Fonctions réelles
Limites
Exercice 1 [ 00227 ][correction]
Soitf :R+→Rune fonction continue.
On suppose que lim
x→+∞f(x) =`∈Ret on désire établir
x→+∞lim 1 x
Z x 0
f(t)dt=`
a) Pourε >0, justifier qu’il existeA∈R+tel que pour tout x>A
1 x
Z x A
(f(t)−`)dt 6ε b) Conclure en écrivant
1 x
Z x 0
f(t)dt−`= 1 x
Z A 0
(f(t)−`) dt+1 x
Z x A
(f(t)−`) dt
Exercice 2 [ 00228 ][correction]
Soitf : [0,+∞[→Rune fonction continue telle que f(x+ 1)−f(x)−−−−−→
x→+∞ ` Montrer que
f(x)
x −−−−−→
x→+∞ ` en commençant par étudier le cas`= 0.
Exercice 3 [ 00230 ][correction]
Soitf : [0,+∞[→Rde classeC1telle que
t→+∞lim f(t) +f0(t) =`∈R Montrer que
f(t)−−−−→
t→+∞ `
Exercice 4 [ 02812 ][correction]
Soitf : ]0,+∞[→Rtelle que
x→0limf(x) = 0 et lim
x→0
f(x)−f(x/2)
√x = 1 Trouver un équivalent simple en 0 def.
Continuité
Exercice 5 [ 00241 ][correction]
Soitf : [0,1]→[0,1].
a) On suppose quef est continue. Montrer quef admet un point fixe.
b) On suppose quef est croissante. Montrer quef admet un point fixe.
Exercice 6 [ 02813 ][correction]
Soientf etg des fonctions continues de [0,1] dans [0,1] telles quef◦g=g◦f. a) Montrer que l’ensemble des points fixes def possède un plus grand et un plus petit élément.
b) Montrer l’existence dec∈[0,1] tel quef(c) =g(c).
Exercice 7 [ 00563 ][correction]
Soit (un) une suite de réels de [0,1] de limite 1.
Déterminer les fonctionsf ∈ C([0,1],R) vérifiant
∀x∈[0,1], f(x) =
+∞
X
n=1
f(unx+ 1−x) 2n
Dérivation
Exercice 8 [ 00253 ][correction]
Soitf :x7→arctanx. Montrer que pour n∈N? f(n)(x) =(−1)n−1(n−1)!
2i
1
(x−i)n − 1 (x+i)n
En déduire les zéros def(n)pourn∈N?.
Exercice 9 [ 02811 ][correction]
Soient des réelsa, boùa /∈ {0,1}. On poseh(x) =ax+bpour toutxréel. On noteS l’ensemble des fonctions dérivablesf :R→Rtelles que
f◦f =h a) Montrer queS=∅ sia <0.
Désormais on supposea >0 (eta6= 1).
b) Montrer quehest une homothétie ; préciser son centre et son rapport.
c) Soitf ∈S. Montrer
h−1◦f◦h=f
En déduire une expression def; on commencera par le cas 0< a <1.
Exercice 10 [ 02819 ][correction]
On posef(x) = e−1/x2 pourxréel non nul etf(0) = 0.
a) Montrer l’existence pour toutn∈Nd’un polynômePn tel que :
∀x∈R?,f(n)(x) =x−3nPn(x)f(x) Quel est le degré dePn?
b) Montrer quef est de classeC∞, toutes ses dérivées étant nulles en 0.
c) Montrer que toute racine dePn est réelle.
Exercice 11 [ 00248 ][correction]
[Théorème de Darboux]
Soitf : [a, b]→Rune fonction dérivable.
a) Montrer quef0 prend toutes les valeurs intermédiaires entre f0(a) et f(b)−f(a)
b−a
b) Conclure quef0 prend toutes les valeurs intermédiaires entref0(a) etf0(b).
Ainsi, bien qu’une fonction dérivée ne soit pas nécessairement continue, elle satisfait au théorème des valeurs intermédiaires !
Exercice 12 [ 00266 ][correction]
Soitf : [a, b]→Rde classeC1et s’annulant une infinité de fois. Montrer qu’il existeα∈[a, b] tel quef(α) =f0(α) = 0.
Exercice 13 [ 00264 ][correction]
Soientf : [a, b]→Rde classeCn s’annulant en a1< a2< . . . < an. Montrer que pour chaquex0∈[a, b], il existec∈]a, b[ vérifiant
f(x0) = (x0−a1)(x0−a2). . .(x0−an)
n! f(n)(c)
On pourra, lorsque cela est possible, introduire un réelK tel que f(x0) =(x0−a1). . .(x0−an)
n! K
et établir que la dérivéen-ième dex7→f(x)−(x−a1)...(x−an! n)K s’annule.
Exercice 14 [ 00265 ][correction]
Soitf : [a, b]→Rde classeC2telle que f(a) =f(b) = 0.
a) Montrer que
∀x0∈[a, b] ,∃ξ∈]a, b[ ,f(x0) = (x0−a)(x0−b) 2 f00(ξ) b) En déduire que
sup
[a,b]
|f|6(b−a)2
8 sup
[a,b]
|f00|
Exercice 15 [ 02815 ][correction]
Soitf : [0,1]→[0,1] une bijection de classeC1vérifiant
∀t∈[0,1], f0(t)>0
Soitn∈N?. Montrer que l’on peut trouver une suite (xk,n)16k6n telle que :
∀k∈ {1, . . . , n}, k−1
n 6f(xk,n)6 k n et
n
X
k=1
1
f0(xk,n) =n
Exercice 16 [ 02822 ][correction]
Soitf :R+→Rdérivable.
a) Sif0 est bornée surR+, montrer quef est uniformément continue surR+. b) Si|f0(x)| →+∞quandx→+∞, montrer quef n’est pas uniformément continue surR+.
