 de classe C 1 sur R donc le th´ eor` eme de Cauchy-Lipschitz s’applique : le probl` eme de Cauchy ci-dessus a une unique solution. En particulier, les fonctions constantes ´ egales

`

a ±1 (points o` u f s’annule) ´ etant des solutions de (E) d´ efinies sur R , toute solution maximale de (E) prenant la valeur ±1 en un certain t 0 ∈ R co¨ıncide sur son intervalle de d´ efinition avec la solution constante ´ egale ` a ±1 puisqu’elles sont solutions du mˆ eme probl` eme de Cauchy. Inversement, si α 6= ±1, l’unique solution du probl` eme de Cauchy ci-dessus ne prend pas les valeurs 1 et −1 sur son intervalle de d´ efinition.

L’´ equation est en outre autonome (pas de d´ ependance en t) donc il suffit de d´ eterminer les solutions avec condition initiale du type y(0) = α ∈ R pour en d´ eduire toutes les autres.

En effet, si (t 0 , α) ∈ R 2 et si z : ]a, b[→ R est l’unique solution maximale du pb de Cauchy y 0 = y 2 − 1

y(0) = α , l’unique solution maximale du pb de Cauchy

y 0 = y 2 − 1 y(t 0 ) = α

est t ∈ ]a + t 0 , b + t 0 [ 7→ z(t − t 0 ). En effet, c’est une solution (v´ erification imm´ ediate), elle est maximale sinon z ne le serait pas (` a v´ erifier), et on conclut par unicit´ e.

Soit donc α ∈ R , α 6= ±1 et z une fonction d´ efinie sur un intervalle ouvert I de R contenant 0, et ne prenant pas les valeurs ±1. Alors :

z est sol. du pb de Cauchy

y 0 = y 2 − 1 y(0) = α

⇔ z(0) = α et ∀t ∈ I, z 0 (t) = (z(t)) 2 − 1 (6= 0)

⇔ z(0) = α et ∀t ∈ I, z 0 (t)

(z(t)) 2 − 1 = 1

⇔ z(0) = α et ∀t ∈ I, Z t

0

z 0 (s)

(z(s)) 2 − 1 ds = t

⇔ z(0) = α et ∀t ∈ I, Z z(t)

z(0)

du u 2 − 1 = t

⇔ ∀t ∈ I, Z z(t)

α

du

u 2 − 1 = t

(2)

(ceci entraˆıne bien z(0) = α car u 7→ u

2

1 −1 est de signe constant sur tout intervalle o` u elle est d´ efinie)

⇔ ∀t ∈ I, 1 2

Z z(t)

α

1

u − 1 − 1 u + 1

= t

⇔ ∀t ∈ I, h

ln |u − 1| − ln |u + 1| i z(t) α = 2t

⇔ ∀t ∈ I, ln

z(t) − 1 z(t) + 1

= 2t + ln

α − 1 α + 1

⇔ ∀t ∈ I,

z(t) − 1 z(t) + 1

=

α − 1 α + 1

e 2t . (∗)

Pour poursuivre, il faut faire une ´ etude de cas selon la position de α par rapport ` a ±1.

Supposons pour commencer |α| > 1. Alors |z(t)| > 1 pour tout t ∈ I par le TVI puisque

|z(0)| = |α|, |z| est continue, |z| ne prend pas la valeur 1 et I est un intervalle. Ainsi, α − 1 (resp. z(t) − 1) et α + 1 (resp. z(t) + 1) sont de mˆ eme signe, donc l’´ equivalence pr´ ec´ edente devient :

z est sol. du pb de Cauchy

y 0 = y 2 − 1 y(0) = α

⇔ ∀t ∈ I, z(t) − 1

z(t) + 1 = α−1 α+1 e 2t

⇔ ∀t ∈ I, 1 − 2

z(t) + 1 = α−1 α+1 e 2t

⇔ ∀t ∈ I, 2

z(t) + 1 = 1 − α−1 α+1 e 2t

⇔ ∀t ∈ I, 1 − α−1 α+1

e 2t 6= 0 et z(t) = 2 1 − α−1 α+1

e 2t − 1

⇔ ∀t ∈ I, t 6= 1 2 ln α−1 α+1

et z(t) = 2

1 − α−1 α+1

e 2t − 1

Si α > 1 (resp. < −1), ln α−1 α+1

< 0 (resp. > 0), donc comme 0 ∈ I, le d´ ebut de la derni` ere proposition est ´ equivalent ` a : I ⊂ ] 1 2 ln α−1 α+1

, +∞[ (resp. ] − ∞, 1 2 ln α−1 α+1 [).

Ainsi, la solution maximale du probl` eme de Cauchy est : t ∈ I α 7→ 2

1 − α−1 α+1

e 2t − 1 avec I α =] 1 2 ln α−1 α+1

, +∞[ si α > 1 et ] − ∞, 1 2 ln α−1 α+1

[ si α < −1.

(3)

Supposons maintenant |α| < 1 et reprenons notre s´ erie d’´ equivalences ` a (∗) : z est sol. du pb de Cauchy

y 0 = y 2 − 1 y(0) = α

⇔ ∀t ∈ I, 1 − z(t)

1 + z(t) = 1−α 1+α e 2t

⇔ ∀t ∈ I, −1 + 2

1 + z(t) = 1−α 1+α e 2t

⇔ ∀t ∈ I, 2

1 + z(t) = 1−α 1+α

e 2t + 1 (> 0)

⇔ ∀t ∈ I, z(t) = 2

1−α 1+α

e 2t + 1 − 1

Ainsi, la solution maximale du probl` eme de Cauchy est la fonction d´ efinie sur R tout entier :

t ∈ R 7→ 2

1−α 1+α

e 2t + 1 − 1.

(Des arguments th´ eoriques permettaient de pr´ evoir a priori que dans ce cas, la solution

maximale serait d´ efinie sur R tout entier, car elle ´ etait ` a valeurs dans un compact de

l’ensemble de d´ efinition de la fonction f : x 7→ x 2 − 1 intervenant dans l’´ equation.)

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