Exercice 17 [ 00360 ][correction]
Déterminer les fonctionsf ∈ C1(R,R) vérifiant f ◦f =f
Intégration
Exercice 18 [ 00272 ][correction]
Soienta, b∈R, 0< c < b−a2 et f :x7→
1 si |x|6c 0 sinon Représenter
g(t) = Z b
a
f(t−x) dx
Exercice 19 [ 03072 ][correction]
Résoudre l’équation
2x+ 4x2 = 3x+ 3x2 d’inconnuex∈R.
Exercice 20 [ 01981 ][correction]
Soitf : [a, b]→Rde classeC1. Montrer que
n→+∞lim Z b
a
f(t) sin(nt) dt= 0
Exercice 21 [ 00193 ][correction]
Soitf : [0, π]→Rde classeC1.
Déterminer la limite quandn→+∞de Z π
0
f(t)|sin(nt)|dt
Exercice 22 [ 02610 ][correction]
Pourx∈]0,1[∪]1,+∞[, on pose f(x) =
Z x2 x
dt lnt
a) Justifier l’existence def(x) pour chaquex∈]0,1[∪]1,+∞[
b) Etablir que pour toutx >1, Z x2
x
xdt
tlnt 6f(x)6 Z x2
x
x2dt tlnt En déduire la limite def en 1+
c) Etudier de même la limite def en 1−.
d) Justifier que la fonctionf est de classeC1 sur ]0,1[ et sur ]1,+∞[ et exprimer f0(x)
e) Etablir que le prolongement par continuité def en 1 est de classe C1 puis de classeC∞ sur ]0,+∞[
Exercice 23 [ 00273 ][correction]
On introduit surR? la fonction
f :x7→
Z 2x x
et t dt a) Prolongerf par continuité en 0.
b) Montrer quef est de classeC1surR.
Exercice 24 [ 00278 ][correction]
Soientf :R→Rune application de classeC1 eta >0. On pose I(x) = 1
xa+1 Z x
0
taf(t) dt Déterminer la limite deI(x) quandxtend vers 0.
Exercice 25 [ 02977 ][correction]
Soitf ∈ C([0,1],R). Déterminer la limite de la suite R1
0 tnf(t) dt R1
0 tndt
!
n>0
Exercice 26 [ 03181 ][correction]
Déterminer un équivalent de In =
Z 1 0
xn+1 ln(1−x)dx
Convexité
Exercice 27 [ 01405 ][correction]
Etudier la fonction
f :x7→xp 1−x2 afin d’en réaliser la représentation graphique.
Exercice 28 [ 01391 ][correction]
Soientf etg:R→Rdeux applications telles quef soit convexe etg soit à la fois convexe et croissante. Montrer queg◦f est convexe.
Exercice 29 [ 01392 ][correction]
Soitf :I→Rune application continue strictement décroissante et convexe.
Etudier la convexité de la fonctionf−1:f(I)→I.
Exercice 30 [ 01393 ][correction]
Soitf :R→Rune fonction convexe strictement croissante.
Montrer quef tend vers +∞en +∞.
Exercice 31 [ 01394 ][correction]
Soitf :R→Rune fonction convexe et bornée.
Montrer quef est constante.
Exercice 32 [ 01395 ][correction]
Soitf :R→Rune application convexe et majorée. Montrer quef est constante.
La conclusion subsiste-t-elle pourf : [0,+∞[→R?
Exercice 33 [ 01396 ][correction]
Soitf :R→Rune fonction convexe. Montrer quef est continue.
Exercice 34 [ 01397 ][correction]
Soitf :R→Rune fonction convexe.
a) On supposef −−→
+∞ 0. Montrer quef est positive.
b) On suppose quef présente une droite asymptote en +∞. Cela signifie qu’il existe une droite d’équationy=px+qvérifiant
f(x)−(px+q)−−−−−→
x→+∞ 0
Etudier la position de la courbe par rapport à cette asymptote.
Exercice 35 [ 03049 ][correction]
SoientI un intervalle ouvert deRet f ∈ C0(I,R).
a) On suppose que, pour tout (x, y)∈I2, f
x+y 2
6 f(x) +f(y) 2 Montrer quef est convexe.
b) On suppose qu’il existe un réelM tel que
∀(x, y)∈R2,|f(x+y) +f(x−y)−2f(x)|6M y2 Montrer quef est dérivable.
Indice : Considérerx7→f(x)±M x2/2.
Exercice 36 [ 03155 ][correction]
Soitf :R+→Rdérivable, concave et vérifiantf(0)>0. Montrer quef est sous-additive i.e.
∀x, y∈R+, f(x+y)6f(x) +f(y)
Exercice 37 [ 03357 ][correction]
Soitf :I→Rconvexe. Montrer que sia∈Iest un minimum local def alorsa est un minimum global.
Exercice 38 [ 02640 ][correction]
[Inégalité d’entropie]
Soitϕ:I→Rconvexe et dérivable surI intervalle non singulier.
a) Etablir que pour touta, x∈I on a l’inégalité ϕ(x)>ϕ(a) +ϕ0(a)(x−a) b) Soitf : [0,1]→I continue. Etablir
ϕ Z 1
0
f(t) dt
6 Z 1
0
ϕ(f(t)) dt
c) Soitf : [0,1]→Rcontinue, strictement positive et d’intégrale égale à 1.
Montrer
Z 1 0
f(t) ln(f(t)) dt>0
d) Soientf, g: [0,1]→Rcontinues, strictement positives et d’intégrales sur [0,1]
égales à 1.
En justifiant et en exploitant l’inégalitéxlnx>x−1 pourx >0, montrer Z 1
0
f(t) lnf(t) dt>
Z 1 0
f(t) lng(t) dt
Exercice 39 [ 01730 ][correction]
SoientC1 etC2deux parties convexes d’unR-espace vectorielE.
Montrer que l’ensembleC formé des milieux des vecteursu1et u2 avecu1∈C1 et u2∈C2 est convexe.
Exercice 40 [ 01731 ][correction]
SoitV une partie non vide d’unR-espace vectorielE.
Montrer que si tout barycentre d’éléments deV est encore dansV alorsV est un sous-espace affine.
Inégalité de convexité
Exercice 41 [ 01398 ][correction]
Observer les inégalités suivantes par un argument de convexité.
a) ∀x∈[0, π/2], 2
πx6sinx6x b)∀n∈N,∀x>0,xn+1−(n+ 1)x+n>0
Exercice 42 [ 01399 ][correction]
Montrer quef : ]1,+∞[→Rdéfinie parf(x) = ln(lnx) est concave.
En déduire
∀(x, y)∈]1,+∞[2, lnx+y 2 >p
lnx.lny
Exercice 43 [ 01400 ][correction]
Montrer
∀x1, . . . , xn>0, n
1
x1 +· · ·+x1
n
6 x1+· · ·+xn n
Exercice 44 [ 01401 ][correction]
Soientp, q >0 tels que
1 p+1
q = 1 Montrer que pour touta, b >0 on a
ap p +bq
q >ab
Exercice 45 [ 03172 ][correction]
Soienta, b∈R+ ett∈]0,1[. Montrer
atb1−t6ta+ (1−t)b
Exercice 46 [ 01404 ][correction]
[Inégalité de Hölder]
Soientp, q >0 tels que
1 p+1
q = 1
a) En exploitant la concavité dex7→lnx, établir que pour touta, b∈R+, on a
√p
a√q b6a
p+b q b) Soienta1, a2, b1, b2∈R+, déduire de ce qui précède :
a1b1
pp
ap1+ap2pq
bq1+bq2 6 1 p
ap1 ap1+ap2 +1
q bq1 bq1+bq2
c) Conclure que
a1b1+a2b26 p q
ap1+ap2q q
bq1+bq2
d) Plus généralement, établir que pour toutn∈Net touta1, . . . , an, b1, . . . , bn on a :
n
X
i=1
aibi6 p v u u t
n
X
i=1
api q v u u t
n
X
i=1
bqi
Exercice 47 [ 01403 ][correction]
a) Montrer que la fonctionx7→ln(1 + ex) est convexe surR b) Etablir
∀x1, . . . , xn∈R+?,1 +
n
Y
k=1
xk
!1/n
6
n
Y
k=1
1 +xk
!1/n
c) En déduire, pour touta1, . . . , an, b1, . . . , bn∈R+?, l’inégalité
n
Y
k=1
ak
!1/n +
n
Y
k=1
bk
!1/n 6
n
Y
k=1
(ak+bk)
!1/n
Exercice 48 [ 02945 ][correction]
Soientx1, . . . , xn, y1, . . . , yn des réels positifs.
Montrer
(x1. . . xn)1/n+ (y1. . . yn)1/n6((x1+y1)× · · · ×(xn+yn))1/n
Exercice 49 [ 02823 ][correction]
Soientf :R→Rconvexe,a, bréels aveca < b,g: [a, b]→Rcontinue. Montrer que
f 1
b−a Z b
a
g(t) dt
!
6 1
b−a Z b
a
f(g(t)) dt
Exercice 50 [ 02942 ][correction]
Soitf : [0,1]→Rcontinue, concave et vérifiantf(0) = 1. Etablir Z 1
0
xf(x)dx6 2 3
Z 1 0
f(x)dx 2
Exercice 51 [ 04058 ][correction]
Soientx1, x2, . . . , xn>0. Montrer x1
x2 +x2
x3 +· · ·+xn−1 xn +xn
x1 >n
Etude asymptotique
Exercice 52 [ 00237 ][correction]
On posef(x) =x+ lnx−1 pourx >0.
a) Justifier quef réalise une bijection de ]0,+∞[ sur un intervalle à préciser.
b) Former le développement limité à l’ordre 2 def−1 en 0.
c) Donner un équivalent simple àf−1(y) quandy→+∞.
d) Donner un équivalent simple àf−1(y) quandy→ −∞.
Exercice 53 [ 00238 ][correction]
Montrer quex7→x+ ln(1 +x) admet au voisinage de 0 une fonction réciproque.
Former le développement limité à l’ordre 3 au voisinage de 0 de celle-ci.
Exercice 54 [ 00239 ][correction]
Soitf : [e,+∞[→Rla fonction définie par f(x) = x
lnx
a) Montrer quef réalise une bijection de [e,+∞[ vers un intervalle à préciser.
b) Déterminer un équivalent simple àf−1en +∞.
c) Réaliser un développement asymptotique à trois termes def−1 en +∞.
Exercice 55 [ 03228 ][correction]
Soitf :R→Rde classeC2 vérifiant
f(0) =f0(0) = 0 etf00(0)>0
a) Montrer l’existence dea >0 tel quef est strictement décroissante sur [−a,0]
et strictement croissante sur [0, a].
b) On pose
b= min{f(−a), f(a)}
Montrer que pour toutλ∈[0, b], l’équationf(x) =λadmet une unique solution x1(λ) dans [−a,0] et une unique solutionx2(λ) dans [0, a].
c) Déterminer les limites puis des équivalents dex1(λ) et dex2(λ) quandλ→0+. d) On suppose maintenant quef est de classeC3. Etudier la limite quandλ→0+
de x1(λ) +x2(λ)
λ
Exercice 56 [ 03230 ][correction]
Soit
f :x7→ x+ 1 x ex a) Montrer que l’équation
f(x) =λ
admet deux solutionsa(λ)< b(λ) pourλassez grand.
b) Déterminer
lim
λ→+∞b(λ)a(λ)
Exercice 57 [ 00234 ][correction]
a) Former le DL à l’ordre 3 en 0 de
tanx= sinx cosx b) Prolonger le DL à l’ordre 5 en exploitant
tan(arctanx) =x c) Prolonger le DL à l’ordre 7 en exploitant
(tanx)0= 1 + tan2x
Corrections
Exercice 1 :[énoncé]
a) Soitε >0, puisquef(x)−−−−−→
x→+∞ `, il existeA∈R+tel que
∀x>A,|f(x)−`|6ε Pourx>Aet pour toutt∈[A, x], |f(t)−`|6εdonc
1 x
Z x A
(f(t)−`) dt 6 1
x Z x
A
|f(t)−`|dt6x−A x ε6ε b) On peut écrire
1 x
Z x 0
f(t) dt−`= 1 x
Z x 0
(f(t)−`) dt= 1 x
Z A 0
(f(t)−`) dt+1 x
Z x A
(f(t)−`) dt Quandx→+∞,
1 x
Z A 0
(f(t)−`) dt= Cte x →0 donc il existeA0 ∈R+ tel que
x>A0 ⇒ 1 x
Z A 0
(f(t)−`) dt
6ε
et alors pourA00= max(A, A0), on a x>A00⇒
1 x
Z x 0
(f(t)−`) dt 62ε
Exercice 2 :[énoncé]
Dans le cas`= 0
∀ε >0,∃A∈R+,∀x>A,|f(x+ 1)−f(x)|6 ε 2 Or
f(x) x = 1
x
bx−Ac−1
X
k=0
[f(x−k)−f(x−k−1)] + 1
xf(x− bx−Ac)
donc
f(x) x
6 bx−Ac A
ε
2+|f(x− bx−Ac)|
x
Puisquef est continue sur le segment [A, A+ 1], elle y est bornée par un certain M.
Orx− bx−Ac ∈[A, A+ 1] donc
f(x) x
6 ε
2 +M x et pourxassez grand
f(x) x
6ε
Dans le cas général, il suffit d’introduire la fonctiong:x7→f(x)−`xpour conclure.
Exercice 3 :[énoncé]
Commençons par le cas`= 0.
On remarque que (f(t)et)0= (f(t) +f0(t))etdonc f(x)ex=f(0) +
Z x 0
(f(t) +f0(t))etdt puis
f(x) =f(0)e−x+ Z x
0
(f(t) +f0(t))et−xdt Il reste à montrer
Z x 0
(f(t) +f0(t))et−xdt−−−−−→
x→+∞ 0 Pourε >0, il existeA∈R+, pour t>A,
|f(t) +f0(t)|6ε On a alors
Z x A
(f(t) +f0(t))et−xdt 6ε
et
Z A 0
(f(t) +f0(t))et−xdt
6eA−x Z A
0
|f(t) +f0(t)|dt−−−−−→
x→+∞ 0 Ainsi pourxassez grand,
Z x 0
(f(t) +f0(t))et−xdt 62ε Finalementf(x)−−−−−→
x→+∞ 0.
Cas général : il suffit de considérerg:x7→f(x)−`.
Exercice 4 :[énoncé]
Pour toutε >0, il existeα >0 tel que
∀x∈]0, α] , (1−ε)√
x6f(x)−f(x/2)6(1 +ε)√ x Pourx∈]0, α],x/2n∈]0, α] pour toutn∈Ndonc
(1−ε)p
x/2n6f(x/2n)−f(x/2n+1)6(1 +ε)p x/2n+1
En sommant ces inégalités et en passant à la limite quandn→+∞on obtient : (1−ε)√
x 1
1−1/√
2 6f(x)6(1 +ε)√
x 1
1−1/√ 2 La phrase quantifiée ainsi obtenue permet d’affirmer
f(x)∼
√x 1−1/√
2
Exercice 5 :[énoncé]
a) Considéronsg:x7→f(x)−x.gest continue,g(0)>0 etg(1)60 donc il existe α∈[0,1] tel queg(α) = 0.
b) L’ensembleA={x∈[0,1]/f(x)>x} est une partie deR, non vide (0 y appartient) et est majorée (par 1).
On peut donc poser
α= supA
Siα∈A alorsα6f(α) doncf(α)6f(f(α)) d’oùf(α)∈A. Orαest majorant deAdoncf(α)6αpuisf(α) =α.
Siα /∈A alorsf(α)< α. Puisqueαest le plus petit des majorants deA, il existe t∈Avérifiantf(α)< t6α. Or par croissance de f, f(t)6f(α)< tce qui est contradictoire avec la propriétét∈A.
On peut aussi procéder par dichotomie. . .
Exercice 6 :[énoncé]
a) L’ensemble des points fixes def est (f−Id)−1{0}, c’est donc une partie fermée de [0,1]. Etant fermée et bornée c’est une partie compacte. Etant de plus non vide, cette partie admet un plus petit et un plus grand élément.
b) Soienta6b les deux éléments précédents. L’égalitéf◦g=g◦f donne f(g(a)) =g(a) etf(g(b)) =g(b).
Les réelsg(a) et g(b) étant points fixes def, on a l’encadrement a6g(a), g(b)6b
Considérons alors la fonction continueϕ=f−g.
On aϕ(a) =a−g(a)60 etϕ(b) =b−g(b)>0.
Par application du théorème des valeurs intermédiaires, la fonctionϕs’annule.
Exercice 7 :[énoncé]
Soitf une fonction solution. Puisque celle-ci est continue sur un segment, elle y admet un minimum en un certainx0∈[0,1].
On a alors
f(x0) =
+∞
X
n=1
f(unx0+ 1−x0) 2n >
+∞
X
n=1
f(x0)
2n =f(x0) On en déduit
∀n∈N, f(unx0+ 1−x0) =f(x0) En passant à la limite quandn→+∞, on obtient
f(1) =f(x0) Ainsif(1) est la valeur minimale de f sur [0,1]
Un raisonnement symétrique assure aussi quef(1) est la valeur maximale def sur [0,1].
On en déduit quef est constante.
La réciproque est immédiate.
Exercice 8 :[énoncé]
Par décomposition en éléments simples f0(x) = 1
x2+ 1 = 1 2i
1
x−i + 1 x+i
Il suffit ensuite de dériver à l’ordren. . . Après résolution de l’équation
(x−i)n= (x+i)n
à l’aide des racines de l’unité, on obtient que les racines def(n)sont les cotkπn aveck∈ {1, . . . , n−1}.
Exercice 9 :[énoncé]
a) En dérivant la relation (f◦f)(x) =ax+bon obtient f0(x)f0(f(x)) =a
On observe quehadmet un unique point fixeα=b/(1−a).
Si pour toutx∈R,f(x)< xalorsh(x) =f(f(x))< f(x)< xce qui est contradictoire avec l’existence d’un point fixe pourh.
De même, on ne peut avoirf(x)> xpour toutx∈R. La continuité def permet alors d’assurer l’existence d’un point fixe àf (qui ne peut d’ailleurs qu’êtreαcar un point fixe def est aussi point fixe deh).
La relation
f0(x)f0(f(x)) =a enx=αdonne
(f0(α))2=a Par suite sia <0,S=∅.
b) On observe
h(x) =a(x−α) +α
L’applicationhest une homothétie de centreαet de rapporta.
c) On a
h−1◦f◦h=h−1◦f ◦f ◦f =h−1◦h◦f =f En itérant la relation précédente
(h−1)n◦f◦hn=f
avechn(x) =α+an(x−α) et (h−1)n(x) =α+a−n(x−α).
Supposonsa∈]0,1[.
On peut écrire
f(x) = ((h−1)n◦f ◦hn) = (h−1)n◦f(α+an(x−α)) Puisquean →0 et quef est dérivable enα
f(α+an(x−α)) =α+an(x−α)f0(α) +o(an) donc
f(x) = (h−1)n◦f(α+an(x−α)) =α+ (x−α)f0(α) +o(1) En passant à la limite quandn→+∞, on peut affirmer que la fonctionf est affine. Puisque de plusαest point fixe, f est une homothétie de centreαet son rapport ne peut qu’être±√
a.
La réciproque est immédiate.
Dans le casa >1, la même étude en partant de h◦f◦h−1=f
permet aussi d’affirmer quef est affine et d’obtenir une conclusion analogue.
Exercice 10 :[énoncé]
a) Il suffit de raisonner par récurrence. On obtientP0(x) = 1 et pour toutn∈N, Pn+1= (2−3nX2)Pn+X3Pn0
Par récurrence, pourn >0, degPn= 2(n−1).
b)f est continue en 0 et pour toutn∈N?, f(n)(x)−−−→
x→0 0 dont par le théorème
« limite de la dérivée », on peut conclure.
c)P1= 2 a toutes ses racines réelles.
f0(0) = lim
x→+∞f0(x) = lim
x→−∞f0(x) = 0 donc par une généralisation du théorème de Rolle, on peut affirmer quef00 s’annule sur ]0,+∞[ et ]−∞,0[. Ses annulations sont aussi des zéros deP2 qui est de degré 2, doncP2 a toutes ses racines réelles.
f00s’annule aussi en 0 et en ±∞. Par la généralisation du théorème de Rolle, on obtient 2 annulations sur ]0,+∞[ et 2 annulations sur ]−∞,0[ qui seront toutes quatre zéros deP3 qui est un polynôme de degré 4,. . . on peut itérer la démarche.
Exercice 11 :[énoncé]
Soityune valeur strictement intermédiaire àf0(a) et f(b)−f(a)b−a . Considéronsϕ: [a, b]→Rdéfinie parϕ(x) =f(x)−y(x−a).
La fonctionϕest dérivable et
ϕ(a) =f(a),ϕ0(a) =f0(a)−y <0,ϕ(b) =f(b)−y(b−a)> f(a) Puisqueϕ0(a)<0,ϕprend des valeurs strictement inférieures àf(a).
Ainsi il existeα∈]a, b] tel queϕ(α)< f(a).
ϕest continue, par le théorème des valeurs intermédiaires appliqué entreαetb, il existex∈]α, b[⊂]a, b[ tel queϕ(x) =f(a).
En appliquant le théorème de Rolle entreaetx, il existec∈]a, x[ tel que ϕ0(c) = 0 i.e.f0(c) =y.
Par le même principe que ci-dessus,f0 prend aussi les valeurs intermédiaires à f0(b) et f(b)−f(a)b−a et donc les valeurs intermédiaires àf0(a) etf0(b).
Exercice 12 :[énoncé]
Soit (an) une suite de valeurs d’annulation deux à deux distinctes def. Par le théorème de Bolzano-Weierstrass, on peut extraire de la suite bornée (an) une sous-suite convergente (aϕ(n)). Posonsαsa limite. Par continuité, on af(α) = 0.
En appliquant le théorème de Rolle entreaϕ(n)et aϕ(n+1), il existebn compris entre ces deux nombres tel quef0(bn) = 0. Quand n→+∞, on abn →αpar encadrement et donc par continuité def0, on af0(α) = 0. Finalement f(α) =f0(α) = 0.
Exercice 13 :[énoncé]
Six0∈ {a1, . . . , an} n’importe quelc convient.
Six0∈ {a/ 1, . . . , an}, il existe une constanteK telle que f(x0) =(x0−a1). . .(x0−an)
n! K
La fonctionx7→f(x)−(x−a1)...(x−an! n)K est de classeCn et s’annule en a1, . . . , an
etx0 ce qui fournit au moinsn+ 1 valeurs d’annulation et permet, par le théorème de Rolle, de conclure que sa dérivéenème s’annule en unc∈]a, b[. Or
dn dxn
f(x)−(x−a1). . .(x−an)
n! K
=f(n)(x)−K doncK=f(n)(c).
Exercice 14 :[énoncé]
a) Six0=aoux0=b: ok. Sinon introduisons un réelK tel que la fonction g:x7→f(x)−(x−a)(x−b)
2 K
s’annule enx0.
La fonctiong est de classeC2et s’annule en a < t < bdonc il existeξ∈]a, b[ tel queg00(ξ) = 0 ce qui résout le problème.
b) Notons que les sup engagés existent car les fonctions considérées sont continues sur le segment [a, b].
On a
∀x∈[a, b],|f(x)|6 (x−a)(b−x)
2 sup
[a,b]
|f00|
Orx7→ (x−a)(b−x)2 est maximum enx= a+b2 ce qui donne :
|f(x)|6 (b−a)2
8 sup
[a,b]
|f00|
puis
sup
[a,b]
|f|6(b−a)2
8 sup
[a,b]
|f00|
Exercice 15 :[énoncé]
La bijection réciproquef−1 est dérivable car la dérivée def ne s’annule pas et f−10
(x) = 1
f0(f−1(x))
Appliquons le théorème des accroissements finis à la fonctionf−1 entre k−1n et nk, il existeyk,n∈k−1
n ,nk tel que f−1
k n
−f−1 k−1
n
= f−10
(yk,n) k
n−k−1 n
En posantxk,n=f−1(yk,n), on a k−1
n 6f(xk,n)6 k n
En sommant les relations précédentes pourkallant de 1 ànon obtient : f−1(1)−f−1(0) =
n
X
k=1
1 f0(xk,n)
1 n car
(f−1)0(yk,n) = 1 f0(xk,n)
Puisquef−1(1) = 1 etf−1(0) = 0 carf bijection croissante de [0,1] sur [0,1], on obtient finalement,
n
X
k=1
1
f0(xk,n)=n
Exercice 16 :[énoncé]
a) Sif0 est bornée surR+, l’inégalité des accroissements finis assure quef est lipschitzienne donc uniformément continue.
b) Supposons quef soit uniformément continue. Pourε= 1>0, il existe un réel α >0 vérifiant∀x, y∈R,|y−x|6α⇒ |f(y)−f(x)|61. En particulier, pour toutx∈R,|f(x+α)−f(x)|61. Or par le théorème des accroissements finis, il existeξx∈]x, x+α[ vérifiant|f(x+α)−f(x)|=α|f0(ξx)|et donc
|f0(ξx)|61/α. Cette propriété est incompatible avec|f0(x)| →+∞.
Exercice 17 :[énoncé]
Sif est solution alors en dérivantf◦f =f on obtient
∀x∈R, f0(x) =f0(x)×f0(f(x)) puis en exploitant à nouveauf◦f =f, on obtient
∀x∈R, f0(f(x)) =f0(f(x))2
Puisque la fonctionf0◦f est continue, on peut affirmer que celle-ci est constante égale à 0 ou 1.
Casf0◦f = 0
La relationf0(x) =f0(x)×f0(f(x)) donnef0(x) = 0 et on en déduit quef est constante.
Casf0◦f = 1
Nous savons queI= Imf =f(R) est un intervalle non vide.
Puisquef0(x) = 1 pour toutx∈I, on peut affirmer qu’il existeC∈Rtel que f(x) =x+C pour toutx∈I.
Or on af(f(x)) =f(x) +C(carf(x)∈I) etf(f(x)) =f(x) doncC= 0. Ainsi
∀x∈I, f(x) =x Pour conclure, il reste à montrerI=R.
Par l’absurde supposons l’intervalleI majoré et posonsm= supI.
Par continuité def0 et def enm, on af(m) =met f0(m) = 1 Puisque f0(m) = 1,f prend des valeurs strictement supérieures à f(m) =m. Ceci contredit la définition dem.
De même, on obtient qu’il est absurde d’affirmer queI est minoré et donc on conclutI=R.
Finalement, sif est solution alorsf est constante ou égale à l’identité.
La réciproque est immédiate.
Notons que sans l’hypothèse classeC1, de nombreuses fonctions peuvent être solutions comme la suivante
Une fonction continue vérifiantf◦f =f
Exercice 18 :[énoncé]
−c6t−x6c⇔t−c6x6t+c.
Sit6a−cout>b+calorsg(t) = 0.
Sia−c6t6a+c alorsg(t) =Rt+c
a 1 dx=t+c−a.
Sia+c6t6b−calorsg(t) =Rt+c
t−c 1 dt= 2c.
Sib−c6t6b+c alorsg(t) =Rb
t−c1 dx=b−t+c.
La fonctiong est représentée par une fonction continue affine par morceaux.
La fonctiong
Exercice 19 :[énoncé]
L’équation étudiée équivaut à
4x2−3x2 = 3x−2x Or
3x−2x= Z 1
0
x(2 +t)x−1dt et 4x2−3x2 = Z 1
0
x2(3 +t)x2−1dt et donc l’équation étudiée peut se réécrire
Z 1 0
ϕ(t) dt= 0 oùϕest l’application continue définie par
ϕ(t) =x(x(3 +t)x2−1−(2 +t)x−1)
Six60 ou six>1, il est immédiat d’affirmer que l’application ϕest de signe constant.
Six∈]0,1[, l’étude est plus délicate et nous allons montrer par étude de fonctions que
x(3 +t)x2−16(2 +t)x−1
soit encore
lnx+ (x2−1) ln(3 +t)6(x−1) ln(2 +t)
Soitf :x7→lnx+ (x2−1) ln(3 +t)−(x−1) ln(2 +t) définie sur ]0,1]
La fonctionf est dérivable et f0(x) = 1
x+ 2xln(3 +t)−ln(2 +t) Six>1/2 alorsf0(x)>x1+ ln(3 +t)−ln(2 +t)>0.
Six61/2 alorsf0(x)>2−ln(2 +t)>2−ln 3>0.
Dans tous les casf0(x)>0 et doncf est croissante.
Puisquef(1) = 0, la fonctionf est négative et l’on obtient l’inégalité proposée.
Finalement, l’équation initialement étudiée équivaut à une équation de la forme Z 1
0
ϕ(t) dt= 0
avecϕune fonction continue de signe constant. L’équation est donc vérifiée si, et seulement si,ϕest la fonction nulle.
Pourx60, cette propriété n’est vérifiée que six= 0.
Pourx >0, si la fonctionϕest la fonction nulle alors
∀t∈[0,1],1
x+ (x2−1) ln(3 +t)−(x−1) ln(2 +t) = 0 puis en dérivant par rapport à la variablet, on obtient
∀t∈[0,1],x2−1
3 +t = x−1 2 +t ce qui n’est possible que pourx= 1.
Inversement,x= 0 etx= 1 sont solutions de l’équation étudiée.
Finalement
S={0,1}
Exercice 20 :[énoncé]
Par intégration par parties Z b
a
f(t) sin(nt) dt=
−f(t) n cos(nt)
b a
+ 1 n
Z b a
f0(t) cos(nt) dt
Or f(a) cos(na)
n ,f(b) cos(nb)
n →0
et
1 n
Z b a
f0(t) cos(nt) dt
6 1 n
Z b a
|f0(t)|dt→0 donc
n→+∞lim Z b
a
f(t) sin(nt) dt= 0
Exercice 21 :[énoncé]
Par le changement de variableu=nt Z π
0
f(t)|sin(nt)|dt= 1 n
Z nπ 0
f(u/n)|sinu|du En découpant l’intégrale par la relation de Chasles
Z π 0
f(t)|sin(nt)|dt= 1 n
n−1
X
k=0
Z (k+1)π kπ
f(u/n)|sinu|du puis par translation de la variable
Z π 0
f(t)|sin(nt)|dt= 1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
f
u+kπ n
sinudu et on peut alors écrire
Z π 0
f(t)|sin(nt)| dt= 1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
f
u+kπ n
−f kπ
n
sinudu+1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
f kπ
n
sinudu D’une part
1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
f kπ
n
sinudu= 2 n
n−1
X
k=0
f kπ
n
se reconnaît comme étant une somme de Riemann et donc 1
n
n−1
X
k=0
Z π 0
f kπ
n
sinudu→2 Z 1
0
f(πt) dt= 2 π
Z π 0
f(t) dt D’autre part, la fonctionf étant de classeC1 sur le segment [0, π] elle y est M-lipschitzienne avec
M = sup
[0,π]
|f0|
et on a alors
1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
f
u+kπ n
−f kπ
n
sinudu
6 1 n
n−1
X
k=0
Z π 0
Mu
nsinudu= M n
Z π 0
usinudu→0 On en déduit
Z π 0
f(t)|sin(nt)|dt→ 2 π
Z π 0
f(t) dt
Notons que le résultat peut aussi être établi d’une façon semblable pourf seulement continue en exploitant l’uniforme continuité def sur le segment [0, π].
Exercice 22 :[énoncé]
a) Pour chaquexconsidérée, la fonction intégrée est définie et continue sur le segment d’extrémitésxetx2.
b) Pourx >1 et pour toutt∈ x, x2
,x6t6x2et lnt >0 donne par intégration en bon ordre
Z x2 x
xdt
tlnt 6f(x)6 Z x2
x
x2dt tlnt Puisque
Z x2 x
dt
tlnt = [ln|lnt|]xx2 = ln 2 on obtient
f(x)−−−−→
x→1+ ln 2 c) Pourx <1, on a cette fois-cix26xet lnt <0.
En adaptant ce qui précède, on obtient cette fois-cix2ln 26f(x)6xln 2 d’où l’on conclut
f(x)−−−−→
x→1− ln 2
d) On introduitH primitive det7→1/lnt sur ]0,1[ ou ]1,+∞[.
On peut alors écriref(x) =H(x2)−H(x) d’où l’on tire quef est de classeC1 sur ]0,1[ et sur ]1,+∞[ avec
f0(x) =x−1 lnx
e) La dérivée def converge en 1 donc par le théorème du prolongementC1, on peut affirmer que le prolongement par continuité def en 1, encore noté f, est de classeC1 sur ]0,+∞[.
La dérivée def est évidement de classe C∞ sur ]0,1[ et sur ]1,+∞[.
Au voisinage de 1, la dérivée def est l’inverse de x−1lnx. En posantx= 1 +h, on a
1 f0(x) = 1
hln(1 +h) =
+∞
X
n=0
(−1)nhn n+ 1 pour|h|<1.
Ainsi f01(x) est au voisinage de 1 une fonction de classeC∞ ne s’annulant pas et doncf0(x) est une fonction de classeC∞ au voisinage de 1.
Exercice 23 :[énoncé]
a) Quandx→0+, on a par croissance de la fonction exponentielle
∀t∈[x,2x] , ex6et6e2x donc
exln 26f(x)6e2xln 2 Par théorème d’encadrement
f(x)→ln 2
De même, quandx→0−,f(x)→ln 2. On prolonge f par continuité en 0 en posant
f(0) = ln 2
b) SoitF une primitive det7→et/tsurR+?.F est de classeC1 et f(x) =F(2x)−F(x) doncf est aussi de classeC1 et
f0(x) =e2x−ex x Il en est de même surR−? et puisquef0(x)−−−→
x→0 1, on peut affirmer que la fonction continuef est de classeC1 surRet f0(0) = 1.
Exercice 24 :[énoncé]
On a I(x)− f(0)
a+ 1 = 1 xa+1
Z x 0
taf(t) dt− Z x
0
taf(0) dt
= 1
xa+1 Z x
0
ta(f(t)−f(0)) dt Pourε >0, il existeα >0 vérifiant
|x|6α⇒ |f(x)−f(0)|6ε
Par suite, si|x|6α, pour toutt compris entre 0 etx,|f(t)−f(0)|6εpuis par intégration
1 xa+1
Z x 0
ta(f(t)−f(0)) dt 6ε Ainsi
x→0limI(x) = f(0) a+ 1
Exercice 25 :[énoncé]
On peut écrire
R1
0 tnf(t) dt R1
0 tndt
= Z 1
0
(n+ 1)tnf(t) dt Par le changement de variableu=tn+1
R1
0 tnf(t) dt R1
0 tndt = Z 1
0
f(u1/(n+1)) du Par convergence dominée parkfk∞, on obtient
R1
0 tnf(t) dt R1
0 tndt
→f(1)
Exercice 26 :[énoncé]
Posonsf : ]0,1[→Rdéfinie par
f(x) =−ln(1−x)
x =
+∞
X
n=0
xn n+ 1 prolongée par continuité en 0.
Notons que cette fonction est positive et croissante.
Introduisonsa, b∈]0,1[ dont les valeurs seront déterminées ultérieurement. On peut écrire
−(n+ 1)In=An+Bn+Cn
avec An=
Z a 0
(n+ 1) xn
f(x)dx,Bn= Z b
a
(n+ 1) xn
f(x)dxet Cn= Z 1
b
(n+ 1) xn f(x)dx
Par monotonie def,
06An6 Z a
0
(n+ 1)xn
f(0) =an+1 Poura= 1−εn avecεn=lnnn →0, on a
ln(n)an+1= eln(lnn)+(n+1) ln(1−εn)→0 car
ln(lnn) + (n+ 1) ln(1−εn)∼ −lnn→ −∞
On en déduit
An=o 1
lnn
Par la croissance def
06Cn 6 Z 1
b
(n+ 1)xn
f(b) dx=1−bn+1 f(b) Pourb= 1−ηn avecηn= n(ln1n) →0, on a
bn+1→1 etf(b)∼lnn de sorte que
Cn∼o 1
lnn
Enfin, toujours par la croissance def, bn+1−an+1
f(b) 6Bn 6bn+1−an+1 f(a) et puisque
bn+1−an+1→1 etf(b)∼f(a)∼lnn on parvient à
−(n+ 1)In ∼ 1 lnn et finalement
In∼ − 1 nlnn Remarque :
Par le changement de variablet=−ln(1−x),x= 1−e−t In=−
Z +∞
0
(1−e−t)n+1 t e−tdt
En développant par la formule du binôme
In =
n+1
X
k=0
(−1)k n+ 1 k
!Z +∞
0
e−t−e−(k+1)t
t dt
et on peut montrer par découpage d’intégrale et un changement de variable affine que
Z +∞
0
e−t−e−(k+1)t
t dt= lim
ε→0
Z +∞
ε
e−t−e−(k+1)t
t dt= ln(k+ 1)
Ce qui précède permet alors d’établir
n+1
X
k=0
(−1)k n+ 1 k
!
ln(k+ 1)∼ − 1 nlnn
Exercice 27 :[énoncé]
f est définie sur [−1,1] et impaire, étude limitée à [0,1].
f est de classeC∞sur [0,1[,
f0(x) = 1−2x2
√
1−x2 et f00(x) = x(2x2−3) (1−x2)3/2 f présente une inflexion en 0, tangentey=x.
f présente un maximum enx= 1/√
2 de valeur 1/2.
f(1) = 0 etf0(x)−−−→
x→1 +∞, il y a une tangente verticale en 1.
plot(x*sqrt(1-xˆ2), x=-1..1);
La fonctionx7→xp 1−x2
Exercice 28 :[énoncé]
Soienta, b∈Ret λ∈[0,1], Puisquef est convexe
f(λa+ (1−λ)b)6λf(a) + (1−λ)f(b) Puisqueg est croissante
(g◦f)(λa+ (1−λ)b)6g(λf(a) + (1−λ)f(b)) Puisqueg est convexe
(g◦f)(λa+ (1−λ)b)6λ(g◦f)(a) + (1−λ)(g◦f)(b) Finalementg◦f est convexe.